COLLIN
1818, il fat chargé, dans l'intervalle de ces deux publications périodiques, de l'éducation du doc de Reichstadt. Il avait composé à vingt ans les paroles de Calthon et Colmal, opéra de Winter. On a en outre de lui les drames suivants : Der Tod Friedrich'* des Streitbaren (la Mort de Frédéric le Guerroyeur) ; — Marins; — Bêla? s Krieg mit dem Voter (La guerre de Bêla avec son père ) ; — ■ Die Feindlichen Soehne ( les Fils ennemis); — Der Tod ffeinrich's des Grausamen ( La mort d'Henri le Cruel) ; et d'autres. Les œuvre» dramatiques de Collin ont été publiées à Pesta, 1816-1817 , et ses poésies posthumes ( Pfachgelassene Dtohtungen) ont été publiées avec une notice biographique par J. de Haramer: Vienne, 1837, 2 vol. uv8°. [Bnc. des g. du m.)
ConvenationM - Lesicon.
"coixih (/ean),théologienfrancai8,derordre des Jésuites, né à Saint- Junien, vivait vers le mineu du dix-septième siècle. Il fut aumônier du roi, etprécha avec succès au Val-de-Gràce et dans les principales villes du royaume. On a de lui : le Prélat de saint Grégoire, ou apologie pour la fuite de saint Grégoire de Nazianse; Paris, 1640; — les Lauriers de la maison de Bourbon; Paris, 1IM1 ; — Lemovici multiplici eruditione illustres, hoc est elogia eorum quialiqua dicendi,docendi, scribendive laude floruerunt; Limoges, 1660, in- 8°; — Table chronologique et historique contenant un abrégé fidèle de tout ce qui s'est passé de plus remarquable dans la province du Limousin, depuis les conquêtes des Romains jusqu'à l'année courante; 1666, Limoges; — Histoire sacrée des principaux Saints et autres personnes vertueuses qui ont pris naissance, qui ont vécu ou qui sont en vénération parti' entière en divers lieux du diocèse de Limoges; Limoges, Mart. Barbou, 1672, in-18. C'est le meilleur ouvrage de Collin; mais autant le style en est brillant et poétique, autant la critique en est défectueuse. Collin adopte sans examen les légendes les plos merveilleuses, qu'il amplifie même et embellit volontiers. C'est un poème plutôt qu'une histoire ; un grand nombre d'ouvrages manuscrits, dont le catalogue a été publié par l'abbé Btadaud.
Biographie du Limousin. - Vitra c , Feuille hebd.,
* collin {Jean), historien français, frère
ou parent du précédent, vivait dans la seconde
moitié du dix-septième siècle. Il fut théologal de
l'église de Saint-Julien à Limoges. On a de lui :
Vitabeatorum AmandietJuniani anachoreta-
rum; Limoges , 1657 , in-4° ; — Histoire sacrée
de la vie des saints principaux du diocèse de
Limoges; ibid., 1673, in-12; — Florilegium
sacrum Lemovicense, etc.; ibid,, 1673, in-16.
LeloDg. Bibliothèque historique de la France, édft. Fontelte.
; collin (Jonas)9 célèbre homme d'État danois, né à Copenhague, en 1776. Employé dès sa
jeunesse au ministère des finances, il mérita par son activité de s'élever dans la liiérarchie. Il se retira des affaires publiques en 1848. Pendant cette longue suite d'années, il concourut à la plupart des actes du gouvernement relatifs aux finances, à l'agriculture, à toutes les institutions qui avaient en vue le bien-être de la nation. Elu en 1809 président de la Société royale pour l'encouragement de l'agriculture, il s'efforça de répandre un système d'agriculture plus judicieux et d'établir des bibliothèques dans les communes rurales, d'introduire des instruments d'agriculture plus propres à faire avancer l'horticulture. Il contribua puissamment à la construction du port d'Elseneur, à l'amélioration des fabriques du pays. Son nom se trouve mêlé à toutes les entreprises utiles, à la caisse d'épargne de Copenhague, aux bains de mer, aux expositions d'industrie, au musée Thorvaldsen. En 1821, il fut nommé un des directeurs du Théâtre-Royal de Copenhague. Outre un très-grand nombre de discours sur la philosophie de la langue, l'économie politique, l'agronomie, la géographie et la statistique, on a de lui : For Historié og statistik (Pour l'histoire et la statistique); Copenhague, 1822-1825. ÀBBàHAM.
