‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 39 sur 133 · Î79 COLOMB — COLOMBE · texte numérisé non relu

Î79 COLOMB — COLOMBE

il continua à la mort de ce savant de travailler à l'Histoire littéraire de la France. Il vivait encore au Mans en 1772. On a de lui : Histoire de V abbaye de Saint-Vincent du Mans, en manuscrit

Taaaln, Hist. de la Congrégation de Saint-Maur. - Lelong, Bibl. hist. de la France, IV.

colomb ou golumb (Michel), sculpteur français , né en Bretagne , travaillait dans les premières années du seizième siècle. On ne connaît aucun détail sur la vie de ce grand artiste; et on ignora même le nom de l'auteur de son chef-d'œuvre, le Tombeau de François II, jusqu'au jour où ce mausolée fut ouvert, par ordre du roi, en 1727. G. Mellier, magistrat de Nantes, qui présida à cette opération, en publia le procès-verbal, et consigna dans son livre l'inscription suivante, qui fut trouvée dans le tombeau : Par Vart et V industrie de Michel Colomb, premier sculpteur de son temps, originaire de l'évéché de Léon. Ce rat en 1507, par ordre d'Anne de Bretagne, fille dn duc François n, femme de Charles VIII et de Louis XII, que Michel Colomb exécuta ce mausolée , une des œuvres d'art les plus remarquables qui aient été produites en France. On l'appelle à Nantes le Tombeau des Carmes, parce qu'il était dans l'église des Carmes avant d'être transporté dans la cathédrale, où on le voit aujourd'hui. François II, dernier duc de Bretagne , et sa femme , Marguerite de Foix, couchés sur une table de marbre noir, sont recouverts des insignes de leur rang ; trois anges soutiennent leurs têtes sur des oreillers; à leurs pieds, un lion et une levrette rappellent les vertus particulières à chaque sexe, le courage et la fidélité. Aux quatre coins du tombeau sont quatre vertus, la Justice, la Tempérance, la Force et la Prudence. Celle-ci est représentée par une sorte de Janus, dont l'une des faces est celle d'une jeune femme et l'autre celle d'un vieillard. Sur les cotés du sarcophage sont les figures des douze apôtres, et aux deux bouts saint François, sainte Marguerite, Charlemagne et saint Louis. Enfin, sur le socle sont autant de médaillons contenant des pleureuses. Ce monument a été plusieurs fois publié; mais ce n'est que récemment qu'il l'a été, à Nantes, d'une manière complète.

Le Louvre possède quelques autres ouvrages de Michel Colomb, et son nom a été donné à Tune des salles du nouveau musée des sculptures de la renaissance. E. B— n.

G. Mellier, Ouverture et description du tombeau de François II, etc. — La Marlintèré et Plganlol de la Force, Description de la France, Vfll, p. m% édlt. de 171*. - Chalmet, Histoire de Touralne, t IV, p. lis. - Clcognara, Storia délia scoltura. — Magasin} pittoresque, 188t. - Quépin, Introduction à Phittoire de Nantes.

COLOMBA. Voyez COLUMBA.

colombah (Saint), né vers 540, dans le pays de Leinster, en Irlande , mort en Italie , dans l'abbaye de Bobio, le 21 décembre 615. Il fit

profession au monastère de Benchor. Vers 585 il passa en Bretagne, et de là dans la Gaule. Gontran, roi de Bourgogne, l'attira dans ses États, et lui donna la faculté d'y bâtir trois monastères, Anegrai, Luxen, regardé comme le chef-lieu de son ordre, et Fontaines. Après la mort de Gontran et de Childebert, saint Colomban eut detdémélés très-vifsavecTbierri,qui avait succédé au dernier, et surtout avec Brunehaut Cette princesse, irritée de ce que saint Colomban reprochait à Thierri ses honteux dérèglements, le fit enlever et partir sur un vaisseau pour l'Irlande. Le vaisseaa,foroé parles vents de rentrer dans le port, ramena saint Colomban, qui traversa la France, et alla bientôt se fixer près du lac de Zurich, où fl s'occupa d'annoncer l'Évangile aux habitants du paya. Contraint d'abandonner, sa solitude, en 612, il se réfugia en Italie, où il fondal'ahbayede Bobbio. Saint Colomban célébrait la Paque, à limitation de l'Église d'Irlande, le 14" jour de la lune de mais, ce qui le porta à écrire deux lettres à saint Grégoire le Grand, une à Sabinien, une à Bonifacelfl et une aux évoques français assemblés en concile, pour défendre sa pratique. 11 entra également en discussion avec Boniface IV au sujet des trois chapitres qu'il prétendait avoir été injustement condamnés par le pape Vigile. Bossuet s'appuie de l'autorité du saint abbé contre l'opinion de l'infaillibilité du pape, dans le livre ML de la Défense de la Déclaration du clergé de France, chap. 25. Nous avons encore de saint Colomban : Régula camobitalis cum pœnUentiali, dans le Codex regularum; Paris, 1663, in-4°;— une Lettre envers, dans les Œuvres diverses da père Sirmond, tome II, page 908 ; — ses Opuscules, et quelques autres recueillis par Thomas Suria, avec les notes de Fleming; Louvain, 1667, in-fol. [Enc. des g. du m.]

