‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 10 sur 110 · MYRON · texte numérisé non relu

MYRON

Femme ivre, tMjyragB très-remarquable {impfir mis inclyia, dit PUne), et qui prouve que même à l'époque où Fart grec idéalifiait la nature Myron ne recula pas devant la plus liasse réalité. Myron était aussi graveur sur métaux, et Martial mentionne de lui une coupe. On ne sait rien de la vie de ce statuaire, sinon qu'il mourut dans une grande pauvreté, si Ton en croit Pétrone. II laissa un fils, Lycitu^ qui fut on artiste distingué. Toutes les épigrammes de V Anthologie relatives à Myron ont été recueillies par Sontag dans les Unterhaltungen Jut Freunde der Alien Liieratur, p. 100-119. L. J.

PUne, Histor, ««T., XXXIV. 8, 19 : XXXVI, », 4. - PauMiilas, VI, 11; IX. SO. — Qulntilleo. Il, 13. — Laden. PhU, pieud., 1». - Pétrone, Sat^r., 88. — Junlas, Catat09us art(fleum. — StUtg. OUatogut artit/lcum. — Wtnckclmann. f^erke, toi. VI. — BOttIfrer. jéUiiemeine Lebertickten und CetcMekte der Plastik bei den Crieeheiit dans ses Jndeutunçen zu yortràgen fiter die jéreHsnioçie. — GœUte, Propifiaen, — O. M&lkr. Hand&uch d. jgrchdoioçie der Kunst» et Denkmâler d. attenKunst, toI. I, pi. XXXII. fol. 189. - Bany, irorkt, toi. I. - Spécimen» o/ aneient tcnlpture, pu^ btUhêd fty îhe Societg qf DUettanti. — Ttte Townieif Galler^. — Smith, mctionarn o/ gruk and roman biographe.

MTRON de Priéne, historien grec, vivait dans le troisième siècle avant J.-C. Il composa une histoire de la première guerre de Messénie depuis la prise d'Amphéia jusqu*À la mort d'Âristodème. Suivant Pausanias, qui lui a fait de fréquents emprunts, on doit mettre peu de confiance dans ses récits. Diodore et Myron placent Aristomène dans la première guerre de Messénie, Mitller prétend que cette assertion est contraire à la tradition, et quoique M. Grote ne soit pas de cette opinion, on ne peut douter que Myron n*ait beaucoup altéré les anciennes traditions. Y.

Pausanias, IV, «, etc. — Atbenée, VI, p. tri; XlV, p. 857. — Vottltts , Dé HUtorieis çnecis, p. 471. édit. WestermsnD. — O. Millier. Dor., 1, 7. - Grote, Uistorp Hf Crêeee, toL II, p. 858. — C. MUUer, Fragmenta Ai«torlcorum grmeonim, toI. IV. p. 480.

HTROH ( Costi OU Constantin ) , chroniqueur moldave, d'une famille originaire de Serbie, bien que fixée anciennement en Moldavie, exerça les fonctions de grand logotbète sous le règne de Constantin 1*' Cantimir( 16841695). L'ouvrage qui nous est parvenu sous son uom n'est point tout entier de lui. En eflet Myron mourut sans avoir pu mettre la dernière main aux deux traités qu'il avait composés; et qui renfermaient, le premier : Thistoire de la oonquéle et de la domination romaines en Dacie ; le second : l'histoire moderne de la Moldavie depuis l'avénement d'Aaron (1591), époque à laquelle s'arrêtait la chronique d'Ourck, jusqu'à la fin du dix-septième siècle. Son fils« Nicolas , qui lui avait succédé dans sa charge de chancelier, réunit les <1eux ouvrages de son père en un seul; en y ajoutant la chronique d'Ourck, qui comble l'intervalle entre les deux, de manière à former une liistoirecoroplète de la Moldavie, en trois parties, comprenant : les Recherches sur l'origine et la durée des établissements des Romains en

MYRSÏLUS

Moldavie (101-273), d'après le traité de Myron le père; — V Histoire de la Moldavie depuis Vinvasion des barbares jusqu* au règne d'Aaron Voda (273-1591); extraite en grande partie de l'ouvrage d'Ourck ; — VBistoire moderne de la Moldavie depuis Vavénement d'Aaron jusque vers la fin du dix-septième siècle, tirée du second ouvrage de Myron et continuée jusqu'à r&n 1729 par Nicolas Myron le fils.

