W MUYS
des pièces de yers dans le Dtlmx poetarum Belgicorum, U III. K.
Giilil. Estiu9« Martyrum Goreomiensium historia, — Aeta Sanctonim, 10 Jolllct — Pierre Opneer, De wrtrtgribur Hotlanéiae. — Puppem, BMwîk. Itel^ica.
MUYS ( WyffQuènaume), savast holfandais, né à Steenwyk ( Ovcr-YsietX le & janvier 168Î, wiort à Franekfr, le 19 avril 17U. Fils et frère de médecios distinj^, X fut lie bonne heure inilië aux sefence». Il continua ses ^ades à Kempen, à Tollenbofe, à Leyde et se ft re> cevoir daeteor en médecine à Ltreclit ( octobre 1701 ). II exerça son arl à 8te«nwyk, pois à Amheim. En mars 1709, il fut appeté à Franeker, où il professa soceessrveinent ks roathétiques , la médecine ( 4 novembre 17 12 ) Ja chimie (1720) et la botanique (1726); cinq fois il fut élB reetear de l'aeadéMîe de Franeker. Dès le mois de septembre 1709, ki Société royale des Sciences de Berlin loi avait ouvert ses portes, et quelque temps après le prince d*Orange l'avait nommé membre de son conseU avec des appointements considérables. On a de Moys : De mu matheseot i» per/ldendo toçenio et judicio; Franeker, 1711, in-fol.; ^ Elemenia phymces^mtth^da mathematica demonstratOf suivis de deux dissertations Df. eavsa soitditatï» ctfrporwn et De causa resUtentiaf fluidorum; Amsterdarrr, 171 1 , in-3' : Pautetir y suit les principes de Descartes. — De usu theariœ, atque reetam iitam exeolenâi reitione, ete»; Franekfr, 1714, in-fol. Mays appoya sur Tîmportance des mathématiques pour faire un bon métiecin ; — De salis ammoniaei prxdaro ad febres intermittentes usu; Franeker, I71«, in-4* : Wnys y soutient que le sel ammoniac est nn fébrifuge aossi efficace que le quinquina, dont ri n'aurait pas les inconvénients ; ^ De 9/ateria tuminïs; Franeker, 1721-1722, in4' ; —Divestigatfofnbrica^, qux in partants musculos componentifms exstat; etc. ; Leyde, 1745 et 1750, iM2 ; trad. en français. Ce! onvrage, dont on foit cas, a été trad. en hollandais ; Amsterdam , 1747. L'auteur cherche « les fins que Dteoaenes eneréant temonde », et prétend trouver dans la créstfon nn mal, qui est contraire à sa perfection, et qui n^est proprement ni physique ni moral; — W. G, Mief9 OpKseuta po5AAtfma;Leeowarden, 1749, ln-4«. L— z— b.
Rcrivano VenetaB , Orttix^n funUrê de W,-CutL Mwft, en léte dc« f^piucHte yoMAwMk •- VrlenotL Jthen, Frit^ p. 7S4-7i7.
HUZiARO on MVZiAVi (Girotosio), dit Girolamo Bressano ou Brescianino^ peintre de l'école romaine, né en 1628, an villaga d'Acqoafredda, dans le territoire de Brescia, mort à Rome, en 1590. II apprit d'abord le dessin à Brescia de Girokiroo Bomanino , perfectionna son coloris à Venise d'après les tableaux du Tilien, et acheva de se former à Rome, où il vint se fixer jeune encore. Il se fit d'abord connaître par des paysages qui lui valurent le surnom du Giovaned^ paesi; mais bientôt il pro-
MUZIANO «4
duisil un de ses chefs-d'œuvre, isk Résumctlon. '' de Lazare^ qui de Saint- Louisrdes-Français est passée au musée du Louvre. U correction et U I hardiesse de desamdont il fit preuve dans cette composition lui méritèrent la protection de Mi- «hel-Ange et par .<uîte une série de travaux importants ; aussi ses peintures dans les palais et ! les églises de Rome sont-elles presque innombrables. Nous citerons ici parmi les tableaux : au palais Doria» Saint Jérôme; au palais Alfieri, une Cène; au palais Colonna, deux Saint François ; au palais Borghèse, Saint Jérôme et one Descente de Croix; au palais Mattd» un Saint François; au Vatican, une autre Résurrectiw de Lazare, placée autrefois à Sainte- Marie-M^yeure, au-dessus du tombeau du peiu- Ire; à l'Ara-Cœli, Saint Mathieu et saint Paul; à Saint-Sylvestre, un Saint Albert; k la Madonna de' Monti^ane Nativité de Jésus-Christ ; à Saint-Urbain, une Annonciation ; à Notre-Dame desAng^s, p/tfs>ettrf sainte anachorètes écoutant la parole de saint J^rdme,,dans un remariiuable paysage, et Jésus-Christ donnant tes clefs à saint Pierre; à Saint-Lonis-des-Français, un ScUnt mcotas ; à U Chiesa-Nuova, une Ascension; à Saiote-Calherine, un Christ mort; et dans la sacristia de Saint-Pierre, une Flagellation ti Jésus-Christ donnant lescle/s à saint Pierre, Parmi les fresques : une Fuiie en Egypte à Santa-Catarina-della-Buota; an Vatican, une Descente du Saint-Esprit. A la villa d'£ste, k Tivoli, sur l'autel de la chapelle, une autre fresque, bien conservée, est connue sous le ■on de la Madone du duc de Modène. Dans la cathédrale d'Orvieto, Muziano a peint à fresqiie quelques prophètes, et à l'huile V Arrestation du Christ, Jésus- Christ devant Pilate, Le Couronnement d'épines et Le Christ au Calvaire, €ompositk>ns faciles et pieiœs d'expression! Dans la catliédrale de FoKgno, il a exécuté à fresque les Miracles de saint Félicien ; enfin, on voit encore de lui à la basilique de Lorette les trois tableaux de la chapelle de la Visitation.
