‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 25 sur 133 · COLIGNI · texte numérisé non relu

COLIGNI

fanent surveillés par les émissaires des Guises, qu'ils ne parent exécuter leur dessein. Le chancelier de L'Hôpital, se flattant de rapprocher les partis, fit convoquer une assemblée de notables à Fontainebleau ( 2 août 1560), où l'amiral demanda sans détour, an uom de son parti, la liberté d'avoir des temples publies et le licenciement de la garde du roi. La haine entre le duc de Guise et l'amiral éclata vivement dans cette assemblée. L'Hôpital, attendant plus de modération des états généraux, les fit convoquer à Orléans; mais la mort du jeune roi et la politique artificieuse de Catherine de Médicis changèrent la face des affaires. La guerre civile éclata ; la bataille de Dreux (1502), malheureuse pour le connétable et pour le prince de Condé, mit à la tête des deux partis leurs véritables chefs, le duc de Guise et l'amiral de Coligni. Celui-ci avait été obligé de prendre la mite , l'autre fut tué au siège d'Orléans. Le traité d'Amboise remit la paix en France pour quelques années; mais le projet des chefs protestants d'enlever le roi à Monceaux renouvela les hostilités. Après la bataille de Jarnac (1569), on le prince de Condé fut tué , l'amiral, devenu chef unique de son parti , se retira à Cognac sans être entamé. H y fit venir le jeune prince de Navarre, et alla ensuite assiéger Poitiers, où le duc Henri de Guise s'était jeté. Ce jeune prince accusait Coligni d'avoir provoqué l'assassinat de son père, et Coligni s'était mal défendu de cette accusation. Le duc d'Anjou (depuis Henri III), ayant fait lever le siège de Poitiers , les deux armées se rencontrèrent près de Montcontour. L'amiral, s'il faut en croire Ta vannes, commit dans cette rencontre plusieurs fautes, qui causèrent la défaite des protestants ; lee catholiques en firent un horrible carnage. On a reproché aussi au duc d'Anjou d'avoir laissé échapper les fruits de sa victoire. Cependant le parlement déclara l'amiral criminel de lèse-majesté, et promettait 50,000 écus à ceux qui le livreraient mort ou vif; mais la paix signée à Saint-Germain, le 8 août 1570, lui permit de revenir à la cour.

Coligni parut très-goûté par le roi Charles IX : souvent admis à des audiences secrètes, il lui parlait des succès qu'on pourrait obtenir en Flandre; il cherchait à lui insinuer que des triomphes remportés sur l'étranger effaceraient les victoires inutiles de Jarnac et de Montcontour, et que dès qu'il se montrerait à la tête d'une armée où les deux partis seraient confondus, il cesserait d'être en tutelle. Charles prêtait l'oreille à ces discours séduisants. Dans un conseil où furent admis le duc d'Anjou , Tavannes et Coligni, ce dernier développa ses plans pour une campagne de Flandre, et s'efforça de faire sentir les avantages que tirerait la France 'd'une ligue contre l'Espagne; les deux autres conseillers le réfutèrent avec aigreur. Le jeune monarque paraissait ébranlé : Catherine de Médicis s'alarma de ces dispositions, et,

craignant pour la perte de son autorité, elle mit tous ses soins à les détruire. L'imprudence des protestants, leurs propos contre la reine mère la confirmaient dans ses craintes. Coligni s'éloigna quelques jours de la cour; ses amis, effrayés de l'aspect sombre et mystérieux qni y régnait, le conjurèrent de rester dans ses terres; mais, croyant avoir subjugué l'esprit du roi, l'amiral revint plein de confiance à Paris. Au mariage du roi de Navarre et de Marguerite de Valois, en montrant à Henri de Montmorency d9 Anville les drapeaux enlevés à Jarnac et à Montcontour, et qui étaient encore suspendus aux voûtes de Notre-Dame , il disait : « Dans peu « on les arrachera de là , et on en mettra d'au- <c très à leur place, qui seront plus agréables à « voir ; » tant était grande sa confiance dans la sincérité du roi ! Il parait aussi que les grâces qu'il avait reçues lui avaient inspiré de l'horreur ponr de nouveaux troubles : « J'aime mieux et mourir, ajouta-t-il , et être tramé par les rues « de Paris , que de recommencer la guerre civile « et de donner lieu de penser que j'ai la moindre « défiance du roi, qui depuis quelque temps m'a « remis dans ses bonnes grâces. »