L'ouvrage parut cette môme année 1729, c'està-dire que l'auteur en laissa prendre plusieurscopies manuscrites. 11 fut immédiatement, sur Tordre du prince régnant, Grégoire Ghika, traduit en grec moderne, par Alexandre Amiras, de Smyrne. En 1741 un autre Smymiote, Micolas Genier, qui fut plus lard employé dans la bibliothèque du Roi à Paris , le traduisit du grec en français. Cette traduction, qui, malheureusement, n'a pas été imprimée, se trouve en manuscrit à la Bibliothèque impériale (n*' 7512 ), sous ce titre ; Le Gouvernement des princes de la Moldavie de Myron Costi, grand logothète de Moldavie, irad, en français par Nicolas Genier, de Smyrne ; Angora, 1741. A. UniaNi.

Cogalnlccano, Chroniquei Moldave*. — Hase, Notices de* mantuerit*, t. XI.

MTKOH. Voy, MiRON.

mtbonidb(Mu(>cé>vC6v); ), général athénien, vivait dans la première moitié du cinquième siècle avant J.-C. En 457 les Corinthiens envahirent Mégare, dans le dessein de délivrer, par cette diversion, l'Ile d'Égine attaquée par les Athé , niens. L'expédition n'atteignit pas son but. Le^ Athéniens, bien qu'ils eussent déjà une partie de leurs forces occupée en Egypte, ne rappelèrent pas un seul homme d'Égine; mais les vieillards et les jeunes gens restés dans la ville se mirent en campagne sous la conduite de Myionide et rencontrèrent les Corinthiens sur le territoire de Mégare. Après une bataille peu décisive, les Corinthiens se retirèrent et les Athéniens élevèrent un trophée. Les Corinthiens revinrent alors sur leurs pas,* et voulurent à leur tour élever un trophée; mais les Athéniens, sortant d'JÉgine, les mirent en déroute, leur coupèrent la retraite et les détruisirent presquejusqu'au dernier homme. L'année suivante (456) Myronide envahit la Béotie, et remporta la victoire d'Œnophyta, qui le rendit maître de la Phocide et de toute la Béotie, à l'exception de Thèbes. Après cette victoire il marcha contre les Locriens Opuntiens, dont il exigea cent otages ; de là, au rapport de Diodore, il pénétra dans la Thessalie pour punir les Thessaliens d'avoir passé du c6té des Lacédémoniens à la bataille de Tanagra ; mais il échoua devant la ville de Pharsale, et revint à Athènes. A partir de cette époque, son nom ne parait plus dans l'histoire. Y.

Thucydide, I, IW, lOS, lOt; IV, M. — Aristophane. Lg- *igtrata, SOI ; Ecele*,, SOS. — Aristole, Foiit,, V, l. — Lysias. epU. - Ulodore de Sicile, XI.79-8S. - Platon; M^nex. — Thlrlwsll, HUtorg t^ Greece, vol. Ill, p. 30.

MVRS1L1T8, historien grec, né à Méthymnc

MYRSILUS — MYTENS

dans ilte de Lesbos, vivait probablement daAs

te troisième siècle avant J.-C. Le premier qui le

cite est Anligone de Caryste, écrivain du tempe

«iePtoiémée É vergeté. Denis d'Halicamasse lu! a

etnpnmté presque littéralement tout ce qull dit

«les Pélafljtes. Myrsilus prétend que les Tyrrhé-

oieos furent appelés Cigognes (IleXapYoi), parce

qa*ils errèrent longtemps après avoir quitté

ieor terre natale. Athénée, Strabon et Pline lui

attribuent un ouvrage, intitulé Paradoxes htstih

riques ( 'lorofHxs napdSoÇa ). Y.

TosMtis, De HiitmricU latinis, p. 478, édlt de Vftêtermaon. — C. Mitller, Frafff'^'ntti historlcorum çrseeo' rm, t. IV, p. 4«S.

MTBTis (Mupnc), poétesse lyrique grecque, née à Ântliédon, vivait dans le sixième siècle avant J.-C. On rapporte qu*elle enseigna la poésie à Piodare et qu'elle lui disputa ensuite le prix. il est fait allusion à cette lutte poétique dans un fragment de Corinne. Plusieurs villes lui élevèrent des statues, et les anciens la placèrent an nombre des neuf Muscs lyriques, Y.

Sa.iL<,aux nols Iltvdapoc et Kôptvva. — Ànikoloçia PaUU, IX. te. - Tatteu, Orai. ad Crsteot. SS. — F»brldaâ, BébiiotUeca grmca, vol II, p. 1S8. - boae, Gwca. dtr UeUtK IXckUtunst. vol. Il, part. I, p. US.

