‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 26 sur 133 · COLIN — COLINS · texte numérisé non relu

COLIN — COLINS

leur ; ittd., 1541, in-8° ; — V Introduction à la

vraie sapience, de Loys Vives; 1548, m-8».

U Croli da Mitoe. MMtott. français*.

colii (Philibert), littérateur français, né en 1507, à Chailly en Auxois, mort vers 1575. n fut avocat, pa» conseiller au parlement de Dijon. Ses principaux ouvrages sont : Paradoxon de morosophia et sapiente stultitia ; Dqon, in-4* ; — de Mttjuma/estivitate , qux fit maio mense, in dures maritos qui effcrato trucique animo uxmbtu plaças infigunt; ibid., 1571-1572. Ce poème roule sur une coutume qui existait autrefols dans plusieurs provinces de France , celle de promener sur un âne, le 1er mai, le mari qui avait battu sa femme pendant Tannée.

Papillon, BWtoth. des auteurs de Bourgogne.

*couh (Pierre-Gilbert), surnommé Char moult, compositeur français, vivait dans la première moitié du seixième siècle. H fut premier chapelain de la chapelle des enfants de France pendant le règne de François Ier, de 1532 àJôSft. On a de lui : Liber octomissarum, eum modifia seu motettis et parthenicis eanticis in laudem B. V. Maria; Lyon, 1541, in-fol.; Aid., 1552, in-fol. On trouve dans la seconde édition des motets et un Magnificat.

Fétt», Biographie universelle des musiciens.

•cous (Alexandre), peintre français, né à Paris, en 1798 , élève de Girodet Plusieurs de ses tableaux de genre ont paru anx salons successifs depuis celui de l'année 1822. En 1840 il reçut une médaille de première classe (genre historique). 11 a été longtemps directeur de l'école de dessin de Nîmes. . Gutot de Fers.

Statistique des beaux~arts.

COUS. Voy. GOLLIH.

counbs (Simon de), Imprimeur français, paveur et fondeur en caractères, natif de Gentflly, près de Paris suivant les uns, et de Pontde-Colines, en Picardie, suivant d'autres, vivait dans la première moitié du seizième siècle. H travailla d'abord chez Henry -Estienne, Ier du nom, qui le prit ensuite pour associé. Plus tard il épousa la veuve de ce célèbre imprimeur, et publia un grand nombre de livres remarquables par la beauté du papier, l'élégance des caractères, la beauté des encadrements et vignettes dont quelques-unes sont attribuées au Primatice, ses éditions ne sont pas moins remarquables par b correction du texte. Il passe pour avoir introduit le premier dans la typographie française l'usage des caractères italiques, dont l'invention appartient à Aide Manuce. Colines était très- Ttrsé dans les langues anciennes. Outre les préfaces dont il a enrichi plusieurs des belles éditions sorties de ses presses, on lui attribue : Grammatographa; Paris, 1541. — R. Chaudière, petit-fils de Cohnes, a publié le catalogue chronologique de son grand-père; Paris, 1548, in-8°.

Malttairc V* de Colines, dans les ritm tgpographorum teier Parisiens**. - F. Didot, Estai sur la typographie.

COLffll; yoyeZ COLLIRl.