Les ouvrages de Muxiano sont assez mts hors des États pontificaux, et Brescia noéme n'en possède aucun. On ne peut en indiquer qu'un petit nombre dans les musées ; tels qu'un Saint François k Bologne; à Dresde, un autre Sain ^Fran{x»is, peu authentique; au Louvre, outre la Résurrection de Lazare, une Incrédulité de saint Thomas; k Reims, un Lavement de pieds ; k Nantes, enfin, un Saint Jérôme, qui paraît être une copie faite par Muziano d'après un tableau du Titien aujourd'hui au Louvre.
Doué d'une imagination vive et d'une grande habileté de main, Muziano brilla surtout par la correction et la force de son dessin, qui rappelle souvent la science anatoroique de Micliel-Ange, et il lut regardé comme l'un des plus fermes soutiens du bon goût; malheureusement ses contours sont souvent secs et durs, et son coloris est
a5 MUZIANO —
padim âpre et tlnat sar le rouge, sort^ut dans Ms fmqaeâw Mnzana coitrikHia au perfectkNMienml de l'art de la HMsakiae. Cbar^fé par Gré* gpire XIII de donner les carfoae de la ToMe de la ehqieUeGféKMienneàSaiDi-Pitrre, ile&écuta, àHon, loi-aiteie, qtielqoe» tètes, et aekn Baf;|i^ îavenla Fart de trairaiMer la moeafqiieà rkuile. A la snite de cette entreprise, il fut Bommé surintendant desi travaux du Yatican, probable-' ment surtout en oer qui se rapportait à la peinture. Il rendit aux arts on grand service en fonr dait rAcadémie de SaintLwt» à rétabliaseinent de laqnelle il employa roepwtie des richesses acquises par son talent. Il lenBlna et publia les dessins de la colone Trapane, eomasenoés par Jaies Romain. 0 ISarma plssieots ëtères, dont les ptas cofBOS* sont Gian-Paolo Torre, Giacomo Stella el surtout Cesart NebMa. £. Bi^h.
TaMrl rue. «- Ortotdl , AbberedaHo. > IteffllonI , nu ê^ pUiort, — RoMl, Mèwtorig de/fe bette artL — Lataï, Stona piUoriea. -> Ticozxl, Dizionarlo, — Maia<«ii. DeMcrizionê di Rama. — Sflmrrtirt , Stvria deir jrudMwia M Stm^iMoa. — Orloff, t/UMn 4e ta ^el»tuFieei
■ozio en Mimo ( Girolamo Noao, dît), lîltératenr Hatien, né le 12 mars I496và Padove, mort e» 1570, à Pareneta, entre Florence et Sienne. Sa (aimlle était originaire d*Udine; mais ma père, CrisloCoro NuziOy était natif de Guistinopoli on Capo d*Islria, ce qui fit prendre à Gindamo te somom de JustinopoUtanas, Pont dooRifri son nom patronymique un parfum d*ant)q«nté, H y changea «ne lettre et s'appela Musio su Mutius. II fit tes éludesà l'université de Pa* do«e, MUS la direetisnde Rafaello Re^ks de Bal- UrtaEgnaiie etde Ycttor Fanato^ maîtres renonn mH} il y reçut le diplômede docteur endroit Défera àdis-neaf anschef d'ans fomille nombreuse, I fét obligé de puiser dans ses talents les moyens de la footentr et de recfaerdier la protection que ks princes et les grands ofTraîent alors aux lettrés. Après avoir passé quelqae temps k la cour de fempereur MaxinHlien I***, il revint à Capo d*lstria (1519), et se Ka d'amitié onec Mareanto- Bîo Aroolîo, qui fat cardinal par la sm'ttf. To»jeurs pressé do besoin d*argenty il mena une vie errante^ allant d'one cour à l'autre , parconrant h Daknatie et l'AUemagne, décoré à Rome do tire de chevalier par Léon X, visitant deux fois la France. Il s'arrêta assez longtemps à la coor da due de Ferrure; il y connut la fameuse Tulle d'Aragoo, qui lui inspira un de ces anoure catbooslastes oà ■ la vertu, dit-ij, avait plus de partqne la passion ». Puis il s^attacha an nonea no4^oto YergeriOy qni l'amena à Borne (I&a3> ; en ooropagnie du marquis dd Yasto, il se nst' dit en Piémont (iMt) et en Allem^e (tMâ)« In f &45 il devint un des fiimiliers de don Fernnle Gonzaga, et Ibt chargé par ce prince die phistenre missieBs poétiques dans les Etats îta- Uens. Ycvs t567 Mnrio, tonjours pauvre, résolut de se consacrer an serviee <fe la religioa ; H ^tta le service des ducs d'Urbin, et s'établit à
MUZZARF.LLI »