NTSLIWBCZEK (Joseph), compositeur bohème, né le 9 mars 1737, près de Prague, mort te 4 février 1781, à Rome. Après avoir fait des études littéraires, il exerça la profession de !>0B père, qui était meunier; il apprit ensuite la mosique sous la direction d'Haberroann et de S«^, et publia en 1760 six symphonies, qui obtinrent du succès. Son goût pour la musique <h théâtre le porta à se rendre en Italie (1763;. 11 écrivit à Parme son premier opéra , Bellero- /onie (t784); il acquit dès lors quelque réputation, fut appelé dans les principales villes, et vit presque tous ses ouvrages accueillis avec faveur. Mozart le rencontra en 1770 à Bologne, dans un «tat de profonde misère, où Pavaient plongé les Câbles ressources qu*il tirait de ses talents. Un jeone Anglais, nommé Barry, qu'il accepta pour •éièTe, fournit plus tard à ses besoins. On a de cet artiste une trentaine d'opéras, dont les malleurs sont Bellerofonte , Armida , OUmpiade, Nïtetti et Adriano in Sirùz, plusieurs oratorios et quelques morceaux de musique instromeotale. Mysliweczek est connu des italiens sms le nom d*il Boemo, P.

FAIS, Biographie universelle des Musiciens,

XTTBflis (ArnoU), peintre belge, né à Bruxelles, en 1541, mort à Rome, en 1602. Il étu- 'iia d'après la nature, et n'étant pas assez riche pour payer desnoodèles. Il poussa Pamour de son >rt jusqu'à décrocher des pendus, dont il reproduisait les formes après les avoir moulées. U quitta fort jeune son pays pour l'Italie, où il Çigna sa vie k peindre des madones en petit «C ffur cuivre. Jan Speckaert , son ami et son conipft{9ion d'étude à Rome, lui procura la conoâifl^ance d'un de leurs compatriotes, Antany de ^tvoort, ricbe amateur, qui employa avanta-

«OCV. BIOCR. GÉNÉII. — T. XXXVII.

geusement Mytens et l'envoya à Naples avec une ^commandation pour un autre Flamand, Cornille Pyp, dont il épousa la fille. Mytens gagna beaucoup d'argent à faire des tableaux d'autel et des portraits. Il revint alors en Flandre, où sa réputation l'avait précédé. Il y reçut de nombreuses commandes ; mais, ayant perdu sa femme, il retourna à Naples, et se retira quelques années dans les Abruzzes avec ses enfants. Appelé à Rome pour exécuter des peintures dans l'église Saint- Pierre, il mourut peu après son arrivée. On dte de lui à Naples une très- belle iiisomption, dont les personnages sont plus grands que nature; — Les quatre Évangélistes ; — Saint Louis t tableau d'autel pour l'église de ce nom ; — Notre-Dame de bon secours : la Vierge a sous ses pieds le démon, qu'elle écrase avec une massue. Ce tableau est d'une grande beauté et l'objet d'une vénération particulière pour les Italiens ; —À Aquila , un grand tableau sur toile marouOée qui remplit tout le fond d'une église jusqu'à la voâte. C'est un Christ avec de grandes figures de saints autour de lui ; — À Amsterdam , Le Couronnement d'épines de Jésus -Christ à la lueur des flambeaux. C'est la dernière œuvre I du peintre: les lumières y sont bien répandues et les tons de couleurs chauds. A. de L.

De»camps, La rie des Peintres fiamandSt etc-i 1 1*'*

HYTBNS (Danie/), peintre hollandais, né à La Haye, en 1636. mort dans la même ville, le 19 mars 1688. Maître, fort jeune encore, d'une grande fortune , il partit fiour Rome, et y devint l'émule de Willem Doudyns et de Théodore van der Schuur, ainsi que l'ami de Carlo Maratto et de Carlo Lothi. Il fit de grands progrès dans la peinture; mais l'amour des plaisirs et du luxe vint arrêter l'essor de son talent. La singularité de* ses vêtements lui mérita, dans la fameuse Bande académique, le surnom de Corneille bigarrée. U revint dans sa patrie en 1664, et fut admis à PAcadémie de La Haye, dont il devint même directeur. Son pinceau excitait alors l'admiration générale. Il réussissait également dans l'histoire et dans le portrait. Mais bientôt ses goûts pour la débauche reprirent le dessus; il dissipa sa fortune, perdit sa santé et ses facultés. Ses dernières oeuvres sont celles d'un peintre ordinaire. Il mourut heureusement célibataire. U a laissé de très-belles choses, exécutées dans sa jeunesse. U avait de l'imagination , composait bien ; son dessin était correct et facile; son coloris agréable. Le plafond de la salle des Peintres à La Haye luf acquit la plus grande réputation. A. db L.

Dcftcamps, La f^ie des Peintres hollandais, t. Il, p. tlV-llft.

MTTENS (Martin), peintre suédois , né à Stockholm, en 1695, mort en 1765. Il peignait fort bien la figure et a* exécuté les portraits de diffé» renU princes^ entre autres celui du ezar Pierre le Grand, A. os L.