Hist. littéraire de la France, t.lll, p. Mi. - Eltles Dopin, Bibl. des auteurs ecetis. — Balllet, Fieides saints, mois de noTerabre. — Wright,- Btographia brUannico Uteraria, t. I, p. Ut. - Miebelet, Hist. de Fr.- Augustin Thierry, CKtuvres. — Slsmoodi, Hist. des Fr. —Chateaubriand, Études hisU

colomban, poète français, abbé de Saint- Tron, mort au milieu du neuvième siècle. On lui attribue le poème intitulé : de Origine atgue primordiis gentis Francorum (stirpis Caroline). Cet ouvrage, écrit vers 840, et dédié à Charles le Chauve, a été publié, avec des notes, par le P. Thomas dkAquin ; Paris, 1644, in-4°. Il a été aussi inséré dans les Preuves de la véritable origine de la maison de France, par Du Boucbet; Paris, 1646, in-fol.; dans les Vindicùe hispanicx de Chifflet; Anvers, 1650, in-fol., et dans la collection des historiens de France par dom Bouquet, t. m.

Hist. lut., de la France, IX.

colombe ( Sainte), vierge chrétienne, appelée la première martyre de la Gaule celtique, martyrisée à Sens, sous Marc-Aurèle, selon les uns, et sous l'empereur Aurélien, vers 273, selon d'autres, dont l'opinion est plus probable.

381 COLOMBE

La plupart des faits dont on a composé son histoire soot incertains; mais dès le septième siècle elle était à Paris l'objet d'une grande vénération, et Dagobert roi fit faire une chasse magnifique, qui fat placée à Sens, dans l'église des Bénédictins; elle rat détruite ion du pillage de cette église par les calvinistes.

TUtenont, Méwunrts, t. IV. — BaUlct, VU» de* tainU,

COLOMBET

colovbk (Sainte), née à Cordone, martyrisée le 17 octobre 853. Elle alla fort jeune se mettre sous la direction de sa sœur Elisabeth, dans le monastère de Taboue. Chassée de cet asile avec les autres religieuses par les Maures, elle se réfugia à Cordone , courut se livrer à la justice, se déclara hautement chrétienne, et rat décapitée. Son corps jeté dans le Goadalqurrir, en fut retiré par les chrétiens et enterré dans l'église de Samte-Enlane de Cordone. Un ordre de Sainte-Colombe fut fondé en 1379, par Jean 1"; mais cet ordre ne survécut pas à son fondateur, les Bollandlstes, Acta' sanetorum, mois de sep-

*cùi*Mn*(Marie-Thérèse-Théodore Ronbocou-Riccieri , dite), actrice renommée de randenne Comédie-Italienne, née à Venise, te*29 octobre 1757, morte à Paris, le î9 mars 1837. Elle avait été amenée fort jeune en France, et à peine âgée de sept ans elle frisait partie des entants attachés au corps de ballets de ce spectacle. Quelques années plus tard elle s'esoya dans de petits rôles $ amoureuse, et débuta (6 avril 1772 ) dans le Jiuron, où elle obtint on succès tellement décisif, qu'elle rat reçue à l'essai. Elle avait pourtant à subir la double «oncarencede M"1* Laruette et Trial (voir ces noms). Aussi l'enthousiasme du pubUc ne Urda-t-a pas à se refroidir. Mais Colombe ayant été chargée, en 1775, du rôle de Béiinde dans la Colonie, l'établit d'une manière si brillante, qu'à dater de ce moment sa carrière dramatique ne fut plus qu'une série de succès. « Elle avait , « dit Grimm , une voix charmante, et de grands « jeux, tes plus beaux du monde.... » On lui reprochait, il est vrai , d'avoir un jeu quelque peu maniéré, défaut dont fl ne paraît pas qu'elle se soit jamais corrigée. Sa beauté ainsi que son talent réel lui conservèrent sans interruption la faveur publique jusqu'à sa retraite, en 1788. Les mémoires du ten$e sont unanimes à cet égard.