Rome, où Pie Y lui accorda une modique pension. A la mort du pape (U72), il perdit jusqp'à cette faible ressource. « Quelle disgrâce est la mienne! écrivait -il an duc de Savoie; en cinquante-quatre ans de servitude, je n'ai pu acquérir 64 liards ( guaiirini ) de rente bien assise. » Quelques secours du cardinal Ferdinand de Médicis lui permirent d'achever en paix une vie aossi longue qne tourmentée ; il mourut près de Florence, dans une maison de campagae qni appartenait k Lodovico Capponi. Cet écrivain, dont la plume était féconde, a laissé des ouvra^s dans les genres les plus opposés ; il montra beaiKoup de iMs contre les doctrines de Luther, et fut surnommé par ses contemporains le Marteau des kéréliques. Nous citerons de lui : Eçlofhey divise in YI Ul/ri; Yeoise, 1550, in-»*"; — Délie VtrçeriMe lit, JV; Yeniae, ]'>âay in -8" : diri^i^ contre Yergerio, qui avait quitté l'évéché d'Iroola peur embrasser le protestantisme; ~ Le mentîte Oc/Unianê; Yenise, 1551 , i»-S® : contre le capucin apostat Oclwio; — Artepoetica; Yenise, 1561, in-8° ; — Lettere d'ffieroMàmo ATiUio; Yenise, 1551, in-8"; 3* édity phis ample ; Florence , 1590, in--4® ; — OpereMr mora^; Yenise, 1533, in-S"; -- .Tre TeiUmoni fedeli, Basilèo^ Ciprianù e Ireneo; Pesaro, 1555, in-8^; — Jl Duello; Yenise^ 1568, -in-S^; trad. en français par Antoine Cbappuis ( Lyon, 1582, in-8*' ) ; *- la Fatuiina délie armi camalleresthe ; Yenise, 1560, 1588, i»-6*' : trailé fort rare, dont le duel est encore le sniet ; -* Il Gemtiluomû ; Yeoise, 1564, in-4* ; ~ Difesa deUa messa de*santi e del papale; Pe» saro, 1565t 1568, in-a**; ->- Istoria sacra; Yenise, 1570, 3 tom. m-8^; — Il COfo pontifia cale, nel qualesi leffçono le vite di S. Gregorio papa e di 12 altri êontl vescovi; Yenise,
1570, in-4^; — Avvertimenti morah; Yenise,'
1571, in-4<*; — Lettere cattoliche; Yenise, 1571, ii»4«>; — Il Cavaliero; Rome, 1575, in-4**; ^ Battaglie in difesa delV italiana linçua ; Yenise, 1 582, 1 587, in-8°; — La beaia Virgine incoronata; Milan, td83, in-4"^ — lUoriadefatli di Fedehgo di MîonlfellrOf àucad^DrHno; Yenise, leos, in-4o ;. ^ des remarques sur les poésies de Pélrarqfae, dans les CoflMerazioni d'Ailes. Tassoni sopra i>eirarca (Modène, 1609, ifr-8<'), et dans l'éditieD éfece poëte donnéeen 1711 par Mnratori, t. HL
Mozlo, hettêrv. — ApostofD Zeso, Ffifte al FamtmttM et LBUere, t. Ilk — Ttraboacbl, Starim dellm lettaratmrm Itai^ vu, IN part.
MVIZ4KBLLI {Alfimso\ théologieft Ualien, né le 2 aoM 1749, à Fevrare, mort le 25 mai iSta, hParis. Issu de i'anciemie ISimilie des comtes MnzzarelH , il entra en 1768 diez les Jésnites , qi» le chargènre^t d'enseigner la fihilosophie. Lorsqne la société fut supprimée, il se retira dans le voisinage de Reggie*, et s'y livra entièrement à l'étude de la théoiagie. De retour à Ferrare, il
MUZZARELLI — MYE
ftit pourvu d'un canonicat; pois, sur l'invitatioD du doc de Panne, il prit la direction du collège des Nobles. Appelé à Rome par Pie VII, il devint théologien de la pénitencerie et Ton des premiers membres de TAcadémie catholique; le pape appréciait à un tel point ses lumières et ses services qu'il refusa, en 1804, afin de le garder auprès de lui, de le laisser rentrer dans la Compagnie de Jésus, qui venait d'être rétablie à Naples. En 1809 Muzzarelli fut expulsé de Rome et conduit à Paris, où il prit un logement cliez les dames de Saint-Michel. Il a joai pendant sa vie d'une grande réputation de savoir en ce qui toudie les matières de piété et de controverse ; ses écrits sont très-nombreux, et plusieors ont été souvent réimprimés et traduits à l'étranger. Nous citerons de lui : Recherches iur les tiehesses du clergé ;VtTrATe, 1776, in-80; — La Vocation de saint Louis de Gonzague, poème; Ferrare, 1789; — Emile détrompé ; ^leane , 1783, 4 vol. in-8*: c'est one réfutation deT^mt^o de Rousseao ; — Du bon usage de la logique en matière de religion; Foligno, 1787, 3 vol. in-8*; 2e édit., 1789, 6 vol.; 3* édit., 1810, 10 vol'. : c'est on recueil composé de trente-sept dissertations, dont ta moitié à peu près a éternise en français; — Le Mois de mai; — V Année de Marie; Foligno, 1791, 2 vol. in-12; — /.-/. Rousseau accusateur des nouveaux philosophes; Assise, 1798; — O/mscti/es inédits, composés pendant la persécution d'Italie; Foligno, 1800, in-8*; ^ Recueil d^ événements singuliers et de documents authentiques sur la vie de François de Girolamo ; Rome, 1806, 10-8**; il contribua beaucoup à la béatification de ce jésuite, qui eut lieu en 1807 ; — Dissertations choisies (ea latin); Rome,
1807, in-S*"; — U Bn/ant Jésus, poème; Rome,
1808, in-12, trad. en vers italiens du latin de Ceva ; — De V Autorité du pontife romain dans les conciles généraux; Gand, 1815, 2 vol. in-8*». P.