gouhs (Pierre), seigneur d'Heetvelde, lit-

térateur belge, né A Enghien, en 15ôO, mort le 3 décembre 1846. H fit ses premières études à La Fère (Picardie) et sa philosophie à Louvain. Sa famille l'envoya ensuite à Bourges, où les leçons de droit du célèbre Cujas attiraient de nombreux étudiants. De retour en BelgMrae, U voulut, à l'exemple de ses ancêtres, suivre la carrière des annes;Ufitavecdistindion, sous Alexandre Faxnèse, les campagnes de 1581, 1582, 1583, et se signalaaux sièges de Tournay, d'Audenarde, deMenin et deNinove, ainsi qu'àU défense du fort d'Halewin. Cependant les scènes de dévastation sans cesse reproduites autour lui ne tardèrent pas à le désenchanter de la gloire militaire. Nommé bailli des domaines de la seigneurie d'Enghien, passée de la maison de Luxembourg dans celle de Bourbon, il épousa, l'an 1584, une riche héritière, AnneTrickart, et ne reparut plus à l'armée que pour assister an siège d'Anvers (1585). Colins fut chargé ensuite par le comte d'isengbien, gouverneur de Lille, de diverses missions délicates, où sa prudence, sa modération, sa loyauté le firent réussir. A la demande du duc d'Anschot, il accompagna l'ambassade espagnole à Paris, en juin 1598, après la paix de Vervins ; il y fit un assez long séjour, et fut bien accueilli par Henri IV, lorsqu'à alla lui présenter, dans le parc de Monceaux en Brie, le 1er août, les Oiseaux des aires de ses bois d'Enghien, ainsi que les portraits du connétable de Saint-Pol, décapité sous Louis XI , de l'archiduc Albert et d'Alexandre Farnèse.

Henri IV ayant vendu sa terre d'Enghien à la maison d'Arenberg (1606) , Colins cessa d'aller en France. Son ambition était fort bornée; 11 se montrait rarement à la cour de Bruxelles, et des lettres de chevalerie, signées à Madrid, le 3t juillet 1630, parle roi Philippe IV, furent la récompense de ses services. Ses moments les plus agréables étaient ceux qu'il consacrait à l'étude ; il mit en ordre les notes qu'il avait rassemblées de longue main, et publia son Histoire des choses les plus mémorables advenues depuis l'an 1130 jusques à notre siècle, digérées selon le temps et ordre qu'ont dominé les seigneurs d'Enghien, terminer es familles de Luxembourg et deBourbon ; Mons, 1634,in-4°, et Tournay, 1643, in-4°, avec notes et portr. Les mémoires de Colins peuvent, sans trop de désavantage, soutenir le parallèle avec les meilleurs mémoires du seizième siècle. L'ouvrage est empreint d'un vernis d'érudition et de philosophie qui ne le dépare point, et jamais les faits n'y sont étouffés sous un amas de phrases parasites. L'auteur y relate beaucoup d'anecdotes intéressantes, et qu'on chercherait vainement ailleurs, sur les principaux personnages de son siècle, tels que don Juan Alexandre Farnèse, Marguerite de Parme, les archiducs Albert et Ernest. Un autre livre, moins connu que le précédent , c'est le Theatrum aulicum, quatuor libris comprehensum, in quo plures tragctdi quant

COLINS — COLLADON

comœdi probant sorte sua verissimum Ulud divini Tiresix, inter privâtes latitans longe optima vita; Mous, 1640, in-4°. Colin» avait quatre-vingts ans lorsqu'il fit paraître ce recueil , d'environ 4,600 vers. C'est le fruit des méditations de l'auteur sur les dangers et les vicissitudes des cours. « Il veut, dit-il, dans son épltre dédicatoire à Philippe-Emmanuel de Croy, comte de Solre, venir en aide aux jeunes courtisans et leur présenter le fil salutaired'Ariane pour sortir d'un labyrinthe comparable à celui de Crète, plus dangereux même, et qui nourrit plus d'un Minotaure. » B°n on Stjjbsàht.

Paqoot, Mémoire» peur Mnrir à F histoire littéraire des dix-sept province des Pans-Bas, X, IS7.