C'était le 18 août 1572 que l'amiral s'exprimait ainsi : le 22, en sortant du Louvre et retournant lentement chez lui, rue de Béthisy , il est atteint de plusieurs balles qui lui enlèvent un doigt de Ha main droite et lui fracassent le coude du bras gauche. L'assassin Maurevert, aposté par les Guises, disparaît et échappe aux poursuites. Cet assassinat répand le trouble et la terreur dans Paris; Charles IX se livre aux plus horribles emportements , et jure que les coupables seront exemplairement punis. Il va, avec toute sa cour, chez le blessé : Coligni cherche vainement a lut parler en particulier ; Catherine de Médicis , placée entre son fils et le lit du malade, empoche toute explication. Dans la nuit du 24 du même mois, Coligni, assailli dans sa maison, étonne d'abord ses assassins par ce courage tranquille qui ne l'avait jamais abandonné dans les plus grands dangers. Ils hésitaient; mais excités par le duc de Guise, ils regorgèrent , le jetèrent par les fenêtres, et exercèrent leurs fureurs sur son corps inanimé. Ses restes furent portés au gibet de Montfaucon, et y furent suspendus ; Charles IX, dit-on, y alla les voir. Quelques serviteurs de Coligni les enlevèrent, au péril de leur vie, et les déposèrent dans le tombeau de sa famille , à Châtillon. Les papiers laissés par Coligni furent portés au Louvre et brûlés par la reine mère. Brantôme prétend qu'on trouva un très-beau livre, qu'il avait lui-même composé, des choses les plus mémorables de son temps et même des guerres civiles ; que ce livre fut apporté au roi, et qu'aulcuns le trouvèrent très-beau et trèsbien faict, et digne d'estre imprimé; mais que le maréchal de Retz en détourna le roi , et le jeta dans le feu. Il ne nous reste de Coligni que sa Relation du siège de Saint-Quentin

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et ses lettres et négoelatiofls, que l'on conserve

la Bibliothèque impériale de Paria. [M. Dblbaab, dansr^w. <fes 9. du m.](f).

Gasparis CeUnU «Ma,- Mrs, In-*» ( par Jean Hotmaa ou par Jeta de Strw ) traduite en français): Amsterdam ( Génère ), lftts, s vol. u-f ; Leyde, B. et A. Bise- Tir, ms, 1 toI. lo-n ; Pari*, IMS ; Grenoble, test. — rtê de CôHfm/i Cologne, p. Marteau ( ^vutertfoa* ), ittt sa i*M ( production romanesque de Sandraa de CourtUs, qu*U ne faut pas confondre avec l'ouvrage précédent).- Histoire des massacres et horribles cruautés ammuees m la personne de meuire Gaspard de Cd- /kmf st suaires seigneurs,- tara» in-«° .—>rretf de la cour «*• psrteawn* contre Gaspard de Coligng, mis en huict langues; Paris, 1S69, tn-8<» (le texte français a été rélnv primé daoa le* Archive* curieuses de l'histoire dé Prence, V série, t. VI ). - Mort prodigieuse de Gaspard de CoUgng ,- Paria, 1571 (en vers}. — Complainte et regrets deG.de Coliçny; 1571 ( en vers J. — Allégresse ckrtstienne de rheureu* succès des guerres de ce rmemme, ensemble le tombeau de G. de CoUgng (en vers); im. — Dit* magniheues et gaillards touchant la causes de la mort de Coligny; Lyon, 157t. — Déclaration du roi de la cause et occasion de la mort de ternirait Lyon, Hit, — Briève remonstranee sur la mort de f amiral s Lyon, if 71. — Brantôme, Discourt sur l'amiral de Chdtillon, t. VIII, édit. de 17«0. - Pénal!, la Fie de Coligni, t XV et XVI des ries des kemmss illustres de trame. - De Paulmy, VM militais de Coligni, insérée dans tes Mémoires tirés dTune fronde bibliothèque. — Archives de l'histoire et de la géographie suisses, publiée* par Bscher et HoUtagaer; Zurich, 18*7, t II ( on y trouve des documents sur ia Silot-BirUiélouj, d'après lesquels les meurtriers de l'aoiril aatalcnl été Maurice Oranenfeldcr, de Claris, et ferlin toch, de Fribourg ). - Audin, Histoire de la Saint- Barthélrmg,- Paris, ttt», in-S«. -Slsmoudl. HisL des Fr., XVII. XV III. - De la Ponnerayc, Uist. de VawUral de Coligni ; 18S0, in-8*.