E. de Tlpaido, BiograJUt degli ïtàUani iUuttri, \.
MTGÉKiars on mbchékihus ( Muxcptvoc, Msxeptvoc )• roi d'Egypte, fils de Chéops. La date 46 son règne est tout à fait incertaine. Suivant Hérodote et Dièdore, il succéda à son oncle ClK^phren. Sa conduite forma un contraste frappant avec celle de son père et de son onde : elle fut aussi douce et aussi juste que la leur avait été cruelle et tyrannique. Sa vie telle qu'Hérodote la raconte, sans en garantir les détails, est nue légende. On y chercherait vainement nn fait histoiique. Mycérinus, averti par l'orade de la ville de Bouto qu'il n'avait plus que six ans à vivre, s'informa pourquoi les dieux lui accordaient une vie beaucoup plus courte que celle de ses cruels prédécesseurs. Les dieux hit répondirent que la douceur même de son gouvernement en était cause, .parce qu'il n'avait pas accompli la sentence divine portée contre l'Egypte. Après avoir reçu cette seconde réponse.
Mycérinus doubla le temps'qui loi était laissé en prolongeant le jour pendant tonte la nnit aa moyen de splendides illuminations , et en n'Interrompant ses plaisirs ni jour ni nuit 11 entreprit aussi la construction d'une pyramide qu'il n'acheva, pas. Cette pyramide était plus petite que celle de Chéops et de Chéphren , et c'est à tort, selon Hérodote, qu'on l'attribuait à la courtisane Rhodopis. Y.
Hérodote, II, 1I9-1S4. — DIodore, I, 9k. — AtMnée, X, p. iS8.
MT DOR6B (Ctoi«ie),;mathématiden français, né en 1585, à Paris, mort en juillet 1647, dans la même ville. U était fils d'un conseiller au parlement et d'une sœur du président Chrétien de Lamolgnon. Api^ avoir été conseiller au Châtelet, il devint trésorier de France en la généralité d'Amiens; mais il se contenta d'en porter le titre, car U avait de grands biens, qui lui permettaient de s'appliquer sans distraction à l'étude des mathématiques. Vers 1625 il connut Descartes, et se lia avec lui de la plus étroite amitié. Dans le but de Faider dans ses recherches, il fil tailler à Paris d*excellents verres, qui furent an philosophe d'une grande utilité pour étudier les propriétés et la nature de la lumière, de la vision et de la réfFa&* tion. Il prit aussi parti pour lui contre Fermât, et fut un des médiateurs de la paix qui se fit entre ces deux savants, en 1638. Deux ans plus tard, il refusa de suivre en Angleterre lord Cavendish, malgré les propositions brillantes que lui avait adressées ce seigneur de la part du roi Charles 1*''. On a de Mydorge : Examen du livre des Récréations mathématiques (du P. Leuredion ) ; Paris, 1^0, 1643, itt-8'*; la seconde édition contient des notes de dom Henrion; — Pro^ dromi catoptricorum et dioptricorum, sive conicorum lib, IV priores, insérés à la suite d'un recueil du P. Mersenne : Univers^ geometrix mixtœque mathematicx synopsis ( Paris, 1639, in-fol. ). Mydorge succéda à Viète, selon Baillet, dans la réputation d'être le premier mathématicien de son temps. Il dépensa près de cent mille écus de son bien à la fabrication des verres de lunettes et de miroirs ardents, et de divers antres instruments de mathématiques. P. L.
Batllet. Fie de DetearUs, I, 8e, S7, 149- IN; II. U. 76, 78, SIS, etc.
MTB (/saoc TAN oer), latiulstc hollandais, né à Delft, en 1603, mort dans la même ville, le 7 juin t656. Il entra dans la Compagnie de Jésus en 1623. Il professa quelque temps les humanités, puis durant vingt dnq années occupa la chaire avec succès. Il a laissé outre un to>lumineux recueil de Sermons; — Idyllium de Morte et Apotheosi elegantissimi poetie Casparis Kinschoti ; Leyàe, 1650, m- 16; Délit, 1551, in-18 ; — Musa par«netic«, etc. ; Rotterdam, 1648, in-4*, édition corrigée; Delft, 1651, in-18 : G# sont douze élégies sur des su- \Qi% de morale. « Les [foésies du P. van Mye, dit
MYE — iMYNSICHT
Paqiiot, sont coulantes et d'une latinité élégante et châtiée; mais Timitation des anciens y a quelquefois ua air serrile. » L— i— e.