Brilew, Forfatter-Ltueicon.— Convertationt-Uxtam. * collin (Marnes) y jurisconsulte français, vivait en Lorraine au commencement du dixseptième siècle. On a de lui : les Coutumes générales de Bassigny; Pont-à-Mousson, 1607, in-4°.
Calmet, Bibliothéq. de Lorrainecollin (Nicolas), théologien français, né dans le commencement du dix-huitième siècle, mort a Nancy, en 1788. Il fut chanoine régulier de l'étroite observance de Prémontré, et prieur de Rengeval. On a de lui : Observations critiques sur le Traité des dispenses, de Collet; Nancy, 1765; Paris, 1770, in-12; — Traité du signe de la croix, fait de la main , ou la religion catholique justifiée sur Vusage de ce signe; Paris, 1775, in-12; — Traité de Veau bénite; ibid» 1776, in-12;-— Traité du pain bénit, ou l'Eglise catholique justifiée sur Tusage du pain bénit, etc. ; ibid., 1777, in-12; — Traité des processions de V Église catholique; ibid., 1779, in-12; — Traité du respect dû aux églises, ou motifs de respecter les églises ; ibid., 1781, in-12; — Traité des confréries en général, et de quelques-unes en particulier; ibid., 1784, in-12; — Traité de la calomnie, des calomniateurs et des calomniés; ibid., i 1787, in-12.
j Quiirard, la France littéraire.
1 collin ou colin (Sébastien), médecin : français, vivait à Fontenay-le-Comte dans le mi- | lieu du seizième siècle. On a de lui : Déclaration des abus et tromperies des apothicaires ; Tours, 1553, in-8° : cet ouvrage fut publié sous le nom de Liset Benancios; anagramme de Sébastien Colin; — le Onzième livre cfi-
COLLES
tomdrt Trellien sur les gouttes, traduit du grec, et la Pratique et méthode de guérir les gouttes, traduit do latin de Germer, avec des aupoentotioiii; Poitiers, 1666; ~- l'Ordre et régime pour la cure des fièvres, avec les émues et remèdes des fièvres pestilentielles ; Md., 1*38, ift-T ; ~ Traité de la peste, traduit do grec deTraUien, me on Abrégé des causes et remèdes de la peste et un traité du régime de vivre; ihéd., 16*6.
OBmmd* PotUâf, p. m. - tiftoy, tHct. historique
coilii Wmwvw (François), littérateur français, Dé an 17*0, à Ambly-anr-Meuae, mort m 1830. II fut instituteur à Pari». Onadelui: - Grammaire française analytique et litténirt; 2e édit., ft 09, in-8« ; — De l'usage des négations dans la langue française; Paria, 1W2, iihll; V édit. j ibkj., 1822, ln-8°; - U Flambeau des étudiants, contenant de nouhqux éléments de métaphysique, de logique, 4* morale et de droit; ibid., 1804, in-12; — Mémorial universel , contenant un abrégé de tUitoire grecque, de t histoire romaine, de ïhistoire de France; un abrégé de la mythologie, de la géographie départementale, et les principales difficultés de la langue française; lbid.9 1804 et 1805, û>19; — Nouvelle méthode pour apprendre à traduire frmptmcnt et facilement le français en latin i ibid., 180» et 1806, uvi2; - Gramwmparlante; ibid., 1805 et 1606, to-12; — Participa français analysés, etmisàlapor.