colighi (François de), général français, fils du précédent, né le 28 avril 1557 , mort en 1591, Échappé an massacre de la Saint-Barthélémy, 21 se réfugia d'abord à Genève, puis à Baie; il rentra ensaite en France, et se joignit aux mécontents, commandés par le duc d'Alençon. A la paix qui suivit, la mémoire de l'amiral Coligni avant été réhabilitée , son fils fut remis en possession de ses biens. Pendant les guerres de la tigoe, François de Coligni resta fidèle à Henri IV, qui le récompensa par le gouvernement du Rouer- 91e, par la place de colonel général de l'infanterie, que son père et son oncle avaient remplie, et par celle d'amiral .de Guyenne.

tit Ibm, Hist.

couem (Gaspard de)1, général français, appelé le maréchal de Chdtillon, fils du précèdent, né le 26 juillet 1584, mort le 4 janvier 1646. Il fit ses premières armes en Hollande contre les Espagnols , et obtint ensuite la place de colonel général de l'infanterie. Ayant remis Aiguës-Mortes au pouvoir du roi en 1622, il fut nommé maréchal , et fit, avec des succès variés, lescaropagnesde Savoie, de Flandre et de Picardie (1630-1638). 11 repassa en Piémont en 1639, revint en Flandre l'année suivante , et fut battu à la bataille de La Marfée. Il se retira du service

M) Oo trouve dans les Personnages illustres du seiiievu siècle, par M. Ntcl.'Parls, 1848 et années suivantes, la-fol.. tome H, nn tret-curieux et très-beau portrait de l'amiral, gravé en couleur, d'après le crayon original, et accompagné d'une notice Intéressante. 'V.)

après cette défaite. Il était très-courageux , et en donna de brillantes preuves dans les plaines d'Avain, où il décida la victoire (1635), à la prise de Damvilliers (1637), an siège d'Arras (1640), et même à i* Marfée (1641), où il resta seul sur le champ de bataille avec sept ou huit combattants, et fit de vains efforts pour rallier les fuyards. Mais on l'a accusé d'avoir souvent compromis le succès de tes troupes par sa lenteur et sa nonchalance.

coughi (Gaspard m), duc de Chatillon, général français» fils du précédais, né vers 1616, mort le 6 février 1649. H abjura le calvinisme en 1643, et mourut en 1649, à l'âge de trentequatre ans, d'une blessure qu'il avait reçue à l'attaque de Oharenton. H laissa un fils, mort à l'âge de dix-sept ans, et en lui finit la postérité de l'amiral de Coligni.

Morérl, DUt Met.

