‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 113 sur 133 · CORMAC · texte numérisé non relu

CORMAC

conseiller d'État d'Irlande en 1612, il fut créé en 1616 lord Boyle , baron de Yonghall, vicomte de Dungarvan en 1620, et comte de Cork en 1629. En 1631 il obtint le titre de haut trésorier d'Irlande, et cette dignité fut déclarée héréditaire dans sa famille. Il parut dans le procès de lord Strafford comme témoin à charge. En 1 64 1 , quand une nouvelle et plus grave révolte éclata en Irlande , il montra beaucoup de courage et le dévouement le plus complet à la cause anglaise et protestante. 11 fit de son château de Lismore une forteresse, que 5,000 Irlandais assiégèrent inutilement, leva à ses frais une petite armée, qu'il plaça sous le commandement de ses quatre fils, et mérita cet éloge de Cromwell, que « si chaque province de l'Irlande eût eu son comte de Cork , toute révolte aurait été impossible ». Le comte de Cork laissa de sa seconde femme sept fils et huit filles. Il a écrit les mémoires de sa vie, sous le titre de True Remembrances ; ils ont été insérés par le D. Birch dans sa Life of the hon. M. Boyle.

Bose , New biographieal dietionary.

gork (Richard Boyle, comte DB),fils du précédent, né à Yonghall, le 20 octobre 161 2, mort le 15 janvier 1698. H épousa Elisabeth, fille unique et héritière du comte de Cumberland , dont il eut deux fils , Charles, appelé ordinairement lord Cliffbrd, et Richard, qui rat tué en 1665, dans le combat naval de Solebay. Il fut créé par Charles I*r lord Clifford de Lanesborough, et comte de Burlington par Charles II en 1663.

Rote, New biographieal dictionaty.

*corkeb (Mourus) y théologien anglais, de l'ordre des Bénédictins , vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de lui : the Roman catholik principles; Londres, 1680, in-4° ; — Staff or d? s Memories ; ibid., 1682.

Zogelbaoer, Jiist. llterar.

court. Voyez Gwrgb, roi de Géorgie.

corlibu (François m), historien français, né dans le seizième siècle, à Angoulême, mort en 1576. 11 était procureur du roi an présidial d' Angoulême, et se noya dans la Charente. On a de lui : Recueil en forme d'histoire de ce ïfui se trouve par écrit de la ville et des comtes (f Angoulême, parti en trois livres; Angoulême, 1576, in-8°; —VilasanctiAusonii BngotismensiSf publiée par D. Bosquet, dans le IIe livre de son Ecclesiœ gallican» Historia , et dans les Acta sanctorum de Bollandus, au 11 juin , avec un commentaire de Papebroch ; cette biographie a été traduite en français, sous le titre de Vie de saint Ausone , par Courlay ( Corlieu); 1636, in-8°.

Gabriel de la Cnarlonyc, Fie de Corlleu, en tête de la seconde édition du Iteeueil en forme d'histoire; Angoulême, iftti, In-t». — Lelong, Bibliot. hlst. de la France.

cormac ( Mac-Culinan ), roi du Munster, et évêque de Cashel, en Irlande, régna depuis 901 jusqu'en 908. Il descendait d'Angus, roi du Munster, converti au christianisme par saint Patrice dans la ville de Cashel. Il réunit, comme plusieurs

GORMAG — CORMENIN

princes de la famille d'Angus, la royauté et l'épiscopat. 11 eut à repousser les incursions des Danois, et périt dans une guerre civile à la bataille deMoy-Albe. On lui attribue une chronique en vers irlandais connue sous le nom de Psautier de Cashel, et dont une partie a été conservée dans un manuscrit de la bibliothèque Bodléienne, un glossaire étymologique de la langue irlandaise, intitulé ; Glossaire de Cortnac, et un livre intitulé : de Genealogia sanctorum U\bernUe.

Morêii, Grand dictionnaire historique.

