CORET
a de lui : Observationes rerum judicatorunx et ejusdetri consilia ; Amsterdam, 1561, ln-4*.
Adelaog, soppl. A JGcher, Alïqem. Gelehrten-faricjn.
cokENZio (Belisario), peintre italien, ne en Grèce, mort à Naples, en 1643, dans un âge très-avancé. Étant venu à Venise quand vivait encore le Tintoret, il passa cinq années dans son atelier, et en 1590 alla se dxer à Naples. Doué d'une imagination abondante et hardie, il exécutait avec la plus grande facilité tout ce qui lui venait à l'esprit; aussi, bien que sous beaucoup de rapports il ne puisse être comparé au Tintoret, il approche de lui par la fécondité et même par d'autres qualités, lorsqu'il voulut travailler avec soin. Il semble avoir plus tard cherché à imiter tantôt le style du chevalier <f Arpin, tantôt celui du cliev. del Cairo qui, bien que plus jeune que lui, était alors regardé comme 1 un des plus grands peintres que possédât l'Italie. Plus avide d'argent que de gloire, Corenzio préférait à la lente pratique de la peinture à l'huile les procédés, plus expéditifs, de la fresque; mais lorsqu'il se trouvait en concurrence avec quelqu'un de ses rivaux, il savait dessiner avec pureté et apporter plus de conscience à son travail. Envieux, jaloux , sournois et traître, il regardait tous les peintres comme des ennemis; il s'était formé à Naples une espèce de royaume, exerçant une tyrannie sans pitié, surtout sur les artistes étrangers qui venaient a Naple6 ; le Guide fut forcé de s'enfuir après une tentative d"empoisonnement , et les niauvab traitements de Corenzio ne furent pas étranger* a la fin misérable du t>ominiquin. Parmi les nombreux ouvrages que Corenzio a laissés à Naples, je citerai seulement les voûtes du chœur et de la croisée de l'église Saint-Paul , Saint Bonaventure, Jean Scott, Nicolas de lira et Àlexander ab Alcxandro à la coupole de Santa-Maria la Nuova , ses fresques à l'Annunziata , enfin , au réfectoire du couvent de San-Severino , ta Multiplication des pains , vaste composition, qui ne comprend pas moins de cent dix-sept figures , et qui cependant fut achevée dans l'espace de quarante jours.
Domicile!, V\U de' pittori napolitani. — Land, Storus pittorica. — Ttcozzi, Dixionario.
coret (Jacques), théologien belge, né dans la seconde moitié du dix-septième siècle, mort à Liège, le 16 décembre 1721. Il entra dans Tordre des Jésuites, et se rendit célèbre par ses verlus et son zèle pour le salut des âmes. On raconte qu'accablé de personnes qui désiraient se confesser à lui, il les absolvait en masse, ne pouvant plus les entendre. Il composa sous les titres de Journal des Anges, Maison de VÉternitt, te Cinquième Ange de VApocalipse, plusieurs ou vrages mystiques , où Ton trouve plus de piété que de goût, et un écrit historique intitulé: Vie oVAnne de Beauvais; Lille, 1667, in49 Biographie liégeois».