Sotweli, Sertptore^ Soeietattt Jesuy p. sis. — Paqtiot, JMm. pomr servir d ehiU, OU, du Patt-Boi^U II, p. S04.
MTLJIUS. Voy. MlUEC.
HTLB (i46raAam¥ANDER), philologue hol* landais y né le 13 mai 1558, à Saint* Herenberg, mort le 27 mars 1637. Il fut ministre du saint ÉTangile à Dordrecht. On a de lui iDe Antiquitate lingux belgicx deque commnnitate ejusdem cum laiina^ grmca, persica et pierisque aliis; Leyde, 1611 , in-4*; ce livre, nn des premiers essais de philologie comparée, contient plusieurs idées ingénieuses ( voy. Ypet , Histoire de la langue hollandaise); — De Migralione populorum et de origine anima- Uumi GenèTe, 1667 et 1705, in-12. O.
Foppeos, Bibi. Beigiea.
NTLB (Arnold), savant imprimeur hollandais, né en 1 540, à Yryemoersheim, dans le comté de Meurs, mort en 1604. Fils d*un gentilhomme, il entra comme ouvrier typographe dans l'imprimerie des Birkman à Anvers ; il les suivit à Cologne lorsqu'ils allèrent s*y établir. Vers 1576, il fonda lui-même une imprimerie dans cette. dernière ville. On a de lui : Principum et regum Polonorum e/figies cum comment tario; Cologne, 1594, in-fol. ; — Locorum geop-ttphieorum nomina antiqua et recentia, dans le Tkeatrum geographicnm d*Ortelius. Il a laissé en manuscrit une ilisloire des troubles arrivés de son temps dans les Pays-Bas. O.
Piq«ot, Mém.^ L IX.
HTLBR {Pficolas), publiciste allemand, né (11610, à Urach, mort^en 1677. Après avoir étadié la jurisprudence dans diverses universités de TAIlemagne, de la France et de l'Italie, 3 fat chargé par le duc de Wurtemberg de plusieurs missions importantes, fut nommé en 1659 cooseiller intime et devint enfin directeur du conseil ecclésiasiique. On a de lui : Nomologia ordinum Hnperii: Tubingiie, 1663, in-4''; — Archologia ordinum imperii; ibid., 1663 et 16S3, in-4*' ; — De Jiure asylorum tam eceleiiaslicorum quam sxeularlum; Stuttgard, 1663, in-4*; — Stologia ordinum Imperii; iW., 1664, in-4*»; Tubingue, 1706, in-4**; — Gamologia personarum imperii illtutrium; Slott^rd, 1664, in-4*; •— Hyparchologia ordinum Imperii; Stuttgard, 1678 et 1710^ in-4* ; ^ Strafologia germanici Imperii statuum; ^^m, 1710, in-4». O.
Ubaitbetehreibmgen berûhmUr mrttmberger (Stiitt- Kird. nti, p. ir ). — Wltte, Diarium. - Rotermund, SmtàmaUà JOeher.
MTUUS [Jean- Christophe), bibliograplie et biographe allemand, né à Buttstsedt, dans la principauté de Weimar, le 29 juillet 1710, mort a 1757. Fils de Jean-Antoine Myli'os, surin- Icodant à Buttsiaedt et auteur de poésies latines tttimées, il se fit recevoir en 1734 maître es <rts4 léna; nommé en 1738 conservateur de la
bibliothèque de Tuniversité de cette ville, il de* vint en 1740 professeur adjoint de la faculté de philosophie. On a de lui : De veris et fictis binominibîis in Scriplura; léna, 1738; — De quibusdam vitiis sermonis Scripturx inique impactis; léna, il3S ; — Bibliotheca ano^ nymorum et pseudonymorum ; Hambourg, 1740, 2 parties, in-8* : ce livre, qui contient des détails sur près de deux mille huit cents ouvrages anonymes et sur quatre cent cinquante pseudonymes, a para aussi, en cette même année, dans une édition in-fol., pour qu'il pût être joint plus facilement au traité de Plaocius {voy. ce nom), dont il est le complément ; en tète se trouve le Schediasma de Heuroann sur cette matière ; — De sancta quorumdam in abolendis vet mutilandis autoribus elassicis elegantioribus latinis simplicitate : léna, 1741, in-4*; — Dos im Jahre 1743 blûhende lena (Les Hommes distingués qui vivaient à léna en 1743); léna, 1743, in-8°; deux volumes supplémentaires parurent en 1744 et en 1749; — Memorabilia bibliothecœ académies lentnsis; léna, 1746, in-8*; resté inachevé; — Hîstoria Myliana, vetdevariis Aiyliorum familiis née non de Claris Myliis ; léna, 1751-175'>, 2 parties in-4* ; biographies des personnes du nom de Mylius, Miller, Môller ou Muller. Mylius a donné deux éditions corrigées et augmentées de la Clavis lingux sanctx de Stock; il a publié aussi beaucoup de poésies latines, et a inséré plusieurs articles dans les Acta eruditorum de Leipzig. O.
