‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 110 sur 133 · IS COROT · texte numérisé non relu

IS COROT

cou? (Pierre), théologien belge, né à Ath, dans le Rainant, ur§ le milieu du setiième siècle, mort à Tournai , en 1602. Il fut d'abord taré de Saint-Crespin et eneuHe ehanoine de la cathédrale de Toornay, en 1574. On a de loi : Defensie veritatis adversus aisertiones catholicm fldei répugnantes, libro domini de la Noue, de Politiciê et militaribus rébus asperstu; Anvers, 1591, in- 12 .» c'est une réfutation des Discours politiques et militaires de De la Noue; — Ant i- Polit icv* , seu advcfsus prxcipua doctrines politicorum capila, qum, fallaei tranquillitatis prmtextu, reliçionis liber totem et impunit atem hmresum in rempublieam indueere et ecclesiasticum ordinem avili potestati subjicere conantur, liber unusi Douai, 1699, in-12. Cet ouvrage est surfont dirifé contre la République de Dodin. Corot y plaide avec énergie la cause deliutolérancs religieuse.

Faquot, Mémékm pomr servir à C histoire HUérmire des Pats-Bas.

corbt t ranis (Christophe), grammairien et théologien espagnol, mort vers 1760. Il était prêtre à JUboraya* dans le royaume de Valence, et professa la langue latine et l'éloquence à l'école épiscopale de Valence. On a de lui : Explication de la Syntaxis de Torrella compuesta por Mossen Léon Mijavilai Valence, 1711, in-8°i — Pioche* i JHas feriadas sobre la Syntaxis del maestro Torrella; ibidi» 1760, io-8*.

Maysm, Biùi. v*lene.

corbtte ou gorrATTB (Michel), tnusiden tannais dn dii-boitième siècle. Il était en 1768 organiste du grand collège des jésuites de la rue Saint-Antoine, et il obtint on 1780 le titre d'organiste du due d'Angouleme. 11 fut nn des derniers et des plus opiniâtres défenseurs de la vieille musique française. On a de loi : les Soirées de là ville, cantate à voix seule avec la basse continue, pomr le clavecin ; Paris, 1771, m-fol.; — Méthode pour apprendre à jouer de la harpe ; Paris, 1774, ta-4° ; — Méthode pour apprendre à jouer de la flûte travtrsière; Paris, 1778, in-4*s — lé Parfait maître à chanter; Paris, 1782 $ — Méthode pour apprendre facilement à jouer de la quinte ou de l'alto; Paris, 1712, in-4° ; — l'Art de se perfectionner sur le violon ; Paris, 1783 ; — Méthode pour le violoncelle, contenant les véritables positions ; Paris, 1783.

Fctis, DioçraphU universelle des musicien».

'cobettini {Pierre), écrivain italien, vivait dans la première moitié dn dit-septième siècle. On a de lui : YHistoria di tose Viterbese; Viterbe, 1638, in-4°.

Adeiuag, supplément à Jôcher, AUgem. Gelehr.-Lem*

* conclut (pierre), théologien français, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. 11 appartenait au diocèse de Quimper, et fut docteur en théologie. On a de lui: Dissertation

COAWNE

théologique sur la dispute entre le pape saint Etienne et saint Cyprien ; Paris, 17)5, in-12; — Dissertation sur le concile de JWmini, avec une dissertation sur le pape Libère; Ibid., 1732, In-12 ; — Mémoire touchant tes juges de la/oy, ou Von prouve que les évoques seuls sont toges delà foy ; ibid., 1736, in-12 ; — Dissertation sur lemonothétisme et sur le sixième concile général; ibid., 1741, in-12 ; — Défense des droits des évéques dans l'Église; 2 vol.in-4°.

. Adelùn*. tuppl. É JOcher, AU. Gel.-Uxik.

*cor«hi (Plaminius), médecin italien, vivait daus la première moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : // medico in Mantova opure quai Metodo di medicare nelle palustri e quale nelle città montane convenga ; Mantoue, 1730.

Adelung. suppl. à Jocher, Allg. Gel.-Lexic. CORINRB ( Koptwa ) , femme poète grecque , virait dans la première moitié du cinquième siècle ayant l'ère chrétienne. Elle était fille d'Achésodore et de Procratie, et naquit à Tanagre, ville de Béotie, peu distante de Thèhes, ce qui fit croire à quelques auteurs qu'elle avait vu le jour dans cette dernière cité. Elle fut, en même temps que Pindare, élève de Myrtis, femme que ses vers avaient rendue célèbre. Pénétrée d'admiration pour son illustre condisciple, elle reprocha à Myrtis de lui avoir disputé le prix de la poésie ; Corinne, cependant, montra pins tard la même hardiesse; mais, plus heureuse que Myrtis, elle eut le bonheur de remporter cinq fois la victoire sur le lyrique Thébain. Suivant Pausanias, sa beauté et le dialecte éolien qu'elle employa dans ses compositions poétiques furent la cause de ses succès. D'après Eustathe, elle dut ses triomphes au genre épique, qu'elle avait principalement cultivé. Pindare fut accusé d'en avoir tiré vengeance par des épithètes injurieuses pour Corinne et d'avoir lancé contre ses juges l'accusation d'ignorance et de mauvais goût. D'autres prétendent qu'il en appela à Corinne elle-même, ou qu'en présence de sa rivale et de ses juges il se plaignit de leur décision. Quant aux prétendus outrages de Pindare , il vaut peut-être mieux s'en référer è la plus ancienne opinion, et ne point disloquer nn mot pour y trouver une injure (1). Plus Agée que Pindare, Corinne se plut à lui donner parfois d'utiles avertissements ; elle lui conseilla de moins se fier à son éloquence , d'avoir un commerce plus fréquent avec les Muses , enfin, de prendre le symbole religieux pour sujet principal de ses ouvrages, dont le rhythme et les figures ne devaient être que les accessoires. Pindare goûta cet avis; il composa, d'après le conseil de Corinne, une ode qu'il lui montra, et dont il ne nous reste qu'un fragment ( voy. Pwdàre). Comme il y avait accumulé un trop

(1) Ce mot est : ouvexoXtî ; Jos. ScaUger et Llvlneius en écrivant ovv «xaXiî, ont voulu en conclure que Pindare avait donné i Corinne i'épHhéte de trute.

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