téeéuenfants même; ibid., 1806, ta-8° ; 4f éditj^Mgmeatét, ibid., 1821, in*»; — le Maître « littérature élémentaire; ibid. 1 1806, in-12 j -le Maître de latin, au moyen duquel la syntaxe tt l$s gallicismes, exposés dans des Phases analysées, peuvent être appris sans uaitre; ibid., 1806,in-12; — le Maître d>élo- <Wnee française ;ÛM., 1806, 1807, 1809 et «11, ia*l2|— Dictionnaire des commençants, Mis-français et français-latin; ibid., 1807, J ! roi. jd.12; — Abrégé de V histoire sainte; ™.,UU, ia<l2; — la Grammaire simplifiée, <* abrégé analytique du principes généraux d particuliers de la langue française; 2* édit., JM7; - de VVsage des prépositions dans la ™W française; ibid., 1818, ia-8°; — la Petite géographie départementale de la France; Wi 1821 et 1823, in-12 ; — la Petite histoire de France; Ma., 1821 et 1825, in-16; — laUh fiquetimplifiée ; ibid., 1821, in-12 ; — le Petit répertoire, ou abrégé de la mythologie, de rhittoire grecque, de l'histoire romaine, etc. ; **., 1822, in-<2; — la Grammaire de Zho- ■wd augmentée; ibid., 1824, Jn*l2j — les Mutes condamnés, etc. ; ibid., 1825, in-8° ; — te Miracles; iMd„ 1825, in-8°; — Manuel i'artlkmétique; ibid., 1826, in-18.
***»*, la France littéraire.
coluh D'ANCtLUg, historien français, né
▼ers 1745, mort à Paris, le 15 Avrier 1809. Il descendait de David II, roi d'Ecosse en 1329. On a de lui .Delà différence entre les qualités du cœur et de Pesprit; — Histoire des états généraux de 1616; — Histoire des hommes Ulustres de la Champagne.
Journal de Périt 4a 19 mer* iiM. - Feller, Vioçrapkie mêver$elU, Mit de M Web»,
coixu dbbar (Alexis-Guillaume-Benri), historien français, né en 1768, à Pondicbéry, d'une famille originaire de Bar, mort à Paris , le 2 juillet 1820. Apres avoir été secrétaire de la colonie de Pondicbéry. 9 remplit des emplois dans la magistrature, devint président de la cour supérieure des établissements français dans les Indes, et Ait de retour en France à la prise de Pondichéry par les Anglais. On a de lui : Histoire de rinde ancienne et moderne, ou Vlndoustan considéré relativement à ses antiquités, à sa géographie, à ses usages], à ses mœurs, à la religion de ses habitants, à ses révolutions politiques, à son commerce et à son état actuel; Paris, 1814, 2 vol. in-8°, avec une carte.
Juérard, fa France littéraire. - Feller, Biograph vers, éé. ée M. Weiss.
OOLLIM-HARLBTILLB OU D^HARLBTILLB
(Jean-François), auteur dramatique français, né à Maintenon (dép. d'Eure-et-Loir), en 1755, mort en 1606.. H passa les premières années de sa jeunesse à Chartres, où habitait sa famille, notamment sa grand'-mère, madame Arténier, dont la sollicitude pour son petit-fils était sans égale. OolHn, dans les vers suivants, nous fait cou* naître comment ses premières années s'écoulèrent et quelle était son affection pour sa grandmère:
l'ai passé quatre hivers auprès de mon aïeule.
Jamais, Jamais op soir je ne la laissai seuls;
Je faisais sa partie , ensuite je UsaU ;
Je ('écoutais surtout, enfin Je ramassis ;
Bt mol l'étais heureux en la voyant heureuse :
Sa mémoire a la lob n'est chère et douloureuse.
Son père , Martin Collin, possédait, à peu de . distance de Maintenon, une petite propriété nommée Mévolslns, située dans le hameau d'Harleville; ce rat ce motif qui lui fit ajouter le nom de ce lieu à son nom de famille. Là il vivait paisiblement, entouré de ses nombreux enfants,* car il en avait onze ; Jean François était le huitième. Le séjour de Mévoisins et la vie champêtre qu'on y menait inspirèrent à ce dernier le goût si prononcé pour la campagne qu'il conserva toute sa vie. Collin ressemblait à son père plus au moral qu'au physique; comme lui, fl savait se trouver heureux du sort que la Providence lui avait donné; comme lui, il savait se contenter de sa position, sans ambitionner celle d'autrui; la modeste demeure de Mévoisins était à ses yeux au-dessus des plus beaux châteaux ; il n'ont pas voulu la changer contre l'un d'eux. Collin copia la plupart des caractères des personnages qui figurent dans ses pièces sur ceux des personnes dont il était entouré, le plus sou-