CORBEIL - CORBERON
CenomanensU f adaaiales Flosculi; Paris 1520,in-4°. B. If.
J. 4t UW07, Bjsoii Navarrm G$mma*\i atstoria, î. II. - B. Haurém , Hist. Uttér. du Haine, L III.
*copn*W-i (CAri5top*e ),u'ttérat«ir italien, vivait dans la seconde moitié do seizième siècle. On a de lui : Poésie del Hère. Tasse, son brUwh dichiarationi; Bergamc, 1593, jn-n*
Àdelung, snppl. à JOcher, AUg. Gelehrten-Lexico*
*ConnKixi (Nicolas-Marié), savant Hallro, vivait dans la seconde moitié do dix-septième siècle. On a de lui : la Porismena; Venue, 1 672, m-12 ; — il Mondo geografioo epoiitico ; Colonie, 1673; — Bistoria egittia e perska; Venise, 1685, in-12.
Adelung, tappl.;i JScher, Alla- GeUhrte* Lexwon.
«conncnA (Etienne), historien espagnol, né à Barcelone, dans la seconde moitié dq seizième siècle, mort en 1635. On a de lui : Vida di hechos maravillosos de donc Maria Cer. vellon, llamada Maria Socos Beat a, professa di Nuestra Senora de la Merced, con algunas antiguedades de Cataluna; Barcelone, 1629, in-fol. — Cataluna illustrada; Naples, 1678, in-fol.
Antonio, Bioliotheca mm Mspana,
connsnos ( Nicolas de ), jurisconsulte français, né à Troyes, en 1608, mort le 19 mai 1650. Ii succéda à son père dans la charge de lieutenant particulier au présidial de Troye*, et fut nomrni en 1634 membre du conseil souverain do Nancy. Il passa ensuite an parlement de Metz, dont il fut avocat général. Nommé maître des requêtes es 1642, il fut choisi en 1644 pour remplir la place d'intendant de justice, police et finances, dans les provinces de Limousin, Saintonge, Marche, Angoomois et pays d'Aunis. 11 s'acquitta avec bonheur et habileté de cette tache difficile : Abd de 8ainte-Marthe, qui avait épousé 1* tille aînée de Oorberon, publia les plaidoyers de en jurisconsulte, sous le titre suivant : Plaidoyer* de messire Nicolas de Corberon, avec les arrêts intervenus sur ces plaidoyers ,Parist 1693, io-4*.
Doœ Calmet, Biol. lorr. - Moréri, Grand dicUonuaire historique.
conBBBON ( Nicolas de), jurisconsulte français, neveu dn précédent, né à Paria, en 1643, mort à Colmar, en 1729. Nommé en 1683 procureur général au parlement de Mete, a fut élevé en 1700 à la dignité de premier président du conseil souverain de Colmar. En 1725 il se démit de cette place en faveur de son fils, et rat nommé conseiller d'État. H est moins connu comme magistrat que comme oompagnon de Bapard dans sou voyage eutaponie. De Corberon, Regnard, et »n de leurs amis, M. de Fercourt, partirent de Paris le 26 avril 1681. Après avoir passé quelques mois à Amsterdam, 3a nous* sèrent jusqu'à Stockholm. Le roi de Suède Jeur conseilla un voyage en Laponie, et leur en farilHa les moyens. Les trois amis parvinrent jusqu'à* lac de Tornéo , et gravissant une montagne d'où
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iis pouvaient Yoir la mer Glaciale, ils gravèrent
sur une pierre ces quatre yers latins :
GalUa nos gemiit : vidlt nos Africa, Gaofem Haoslmus, Earopamque ocults lustra rimas omnem : CaUbos et Tarifa actl terraque marlqae, me tandem ateUiniM, noMs abt défait erbls.
Dl FlMXHTItT, dB CORBBlLOff, lUeVA», flt ftOOt 16St.
