‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 3 sur 133 · COCHRANE — COCK · texte numérisé non relu

COCHRANE — COCK

de la Mongolie, n revint ensuite au nord jusqu'à Tomsk, ville coinmerçante, fondée en 1004 et bien peuplée, «tuée sur le Tom, l'un des affluents de l'irtich, à4,700kUom. sud-est de Saint-Pétersbourg. Puis il se dirigea sur Irkoutsk, chef-lieu de la Sibérie orientale, s'embarqua sur la Lena, et arriva leO octobre à Yakoutsk (65% l', 50lat. nord, 1 27°, 23', 45" long. est). Cochrane-se prépara dans cette ville à s'aYentnrer dans les hantes régions septentrionales , et se munit de tout ce qui pouvait mcutter le succès de son expédition. J*e 31 octobre il continua son voyage dans deux traîneaux auxquels on avait attelé des chiens, le manque de fourrage rendant ce mode d'attelage nécessaire. Le thermomètre de Réaumur marquait alors 27° an-dessous de xéro. Le 31 décembre, jour de rarrivée de Cochrane à Nijneï- Kolymsk (70° de lat nord, et 159* de long, est), il descendît à 42°. N'ayant pu obtenir de traverser le pays des Tchouktchis, peuple idolâtre, belliqueux, et à peu près indépendant, établi entre la mer Glaciale aie détroit de Behring, Cochrane se* dirigea au sud-ouest, vers Oechotsk, qu'A atteignit le 23 juin 1821, après des fatigues moules. La peau de son visage, complétement gelée, tombait par lambeaux, sa barbe n'avait pas été coupée depuis quinze mois; dans un parcours de quatre cent milles, il n'avait* rencontré aucun être vivant. Il s'embarqua le 24 août pour le Kamtchatka. Accueilli avec hospitalité par les fonctionnaires russes de Pétro-Pavlosk, Cochrane y épousa la fille du sacristain de cette petite ville, et renonça pour cette fois à passer en Amérique. Il revint en Angleterre par le chemin qu'il avait déjà parcouru, et revit Londres après environ trois ans et deux mois d'absence. Il resta peu de temps près de son épouse, et, tourmenté par un incessant besoin de voyager, il s'embarqua en 1823 pour l'Amérique du Sud, parcourut la Colombie, remonta le Rio-Magdalena, visita Bogota et quelques autres villes, et mourut à Valencia. Sa veuve s'est remariée avec l'amiral russe Anjou. Les relations des voyages de Cochrane offrent des détails très-curieux et que nul autre n'a pu mieux donner. La première partie, dédiée à H. Spesanski, gouverneur général de la Sibérie, a été publiée sous le titre de Narrative qf apedestrian Journey through Russia and Sibérien Tartary, frontier of China, to the frozen sea and Kamtchatka; Londres, 1824, avec cartes et planches.

Alfred de Licaze.

noce, Nèwbiograpkical dicUonar*. —Conversations- Lexicon*

cochrakb (Charles Stuart), marin anglais. Il était parent dés précédents , et capitaine dans la marine royale anglaise. Il stationna longtemps sur les côtes de l'Amérique méridionale pendant les guerres de l'indépendance. On a de lui : Journal of a résidence and travels in Çolumbia during the years 1923 and 1824 ; I

Londres 1825,2vol. uv>80.Lea relations publiées depuis quelques année? sur la Colombie n'ont pas fait oublier celle de Cochrane. Cochrane a encore lait paraître un ouvrage sur la révolution de 1830; il a été traduit en français, sous le titre de : la grande Semaine , récit des événements de Paris, avec des considérations morales et politiques, traduites par Adolphe ; Paris, 1830, in-8°.

Art de vérifier les daUs. XVIII, s* p*rttc. -Quéranl. toppL A la Francs littéraire.

