‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 105 sur 133 · CORDOVA · texte numérisé non relu

CORDOVA

succombé; mais on apprit an capitaine espagnol que son compagnon existait encore, sans toutefois pouvoir le lui amener. Il est certain que cette expédition, passée ordinairement sons silence, et le séjour prolongé de deux Castillans dans une région où leur présence ne pouvait pas être un mystère, devait jeter réveil parmi les populations du Ténotchhlan, séjour de l'empereur des Aztèques, et peut-être doit-on mire dater de là cette fameuse prophétie qui annonçait l'arrivée des hommes blancs. On voit, parla relation de Grijalva, que cet explorateur malheureux alla, lui aussi, à la recherche de Tunique chrétien qui lut resté de l'expédition précédente. Si Ton veut se rappeler d'ailleurs que Colomb rencontra en mer une embarcation considérable montée par des Yucatèques, on comprendra que l'expédition de Cortès devait être prévue depuis plusieurs années par les peuples qu'elle allait asservir.

Après avoir exploré la côte du Yucatan, dont il remarqua bien certainement ;les grandes constructions monumentales , si différentes des pauvres cabanes de feuillage répandues dans les fies, Cordova, repoussé par la tempête, fat contraint d'abandonner ces parages. Il aborda sur les plages de la Floride, visitées cinq ans auparavant par Ponce de Léon, qui crut y découvrir la fontaine de Jouvence. Ce fut de ces régions, encore si peu explorées, qu'il revint à File de Cuba, où il mourut, dix jours après son arrivée, et il est certain que ce fut d'après les rapports qu'il remit au gouvernement, qu'une seconde expédition eut Heu, au mois de mars 1518 , pour les cotes du Yucatan. On embarqua cette fois un chapelain capable de rappeler les événements qui allaient signaler ce mémorable voyage, et par suite de cette M^écantion, l'exploration de Juan de Grjjaiva ne lut point perdue pour Cortès. Ferdimand Demis.

Herrera, Décade*, Uttc III, cap. i. — CogoUudo, ffisto- Ha dé yucatan. llv. I. — rouages, relations et mémoires originaux pour servir à F histoire de ta découverte de V Amérique; pob. pour la première fols en français par n. Ternaai-Compana (iRecneU des pièces relattrei à la conquête do Mexique).

cordova (Alphonse du), astronome et médecin espagnol, vivait vers 1600. E corrigea et compléta YAlmanach perpetuum solis , composé par Abraham Zacuth, médecin d'Emmanuel, roi de Portugal. Ona encore de lui : Tabula astronomie»; Venise, 1517, in-t*.

CORDOVA (Alphonse) , théologien espagnol, né à Salamanque, dans la seconde moitié du quinzième siècle, mort en 1542. Il étudia la médecine à Paris, et introduisit le premier dans l'université de Salamanque la doctrine des nominaux. On a de lui : Principia dialectices in terminas, suppositiones, cùnsequentias, porta exponibilia distinct a; Salamanque, 1519, in-4°.

N. Antonio, Bibiiotheea hispana nova.

* cordova ( Alphonse- Romain) , médecin

espagnol du dix-septième' siècle. On a de lui : Theoriea y pratica de cirurgia ; Madrid, 1617, in-8°.

*cordova ou cordota (Antoine), casuiste espagnol, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle, n appartenait à l'ordre des frères Mineurs de la commune observance , et véent longtemps dans un couvent de Alcala de Henarès. On a de lui : Annotationes in Ztomtsicum Cotum, de ratkme legendi et deteoendi secretum; de detractatione et fanue restitutione; Alcala-, 1563, in-4° ; — BxposUio re». gui» Jratrvm Minorum; Louvain, 1554; — Commentaria in quatuor libris magistri sententiarum; Alcala, 1569; — Tratado de casos de conscienda; Tolède, 1575; — Quzstionarium theologicum, sive silva easuvm conscient**; Tolède, 1578; — Additùmes « compendiumpfivilogiorum/ratrwn Jftuorttu Alphonsi de Casarubios ; Nantes, 1595, in-4°.