Regnard, r**f •» Lapon*.
co&bsbon ( Nicolas be), magistrat français, ISls du précédent, vivait dans la première partie du dix-huitième siècle, fi «accéda à m» père en qualité de premier président an «aussi tour*. raiu de Colmar. On a de hn : But* de recueil (Tarrétt notables du conseil souverain cT Alsace; Colmar, 1740, ia-fol.
Qnérard, ta Promet UUtratn.
cobbst (Guillaume), général grée, d'origine irlandaise, né en 1 781, mort à Samt-Dems, le 12 avril 1842. il étudiait le droit à Dublin lors du soulèvement de llrlande en 1796, et fit partie, en qualité d'officier dans Tannée nationale, de la députatien chargée d'aller à Parts mire appel aux secoure de la France. Lors de la défaite et de la dispersion de la troupe d'invasion du général Hmnbert, Cornet se retira à Hambourg, d'où il attendait le moment de rentrer en France ; mais te gouvernement anglais le flt incarcérer, puis obtint son extradition. Détenu deux ans à Kilmaiuham, près Dublin, il lut délivré par ses compatriotes et chargé d'une nouvelle mission a Paris, mais qui fut entravée par le traité d'Amiens. Lorsque la guerre recommença, Corbet entra au service de la France; et après avoir passé par les grades inférieurs, il fut nommé colonel en 1814. Lorsque Napoléon eut abdiqué, Corbet rentra dans la vie privée, d'où Une sortit qu'en 1828, pour mire partie de l'expédition de Morée, où il se distingua. En 1830 il rut nommé maréchal de «amp. Vainqueur à Argos , il installa le roi Otfon sur le trône, et contribue aussi à donner un gouvernement régulier è la ville d'Athènes, qui en était dépourvue depuis la mort àt Capo distria. Il fut nommé alors commandant en chef de l'armée grecque. A son retour en France, il fut porté sur le cadre de réforme, après avoir été employé dans les 14e et 15e divisions militaires.
aYonlt. unto. - Arêm*m de lu piei-M. - Maillé, Biog. tecélèb.mMt.
corbbt X Jean ) , théologien non-conformiste anglais, né à Gioucester, en 1020, mort en 1080. Élevé à Oxford, il fut nommé recteur de Brarosbot, dans le Hamshire; mais il perdit cette place pour cause de non-conformité, en 1002. Ou a de lai : ffistorical relation of tfa nUMory $onrnment of Gleueester durûuj thû rebelr foit; 1004, in-4°; — Setf employaient in se- <** ; 1081, in-12.
Rote, New bioç. dict.
coebbt {Richard), poète et théologien aatfau, Bé à Bwell, dans le Surrey, en 1582, Nort en 1635. Élevé d'abord à l'école de Westfciûster. ef ensuite au collège du Christ à Ox-
ford, il rot nommé par Jacques V* doyen do l'église du Christ. 11 devint en 1029 évoque d'Oxford, et fut transféré en 1032 à Norwich, où il mourut; il fut enseveli dans la cathédrale de Norwich. Ses poèmes furent publiés après sa mort, sous le titre de Pœlica stromata ; 1048, in-00. Octave Gilchrist en a donné en 1807 une nouvelle édition, avec une vie de Corbet Châlnwi». Biogrmpkieai dicticnari,
goebiac ou connu* (Pierre), trouhadoor provençal, né, comme il le raconte lui-même, * Corbian, d'où son nom est tiré, vivait doua la première moitié du quatorzième siècle. Daul une des deux pièces manuscrites que Ton conserva de lai à la Bibliothèque impériale de Paris, 11 trace en quelque sorte son autobiographie s « Je suis riche d'esprit, dit-il ; et quoique je n'aie pas de grands héritages , châteaux , bourgs et autres domaines; quoique jo n'aie ni or, ni argent, ni soie, mais pour tout bien ma seule personne, je ne suis cependant pas pauvre. Je sui6 même plus riche que tel qui aurait nulle marcs d'or. Le lieu de ma naissance est Corbian, où j'ai mes parents et mes amis. Mes rentes sont modiques ; mais ma courtoisie et mon esprit me font vivre en honneur parmi les honnêtes gens. Je vais la tète hante comme un riche ; et