CO*MAT|N-»VlSQT*(TX ( Pi«TTe- Jfort* *¥«

licite, baron na), officier et littérateur français, né vers 1760 f mort a Lyon, la 19 juillet 1812, Fils d'un chirurgien, il voyagea d'abord en An» gleterre, puis en Portugal. De retour en France, il partit pour l'Amérique an qualité d'aide de camp du baron de Yioménil. Pendant la guerre de l'indépendance, il s'attacha particulièrement à MM. de Lameth. Revenu h Paris, il y servait avec chaleur la cause de la révolution, et se trouvait même, dit-on, parmi les femmes qui se portèrent sur Versailles, le 5 octobre 1789. Il fut ensuite quelque temps attaché a. l'état* major delà garde nationale de Paris; mais il ne tarda pas à se jeter dans le parti royaliste. Employé à Met», comme oOicierd'état-major, sous (es ordres du marquis de fouillé, il favorisa partons les moyens l'évasion de Louis XVI et desa famille. Compromis par le mauvais succès de cette entreprise, il émigra, fut mal reçu à CoblenU, revint à Paris, et obtint une place de lieutenant dans la garde constitutionnelle du roi. Ayant émigré de nouveau après la journée du 10 août, il passa en Angleterre, revint dans les départements de l'ouest avec une mission du comte d'Artois, dé* barque dans la Normandie au mois de juillet 1794, et se rendit auprès de M. de Puisaye, chef des insurgés sur la rive droite de la Loire, qui le nomma son trésorier général. Cormatin signa, le 20 avril 1795, le traité de La Mabilais avec les représentants de la république française. Ce traité s'appliquait, non pas à la Vendée, comme l'a dit par erreur la Biographie universelle des frères Michaud, mais aux insurgés bretons de la rive droite de la Loire. Le traité de pacification pour la Vendée avait été signé par Gharette à La Jaunaic, le 17 Mvrier précédent. Cormatin, accusé d'avoir finit des infractions an traité de La Mabilais, fut arrêté par l'ordre du général Hoche, et livré, en octobre 1795, à une commission militaire. Acquitté sur le fait de ia rupture des traités, il fut condamné à la déportation comme émigré. Détenu d'abord dans le fort de Cherbourg, et transféré ensuite au château de Ham, il obtint sa liberté sous le gouvernement consulaire, et se retira dans ses propriétés , près de Mâcou. On a de lui : V Administration de Sébastien Joseph de Car val ho et Melo, comte d Oeyras, marquis de tombal; Amsterdam (Paris), 1788, 4 v. in-8°; — Voyage du ci-devant duc du Chdtelet en

Portugal revu et augmenté de notée

par J.-P. Bourgoing; Paris, 1798, 2 vol., in-*\ Cet ouvrage, dont Bourgoing trouva le manuscrit dans la bibliothèque du duc du Chatelet, est réellement de Cormatin.

Guérie kitioriqm tes ûtnumporeku. — Qrtnri, la France littérair*.

; commun (Louis-Marie m La Haie, vicomte ne), célèbre puMiciste et magistrat français, né h Paria, le 6 janvier 1788. Son père, comme son grand-père, avait été lieutenant général de l'amirauté , dont M. le duc de Penthièvre était le chef. 11 fut tenu sur les fonts baptismaux par ce dernier prince et M"" la princesse de LarabaUe. Son grand -père fut l'un des otages de la noblesse pour Louis XVI. M. de Cormenin passa son enfance dans les terres d'Avrolles et de ChampUy (Yonne), qui appartenaient à sa famille. Les collèges n'existant plus, les écoles centrales n'étant qu'a, peine ouvertes, il fit ses études dans le pensionnat de M. Lepitre à Paris. Au sortir des classes, il étudia aveesuoeèê le droit. H fut assez heureux pour perfectionner son éducation littéraire sous l'habile direction de MM. Laya et ViUemain. Il commençait à se faire connaître par des poésies pleines de verve et de délicatesse quand, à vingt-deux ans (1810), il fut appelé par l'empereur au conseil d'État, comme auditeur. Nommé mettre des requêtes en 1816, il fut, pendant toute la durée de sa présence an conseil, le rapporteur chargé des affaires les plus ardues. Ko 1828 il rat élu député d'Orléans; en 1830, bien que porté l'un des premiers sur la Site des nouveaux conseillers d'État , il donna sa démission de membre du conseil et de député. Appelé de nouveau à la chambre, il y représenta le grand collège de l'Ain. En 1832 il eut l'honneur d'être, le même jour, élu député dais quatre airoiidissemenU différents ; Bdley, Pontde-Vaux, Montergjs et Joigny; U opta pour Belley. En 1834 U fut encore an le même jour dans la Sarthe et l'Yonne, et opta pour l'arrondissement de Joigny; en 1846 un pamphlet ( Feu! Feu /) empêcha sa réélection; en 18**H entre à la constituante, porté encore par quatre départements. 11 s'agissait de rédiger la constitution. M. de Cormenin fut nommé, le premier, membre, puis président de la commission ; il proposa et rédigea les principaux articles, et notamment ceux qui traitent du suffrage universel et du maintien de la Légion d'honneur, article qui passa à la majorité d'une seule voix. Toutefois, avant la fin des travaux de la enoatituante a donna sa démission de la présidence, et cessa d'en faire partie. M. de Cormenin voulait que la constitution fût soumise à la ratification du peuple ; mais il échoua. Après les sanglantes journées de juin, il fut nommé président de la commission, divisée en plusieurs sous-comités, ayant pour mission de s'enquérir du sort des tanUcs pauvres à Paris et de venir à leur secours. H présida le conseil d'État jusqu'au 1 1 avril 1849, épo-

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