Colombe, dont l'existence, après avoir joui de tout l'éclat du luxe et de l'opulence, avait été fort dissipée, n'avait pas sa se ménager de ressources pour la vieillesse : aussi lorsque les événements de la révolution eurent amené la perte des pensions la Comédie-Italienne, se trouva-t-elle dans un triste dénuement EHe fut réduite à solliciter une représentation à son bénéfice, qui eut lieu en 1799, à la salle Louvois, et qui ne produisit qu'une infime recette. Dans l'espoir de stimuler davantage la curiosité du pu-

blic, elle reparut dans le rôle àe Béiinde, qui avait fondé sa réputation. Les journaux contemporains rapportent que l'impatience des spectateurs pour la revoir était si forte, qu'on ne laissa pas achever la première pièce. Mais le temps avait marché! et il fallut à cette Béiinde le souvenir de son anciennne renommée pour que le public demeurât spectateur impassible des ravages qu'avaient subis sa voix et sa personne. Depuis cette soirée de déceptions, Colombe, retombée dans l'obscurité, végète jusqu'à sa mort dans une quasi-indigence.

Une soeur cadette de cette actrice, Marie-Madeleine Rombocoli-Rigoœhi , connue sous le nom â'Adeline, née à Venise, le 15 décembre 1760, avait été également , dans son enfance, danseuse à la Comédie-Italienne. Elle y débute comme actrice le 17 avril 1776, fut admise aux appointements, et le 11 mars 1779 définitivement reçue. Elle n'eut jamais ni le talent ni la renommée de Colombe. — Adeline est morte à Versailles, le* février 1841.

Enti. de Màkhe.

FéUs, Biographie musicale. - Annale* du Théâtre» Italien. — Corrupondanc* de Grimm. — Mémoires de Bachaumont. — Mémoire* de Goldonl. — Document, inédits.

colombbl (Mcolas), peintre français, né en 1646, à Sotte ville, près de Rouen, mort à Paris, en 1717. Il est le seul élève marquant qu'ait fait Lesueur. Après sa réception à l'Académie de peinture, que lui ouvrit son tableau de Mars et Rkea Sylvia, conservé au Louvre, il partit pour l'Italie, où il fit un long séjour, et chercha à allier la manière de Raphaël à celle du Poussin ; mais, aveuglé par son amour-propre, fl ne tarda pas à se croire l'égal de ces deux maîtres. Avec une telle idée de son mérite et sa causticité naturelle, Colombel ne manqua pas d'ennemis parmi ses rivaux. Le caractère distinctif des ouvrages de ce peintre est une froideur qui décèle le manque d'originalité, des tons crus, un dessin correct, mais peu savant, une entente rare de la perspective linéaire. Ses fonds d'architecture sont généralement bien ordonnés et magnifiques. Plusieurs des appartements de Versailles ont été décorés par Colombel. On conserve de lui , dans les résidences royales, un Orphée, un Moïse sauvé , et autres tableaux qui lui font honneur. Dassier a gravé d'après lui, en 1712, Jésus guérissant les aveugles de Jéricho. [Bnc. des g.

du m.]

Cbesnel. Hist. dr Rouen.

coiiOMBET (Antoine), jurisconsulte français, vivait* Saint-Amour dans le milieu du seizième siècle. On a de lui : Coneiliatores super codicem; Lyon, 1551; Rome, 1571, in-8°; — Colonia celfica lucrosa, traité sur la mainmorte; Lyon, 1578, in-8*.