Mjllns, Hirt. Myliana, part. I, p. '104.— Meiuel,^t0jr. HTLLV8 (MûUo< ), poète comique athénien , vivait dans le cinquième siècle avant J.-C. Il était contemporain d'Épicharme, et contribua avec Exètes et Euxénide à introduire la comédie à Athènes en même temps qu'Épicharme l'établissait en Sicile. On ne sait rien de sa vie, et ses ouvrages sont perdus. 11 parait que dans une de ses pièces les plus populaires il représentait un sourd qui, malgré son* infirmité, entendait tout. De la vint le proverbe Myllus entend tout (MtfXXo; nàvr'àxoâtO- Suivant Eustathe, Myllus était actenr-poéte dramatique, et il conservait l'ancienne coutume de barbouiller d'eau rouge la figure de ses acteurs. Y.
Sttlda«,aaiDoC Eirfyotpuoc. «- Resychlns. lex., vol. II, p. 6SS. — Eottatbe, M II., p. MM, 68; .4d Od., p. 1885. It. — Melaefcr, Hltt. criL Corn. Gnsem, p. 16.
MTii8iCHT( iidrten oonite ob ), médecin-chimiste allemand, vivait dans la première partie du dix-septième siècle. Il fut attaclié à la cour du duc de Mecklembourg et de plusieurs autres princes, et revêtu de la dignité de comte-palatin. C'est k lui qu'on doit la connaissance du sulfate dépotasse et de l'émétique. Il a lais.sé un traité de pharmacie qui a joui longtemps d'une grande vogue et dans lequel on trouve de fort bonnes^ choses; en voici le titre : Thésaurus et armamentarium medico - chymicum selectissimum ;
MY?^SICflT — MYRON
pharmacorum conficlendomm ratio propria laborum experientia confirmata (HamtMurg, 1631, iD-4'* ). Cet ouvrage a été réimprimé une Tingtaine de fois jusqu'au dernier siède. K.
Mauget, lUbliùlk. SaHptor. medieonan.
MTKSIKCBR (Joackim DE FrVNDECK), JU-
TiscoDsiiite et j)oête iaUn allemand, né à Stuttgardy le 13 août 1517, mort à AJsleben, le 5 mai 1588. Fils do chancelier du duc de Wurtembefig, il étudia les belles-lettres et la jurisprudence à Ddle , à Tubingue, à Padoue et k Fribourg, où il fut appelé, k l'Age de dij^-neur ans, à occuper La chaire laissée vacante par la mort de Zasius. £n 1548 il Dut nomné assesseur à la chambre impériale, et en 1556 chancelier du duc de Brunswick. 11 résigna son emploi en 1^7^ ^ alla vivre ea simple particulier à Helrostœdl ; il décida pkis lard le duc de Brunswicli à fonder dans cette viUe une université. On a de lui : Austriat; Bâle, 1540, in-4*' : poème héroïque;
— Pœmata; Bâle, 1^40, in- 4° : comprenant des Blegix, Sxhortatio ad bellum contra Tïtr» cas^ Aecharides^ poème en l'honnenr du comte palatin Philippe, etc. ; — Scholia de actiont' bus; Lyon, 1544 et 1548; -^ Corpus scholiorum ad Jnstituiiones Justinianeas perUneU' tium ; BÂle, 1559, 1566, 1572 et 1584, in-fol.; Helmsl^t, 1588, in-foL; Lyon* 1623 et 1658, in-4*; Cologne, 1686, in-4'; réimprimé encore plus de quinze fols; — Singularium observa- Uonum Judieii imperialis camerx centU' rix IV; B&le, 1563, 1566« 1570, in-fol.; Hclmsfa:dt, 1584, \U'V*\ édition suivie encore de beaucoup d'autres ; — Responsorum Juris décades Ff ; Bftie, 1573, 1576 et 1580, fn-fol.;
— Commentarii in tittdum Decretalium de fide înstrumentorum ; Helmstsedt, 1582, hifol. ; Francfort, 1602, in-8*; —Commentarûin titulum Decretalium de probationibus et de testibus; flelmsfasdt, 158^ et 1600, in-fol.; Francfort, 1602. Mynsjnger a encore publié une édition des Œuvres .eomplè^ef de son maître Ulric Zasios. O.