Uezellus, Biograph. Lexikon,

MTTENS. Voy, M£\TC?iS.

MTTzis, roi des Bulgares en 1258. Après lu déftiUe et la mort de Tiisurpatear Calliman, Mytxès, beau-frère du dernier rot Micbel» fut placé sur le trtae. Son caractère eflëmiiié le rendit méprisable à ses belliqueux sujets. Un Serre, pommé CoostaQtinTecb, poussa l«8 Buif^ares à la

MYTENS -- »rïTZÈS lOO

révolte et se fil proclamer rm. Mytzès, assHîgé dans Tfmove, tomba avec sa femme et ses en- Caiilft aa pouvoir de Ck>ustantiD,qiii lee fit enfermer dans U ville de Mésembiîe sur le Pont- Enxin. • Y.

AcrtpolKev e. 71. — Orùgntat, I. 9. — lipBna, tUftoirr

XAAMASy f^éaéral syrien, jvnît à Damas entre »97 et 885 avant J.-C. II étaft général en chef des armées de Benhada<t II, roi (te Daroas , et comiMiHiBit dans la bataille qui coûta la vie, en 897, an roi israélite. Atteint de la lèpre. Il nçQt dn prophète Elisée l'ordre de se laver sept fois dans le Joordnîn. Il le fit, ef M immédiatement guéri. Le Toyaf^urThévenot prétend avoir T1I, p^ des mars de Damas, un hôpital de lépreux auquel la tradition donne pour fondateur Xaaman TAraméen. Ce qui pourrait venir à Tappoi de cette hypothèse , développée par M Ewald, c'est que le culte de Jéhovah avait un centre et des adli^rents à Damas. Cti. K.

Us Uvres dsi a&ls et dêt PartAipoméwi. — Ipaèphe, jrrkéoloçU jukfe. — ThéTcnot , f^oifageg. — Bwald , CetekéeUte 4tê f^oUti Itraêtt.

XAB\DJ , poète indien, qui (lorîssaitTers ta fin du règne d'Akhbar (1555-1605). Ses parents appartenaient à la caste des dtnn ou feiseors de paniers et d'autres travaux d*osier. Il naquit areugle, et cette infirmité. Jointe à lenr excessive mhèrf, décida ses parents à Tabandonner. En coB^équence, ils Pexposèrent au milieu d*un bois. Deux sectateurs de Yichnou, qui passaient par là, entendirent les cris du malbenrenx enfant, eurent pitié de son infortune et remportèrent chez eox. Lenr premier soin fbt de Ini asperger les yeox avec de Teau sainte, et aussitôt il recouvra la vue. Parvenu à fâge de maturité , il composa te poème qui a fait sa réputation. Le Bhakta-tnala est un poème religieux, où sont rapportées les aventures, les miracles, les pien exercices des principaux ascètes de rinde, tHs que Jayadeva ( auteur du Gita-Govinda ), Teulasî-Das, hymnographe distingué, Kabir le tisserand, Vallabha-Atcharya, le foodatenr d'ime sedf nombreuse, vouée au culte de Ylcbnou. La plupart des légendes consignées dans le Bhahta' fnnla n*bnt quelque intérêt qu'au point de vue de l'histoire des religions et des sectes de l*Inde. Comme édiantfllon de ce gjsnre de littérature, wm» citerons un trait tiré de la vfe de fàscète ^na. Cet ascète était le barbier d'un raja ; maïs l^e\cèsde sa dévotion à Vfchnon lui faisait quelque fois oabKerles devoirs de sa profession. Un jour <ni'absorbé dans fei contemplation mystique des otéritn de son dien, il avait laissé passer I*lieure <^ le raja réclanoait ses soins , Yichnou, ne voulut pas exposer son serviteur à la colère du prince, prit la forme de Séna, et se présenta >n^i an raja. Cehit-ci ne se douta de rien, qnoi-

qvll remarquât que son barbier répandait un

inrfum qui rappelait Farobroieîe. Quand Tepératioa firt fmie VieluMu disparut. Bientôt après Séna se confond en excnses et ne comprend rien à ce qui s'est passé. Maia le raja comprit, tomba anx foencox du saint bomne, le choisH pour son guide spirilnet et let combla de fti-

H. Dblatibb.

WllMD» The tHUffUmê i^the Olmâom». -^ScMegd, Me Inditekê BiMiothek.