collado (bidace), dominicain espagnol, né à Mezzadas, en Estramadure , mort en 1638. U prit l'habit de son ordre à Salamanque, en 1600. Après avoir professé les belles-lettres, il s'embarqua pour le Japon, en 1619, et, malgré la persécution, y prêcha l'Évangile pendant plusieurs années. En 1625 ses supérieurs l'envoyèrent à Rome pour solliciter du pape des pouvoirs plus étendus. H profita de son séjour en Europe pour faire imprimer plusieurs ouvrages, dont U avait recueilli les éléments dans ses voyages. Urbain Vin ayant enfin délivré un bref favorable aux désirs des missionnaires, Coliado alla en Espagne en 1632, obtint du roi des lettres patentes pour la fondation d'un couvent de son ordre aux Iles Philippines, et s'embarqua de nouveau en 1635. En arrivant il rencontra beaucoup d'opposition de. la part du gouverneur à l'exécution de son projet, qui fut cependant exécuté. Rappelé en Espagne en 1638, Coliado se mit en mer de nouveau ; mais une tempête poussa le navire sur des rochers, et presque tous les naufragés périrent. Coliado, qui nageait parfaitement, eût pu se sauver, dit- on; mais il préféra rester sur le vaisseau pour donner jusqu'au dernier moment les secours de la religion à ses compagnons d'infortune. Ses ouvrages ont pour titres : Ars fjrammatica Ungum Japonicœ ; Rome, 1631, iu-4°; — JHctionarium sive thesauri lingux japonicœ, Rome; compendium, 1632, in-40; — Historia ecclesiastiea de las suecessas de la christiandad de Japon; Madrid, 1632, in-4°; — Modus confitendi et examinandi pœnitentem Japonensem, etc. ; Rome, 1631, in-4°; — IHctionartum lingttx Sinensis : cet ouvrage n'a pas été achevé d'imprimer. A. de Sarteuil.

Qoétlf et Échard, Scrtptores ordinis Prmdleatorum.

collado (Louis), médecin espagnol, natif de Valence, vivait dans le milieu du seizième siècle. II remplit avec succès une chaire a l'université de sa ville natale, et fit plusieurs découvertes dans la science anatomique, notamment en ce qui concerne la structure de l'oreille. Soit modestie, soit esprit d'indépendance, il refusa de partager avec Vallès, premier médecin de Philippe II, la charge de médecin de la reine Isabelle. On a de lui : In Galeni librum de Ossibus Com-

mentarim; Valence, 1555, in-8° ; — Ex Hippoeratis et Galeni tnonumentis isagoge ad faciendam medicinam; ibid., 1561, in-8°; — de Indicationibus liber unus; ibid., 1572, in-8°.

Antonio, Bibiiotheea kispana nova. — .Éloj, Dictionnaire historique de la médecine.

* collado (Louis) y ingénieur espagnol, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. H rat attaché en qualité d'ingénieur à l'année espagnole en Italie. On ne doit pas le confondre avec le médecin du même non. On a de lui : Prattica monnaie di artigleria ; Venise, 1586, 98 feuilles in-fol.; Milan, 1641 , in-4° j en espagnol, sous ce titre -. Pratica manual de artilleria en que se trata del arte militar, de las maguinas de los antiguos , de la invention de lapolvora y un examen de artillerosi Milan, 1592, in-fol.

Antonio, Mibltotteca hispana nova.

COLLADON (Germain), jurisconsulte genevois, d'origine française, natif de La Châtre, dans le Berry, vivait dans le milieu du seizième siècle. Il embrassa la religion protestante, et se rendit à Genève, où il obtint le droit de bourgeoisie, et fut chargé avecDorsièresde la confection du code civil et politique de cette ville, publié en 1568. C'est sur un manuscrit, trouvé par H. Estienne chez ce jurisconsulte, que fut imprimée l'édition du traité de saint Phébade contre les ariens, donnée par Théodore de Bèze.

Senebler, Hist. littéraire de Genève, t. I, p. »t». - Spoo, Hist. de Genève.

golladon ( David ), jurisconsulte genevois, fils de Germain, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. H fut professeur de droit en 1584, et conseiller d'État en 1604. 11 a composé dès Mémoires sur l'histoire de Genève, restés manuscrits.

Senebler, hist. litt. dé Genève, t II, p. 61.

colladon ( Nicolas ) , théologien protestant genevois, d'origine française, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. 11 quitta Bourges, oh il était ministre, se retira à Genève, et devint, en 1564, recteur de l'académie de cette ville. Deux ans après, il succéda à Calvin comme professeur de théologie. La hardiesse de ses sermons lui attira de la part du conseil souverain de Genève quelques désagréments, à la suite desquels il se retira à Lausanne , où il professa les belles-lettres. On a de lui une traduction française du livre de de Bèze : de Hxreticis gladio puniendis; 1560, in-8°j — Metkodus facillima ad explicationem Apocalypseos Johannis; Morges, 1591 ; — Jésus Nazarenus, ex Matthxo, chap. II, v. 32 ; Lausanne, 1586, in-8°.

