‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 41 sur 133 · NOUV. BIOGR. GBKÉB. — T. XI · texte numérisé non relu

NOUV. BIOGR. GBKÉB. — T. XI

histoire, qui va jusqu'en 1740*, est divisée par siècles , et les siècles par chapitres : l'auteur a omis beaucoup d'écrivains lyonnais, et a parié ou superficiellement ou inexactement de plusieurs autres; — instruction sur le jubilé de F église primatiale de Saint-Jean de Lyon, etc. ; ibid., 1734, in-12 ; — Antiquités de la ville de Lyon; ibid., 1738, 2 vol. in-12. On trouve encore dans le Journal de 7V*i*ma? différents mémoires du P. Colonia.

Mémoires de Trévoux, novembre 1741. — Mercure de France, Janvier un, p. 7«; décembre 1718; février I7tt, p. t77; novembre 1730, p. 14M, et décembre, p. î66î — Dict. de ht Provence et du eomtat Kenaissin. — Uboaderle, Notice tur le P. Colonia, eo tête de la Religion chrétienne autorisée, édit. de Paris et Besançon. — Quérard, la France littéraire. — Barbier, Dict. des ouvrages anonymes. — Recherches pour servir a t'hist. de Lgon.

coLOifif a , nom commun à un grand nombre de personnages italiens, dont les uns appartiennent à une famille patricienne, tandis que les autres sont d'origine plébéienne. Les premiers se trouvent en tète, par ordre chronologique.

* colonna (Pierre) vivait dans la première moitié du onzième siècle; il fut la souche des Colonna, et feudataire du pape Pascal II, en 1100.

Colonna (Jean), prélat italien, mort à Rome, en 1255. Il fut élevé au cardinalat par le pape Honorius, en 1216, et se trouva en qualité de légat à la prise de Damiette par saint Louis. Étant tombé peu après au pouvoir des Sarrasins, il fut condamné à être scié par le milieu du corps ; mais le courage qu'il montra pendant les préparatifs mêmes du supplice parut si admirable à ces barbares qu'ils lui donnèrent la vie et la liberté. 11 fonda depuis l'hôpital de Latran, à Rome. Ce fut lui qui commença l'élévation de sa famille; quelques-unes des lettres qu'il écrivit de la Terre Sainte se trouvent dans Ughelli. On a aussi de lui : Historia sacra, en manuscrit. [Enc. des g. du m.]

Paul Jove, In vit. Pomp.- Colon. — Ughelli, Italla sacra.

colonna ( Jean ), prélat et historien italien, de l'ordre des Dominicains, neveu du précédent, mort vers 1285. Il résida sept mois à Messine, dont il avait été nommé archevêque en 1255, revint à Rome, et devint vicaire do pape Urbain IV. H a laissé quelques ouvrages manuscrits, dont le plus curieux, qui a pour titre : de Viris Mustribus ethnicis et christianis, est conservé à la bibliothèque de Saint-Jean et Saint-Paul, à Venise. La Bibliothèque impériale de Paris possède deux beaux manuscrits de sa chronique intitulée : Mare historiarum, ab orbe condito ad sancti Gallix régis Ludoviei IX tèmpora inclusive.

Tour on, Hitt. des hommes illustres de Tordre de Saint-Dominique. — fetaard, Script, ord. Prmdioat.

colonna (Jacques), prélat italien, mort en 1 3 1 8. Le pontificat de Nicolas IV fut une époque de puissance pour les Colonna. Jacques, créé cardinal par Nicolas III, était le premier conseiller

COLQHNÀ

fie 4a cour papale. Pierre, sou neveu, fut revêtu du même titre que lui. Jean fut fait marqua d'Ancone; Etienne, comte de Bomagne. Dans les libelles du temps on représentait le pape sortant sa tète d'une colonne et ayant devant lui deux autres colonnes qui lui cachaient tons les objets. Quand Benoit Cajetan, depuis Bonuace VDI, prétendit à la tiare, les Colonne, orgueilleux des honneurs dont les «Tait comblé* Nicolas IV, iirent tout ce qu'ils purent pour traverser son élection : leurs biens confisqués, leurs palais renversés, leurs dignités annulées, telles furent les vengeances du pape. Jacques se retira en France. On croit qu'il ne fut pas étranger à la conjuration que son parent, Sciarra-Colonna, trama depuis, de concert avec Nogaret, contre Boniface Vill. La dignité de cardinal lui fut rendue par Clément Y, le 17 décembre 1305, et la bulle fulminée contre les Colonna fut retirée par le même pape, à l'intercession de Philippe le Bel. [Enc. des g. du m.]