SABÉ6A (Ztotj bûit^Moûwia Odwani AboU'Àmama al Debiani}t. poète arabe antéislami^ine, viuii à k fin du sixième siècle de notre ère, à ffira, snr les confina du désert de Syrie. Il était patrcpé par Noman ben-Mbsdar, roi chrétien de cette ville^ ainsi que par Djabalah , roi de Gassan. Semblable aux anticpieB rhapsodes, il allait de ville en ville pour foire montre dé son talent d'improvisateur. C'est ce qu'indique son nom de fiabéga, qui sigiûfle improvisateur. Par un antre sumoin, al Dor biani, nous voyons qu'il appartenait à la iMnitts de Dobian, qui a plus tard fourni des princes à la dynastie arabe des Açadttes de Hilleh. Nabéga était regisidé comme le premier poet» de son temps par l'académie du Hed|jaz. Ploslenrs écrivains l'ont substitué à Haretb parmi les sept auteurs desi IfoaUakat On a de Nabéga un reoneil de poésies., ou Divan, qui se trouve en manneont à U Bibliothèque iai^ériale de Paris, sons les le* 1455 et I626v ainsi qae dans l'Escurial. Quelques poèmes de lui ont été insérés dans lec Chresioutaikies arabes de M. Sylvestre de Sacy» de Freytag , etc. Ch. R.

Aboabekr ben Umnkrl, Triwr 4ti>90ête$, — CmM» BibUotheea artUfieo-higpana, — SyUwtrQ de Sacy, Ckrestomûihia araôe. - Haoïtter. Hutaire dt la LUié'

MABW, tyran de Sparte, de 305 à 192 avant Jésus-Christ. C'était le temps oii Sparte, comme tontes les villes grecques, était déchirée par les luttes de l'aristocratie et du parti populaire, c'est-à-dire des riches et des panvres. Agis et Cléomènc avaient essayé dn relever à la fois la royauté et le peuple ; lenr œnvro fut reprise par les tyrans Lycargne et Machanidas, auxquels suc(Déda Nabie. Dans cette guerre, que les denx factions se faisaient dans toutes 1^ villes , la démocratie se domaU d'ordinair» un chef, et lui confiait volontiers un pouvoir absehi pour opprimer le parti contraire. Nabis fut en de ces tyrans démocrates. « Il posait les fondements âe sa tyrannie, dit Folybe, en exilant ou en faisant périr tons ceux que leur richesse mettait au premier rang ». D'antre part il aboKasait

NABIS — NJ^OKODROSSOR

les dettes et distribuait aux pauvres les terres confisquées. Comme Sparte souffrait de cette disette d'hommes, dont parlait d(^jà Aristote, il a/Tranchissait les esclaves et en faisait des citoyens. Ses moyens de gouvernement furent les mêmes à Argos; maître de cette ville, il y abolit les dettes et partagea les terres. De tels actes étaient fréquents alors dans les républiques grecques. Les historiens représentent Nabis comme un monstre de cruauté ; et ce quMls nous disent des haines des factions , des vengeances réciproques et des crimes de ces temps-là rend très- vraisemblable la peinture qu'ils font du tyran de Sparte. H avait imaginé un nouvel \mtrument de torture ; c'était une statue de femme qui sous de riches halMt;» cachait un mécanisme au moyen duquel elle s'approchait d'an ennemi du tyran, Télreignait dans ses bras, et le déchirait par des pointes de fer. Du relte, Nabis refit de Sparte une sorte de république guerrière, qui eut encore quelque grandeur. Un moment il fut maître de toute la Laconie , de l'Argolide, de la Messénie; il eut une flotte nombreuse, et posséda même des villes en Crète. La ligue achéenne, qui soutenait alors presque partout la cause de l'aristocratie , fit la guerre à Nabis. Celui-ci s'allia de son cô^ avec Philippe de Macédoine,, et s'unit à sa famille par nn mariage ; c'est de lai qu'il reçut Argos, Itorsque le roi, vivement attaqué par la ligue, per^ dit l'espoir de garder cette possession. Quand les Romains entrèrent en Grèce, Nabis essaya de 86 les concilier, et il envoya même à Flamininus quelques troupes auxiliaires qui combattirent contre Philippe. Après la bataille de Cynoscéphales, les Acbéens pressèrent Flamininus de faire la guerre à Nabis; et comme c'était l'intérêt de Rome d'abaisser tout ce qu'il y avait de puissant en Grèce, Flamininus y œnsentit. Nabis, qui disposait déjà de cinq mille mercenaires , trouva dix mille Lacooiens et deux mill&Argiens qui prirent les' armes pour lui, preuve certaine qu'il était populaire; mais pour prévenir nn complot de l'autre parti , Il massacra les quatrevingts plus riches citoyens de Sparte. Flamininus lui enleva l'Argolide, les villes maritimes de la Laconie, sa Ootte, et tout ce qu'il possédait en Crète. Mais lorsque les Achéens le conjurèrent de lui Ater aussi la tyrannie de Sparte, il refusa; l'intérêt de Rome était que le Péloponèse restât divisé, et que la démocratie spar» tiate pût tenir tête à la ligue achéenne. Après le départ de l'armée romaine, les agents de Nahis soulevèrent dans les villes qui lui avaient été enlevées le parti populaire; il reprit Gytium et d'autres places ; il battit une flotte achéenne, que commandait Philopémen; mais, vaincu ensuite sur terre, il fut enfermé dans Sparte. Il comptait sur l'appui des Étoliens ; ceux-ci lui envoyèrent en effet on corps d'auxiliaires, mais en donnant à leur chef Alexamène l'ordre secret d'assassiner le tyran e( de s'emparer de Sparte.