Catal.de la Bibhimpér.

colombet ( Claude ), jurisconsulte français, vivait dan* la première moitié du dix-septième siècle. U donna des leçons de droit à Paris, et fut

aimé du cardinal de Richelieu, qui le fit nommer conseiller au parlement, en 1636. On a de rai s Paratilla in L libros Pandectarum sive Digestorum; Paria, 1681, in-1 2 ; Toulouse, 1701, m-8°; — SynopHca mstitutkmum] imperialium descripHo, per definitianes et divisiones ; Toulouse, 1685, in-12; — Abrégé de lajuris* prudence romaine; Paris, 1888, m«4* j il a aussi reru l'édition des Œuvres de Cujas; Paris, 1634, 6 vol. in-fol.

JOcber, Allô. Gel.-Lexic.

colombi (Jean). Voy. Counmi.

*c*lombi (François), traducteur Italien, rirait dans la seconde moitié du seizième siècle. On a de lui : // Liside di Platone del amicitia, tradotto; ed il Furore pœtieo, tradotto dà Nie. Trivisani; Venise, 1548, in-8°.

Mtool, HbU éegli votgariM*., III.

+ com>mbi (Louis délie), astronome italien, rivait dans la première moitié dn dit-septième siècle. On a de lui : Discorso sopra la nuova Stella comparsa Vottobre 1604 net 8agittario; Florence, 1606, in-4*; — Risposte aile ConsiderazionidiAlimbertoMauri,ete.', ibid., 1608, in-4° : Alimberto Maori était le pseudonyme de Marco Mauri, qui avait réfuté le Discorso de Celombi ; — OpposUioni contro il trattato del Gai. GalUeé Délie cose ehe stanno sulV aequo. Ncgri, Scritt. forent.

Colombie* (/eo*), inédedtt français, né à Tonl, le* 2 décembre 1736, mort le 4 août 1789. Il fut d'abord chirurgien-major d'un légiment de cavalerie; plus tard, il obtint la place d'inspecteur général des hôpitaux et prisons du royaume et celle d'inspecteur général des hôpitaux militaires. On a de lui : Dissertatto de suffusione, seu cataracta; Paris, 1766, in-12; — Ergo prius lactescit chylus quam in omîtes corporis humores absat; ibid., 1767, in-4°; — Brgo pro multiplici cataractes génère multir pUcesèjxdçmctç;im.f 1768, m-4«; — Codede médecine militaire pour le service de terre, ouvrage utile aux officiers, nécessaire aux médecins des armées et hôpitaux militaires} ibid., 1772, 5 vol. in-12; — Médecin» militaire; Ibid., 1778, 7 toI. to-8°; — Préceptes sur la santé des gens de guerre, ou hygiène militaire; ibid.» 1775, in-8»; ouvrage réimprimé sous le titre d'Avis aux gens de guerre; ibid., 177», in-80; — du lait considéré dans tous ses rapports; ira partie, ibid., 1782, in-8°. Colombier a publié, en société avec Doublet, deux recueil» àe Mémoires sur les épidémies de la généralité de Paris, et une Instruction sur la manière de gouverner les insensés et dé travailler à leur guérison dans les asiles qui leur sont destinés. On lui doit aussi l'édition des Œuvres posthumes dn chirurgien Ponteau; Paris, 1783, 3 vol. in-8».

moormmkienédic*!*

m»u»mbie*b (An^Benr. m Buovtviui, inarquise nu), femme savante française, vivait

COL0MBE1 — COLOMBO 284

dans la première moitié du dix-huitième siècle t On a d'elle : Méflexions sur les causes des tremblements de terre, avec les principes qu'on doit suivre pour dissiper les orages, tant sur terre que sur mer.

HUt. lUtwr. eu fswmu «»»., IV. - QaéJvd*, le France littéraire.}

colombières (François on Briqceviixe), guerrier français, vivait dans le milieu dn seizième siècle. H servit avec distinction dans les armées sous les règnes de François Ier, de Henri H, de François H et de Charles IX, et suivit le parti du prince de Coudé dans les guerres de religion. Échappé an massacre de la Saint-Barthélémy, U ae rendit en Normandie, fit, aveo le comte de Monlgommeri, une guerre acharnée aux catholiques. Assiégé dans Saint-La, en 1574, U refusa de se rendre, et fut tué à la prise de cette ville.