vuianl, Ist, VU. - Ottav. <U Àgostioo, Ist. délia f*. miglia. Colonna.

colonna {Sciarra), seigneur italien, vivait au commencement du quatorzième siècle. En 1299, il rendit au pape Boniface VTII la ville de Palestrina, dans laquelle il commandait; mais, craignant avec raison que les conditions de la capitulation stipulées en faveur des Colonna ne fussent pas exécutées , il s'enfuit par mer. Pris par des pirates et délivré par Philippe le Bel, il fut un des instruments de la vengeance de ce prince contre le pape. On connaît la scène d'Agnagni. Quoi qu'en disent quelques historiens modernes, il ne parait pas que Sciarra ait donné un soufflet au pape. Sciarra se rangea du côté des Gibelins, fut nommé sénateur par Louis de Bavière en 1328, et eut une grande part aux tentatives que ce prince fit pour détrôner Jean XXII. Chassé de Rome, avec tous les Gibelins, le 4 août 1328, il mourut en exil.

OttaT. dl Agostino, Ut. délia famiçlla Colonna. — Mlcbelet. Il ist. de France, t. III. — Slsmondl, Hist. de» rip. ttaL; Hist. des Pr.t VIII, 17.

colonna (Etienne ) , seigneur italien , frère de Sciarra, vivait dans la première moitié du quatorzième siècle. Il fut toujours à Rome le chef du parti guelfe. Créé sénateur en 1328, il vécut dès lors plutôt en prince qu'en citoyen, et affecta de mépriser les lois. Cependant Rienzi avait établi à Rome le bon état. Etienne se vit réduit à en jurer l'observation. Il fut même condamné à mort, a la suite d'une altercation qu'il eut avec le tribun ; mais celui-ci lui fit grâce. Etienne, devenu libre, se mit à la tête de ses vassaux de Palestrina, et pénétra dans Rome. Abandonné de ses partisans, il fut tué avec son fus Jean et plusieurs seigneurs de sa maison.

SIsmoQdl, Uist. dêi Fr.f Hist. des rép. ital.

colonna (Jacques), prélat italien, fils du précédent, vivait dans là première moitié du quatorzième siècle. Le pape Jean XXII le nomma ix l'évéché de Lombes, pour le récompenser de

ce qu'il avait eu le courage d'afficher è Rome les excommunications prononcées contre Louis de Bavièro. Protecteur de Pétrarque , Colonna contribua beaucoup à faire couronner ce poète à Rome, en 1341; et Pétrarque lui adressa une canwne.

GJofueo*, Hist. litt. d'Italie, II.