Un jour que Nabis faisait la revue de ses troupes» Alexamène le renversa de cheval et l'égorgea. Sa mort ne mit pas fin aux luttes qui agitaient Sparte et tout le Péloponèse.

FUSTEL DE i!70DLÀKGES.

Poljbe.I]T.Xin,XVI.XVir. - TUe-LlfC,UT. XXXIII, XXXIV. — PluUrqac, ries de Ftiunininus et de Phi" iefpemm. \

Il ABORODROMOR (l),roi de Rabylonie , fils de Nabopolassar, mort en 562 avant J.-C. Mis en 607 à la tête de l'expédition chargée de reprendre la* Syrie aux Égyptiens, il les joignit près de Karkemisch, et les mit en complète déroute; les chassant devant lui, il se rendit maître de presque toute la Phénicie, et il aurait pénétré en Egypte, si Néchao, roi de ce pays, ne lui en eût barré le chemin , en s'emparant de Gaza. Au milieu de ses victoires, il fut rappelé à Babylone par la mort de son père, auquel il succéda. Bientôt après il conquit Damas et les pays araméens environnants; vers 600 il força le roi de Judée Joachim à reconnaître sa suzeraineté. Comparé dès lors par Jérémie à un aigle, à un lion invincible, il devint la ter^ reur des princes ses voisins; il passa en proverbe que quelques-uns de ses soldats , même blessés , étaient plus à craindre que des armées entières. Ses satrapes commencèrent à soumettre aux plus durs traitements les pays soumis à la domination chaldéenne, notamment la Judée. £xcité par le roi d'Egypte , qui s'avançait avec une nouvelle armée pour reprendre la Syrie, le roi Joachim résolut, en 597, avec l'assentiment de presque tous ses sujets , de secouer le joug étranger. A la nouvelle du soulèvement des Juifs, Nabokodrossor envoya contre eux une armée con8idérable,à laquelle se joignirent, à sa demande, les Ammonites et les Moabites. Joachim, assiégé dans Jérusalem , se rendit pour traiter dans le camp ennemi; les Chaldéens le retinrent prisonnier, et lorsqu'il cliercha à s'échapper, ils le massacrèrent. Pendant ce temps Nabokodrossor avait refoulé les Égyptiens hors d'Asie ; Il arriva devant Jérasalem , qui résistait encore. Peu de jours après, la ville se rendit A discrétion ; le roi, sa cour, les personnages de marque, les guerriers les plus exercés, en tout plus de dix mille personnes, furent emmenés en captivité ; le trésor royal et celui du temple furent transportés à Babyione. Cependant Nat>okodrossor voulut laisser aux Juifs une ombre d'indépendance, et il leur donna pour roi Sédékia, fils de Josias. Ces succès augmentèrent l'orgueil des satrapes chaldéens, et leur tyrannie parut bientût intolérable aux peuples que Nabokodrossor venait d'assujettir. En 593 les rois de Tyr et de Sidon , et même les princes ammonites et moabites envoyèrent à Jérusalem dé»

(1) Cest, d*8prèi Ewatd , le nom que lai donne le texte hélvea de Mrémle et d'Eiéebiel. raltrt p«r Bai«be et le' Sjncelle; mali dans U Septante déjà on trouve /Vofrou-' chodonoÊWTi en Allemagne on V»ppel\t KéboMKadnézar, sur la fol de la ponctuaUon masortlblque.