FelWr.:*fe*r«pM» universelle édK. d« M, Weita.

coLOMBiàu ( Vulson m La). Voy. Vouoh.

colombini (Saint Jean), fondateur de l'ordre des Jésuates, mmort le 31 juillet 1367. Etant un jour rentré ohe* lui tout affamé, il s'irrita de ne pas trouver son repas prêt à l'heure ordinaire. Pour le distraire, sa femme lui donna la Vie des Sainte à lire. Cette lecture émut etottendrit Colombini; il se démit des fonctions de .premier magistrat, qu'il remplissait dans sa ville natale, distribua une grande partie de ses biens aux pauvres, fit de sa maison une hospice pour tes malades, et y réunit plusieurs disciples, auxquels le peuple donna le nom de Jésuates, parcfequ'ils disaient souvent a haute voix le nom de Jésus. Urbin V approuva le nouvel institut, sous la règle dé Saint-Augustin. Les jésuates étaient originairement des laïques, et s'appliquaient à la préparation des médicaments. Il* obtinrent, en 1606, la permission de recevoir les, ordres sacrés, et furent supprimés en 1660, par Clément IX.

J»«ul Morigta, Vie de saint Jean Colombini. — J.-B. Rossl, Vie Ae saint Jean Colombini. — BoHandtsles, jicia sanctorum.

Colombo ( Dominique), poète italien, né à GaMano, en janvier 1749, mort dans le même endroit, le 2 avril 1813. 11 entra dans l'état ecclésiastique, pour lequel il n'avait aucun goût Après avoir professé les belles-lettres à Brescia, il passa les dernières années de sa vie dans la retraite, et les consacra à chanta les charmes de la vie champêtre, qu'il avait toujours aimée avec passion. On a de M : i Piaceri délia solitueUne; Brescia, 1781 ; — il Dramma e la tragedut oVItalia, dUserta*ione;Vexé*e, 1794; —Seiolti campestri; Brescia, 1796. Quelques opuscules de Colombo ont été publies dans les journaox d'Italie, entre autres deux Églogues sur le siège de Brescia au quinzième siècle. Il a aaasf laissé plusieurs poèmes Inédits. Pelhr. Bêoçr. wtfoi. èû\t. 4e M. Wefeft. COLOMBO on COLUMBU8 (Rcaldo), célèbre anatomiste italien , natif de Crémone, mort vers

COLOMBO — GOLOMlfiS

1577. H étudia d'abord la pharmacie, pals la chirurgie aoue Jean-Antoine Plâtras. Détenu ensuite (ttsdple d'André Vétale à Padoue, il te ptMknna pour l'aiiaftornie tons ce mettre renommé, qui remplaça an 1144 dant renseigne» meBtdeeette sdene* à Padc*e , après y avoir professé députa 1640 ktogtque. En 1446 il fui chargé d'enseigeerraiMtofnfe àPieé,puisàR«œe, uà fl mourut CêuÊt nn habile tnntomiste; fl nt des expérience» enr des eniant vivants, landia qu'ayant lui on expérimentait sardes porcs. On dit aussi qu'il disséquait annuellement jusqu'à quatorze cadavres humains. On reproche à cet auatomiste ton Ingratitude envers son maître Yésate, dont II dépréciait les œuvres, tout en s'approprient ce (ra'ii y trouvait de bon. Il n'était pu pou juste pour ses antres contemporains , qoH traitait arec dédain. Son traité de Re anàtomica eut beaucoup de succès. Le premier fl parla avec exactitude des caroncules myrtiformes du vagin; le premier aussi il mentionna le repliement ou rendooWement du péritoine; et à f occasion de la plèvre , fl donna la plus exacte description du médiastin qui eut été laite avant lui. Il remarqua en même temps que la division de la poitrine par une sorte de cloison est formée par l'adossement des déni sacs de la plèvre, et qoH existe vers le sternum un espace rempH de graisse, où parfois il se lait un amas de pus on d'eau (hydrothorax.) , dont l'évacuation ne peut se (aire que par te trépan. Colombo s'attribua la découverte de la tonique mnominée de l'œil; il prétendait de même avoir trouvé le troisième os ou étrier qui nous transmet l'impression des corps sonores. Au septième livre de Re anatomtea, Colombo enseigne, presque dans les mêmes termes que Servet, la doctrine de la circulation dn sang; il va plus loin encore : fl décrit exactement les valvules sigmoides des artères et les valvules tricnspides des veines , dont il fatt connaître l'usage. Cependant tout ce qtffl dK à ce sujet s'arrête à la circulation du sang dans les poumons. On a de Colombo : de Re anatomica , libri qutndecim; Venise, 1559, in-fot.; Paris, 1562, 1572, in-fol. ; Francfort, 1590, 1590. Ces deux dernières éditions sont sniries des notes de Posthhis.