colonna (Egidio), théologien et philosophe italien, né à Rome, mort à Avignon» le 22 septembre 1316. Il était de l'illustre fotfille des Colonna de Jtfaples, et cependant il prit du lieu de sa naissance le surnom à'/Egidïus Romanus ; en français , Gilles de Rome. Jeune encore, il vint à Paris, et fut un des meilleurs disciples de saint Thomas d'Aquin. Admis daas la familiarité d'an ai grand maître, il aurait désiré, pour le suivre en tons lieux, s'attacher à l'Institut de Saint-Dominique; mais il avait déià contracté des engagements indissolubles avec les religieux de Saint- Augustin. Cette circonstance servit la fortune de la doctrine thomiste. Introduite par Egidio Colonna dans tes écoles de Tordre de Saint-Augustin, cette doctrine y fit de nombreux prosélytes ; et ceux-ci devinrent pour les franciscains des adversaires d'autant plus fâcheux, qu'ils semblaient plus désintéressés. On a rapporté le texte d'an décret promulgué dans la ville de Florence, en l'année 1287, par une assemblée générale des religieux de Saint-Augustin : ce décret ordonne a tous les docteurs de l'ordre de conformer leur enseignement aux décisions forroulées par Egidio Colonna. Or, il n'y a pas une de ces décisions qui ne soit thomiste; Egidio Colonna n'a connu Duns-Scot que pour le traiter en ennemi. On peut donc, à bon droit, lui contester le mérite de l'invention; mais il faut reconnaître qu'il a mieux que personne compris, expliqué, éelairci les points obscurs de la doctrine dominicaine. A ce titre, il rat un ingénieux philosophe, un théologien éminent. On rappelait, dans le jargon de l'école, doctor fundamentarius , ou doctor fundatissimus. C'est À Paris qull fit ses premiers cours. Ils eurent le plus grand succès, et Philippe le Hardi, cherchant un précepteur pour son fils, qui devait être un jour Philippe le Bel, Egidio Colonna lui fut indiqué par la voix publique. Élu général de son ordre, en 1292, il fut ensuite élevé sur le siège métropolitain de Bourges. C'est dans cette ville qu'il composa la plupart de ses ouvrages. Ils sont nombreux, puisque suivant Sabellicus aucun auteur ne fut après saint Augustin plus fécond que maître Gilles de Rome. Nous ne ferons connaître ici que les principaux : de Regimms principe*!» libri JIl; Angsbourg, 1473, in-fol.; — ûefensoriutri, seu correctorium corrvptorii librorum sancti Thomas; Naples, 1644, in-4°; — Quodlibeta; Bologne, 1481, et Lou vain, 1546, in-fol.; — de Ente et Essentiel, édition du quinzième siècle, sans date; —de Materia cœli; Padoue, 1493, in-fol.; — Commentarii in libros physicomm Aristotelis; Padoue, 148,'*,

COLOJNNA

infoL; — in Aristoteiem, de Anima; Parie, 1491, in-fol.; — Super libros Priorum Analytkorum; Venise, 1499, in-fol.; — Super libros Posteriorum; Padoue, 1478, in-fol.; — Questùmes metaphysicales ; Venise, 1499, in-fol. Ce sont les éditions les puis anciennes de ces outrages. On trouve encore, dans les bibliothèques de France et d'Italie, un nombre assez grand d'opuscules inédits, que Jean de Tritheim et Fabricius attribuent à £gklio Colonna.

B. IUuréau

CoraeUu* Ciutuu, Sioçia virorum iliustrium arrf. S. AwjusL — Jean Chenu, Histoire des archevêques 4e Bourçt*. — Le* frères Sainte-Marthe, Caltia christkaa. - Anftlo BoMba. KUa j£$idU, to tête d'ooe «itioa da Dsfensorium; Jf aptes, 16U.

colonna (Antoine), seigneur italien, vivait dans la première moitié do quinzième siècle. Une nouvelle époque de grandeur attendait les Colonna sous le pontificat de Martin V, qui lurmèroe était de leur maison. Antoine, le plus cher des neveux de ce pape, joua le râle de concihatear dans les querelles de Jeanne II, reine da Naplcs, avec le «ùnUiége , et pour récompense il obtint l'investiture de la principauté de Salerne et du duché cf Amalfi ; il put même un moment se flatter que Jeanne le désignerait pour son successeur. En même temps, avec l'autorisation du pape, il mettait des garnisons dans toutes les vfles de l'État romain. A la mort de Martin V ( 1431 ), les Colonna osèrent s'emparer du trésor pontifical; mais Eugène IV leur ayant déclaré ia guerre, et Jeanne leur ayant retiré leurs fiefs, ils furent dépouillés des honneurs et de la puissance eseesaive que leur avait vaine le pontificat de leur parent.

Ottar. Ai AgûfUnob M. délia famigHa Cêlmma. - SU mondi, HisL des rep. Ual.

colonna ( prosper), capitaine italien, fils du précédent, mort en 1523. A l'époque de l'invasion de Charles VIII, il embrassa le parti de ce prince, par liaine contre les Orsini (Ursins), de tout temps ennemis de sa famille, et qui venaient de se déclarer pour les Aragonais ; mais après la retraite de Charles, il se réconcilia avec le roi Frédéric d'Aragon, et depuis il porta constamment les armes contre la France. Il acheva de s'instruire dans l'art de la guerre à l'école de Gonsalve de Cordoue. Quand ce capitaine eut Tait césar Borgja prisonnier, Prosper rat cliargé de le conduire en Espagne : César et sou père avaient voulu la ruine de sa maison ; il fut assca généreux pour éviter, pendant toute la traversée, de rencontrer les yeux de celui sur lequel le sort lui accordait un si grand triomphe. Kntre )»es victoires les plus remarquables sont celles qu'il remporta près de Vicence sur L'Alviane, général des Vénitiens (1513), et celle de la Bi- °*nie, gagnée sur Lautrec, le 22 avril 1522. Il venait de défendre Milan contre Bonnivet ( 1523 ), lorsqu'il tomba dans un état de langueur qui le fit mourir, à la fin de la même année. [Bnc. des g. du m. ]