;cochut (André), pnbuciste français, né à Paris, en 1812. Ancien rédacteur du journal le National , il est un des plus laborieux collaborateurs de la Revue des Deux Mondes. Il fut chargé, en 1847, par le gouvernement de rédiger un Rapport général sur V Algérie, pour être distribué aux chambres ; et il venait de faire composer cet ouvrage, lorsque la révolution de Février éclata et l'empêcha de le publier. On a en outre de lui : une Réaction; Paris, 1832, 2 vol. in-8*; — Parvenir; Paris, 1834, in-8°; — les Associations ouvrières , histoire et théorie des tentatives de réorganisation industrielle opérées depuis la révolution de 1848 ; Paris, 1851, in-8°.

Qaérard, lupplém. à la France littéraire. - IHct. de Véeon. politique. — Revue det Deux Mandes.

*cociM7S A cocihbto (Jean), savant littérateur slave, né en Bohème, en février 1543. D fat syndic à Prague. Ses principaux ouvrages sont : Prolusio scholastiea polïticœ exercitationis ; Prague, 1578, in-8°; — Nova distributio juris universi ex tabb. Jo. Bodini; ibid., 1581, in-8°; — une Traduction de V Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, en langue bohémienne; ibid., 1592.

Balbtal,0oA«». docto.

*cock (Guillaume), physicien anglais, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Meteorologia, or the true way of foreseeing and judging the weather; Londres, 1671, in-8*.

Adelong, inppl. à JOcber, AUgein. GelehrL-Lexicon.

cock (Jérôme), peintre et graveur flamand, né a Anvers, vers 1510, mort dans la même ville, en 1570. Artiste laborieux, il grava un grand nombre d'estampes, forma d'excellents élèves, et reçut des marques d'estime de Charles-Quint et de Philippe II. Outre une foule de gravures , dont la plus remarquable a pour titre : Les gros poissons mangent les petits , on a de Cook des suites qui sont très-recherchées; les principales sont : Prœcipuaaliquot romanx antiquitatis monumenta;-~Operumantiqtiorum Romanorum hune inde per diversas Europx regiones; — Divi Caroli V ex multis prxcipue victoriarum imagines; 1556, in-8° ; — Compartimentorum quod vocant multiplex genus, lepidissimis historiolis poetarumque tabula ornatum; 1566, in-8°; — Pictorum

COGLAINE — COCKERILL

ûliguût celebrium Germante inférions effigies, etc.; Anvers, 1572, in-0*.

Vasàrt, rite dt Pittori,

CO€&AIHB. rojr. ODKÂlKB.

*gockbuui (Jean), théologien anglican, Tirait vers la fin du dix-septième siècle. On a de lui : an inquiry into nature , necessity and évidence of Christian faith,\in several essays ; Londres, 1696, in-8°.

Aielung, snppf. à Jteher, Mlgem. GelehrL-Lsxic.

cocRBURif (Patrice) y orientaliste écossais, natif de Langton, toort à Saint-André, en 1569. H entra dans l'état ecclésiastique, et se rendit à Paris, où il professa longtemps les langues orientales. Soupçonné d'être favorable à la réforme, il retourna en Ecosse, abjura le catholicisme, lut le premier pasteur protestant d'Haddington, et devint professeur de langues orientales à Saint-André. On a de lui : Oratto] de cxcellentia et utilitate Yerbi Dei; Paris, 1651, in-8°; — de Vulgari Sacra; Scripturœ phrasi; ibid, 1552, in-8°; — in Orationem dominioam pia meditatio; Saint-André, 1455, in-8*. De tous les ouvrages que Cockburn a laissés en manuscrits, un seul a été publié; il a pour titre : Commentatio in symbolum apostoUcum; Londres, 1561, in-4°.

flerkenbout, Biograph. literaria, part 1, p. tTl.