N. Antonio, BMiotkec* hispana «oins. — Waddlac,

«cordova (Antmio-Fernandex), jésuite espagnol, mort à Grenade, en 1634. Or a de lui : Instruction de confessores; Grenade, 1621, in-12.

N. Antonio, Bibiiotheea Mspema nova.

* cordota (Fernando m), savant espagnol, né en 1422, mort vers la fin du e^rinzième siècle. Il se distingua par l'étendue de ses connaissances : la théologie, la philosophie, la médecine, les mathématiques, la musique, met était de son ressort; les langues grecque, hébraïque , arabe , chaldéenne , n'avaient point de secrets pour lui; l'astrologie lui était familière. Dans toutes les disputes publiques alors à la mode, il remportait la victoire ; il connaissait à fond tous les écrits des scolastiques, des philosophes, des médecins de l'Europe et de l'Orient. H avait servi avec distinction contre les Maures sous les drapeaux du roi de Castflle Jean II; a vint à Paris, mais son vaste savoir le fit passer pour un sorcier, et il jugea prudent de partir promptement pour Rome, où il fut en faveur auprès des papes Sixte IV et Alexandre VI. 11 composa de nombreux ouvrages ; le plus remarquable est une introduction an traité d'Albert le Grand de AnimaUbus ; elle fat imprimée à Rome pour la première fois en 1478. Parmi ses productions restées manuscrites, on cite un commentaire sur YAlmageste de Ptolémée.

Antonio , Bibiiotheea hispana velus. VU. p. **.-?•* brides, Bibiiotheea medii avi, t. II. p. *St. - Crerier, Histoire de l'Université de Paris, IV, 140. — A. Beat», FUa de Fernando de Cordova v Bocaneçra; Madrid, i7i7, m-*».

cordova (Jean), littérateur espagnol da seizième siècle. On a de lui un roman de chevalerie intitulé : Bistoria del valerosa caeollero Lydamor de Bsco&a; Salamanque, 1539, hvfol.

K .fAntonlo, mi. M*, mm.

CORDOVÀ

goboota (Jean), jésuite espagnol, mort en 1645. On a de lai : Catena in libros Regwn; Lyon, 1652, 2 Toi.

N. Antoalo, Bibliotheca hispana nova.

* gordova ( Louis-Fernandez de ) , général espagnol, né à Cadix, en 1799, mort le 29 août 1840. S commanda en 1820 les troupes qui , à Las Cabezas, proclamèrent la constitution de 1812. Opposé ensuite au parti constitutionnel, il s'entendit avec le roi, et prépara ainsi le soulèvement des gardes qui eut lieu le 7 juillet 1822. Il se réfugia alors à Paris, d'où il se rendit à l'armée de la Foi, commandée dans la Navarre par Quesada, et y organisa de son coté un corps d'armée qui précéda en Andalousie l'invasion française. Cordova devint dès lors un des favoris de Ferdinand VII, dont il se fit aimer par son caractère enjoué. Secrétaire d'ambassade à Paris en 1825, chargé d'affaires à Copenhague en 1827, il fut bientôt après envoyé en qualité de ministre plénipotentiaire en Prusse, où il prit en main la cause de D. Miguel. A la nouvelle de la révolution de juillet 1830, il retourna en Espagne; mais les défiances de Calomarde l'obligèrent encore à s'expatrier. U alla reprendre son poste à Berlin , après avoir combattu à la frontière d'Espagne, comme simple volontaire, les constitutionnels, qui tentaient de rentrer dans ce pays. Nommé ambassadeur à la cour de Lisbonne, en 1-832, il soutint de nouveau avec ardeur la cause de don Miguel. Les circonstances lui firent bientôt un devoir de se ranger parmi les partisans de la reine Isabelle. Placé à la tête d'une division dans l'armée du nord, il prit une part active à la campagne de 1834. En même temps il gagna la laveur de la reine Christine. En 1835 il eut le commandement en chef de l'armée du nord , et remporta la victoire de Mendigorria. La fortune se déclara ensuite contre lui; il subit plusieurs échecs, et s'attira le mécontentement de ses soldats. H se démit alors de son commandement ; en 1836, à la nouvelle de la révolution de la Granja, il vint à Paris, où il se posa en partisan de Tordre de choses établi récemment en Espagne. Il retourna ensuite à Madrid, dans la supposition qu'une réaction en faveur du parti modéré était prochaine ; mais l'événement ne répondit pas à son attente, et il ne réussit pas non plus & gagner, comme il l'espérait, la faveur populaire. Nommé à grand'perôe député de Pampelnne aux cortès, il se montra si indécis dans «es opinions, qu'il ne réussit qu'à indisposer tous les partis. Au mois de novembre 1838 il alla s'associera SéviHeau mouvement de Narvaez, qui ne se proposait d'appuyer ni les modérés ni les exaltés. Rival d'Espartero, il dut chercher son «dut dans la fuite ; il gagna le Portugal, et mourut à Lisbonne. Il avait de la valeur, mais plus de présomption que de talent.