Adaml yitm JurltecnmUontm. — jQgler. Beitripe sur JurMUehen BloçrapÈîe. — IMtter, lÊterMnr da êeuiidl0n StaaUrtekU,
MTnBTm { Jacques - Pierre ) , tMo1o||ien danois, né à Copenhague, en 1775,tnoil dans la même viHe, le 31 janvier i«»4. H fat d'abord le précepteur de A.-W. mottke, qui devint plus tard ministre d'État. En 1801 il fut nommé pasteur à Spiellemp dans le Seeland, en 1811 . second pasteur à Copenluigue, en 1828 dhape- * lain du roi et mem1>re do conseil des études, enfin en 1834 archevêque de Seeland et primat de Danemark. 11 a été député de la ville de Copenhaj^ue h toutes les assemblées léfsislatives qui se sont succédé depuis 1835 dans le Danemark. A roccasion des mouvements religieux excités par les baptistes depuis 1840, Mynsfer se prononça pour rex^^eiition rigide de i<i loi. Ses écrits Ihéologiques sont estimés, même en ADe-
raagne, et plusieurs ont été traduits du danois en allemand. Us traitent prindpalement de dog^ matique, de théologie pratique et de matières relatives à Texégèse du ^ouveau Testament. Nous indiquerons particulièrement sa dissertation sur l'auteur de l'ÉpUre aux Hébreux (1808); celle sur l'emploi que Justin martyr a fut des Évangiles ( 1809 ) ; ses trois écrits sur la notion de la foi (1820), sur lldée de la dogmatique chrétienne (1832), et sur la dogmatique ellemême ( 1833), celui-â traduit en allemand par Schom (1835, 2 vol. in-S'') ; enfin, ses recueils de sermons, et principalement ses discours d'ordination , tràs-estimés fit traduits en allemand par Kelker «a 1843. M. If.
Con.v.'Ux»
MTKEPScs (^yiatfcrs), médecin grec, vivait an treizième siècle; il se rendit d'Alexandrie à Rome, où il parait avoir été en liante estime ; toutefois, Georges Acropoliie le signale comme ayant peu de vues pUlosophiques, et ce jugement ne saurait être contesté; car Myrepsus a mis beaucoup d'ahsiirdités dans ses éaits. C'est dans les auteurs arabes qu'il avait puisé son savoir, et il les copiait sanë ciiUqoe. 11 composa un Iraûésiir les Médicaments qa'il Cint employer contre toutes les maUdies. Ce travail, divisé eo qoaraote-buit sections, et contenant deux raille six cent cinquante-six formules di ventes, n'offre aujourd'iiiri aucune utilité; il fut traduit ea latûa par Léonard fuchs, qui le pnbUa à Bâie ea 1 549, ia-folio, avec des notes qae le frontispice àa livre qualifie de luculentissinuB. Cette vanion fut réimprimée À Lyon en 1549, à Francfort en 1625, à ««femfoerKen 1658; Henri 12:8tiewie Tissera dans sa C^UlectU) mediconsm^ t. IL p. 153. Une autre traduction, peu exacteetpeu complète, faite par Nicolas de Reggio (en Calabre, iVîoo- Cetfs Rheçinus ), médecin de Saleme, an «ammeneement.dtt i^ttatortième eiède, avait été io^ priflnée à Ingoltfadt, en 1541, sans lé titre de J}fiootai Alexandrlui lÀber de CÊfiipeeiiàone medkitanenlm-um ; ^nelqnes écrivains ont cm à tort qo^ s'agissait de deux auteurs diflëreola. Parfois aussi remrmge de Nicolas lfyr€4)sii6 a été «oofondu avec VAJiléd&taHum de Kioolas Prœpesilns; mais tontes ces erreurs ont aujoopd*lMH si peu dimportanee qae wnm ne chenolier«ms pas à les relever. Le texte grec de Myrap* sus est jreeté inédii. «G. C.
ffaMeim. B*MMtiM9 frmca, t X, p.aSi; t. Xfl. p. 4 et ii%. — Sprrntrel , Gackichte <ter jirzntifktmdt, i. ||, pL SS*. — Freind« Utâtorif ofthe phytàck, 1 1. p. ktk. — Kettner, SÊfdleintiehe» Cetehrten-Lexitùn, p. m. ~ F. Hoerer, HiM. de ta Chimie, 1 1.
MTRO. Voy, MOERO.
HTftos (M^ttw), un des plus célèbres statuaires grecs, né à Éleulhères, vivait dans le cinquième siècle avant J.-C. Quoique sa ville natale fût située en fiéolie, Pausanias l'apppJle Athénien, parce que les habitants d'Éleuthères avaient reçu le droit de cité à Athènes. 11 fut le disciple d'Agéladas et le condisciple de Polyclète.
Î^ITRON
H était plM jeune que PhUKas. Pline dit qu'il florîMtit dans la !r7" olympiade (431 avant J.-C), ren le oommeueenkent de la guerre du Péioponèse. Cette date, qui parait parfaitement étabNe, a eependanteouleTé des o^ectious. Winckdffiaon a remarqué qui! est question deMyroc (soivaiit Pline) dans des vers d'Érinne de Lesbos, qui Tivait dans la €<f olytnpiade, et dans deux épigmmmes d'Ânacréon,eontemfX>rain^ un p«o plus jeune, d'Érinne. Si ces témoignages étaient auttientiques, Hs nous forceraient de reporter Myron au commencement du si^ième «iède araut J.-C. et de le placer au noml)re des plas anciens statuaires grecs ; mais lia ne soutiennent pas l'examen. Le passage aflégné de Pline : ■ Érinne dit dans ses vers qult fit le monument d'une dgale et d'une sairtereite » contient une grosnère erreur de Pline^qui a piis le nom de la poëtesse Myro pour eelui du sculpteur Myron. Qaant aux deux épigrammes d'Aaacréon, dle^ sont généralement reconnues pour supiMsées. Non s admettons donc que Myron était encore jeune à l'époque de la mort de Phidias et qu^il atteignit le pkis haut point de sa répotation au commencement de la guerre du Péloponèse.