NABOKODROSSOR — NABONASSAR

dépotés diargës de décider le roi Sédékia à se liguer avec eux pour combattre le commun oppresseur. Le prophète Jérémie opposa toute son éloquenee à ce projet de révolte , dont il reconaiissait tout le danger, et il parvint pour le moment à le faire abandonner. Mais en 689 Sedékia, poussé par Hophra, roi d*Égypt», qui lui promettait des secours , se laissa entraîner à conclure contre Nabokodrossor une alliance avec les princes qui viennent d*étre nommés. Le roi de Babylone accourut avec une armée Tormidsbie, et se jeta d*abord sur la Judée, le centre do soalèvement. Jérusalem fut investi immédiatement; mais le siège, pendant lequel les Juifs 6reot plusieurs sorties heureuses, fut levé, bientôt aprèji, k la nouvelle de l'approdie d*uoe armée égyptienne. Nabokodrossor alla à sa rencontre, et la défit entièrement. Il revint ensuite devant Jérusalem, et la fit'cemer étroitement. Pendant les deux ans que dura le siège, il s'empara des principales forteresses du pays. Les Juifs, abandonnés des Ammonites et des Moabites, qui les avaient excités à la guerre , résistèrent avec an ooorage héroïque; la ville ne fut prise (586) qne lorsque la famine eut causé la mort de la plupart des défenseurs. Le vainqueur fit exécater la famille du roi et tous les chefs ; Sédékia fut aveuglé et jeté en prison. Knsuite Nabokodrossor fit piller Jérusalem, après quoi le temple, le palais du roi et les principales maisons furent livrés aux flammes. On ne laissa dans le pays qne les habitants les plus pauvres; les autres furent conduits dans divers lieux de la Babylonie, où ils formèrent des colonies. Nat)okodrossor employa rannée 586 à reconquérir la Syrie et ia Phénicie, et. vint ensuite assiéger la ville de Tyr, qui seuie dans ces contrées bravait encore sa puissance. Cette entreprise ne Toccupa pas moins de treize ans; ia ville, extrêmement forte par sa position au milieu d'une tie, était constamment ravitaillée par mer, où les vaisseaux phéniciens avaient gardé leur supériorité- A la fin Nabokodrossor^ résolut de faire combler le détroit qui séparait la ville du continent; mais il est très-probable qu'il n'acheva pas cet ouvrage. Quoi qu'il en soit, les Tyriens capitulèrent co 673, et reconnurent l'autorité du roi de Chaldée, sous la condition que leur ville serait préserva du pillage (l). Immédiatement après, I^bokodrossor exécuta enfin le projet arrêté chez loi depuis longtemps d'envahir l'Egypte, et il y pénétra assez en avant; mais à la suite d'un tremblement de terre, phénomène regardé par In Chaldéens, très-superstitieux, comme un Duiuvais présage, il retourna en Babylonie. Cette fftraite permit au roi d'Egypte Hophra de ravager la Phéoicie et d'enlever l'Ile de Chypre

(liCttt li le fait qn! seinble résulter le plas cialrempnt i^U iMs^ae dtocosaloD qui t'est engagée »u siiH de ce eé' i^re «iége entré les Interprètes de la Bible, et dont l'ex- ?'>'< le plQ« lacide a élé présenté par Movers, dans sua ^^i»iikàgs JUertkum,

aux Tyriens. De retour dans sa capitale, Nabokodrossor se reposa de ses conquêtes, qui lui valurent d'être comparé à Hercule par Megasthène; il apporta tous ses soins à orner Babylone de magnifiques édifices; ce fut lui» probablement, qui y construisit les jardins suspendus si fameux dans rantiquité. Dès 586 il avait fait élever dans la plaine de Dura une idole en or, haute de soixante coudées; trois jeunes Hébreux, Ananias, Azarias et Misaël, qui avaient refusé d'adorer cette statue, Airent jetés dans une fournaise ardente; ils en sortirent sans avoir été atteints du feu ; à la vue de ce miracle , le roi défendit de mal parler du Dieu des Hébreux. En 569, enivré de sa toute-puissance, il perdit tout à coup la raison;- s'imaginant être une bête fauve, il s*enfuit dans les champs, et alla jusqu^à y brouter l'herbe. Ses ongles s'allongèrent, et ressemblaient à des griffes ; son corps se couvrit de poils, et le roi des rois, craint naguère dans toute l'Asie , ne garda presque plus rien de la figure humaine. Sa folie, pendant laquelle son fils Êvilmérodach fut investi du gouvernement, dura sept ans ; il en guérit enfin en 563, et reprit possession de son trdne. Il mourut l'année suivante, après avoir porté l'empire chaldéen au point culminant de sa prospérité. O.

Itérose. — Jéréinle. — Ëzéehtel. -- f,es Rois. — Flavius iotéphe.