Senebler, Hist. litt. de Genève, t I, p. 898. — Leloog. Bibltoth. sacra. — Llpenlus, BibtioUi. theologica.

colladon ( Théodore ), médecin genevois, d'origine française, vïvait dans la première moitié du dix-septième siècle. Il pratiqua la médecine à Genève. On a de lui : Âdversaria, seu commentarii medicinalis critici dialytiei; Genève, 1615-1617, 1 vol. in-8° • réimprimé sous

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ce titre: Sphahnata médita, adornafa et correcte tam in theoria quam in praxi; ifaid.,

1680, in-d*.

Éloy, Met.* ********

WLLAm (Adrien), dessinateur et graveur belge, né à Anvers , vers 1520, mort dans la uiùne tille, en 1567. H étudia les chefa-d'usuvre de l'Italie, et revint dans sa ville natale. Ses meilleures estampes sont i les Annonciation* ; — ' rnaM; - 1e Sarnson; — le Soin* Jean-Baptiste;- les Bergers. Le dessin des gravuresde cetaifete estcorrect,et les figures ont du earactère ; mais «ny trouvede la sécheresse, et les masses de lumière ne sont pas assez bien ménagées.

Nagfcr, Mewss AUg. K*utL*Uxta*

collabet (Jean), graveur belge, fils du précédent, né à Anvers, vers 1545. Les gravures qull fit d'après Rubans sont estimées. On les prâèreméoie à celles de son père. Élève de ce dernier, il alla ensuite ae perfectionner à Rome. Ses œuvres principales sont : Monilium bullaram inauriumque artijlciosissim» icônes, Jo(mnitCoUaêrtopusestretAun;iàM9 10 pi.

in i#; - la Vie de saint François, avec des grotesques; iftpl.; — le Cadavre du Christ dans Itwm de sa mère; petïtin-fol.; — le Jugement dernier} anonyme, ta4bl.; — Marcus Curtius; -Mme frappant te rocAer, d'après L. Loinbart; io-fol., rare; — la Résurrection de Lazare, d'après le même; — Mars sur les genoux de Ytm, d'après Stradan; in-4°; — les Amours de Mars et de Vénus ; 4 pi.; — Biblia sacra, d'après Rubens, dans un cartouche; — l'ffisfoire de ï Église depuis la naissance du Christ jusqu'en 15M, d'après le môme; — les Pères du désert.

Nigler, Nom Mlg. KensU.Lexic,

collalto (^oine^mathématicien italien, «é à Venise, vers 1750, mort à Padoue, le 20 juillet 1820. 11 professa les mathématiques et la physique dans sa ville natale. Lors de l'invasion de 'l'Italie par les Français, il visita les principaux ports et les grands établissements d'industrie de l'Europe, et recueillit des matériaux pour i'ouTrage dont 11 s'occupait sur les machines et leurs différentes applications, ouvrage que la mort Pempéchû de publier.' En 1805 Collalto fut nommé professeur à l'école militaire de Pavie, •fou il passa bientôt à la première chaire de mathématiques de l'université de Padoue. Outre plusieurs mémoires insérés dans lea Actes des di- Terses académies dltalie, ses principaux ouvrais sont: Identità del caicolo dîffcrenziale conquello délie série, oweroilmetodo degli injïmtamente piccoli di Leibniùo; Milan, iWî,m-8° i—Geometria analitica,adue e tre twrdinate; Padoue, 1802, in-8°:

Tlpildo, BioçrapMa deçH JtaHemi Ulustri, L I, p.wr. - salfl, Notice sur Collalto, dans la Revue encycloptdiqw,18ilt t, II, p. 4».

colla* g ks (Gabriel de), mathématicien français, né en 1521, à Tours, en Auvergne, mort à Paris, en 1572. Il fut valet de chambre de

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