‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 15 sur 133 · Î7 COIGNY — COIMBRE · texte numérisé non relu

Î7 COIGNY — COIMBRE

précédent, né en 1756, mort le 37 janvier 1816.

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De 1780 à 1782 il fit la guerre d'Amérique , devint en 1783 premier écuyer du roi en survivance. Le 9marsf788 il obtint le grade de maréchal de camp, et mourut avec celai de lieutenant général. Il avait épousé Louise-Marthe de Conflaas-d'Armentieres, si connue par son esprit. Le prince de Ligne lui adressait des lettres et le comte de Segur des chansons ; c'est elle qui dit un jour à an de ses ondes, qui la grondait sans cesse : « Ne pourriez-vouspasme donner tout cela en pilules» P Ellemourut le 13 septembre 1832. Les Mémoires qu'on lui a attribués ne sont pas d'elle.

Dictionnaire de la conversation.

€Oiftmr !( Avguste-Gnbtiel nn Franqurot , comte os ), général français, frère du dernier ma- Tfcha], né en 1 740, mort en 1817. Après avoir été chevalier d'honneur de madame Elisabeth, il monta de grade en grade jusqu'à celui de lieutenant général. Le comte de Coigny cultiva les lettres, et composa d'agréables historiettes en prose et en vers, lia aussi laissé en manuscrit la relation de la campagne d'Italie de 1733 à 1734. Sa fille, la duchesse de Fleury , connue sens le nom d'Aimée de Coigny, est l'héroïne de la jeune Capfwe d'AndEré Chénfer.

Dictionnaire de la conversation.

coight (Jean- Philippe de Fa/nfooeror , chevalier de ) , général français, frère du précédent, né le 14 décembre 1743, mort a Dussekforf, vers 1806. U parvint au grade de maréchal de camp en 1784. Arrêté en juillet 1800, comme agent de Monsieur, alors lieutenant général , il fut détenu pendant deux mois dans la prison du Temple

Dictionnaire de la conversation.

* coi mba ( Manuel de) , théologien portugais, né au dix-septième siècle, mort en 1727. II était né dans la ville dont il portait le nom, et appartenait à une famille honorable; il entra dans Tordre de Saint-François, et devint gardien fin ronvent deSan-FranciseodeCovilhfioen 1 695 ; puis il passa en cette qualité à Coïmbre, vers 1706. Alors il devint déflniteur de son ordre dans le chapitre de 1709. On a de lui : Bpitome histmal da vida e virtudes e portentos do \inntto e glorioso padre S. Joâo Capistrano, etc.; Lisbonne, 1692, ra-4". Saint Joâo Captstrano est indiqué comme le protecteur des armes catfao* Kqnes contre les Turcs. Il y a un) autre Manoel deCoimbra, de la villa d*Obidos, traducteur infatigable, mort au dix-septième siècle, à quatre-vingts ans , qui a publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons Banqueté da Aima ; 1687, in-lî ; — Practica dot exerckios spirituaes de santo Ignacio; Lisbonne, 1687; — Astro vesperttno de 8. Lucar Tkeresa de Jésus; 1689 ; — Relaçam do sumptuoso apparato na canonisaçdo de cinco santos : S. Lourenço Justiniano, S. Jodo Capistrano, S. Joâo de Sahagun, S. Jodo de Deos e S. Paschoal Baykm; Lisbonne , 1691, iih4°.

Cet article serait incomplet ai nous ne citions M un frère Bernado de Coïmbre, bénédictin du couvent d'Alcobaça, aorte d'encyclopédiste du moyen âge, dont Barbosa ne nous révèle guère que le nom. Son livre, demeuré^en manuscrit, contient d« Cœlo et terra, de luce, aquis, soie, Utna et stellis, dé piseibtu et avibus ; de paradiso , deformatione primi hominis;de Adam, Bva, et serpente, de sexdiebus et septimema; de Adam> Bea et JUii* eorum ;de Bnos, Enoch et Noe ; de area et diluvio ; de corvo et columba ; de itride; de ninea Née et inebriaUone ejus; tandis qu'il est en tram d'aborder ainsi des que*» ttons étranges, le bon moine traite, dans la quatrième partie, de oorporali et spirMualifornir eatione ; de lapsu eujusdam Virginie ; de vio+ latere Virginie, etc., etc. F. D.

BarbM* MaetaU, ÈiMiotheca kuttama.

coïmbre ((Dow Pedro, doc de), surnommé d'Atyarrobeira, régent de Portugal, né le 9 décembre 1392, mort le 30 mai 1449. Ce second fils do fondateur de la dynastie d'Avfe, beaucoup moins connu en Europe que l'infant don Henvrique, occupe en réalité dans l'histoire un rang plus éminent que son frère; c'est à coup sur un des plus grands hommes de la Péninsule, et il sut préparer tout ce que son frère exécuta. Né à Lisbonne, de Jean 1" et de FUippa de Lancastre , fille de Jean de Gand , due de Lancastre (1), il fut nommé, au berceau, duc de Coïmbre et seigneur de Moatemoro Velho, et beaucoup d'autres terres attachées au titre d'infant furent jointes à son apanage. Comme ses frères, il reçut à la cour même de son père une éducation solide, et il acquit à un degré éminent la connaissance des langues anciennes, en y joignant celle des mathématiques. Malgré son extrême jeunesse, il fut investi dn commandement des forces maritimes lors de la première expédition dirigée contre Centa, et il s'acquitta honorablement de cette tache difficile, i Jean I*r l'arma chevalier le 25 août 1415, avec son frère l'infant don Duarte. Après avoir pris part à ses conquêtes d'Afrique, dont il devinait sans doute les prochains résultats , le duc de Coïmbre voulut parcourir une partie de l'Europe et visiter même l'Asie; Jean Ier comprit son dessein, et le laissa partir. Il commença en 1424 ces longues pérégrinations dont la légende populaire s'est depuis emparée, et qui mi vaudraient un rang parmi les voyageurs célèbres s'il n'en avait un parmi les hommes d'État. Accompagné de douze serviteurs zélés, parmi lesquels figure le fameux Santistevan , il visita Jérusalem, tous les lieux saints, et poussa même jusqu'à la cité de Babylone,dontle Soudan l'accueillit avec magnificence. De ces régions si peu connues il passa à Rome, et Martin V accorda à ses instances une prérogative qui , dans les circonstances où se trouvait placée la monarchie portugaise, pouvait

(1) Fils da roi d'Angleterre Édoatrd IIL

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