Voici, d'après Pline, une coiute esquisse de la carrière artistique de Myron. 11 dut sa iiremière réputation à une Vache de bronze trës-c^lébrée par les poètes , ce qui prouve, dit l'auteur, que les lioniDies doivent souvent plus au talent des autres qu*à leor propre talent. Il fit aussi un ChieM; un Lanceur de disque; Persée tuant Méduse ;ei des ipristx) monstres marins; saiîaat nnterfM-étation de Bœttiger, un Satyre admirant une flûte; Minerve; des pentathièles de Delphes; des pancralittes; un Bercule qui était dans le temple de Pompée dans le gnnd drqne; nue statue d'Apollon que Marc- Antoine apporta d'Épbèse et qu^Augusle, averti par uo songe, restitua aux Épliésiens. 11 semble que le trait caractérfstiqne de Myron était son talent pour exprimer une grande variété de fonnes. Non content de rendre la forme humaine àin% les attitudes les plus variées et les plus ditliciies, il appliqua son art à reproduire divers animaux. Jl senifale qu^aucon statuaire grec ne Tarait fait avant lui. Rendre les formes de la nature dans leur vérité et leur multiplicité, tel fnt son but; et c'est [k sans doute ce que Pline a voulu dire par ces mots : Primus hic multipU' emse veritatem videtur» numerosior quam Polffcletus. Myron, malgré son attachement k la réalité, donnait peu d'attention aux détails et conservait pour la chevelure les formes conventicRuielles des anciens artistes. Presque toutes ^ œuvres étaient en bronze. U préférait le bronze délien^ tandis que Polydète préférait le bronze d*Égine. Ses ouvragies les plus célèbres ^*»ttt une Vache et un Lanceur de disque wi ftJWôofc; le premier a été l'objet d'où si grand nombre d'éloges qnll serait impossible de les
expliquer si on ne tenait pas oonnpte du eliarme de ta nesveanté. VAniholo^e grecque ne contient pas raoios de trente-^x épigranunes à ce sujet. Elles se résument pour aitm dire toutes dans répigransme suivante d'Ansooe :
Boeula sam, «elo fmUork fMta Myronff «créa; oec liabiin ne $aija , «ed eenOam.
Site ne Uuru» ixUt.Skc pniina tuicota inti^t/ Sic vUiilu» sttiens ubera noiitra petU.
Mlrarls, quod f;iIlo grefett F Gregis Ipte tOÈgUttr iater paacentes «e numtnre aelet.
(Je suis vache, laMe d*airain par le tmrin <^ mon père Myron; je ne me crois pas fabriquée, mais engendrée. Ainsi le taureau me poursuK ; la vaetie voisine mugit; le veau aRéré cherche nos mamelles. Tétonnes-tn que je trompe le troupeau' Le bei^r nèose n l'batntnde de m» eompler dabs son troupeau paissant )
Cette Vache se trouvait sur une bise de marbre au centre de la pim grande pince d'Athènes, où elle était encore du temps de Cicéron ; elle n^y était plus lora du voyage de Paosantas ; elle avait été transportée à Rome, ^ du temps de Prooope on la voyait dans le temide de la Paix.
Un autre ouvrage de Myron, d'un ordre plus élevé et d*un plus grand mérite, était le Discobole^ dont plusieurs statues antiques en marbre passent pour être des copies. On dte entre autres la statue de la Townley Gallery du Brilish Muséum , trouvée dans les fondations de la villa d'Adrien à Titra r, en 1791 ; la statue de la villa Massimif trouvée surlemoiA£squ!1in,en 17S2; une troisième, trouvée dans la Tflla d'Hadrien, en 1793, est au musée du Vatican; une quatrième, restaurée , comme un gladiateur, est au musée du Capitole. A ces copiies on peut ajouter, quoique avec moins de protMdxlité, un torse restauré comnie un des fils de Niolié, dans la galerie de Florence, le torse d'un Endymion de la «lème galerie, une figure restaurée comme un Dlomède^ et un bronze de la gâterie de Munich. QfHntiRen et Lucien partent de ta statue originale. Le premier s^étend sur la nouveauté et fo difficulté de rattitiide que le statuaire a donnée k son ceuvre. Le second est pta^ex^riicite. Qoeique sa description ne soit pas (>arfaitenwnt daire, elle prouve que le Discâéole était représenté laoçanit son disque. Des diverses copies do dief-d*<euvne de Myron, la pfos parfolte est celle du musée Massimi. Outre les ouvrages précédents, on dte de Myron des «latoes colossales de Jupiter, lunon et ffercule à Samos, toutes trois sur une même base; Marc Mitoine les enleva, mais Auguste lesrendHà Samos, excepté cdle de Jupiter, qo'M plaça dans le Capitole; un Baeehue mer fSé' licon ; un Hercule que Verres enleva à Hesus le Mamertfai; un Apollon «n bronxeavec le nom de l'artiste gravé enr ta cuîsfie de la statue en petites lettres d'argent, dédié dans le temple d'Escniape à Agrigente par Sdpîon et enlevé par Verres; une statue A* Hécate en bois à Égine; plusieora statues d'atlilète, et enfin une vieiikf