COLI6NI (Jean de), général français, né en 1617, mort le 16 avril 1666. Il fut le compagnon fidèle du prince de Condé pendant la guerre de la Fronde , et commanda ensuite en Hongrie les six mille auxiliaires français qui prirent une part glorieuse à la victoire remportée sur les Turcs , auprès de Saint-Gotbard. Affaibli par l'âge et les infirmités, il passa les dernières années de sa vie dans son château de La Motte»6aint- Jean , situé près de Digoin, snr les bords de la Loire. Là il lui prit fantaisie d'écrire un abrégé de sa vie sur les marges d'un missel en vélin, in-4", dont Mirabeau fit l'acquisition. Ges mémoires , qui n'occupent guère qu'une quinzaine de pages in-8% ont été publiés pour la première fois en entier, il y a quelques années , dans les pièces justificatives de la monarchie de Louis XIV, par M. Lemontey. Outre une eurieuse peinture de mœurs, ils offrent encore des détails d'un haut intérêt sur les vues ambitieuses du prince de Condé, que l'auteur accuse d'avoir voulu détrôner Louis XIV , et dont il ne fait jamais revenir le nom sans l'accompagner d'une epithète injurieuse.

Lemontey, OBuv. — Morérl, Dict. hiit.

coligni (François de), Voyez D'andelot.

coligni (Henriette). Voyez La Suze.

* colignom (....) sculpteur français , vivait à la fin du dix-septième siècle. Son meilleur ouvrage est le tombeau de Lulli, qui se voit à Paris, dans l'une des chapelles de l'église Notre- Dame des Victoires. £. B— w.

Fontenal, Dictionnaire des artistes.

colignon (Charles), médecin anglais, né à Londres, en 1725, mort en 1785. H iiit professeur d'anâtomie et de médecine à? Cambridge. Ses oeuvres ont été recueillies en 1786, 1 vol. in-8°, sous le titre à1 Œuvres mêlées. Les principales productions qu'on y trouve sont : Recherches sur la structure du corps humain, relativement à son injluence sur les mœurs des hommes; — Dialogue de morale et de

COLIGNON — COLIN

médecine; -+> Medicinapolitica, ou Réflexions sur Vart de la médecine comme inséparablement liée à la prospérité des États.

Biographie médicale.

COL1GNOM (François ), graveur français , né à Nancy, vers 1621 , mort dans cette Tille, en 1671. H Tut Félève de Callot, dont il imita la. manière. Ses productions sont nombreuses et très-recherchées ; on lui doit de charmants paysages et des ▼nés fort utiles aujourd'hui pour l'histoire de Farchitectnre : on cite surtout ses Bâtiments de Rome , ses Vues de Florence, sa Ville de Malte. Cet artiste avait résidé longtemps en Italie, où il faisait le commerce d'estampes,

Hubert, Man»«l dee amateurs. — Nagler, NeuesJlgem. Gel.-Lex. — Le Bat, Diet. encyc. de ta France.

colin (Alexandre), statuaire flamand, né a Malines, en 1520, mort le 17 août 1612. Appelé à Insprnck par l'empereur Ferdinand Ier, il acheva le mausolée dejTempereur Maximtlien Ier, qu'avalent commencé les frères Abel de Cologne. Outre les décorations ajoutées au monument octogone élevé sur une fontaine à Vienne, il exécuta à Inspruçk le mausolée que Ton voit au milieu de l'église de la cour ; — le mausolée de l'archiduc Ferdinand ; — le mausolée qui s'élève dans la chapelle d'argent de l'église de la cour ; — le monument de l'évéque Jean Nas> de grandeur naturelle.

mener Jahrbûcher; îatft. —\TjfroUr MmanacM, 1818. - Nagler, Neues AUg. KûnstL-Lexik.

coLUt( Antoine), pharmacien français, vivait à Lyon, dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui la traduction française d'une des parties du traité des plantes exotiques de L'Écluse, sous ce titre : Histoire des drogues, épiceries, et de certains médicaments simples qui naissent es Indes et en V Amérique; Lyon, 1612-1619 , 1 vol. tn-8°.