cocKBUfcN ( Catherine ) , femme auteur anglaise, née à Londres, le 16 août 1679, morte le 11 mai 1749. Elle était fille de David Trotter, gentilhomme écossais, commandant de la flotte anglaise sous le roi Charles II. De bonne heure elle manifesta de véritables dispositions pour la poésie. Elle se convertit Jeune encore à la foi catholique, qu'elle abandonna en 1707. En 1708 ehe épousa le théologien et écrivain écossais Cockburn. Les œuvres de Catherine Cockburn portent sur les matières les plus diverses : politique, morale, théâtre, et critique. On a d'elle : Agnes de Castro, a tragedy; Londres, 1696 : cette pièee, composée à dix-sept ans, eut du succès; — Fatal friendship; ibid., 1698 : la meilleure de ses productions théâtrales; — D)ve at a Loss, a comedy; ibid., llûl ; — a De/ente a/M. Locke' s Sssay on human understanding ; ibid., 1702; — Gustavus Erikson, kiny of Swede, a tragedy; ibid., 1706, in-4°; — Discourse concerning a guide in controversy; Md., 1707 , et 1728, à Edimbourg, avec une préface de l'évéque Burnet; — a Letter to doctor Holdsworth concerning the résurrection of the same body : ouvrage également consacré à la défense des doctrines de Locke; Londres, 1726; — a Vindication of M. Lockés Christian principlesfrem the injurions imputations of doctor Holdsworth; dans la collection de ses œuvres; — Remarks upon Ruther/ortVs Bssay on the nature and obligations of virtue; ibid., 1747, in-8°.

Biographie britan. - Cibber, /,kw, - Baker. Btog. dramatica.

oockbuui (Guillaume), médecin anglais, né vers 1650, mort vers 1736. Médecin de la marine, il fut l'un des premiers h observer les maladies particulières aux gens de mer, et se livra d'une manière spéciale au traitement des maladies vénériennes. On a de lui : Œconomia corporis animalis; Londres, 1695, in-8° ; Augsbourg, 1696, in-12 ; — an Account on the nature, camées, symptoms and cure of the distempers that are incident to seafaring peuple; Londres, 1696, in»12; ibid., 1739, in-8° : os traité spécial sur la médecine nautique a été traduit en plusieurs langues ; — a Continuation of the aocount of the nature, causes, symptoms and cure ofthe distempers that are incident to seafaring pe*pfe;UMd., 1697, in- 12; — Profiuvia ventris; Ibid., 1702, in-8*; — the Symptoms, nature, cames and cure ofa gonorrhoea; ibid., 1713, 1716, 1728, ln-8°; traduit en français, sous ce titra : Traité de la nature, des causes s des symptômes et de la curation de Vaccident le plue ordinaire du mal vénériens Paris, 1730, in-12.

Caifère, Bibliothèque de la méieûine. - Étoy, Met.

' Mit, de la médecins.

| * cockeeam ( Henri ), lexicographe anglais,

I vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui ; English dictionary, or

1 interprétation ofhard English words; Lon-

I dres, 1623, in-8°; sous les initiales H. C.

I Cotai, de la Bibl. bodlétenne. — Adelung, supplément àJbchtrijiUemgeinesGclehrten-Lexicon.

I *cockbrill (John), ingénieur belge, d'origine anglaise, né le 3 août 1790, mort en 1840. H était le plus jeune des trois fils d'un constructeur de machines d'Haslington, dans le comté de Lancastre. A douze ans, il alla rejoindre à Verriers, en Belgique, son père, qui y était allé monter une manufacture et l'avait laissé en Angleterre, chez des parents dont le jeune Cockerill n'eut pas à se louer. En 1807 il s'établit à Liège avec son frère James, et dès lors il manifesta une grande et remarquable aptitude. Les circonstances le laissèrent bientôt seul à la tète de l'établissement. Plus tard, en 1816, John Cockerill fonda l'établissement de Seraing , qui devint bientôt le point central d'une industrie à laquelle le génie du fondateur donna de nombreuses succursales en France, en Allemagne , en Espagne et même hors d'Europe, jusqu'à Surinam.

Le passage suivant, emprunté à un article intitulé Souvenirs de voyages, par M. Nisard (Revue de Paris), trace un tableau saisissant de l'étonnante activité de Cockerill. « Tel est, dit cet écrivain distingué, le prince souverain du pays de Seraing. Général, H sait choisir ses lieutenants. Il en a de toutes les nations , anglais , allemands , belges, prussiens, espaguols. Il leur donne sa pensée en partant, et il leur laisse toute liberté pour l'exécution, ne pesant point sur eux, n'outrant pas la surveillance, de sorte qu'il peut s'en aller sans cesser d'être présent, et être présent

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