en effet je le suis, par le trésor quej'ai amassé. » Ce trésor consiste dans les connaissances qu'il avait acquises, et qu'il énumère : l'histoire figura an premier rang. Pour prouver sa science en cette matière, Corhiac passe en revue |ons les événements, en commençant à Dieu et à la création; après avoir ainsi étalé une partie de son savoir, le troubadour expose le reste : on y trouve les sept arts libéraux , la grammaire, la langue latine, qu'il sait très-bien, la dialectique, la rhétorique, un peu de droit et du décret ( de Gratien , apparemment)» beaucoup de musique, l'arithmétique, la géographie, l'astronomie, l'indiction, l'épncte et 1e comput ecclésiastique; un peu de médecine, la pharmacie, la chirurgie, et la nécromancie; puis la géomancie, la magie, la divination, la mythologie ; enfin, quantité d'autres connaissances formant un total dont peu de poètes modernes pourraient se vanter, et où à quelques indications vraies se trouvent accolées les matières Les plus disparates, les événements les plus fabulent. On y voit Alexandre le Grand partageant ses conquêtes entre ses douze pairs ; Charles Martel établissant les décimes ; Brutus arrivant de Troie dans la Bretagne, puis en Angleterre, où il défait le géant Cornieu, etc. Après avoir ajouté à son trésor quelques talents dont il n'est pas moins fier, par exemple sa connaissance du ptoin-ehant et son habileté è se faire entendre au lutrin, Corbiae clôt ainsi son inventaire : « Voilà mon trésor et mon plaisir ; voilà une richesse qui ne me donne point d'inquiétude : rien ne peut m'empêcher d'être gai tous les sept jours de la semaine. Je ne demande à Dieu que la santé du corps, de
CORBIàC — CORBIERE
quoi me nourrir et vêtir, et la grâce de faire mon saint. » Ainsi finit le trésor de maître Pierre de Corbiac. Cette pièce, imitée d'un fabtian da treizième siècle intitulé : les Deux Bordeors rir bauds, a été mise en prose par Legrand d'Anssy , sous le titre des Deux Mènes triers. On y trouve des emprantB an Trésor de Brunetto Latmi ; mais Corbiac se garde d'en rien dire.
Une antre pièce de Pierre Corbiac est une'invocation à la Vierge» qu'il chante en langue romane, parce qu'à son sens on se fait mal comprendre en latin, et sans doute parce qu'il suppose que la Vierge ignore cette langue. Il ajoute, à la louange de la mère du Christ, que «tous les chrétiens savent et croient ce que l'ange lui dit, quand elle reçut par l'oreille Dieu, qu'elle enfanta vierge ». Le troubadour compare la merveille de cet enfantement à l'action du soleil, dont la lumière traverse le verre sans le faire éclater.
MUlot, Hitt. m. des tr&ubad., III.
corbichon ( Jean ) , écrivain français, vivait dans le quinzième siècle. Religieux augustin et chapelain du roi Charles V, il se fit connaître parla traduction d'un traité latin intitulé : de Proprietatibus rerum ( voy, Glawvillb ). A la fin d'une édition faite à Lyon, sans date, qui parait la plus ancienne et dont un exemplaire se trouve à la Bibliothèque de l'Arsenal, on Ht : Cestuy livre des Propriétés des choses fut translaté du latin en français Pan de grâce mille CCCLXHI , par le commandement de trèschreslien roy de France Charles le Quint de ce nom, régnant en ce temps paisiblement. Et le translata son petit et humble chapellain, fière Jehan Corbichon, de Vordre de Saint-Augustin, Cet ouvragé, revu et corrigé par un autre religieux augustin , nommé Pierre Forget, fut réimprimé sous le titre : le Grant Propriétaire, qui traite de toutes les propriétés des choses naturelles; Lyon, 1482, in-fol.; 1485, 1491 et 1500; Paris, 1510; Rouen, 1556.
Du Verdler et Lacroix da Haine, BWioth. françaises. - Morérl, Grand dictionnaire historique.