Wonit. wUv. - Lerar, Aim. kist. unto. - Convcrtattonê-lexicm.

coedova (***), général colombien, né à

NOOV. BIOCR. GÉNÉR. — T. XI.

Antoqoia (NovreUe-Grenade), tué à Santuariole 17 octobre 1829. H était fila d'un riche négociant attaché an parti espagnol. Cordova, au contraire, dès l'âge de quinze ans, s'enfuit de la maison paternelle, et s'engagea dans une bande d'indépendants , commandée par le lieutenant colonel Emmanuel de Semer, émigré français, dont il devint l'aide de camp. Son père, au désespoir, vint trouver Servier à Bogota, et lui offrit dix mille piastres ( 54,000 francs ) s'il pouvait décider le jeune républicain à rentrer dans sa famille. Les conseils et les promesses furent inutiles : Cordova n'écouta que son penchant pour les armes. Servier ayant été défait et tué dans les montagnes de Pologordo par le brigadier espagnol don Juan Samano (8 août 1813 ), Cordova se joignit à d'autres chefs de guérillas, et fit toute la guerre des Llanos (Plaines). Il y acquit une grande réputation d'intrépidité. Le 8 août 1819, il se trouvait à la bataille de Boyaca, gagnée par Bolivar contre le général en chef espagnol Barreiro. Sa belle conduite lui valut le grade de colonel, etBoHvar le chargea d'expulser les royalistes de la province d'Antoquia. Cordova s'acquitta avec intelligence de cette mission : suivi de deux cents hommes seulement, il chassa les Espagnols de position en position, et entra triomphant dans Antoquia. Son premier soin fut de se rendre chez sou père et de l'imposer des dix mille piastres offertes par lui à Servier quatre ans plus tôt; et comme le vieillard se plaignait de donner une somme aussi forte pour une cause qui n'était pas la sienne, Cordova le menaça de le faire jeter sur le territoire espagnol pieds et mains liés ; il l'eût même fait sans les prières de plusieurs habitants notables. Les exactions du jeune colonel soulevèrent bientôt les plaintes de ses concitoyens, qui obtinrent son rappel. Cordova se distingua de nouveau dans les nombreux combats livrés sur les bords de la Magdalena. Une flotte espagnole de vingt-sept navires ( flècheras) était à l'ancre dans le port de Ténériffe; le général colombien MarianoMontilla, intendant de Cartagena , donna ordre à Cordova de s'en emparer. Celui-ci réunit vingt-neuf fléchères ou champans, et remonta la rive gauche de la Magdalena durant la nuit, afin de redescendre sur la rire droite avec le courant. Ayant réussi dans cette manœuvre, il attaqua au matin les bâtiments espagnols, dont la position d'ancrage paralysait le feu de la place. U les prit tons à l'abordage. Ouvrant ensuite une vigoureuse canonnade, il contraignit les Espagnols à se renfermer dans la ville. Les maisons, presque toutes en bois , furent bientôt incendiées. Cordova fit alors débarquer ses troupes , et après un sanglant combat, il remporta une victore complète. Nommé général, Cordova fit partie de la division colombienne que Bolivar laissa dans le Pérou. On peut juger de son caractère par le fait suivant : pendant les fêtes du carnaval à Popayan , il se déguisa, et ayant rencontré un sergent qu'il

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