, Cbaudon et DeUndJne, Dict. Mit. (1880).

colin ( Hyacinthe), littérateur français , mort à Paris, en 1764. Il concourut cinq fois pour les prix proposés par l'Académie française, et rat couronné trois fois, en 1705, 1714 et 1717. Ses principaux ouvrages sont : une traduction du traité de Curateur, de Cicéron ; Paris, 1 737, in-12 : cette traduction, à la suite de laquelle se trouvent les trois discours académiques de l'abbé. Colin, est fidèle ; le style en est pur et agréable : — Vie de madame de Lutnague, veuve Polaillon, fondatrice de Y hôpital de la Providence; ibid., 1744, in-12.

Feller, Biographie universelle, édlt de M.- Wetos. - Quèrard, la France liU.

* colin [(Jacques), poète français du seizième siècle, né à Auxerre, fut à coup ,sûr un des mieux rentes des beaux esprits de son temps. Pierre Grognet, dans sa Notice des poètes français, et Du Saix, dans une pièce de vers qu'il lui adresse, le désignent sous le nom de lecteur du roi. H était abbé de Saint- Arabroise de Tours, d'Olivet et dlssoudun, principal du collège des Bons- Enfants, et François 1er, qui

l'avait en grande amitié, l'avait fait son aumônier et son secrétaire des commandements. Comme on le voit, la fortune lui était au moins aussi propice que la muse. Au reste, M. de Saint- Ambroise, comme le nomment Ch. Fontaine et quelques poètes de l'époque, usait noblement de la faveur royale, et savait en foire profiter ses confrères en poésie , qui plus d'une fois chantèrent ses louanges dans leurs vers. Malheureusement, il avait, grand défaut pour un courtisan, une liberté de parole qu'il ne savait pas dompter, et des railleries maladroites lui valurent une disgrâce et la substitution de Du Chatel dans ses places ( Vie de Du Châtel, par Pierre Gailand).

Jacques Colin a traduit en vers français quelques passages des Métamorphoses d'Ovide. L'on trouve cette traduction dans un recueil intitulé : le Livre de plusieurs pièces, c'est-à-dire fait et recueilli de plusieurs auteurs, comme de Clément Marot et autres; publié à Lyon, en 1549, in- 16, par Thibaut Payen. Dans le même volume il y a de notre poète trois autres pièces de vers, entre autres une épltre à une dame, dont un passage désigne des poésies aujourd'hui perdues.

En 1536, il publia plusieurs poésies latines, avec celles de Théocienus (Benoit de Tagliacaroe), évéque de Grasse, qui parurent la même année à Poitiers, in-4°. Enfin, un an après sa mort, arrivée en 1547, parut de lui une traduction du Courtisan de Balthazar.Castiglionc, revue par Mellin de Saint-Gelais.

La Croix do Maine, Bibl. franc. — M oui ri. Diction*, historique.^ Goulet, Biblioth. franc.

* colin, surnommé maillabd (Jean), chevalier flamand, vivait au pays de Liège, dans la première moitié du onzième siècle. Il fut fait chevalier, pour ses exploits, par Robert, roi de France, en 999. Dans la dernière bataille qu'il livra à un eomte de Lonvain , il eut, dit-on, les deux yeux crevés , et n'en continua pas moins , guidé par ses écuyers, à frapper sur l'ennemi avec son redoutable maillet, son arme de prédilection, celle qui lui avait valu le surnom de Maillard. Tel est sans doute le souvenir historique auquel il faut rapporter l'invention ou au moins la dénomination de l'antique jeu de Colin- Maillard. On dit que Gustave-Adolphe faisait de ce jeu son passe-temps habituel.

Le Baa, Dict. encyclop. de la France.

colin (Jean ), littérateur français, vivait vers le milieu du seizième siècle. H fut bailli du comté de Beaufort. Il a traduit en français l'histoire d'Hérodien; Paris, 1541 ; Lyon , 1546; — traité de V Éducation et de la nourriture des enfants, de Plutarque; Paris, sans date, in-8° ; — traité de la Tranquillité de Vesprit, du même auteur ; ibid., 1558 ; — le livre de V Amitié , de Cicéron ; ibid., 1537 et :542, in-8°; — les trois livres des Lois et du Songe de Scipion, du même au-

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