*coftBift*E d Jacques -Joseph- Guillaume- Pierre, comte de ), homme d'État français, né à Aroanlis, près de Rennes, vers l'année 1767, mort en 1853. Il était d'une famille assez aisée, mais obscure , et fut destiné de bonne heure au barreau , où fl ne semblait pas destiné à briller. Son mariage avec la veuve de Le Chapelier (voy. ce nom ) , laquelle appartenait à une famille considérable de la Bretagne, porta d'abord sur lui l'attention de ses compatriotes, et il rot élu, au temps de la Restauration, président du conseil général du département dTlle-et-Viiaine. Sa renommée, tout à fait locale, lui valut en 181 5 les honneurs de la députation. H prit rang au côté droit de la chambre, et parmi les membres les plus exaltés du parti ultra, où figurait déjà M. de VIIlèle. Dès ses débuts il prêta son appui aux mesures réactionnaires dirigées contre les crimes et dé-
lits politiques , et vota rétablissement des cours prévôtales. Élu de nouveau en 1816, il reprit sa place à côté de M. deVfllèle, dont 0 seconda de tout son pouvoir les attaques contre le ministère Decazes. La tactique de ce député, tendant a remplacer le président du conseil , donna naissance an parti de l'opposition royaliste, qui, en haine des ministres, unissait ses votes à ceux du parti libéral; et c'est ainsi que M. de Corbière fut amené à parler en faveur dit jury et à voter pour la liberté de la presse. Il n'en saisissait pas moins tontes les occasions de retourner à ses premières opinions, quand fl le pouvait faire sans danger pour ses intérèfe et ceux de sa cause. En 1818 il dirigea ses attaques contre le conseil d'État, et dénonça le comité directeur de Paris. L'année suivante, de retour à la chambre après une absence pendant laquelle fl avait exercé à Rennes les fonctions de doyen de la faculté de droit, auxquelles il s'était vu appeler en 1817, il demanda à grands cris l'expulsion de Téveque Grégoire, élu dans le département de llsère.
Enfin était venue l'époque où son parti allait arriver au pouvoir; ce parti avait exploité avec habileté le fatal événement de l'assassinat du duc de Berry. Le 21 décembre 1820, M. de Corbière fut nommé ministre d'État et président du conseil royal de l'instruction puhbqae. n donna sa démission quelques mois plus tard; et après le 14 décembre 1821 fl Art appelé an ministère de l'intérieur; peu après il reçut du roi le titre de comte. 11 devait principalement ces faveurs à son adhésion passive an système de M. de ViUèle. M. de Corbière débute dans son nouveau poste par de grandes épurations ; il combattit h outrance renseignement mutuel, et se montra ennemi violent de la presse libre. A plusieurs reprises, et notamment en
1827, il fit tous ses efforts pour rétablir la censure; il attacha ensuite son nom à la dissolution de la garde nationale de Paris, mesure impotitique, sans laquelle la révolution de JmOet n'aurait peut-être pas eu lieu; et enfin, le 5 novembre 1827, le dernier acte de son pouvoir expirant fat la part qu'il prit , avec MM. de Villèle et de Peyronnet, à la dissolution de la chambre des députés. Deux mois après, le 4 janvier
1828, les trois amis quittaient ensemble le ministère et recevaient en dédommagement, de la faveur royale, les titres de ministres d'État, membres du conseil privé du roi et paire de France. Depuis 1830, M. de Corbière, exclu de la chambre des pairs par son rems de prêter serment, habita sa terre, située dans les environs de Rennes , livré à l'étude des anciens, et en fièrement étranger à la politique. [Bnc. de? g, du m., avec add.]
MoniL unit, — Lerar, Ânn, MsL univ. — De TaoJ*belles. «fit des doux Jtetovr. -tDe Umarttne, Hist\ de ta Jtert. — Arnanlt, Jooy, «te, moç. nom. dm orwifirwp. — fttbbe, BobtfoltD, etc., Bioç. portât, des eomUmp, - De Conny, Bist. de la Best. - Lnbls. «ht. de ta tac.