Éloj, Dictionnaire de la médecine. — Haller, Bibî. oMfeM., i. - flpmffri, Gtuh. <ffr ArmHk, lu.

colohbt (François CauTionr, sieur de), I»oete et littérateur français, né à Caen, vers 1588, mort vers 1048. H eut à la cour le titre d'Orateur du roi pour ies discours d'État, et fut un •les premiers membres de P Académie française. Dégoûté du monde, il prit l'habit ecclésiastique 'bais les dernières années de sa vie. On a de lui : uoe traduction d'une partie dn 1" livre des Annales de Tacite; Paris, 1613, m-8#; — une traduction de Justin; Tours, 1616, !*-*•; Sauwwf 1672, in-12; — Plainte de la belle Coliston au grand Aristarque, durant sa captivité, poème; Paris, 1616, in-12; — Quelques

du temps et < opuscules, dont on trouve la liste daiwl'jfiffetr* de P Académie française, par Péliaton.

Qoot*, *i*tu*JL frmçiu, u xvi, p. tas.

coboniBBA(Locnmtenft). Foj. Dm Mann*.

coLomis (Don Juan), auteur dramatique espagnol, de l'ordre des Jésuites, né à Valence, en 1740, mort à Bologne, en 1807. Après la suppression de son ordre, U te retira en Italie , et consacra tes loisirs à la culture des lettres. Il est auteur de trait tragédies en vert Italiens ; CortoUm; 177»; — Inès de Castro; Livourne 1781 ; —seipkm à Carthagèné; Bologne, 1783. On lui doit encore quelques ouvrages écrits en espagnol, dont les principaux sont : Bermenildo, tragédie; — un Abrégé de f histoire du Mexique de Clavrjero;; — des Poésies castillanes.

relief, Bêêgr. unit.) édtt. de M. Wefen.

colomiéj (Posa), savant protestant français, né à La Rochelle, le 2 décembre 1038, mort à Londres, le 13 janvier 1692. Il éludai la philosophie et la théologie à flaumur, apprit l'hébreu sous le célèbre Cappel, se lia à Paris avec Isaac Votâtes, et le suivit en Hollande. En 1681 il passa en Angleterre, devint bibliothécaire de Sanoroft, archevêque de Cantorbery, perdit cette place à la suite de la disgrâce de son protecteur, et en raoorut de chagrin. On a de lui : Gallia orientalis; La Haye, 1665, in 4* : on y trouve la vie des Français qui ont cultivé l'hébreu et les autres langues orientales ;

— Opuscula; Paris, 1668, in-12; Utrecht, 1669, in-12; — Épigrammes et madrigaux ; La Rochelle, 1668, in-12; — Remarques sur les seconds Scaligerana; Gnmingue, 1669, in-12;

— la Vie du père Jacques Sirmond; La Rochelle, 1671, in-12; — Exhortation de Tertullien aux martyrs, traduite en français; ibid., 1673, in-12; — Rome protestante, ou témoignages de plusieurs catholiques romains en faveur de la créance et de la pratique des protestants ; Londres, 1675, in-8°;— Mélanges historiques; Orange, 1675, in-12 ; Utrecht, 1692, in-12 ; tons le titre de Colomesiana, dans le Mélange curieux des meilleures pièces attribuées à M. de Saint-Étremond ; — Observationes sacres; Amsterdam, 1679, in-12; édit. augmentée et corrigée, Londres, 1689, in-1 2; —Theoloqorumpresbyterianorurn icônes exprotestantimm scriptis ad vtvum expresse ; 1682, in-12; — Parallèle de la pratique de r Église ancienne et de celle des protestants de France dans f exercice de leur religion ; 1682, in-12; — Bibliothèque choisie; La Rochelle, 1682, in-12; Amsterdam, 1099, m-12; — ad Gulselmi Cave, vhartophflacem ecclesiasticum. Paralipomena ; accedit de scriptis Photii dissertatio, etpassio S. Victoris Massiliensis; Londres, 1686, in-8* ; Leipzig, 1687, in-8° ; Londres, 1689, in-1 2 ; «— Lettre a M. Jus* tel touchant r Histoire critique du Vieux Tes-

Page 1