9ABOlfA89AR ( Na^ovà^apo; ) , roi de Babylone, vivait vers le milieu du huitième siècle avant J-C. Il est célèbre par l'ère chronologique qui porte son nom et qui a donné lieu à d^'nterminables discussions. On pense généralement que cette ère se lie à quelque grand événement de l'empire babylonien ; mais cet événement est impossible à déterminer dans l'état d'ignoranœ où nous sommes touchant Tempire d'Assyrie et l'empire babylonien ou chaldéen. Il est probable que le royaume de Babylone ne devint conquérant qu'à partir du règne de Nebukadnezar (Nabuchodonosor), en 604 avant J.-C. Jusqu'à cette époque les rois de Babylone dépendaient des princes assyriens et agissaient souvent comme leurs vice-rois et leurs satrapes 11 faut remarquer toutefois que l'étroite sujétion de Babylone ne commença que du temps du roi assyrien Asarbaddon, qui imposa aux Babyloniens son fils comme vice-roi. 11 est donc probable que Nabonassar ne relevait pas de TAssyrie. Quelques chronologistes pensent que Père de Nabonas^^ar se rapporte au renversement de la suzeraineté des Assyriens et à rétablissement d'une dynastie babylonienne indépendante.

L'ère de Nabonassar fut employée dans les tables des astronomes anciens, où elle tient la même place que l'ère des olympiades dans l'histoire politique. Elle marque le point de départ de la chronologie babylonienne. Les Grecs d'Alexandrie, Hipparqne, Bérose et Ptolémée l'adoptèrent, et les chronologistes modernes ont pu la rattacher à l'ère chrétienne au moyen des

NABONASSAR — NACHMAN

phénomènes célestes qui, selon Ptolémée, concordèrent avec l'aTénemeot de Natwnassar. Le eommencement de cette ère a été fixé au 26 fé- ▼rier 747 avant J.-C. ; les années qui la composent sont des années vagues de trois cent soixante-cinq jours, sans in!ercé!ation k la quatrième année , ce qui prodnit une année en pins sur quatorze cent soixante années jnliennes. T.

S«a lifter. De Bmend. Temp.^ p. SIt. - RosenmBller. BMic Céofftapkf of Ctnttal jttim , toi. Il, p. il, ûe la «rad.«oglalse. — Clinton, Foiti àeUmIci, voL I, p. ST8.

■ABOP^uiHSAR, roi de Babylonie, mort en 605 avant Vert chrétienne. Il n'était d'abord que simple satrape du roi d'Assyrie Sarali ou Sardanapale. En 62» il fut chargé d'arrdter invasion des Scythes dans k Babylonie, pays qui, après avoir réussi à s'affirandiir de la danioation assyrienne, y «était retombé depuis plusieurs années. Au lieu de combattre les Scythes , il s'entendit avec eux , se fit proclamer roi de Babyionie, et se maintint par les armes contre son ancien «onverain. Plus tard il s'allia avec Cyaxare» roi des Afèdes, ^pour partager le royaume d'Assyrie, Après avoir, 4ans deux bataiiies,vainou l'armée deSarak, ils nernèrent Ninive; comme on ne oonnaîssait pas encore les roacbiaes 4ù «îége, l'eannemi ne pot entamer les r-empaiiis gigantesques denette ville ; elle ne Ait prise qu'après un sié^e de plus de deux ans, lorsque l'Euphrate à la suite d'une crue extraordinaire eut détnrit le mur d'enceinte dans une étendue de plus de vingt stades. C'est alors que Sarak, pour ne pas tomber aux mains de ses ennemis , dressa dans son palais un immense bOcber, où (unml entassés tous ses ti'ésors, et 4]u'il s'y fit brûler «avec toutes ses femmes Si l'on adraelteit, avec M. de Saolcy, que la prise de Ninive dont parie Ctésias est la nvême que celle qui nous occupe, nabopolassar aurait , après la destruction complète de la ville, obtenu, par ruse, de son allié qae les décombres de ce bâcher lui fussent attribués. Le rai mède, apprenant pins tard quelles masses d'-or et d'argent y avaient été trauvées, en aurait d'abord conçu one violente colère, mais U se serait ensuile apaisé. Ce qui est oertain , c^est que les deux princes ee ftarlagèrent les États assyriens, en pienant le Tigre pour ligne de démarcation (l). Sur ces cntpefaites le roi d'Egypte Néchao avait conquis une partie de la Syrie et s'était avancé jusqu'à la forteresse de Karkemiscb, dont tl s'était empâi^ Nabopolassar., désirant aoquérir une puissante marine, féselut d'arraotier cette province aux Égyptiens; empêché par l'Age de marcher kùméme contre eux , il en changea son jeune fils, Mabokodrossor ( voy. ce nom ). Il mourut «rant la fin de la guerre. O.

Dioltore 4e fiicUc - Mrote. - BuAbe, Ukroniqmê. - Alexandre Poljblstor. ~ Sialcy, JiecAerekei tur la

(1) A« iBWea Ses maeitlons eoatradtctoim des btslorleM , UeM tepoMiMe de préetar te date de la clMte de MloiTe ; en tout caa elle «st {NWtérlemie à «H et «a-

atrieure i eo6.

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