Brantôme, Éloges de» çr. eapit. — Paul Jove, Mou, — Gutchardln, Hist. — Stamondi, Hist. des rep. ital. — I Ottavlo dl Agoetloo, Ut. délit Mmiglus Coiùmna.

colonna (Fabrice), capitaine italien, fila | d'Edouard Cotonna et cousin du précédent, mort ; en 1620. H passa, comme son cousin, du servies ! de France à celui d'Aragon; il rut revêtu du ! titre de grand-connétable quand Ferdinand le ' Catholique en eut dépouillé Goosalve de Cordoue, en 1507. Plus tard il combattit sous les | drapeaux de Jules Iï. Fait prisonnier à la bataiUo ! de Ravenne par le duc de Ferrare, il fut si re- ! connaissant des égards que celui-ci lui témoigna ' qu'il voulut le réconcilier avec le pape : Colonne ■ lui donna un sauf-conduit pour ae rendre à Rome; i mais Jutes, sans y avoir égard, retint le duc pri- 1 sonnier. Fabrice , indigné , accourut délivrer Al* , phonse, et H ont peut-être poussé plus loin sa vengeance contre Jules n si la mort de ce pape ne (ht arrivée peu après.

StomonSI, HisL des rep. iUU., XV. - Artaud, Hit t. de$ pontife» rem. - Ottarlo «1 AflmttM, ht. délia famifll. Golonna.

COLONNA (Marc-Antoine), capitaine italien, neveu de Prosper et de Fabrice Colonna, mort en 1522. Il servit tour à tour Jules If, Maximilien | et François I". Cent sous les drapeaux de la | France qui! fut tué, en 1522, par un coup de coulevrine tiré du haut des remparts de Milan, que son oncle Prosper défendait. Quelques auteurs ont prétendu que Prosper lui-même avait dirigé ce coup contre son neveu, qui! ne reconnaissait pas.

OtUvlo dl Agoattno, Jst. délia famiùL Catonna. - SiaraoQdi. Hist. des rép. Ual \ Mist. des Fr., XV.

colonna ( Pompée), prélat italien, neveu de Prosper Colonna, mort à Naples, le 28 juin 1532. n fut d'abord évoque de Rieti. Homme turbulent et emporté, il s'abandonna au penchant qu'il avait pour les armes, et prit une part active A toutes les révolutions de la cour romaine. En 1512, il se mit à la tète de quelques jeunes Romains, et souleva le peuple contre Jules II. Créé cardinal par Léon X, il rat néanmoins l'en • nemi de ce pontife. Après avoir balancé, puis favorisé l'élection de Clément VII, il se brouilla avec lui , et tenta de l'enlever. Clément VU le priva du cardinalat et de ses bénéfices. Mais lorsque ce pape fut prisonnier du connétable de Bourbon, il eut recours à lui. Colonna lut fit rendre la liberté, et fut rétabli dans toutes ses dignités. Il eut la légation de la Marche d'Ancône, l'évôché d'Aversa, l'archevêché de Montréal, et rat viceroi de Naples. Ce prélat aimait et protégeait les gens de lettres. On a de lui : de Laudibiis mulierum : ce poème, composé en faveur de Vittoria Colonna, est resté manuscrit.

Auberi, Hist. des cardinaux. — Guicbardin, X. — Oûophre, Clavn. — Paul Jove, fa rit. Cohm. — Sk- Bondi, Hist des rép. Ual.,- Hist, des Fr„ XVI.

colonna (Marc-Antoine), dit le jeune, guerrier italien, mort le 2 aont 1584. 11 s'illustra à la bataille de I<épante. Pie V l'avait nommé général des douze galères pontificales qui «levaient

COLONISA

se joindre aux flottes vénitienne et espagnole pour la défense de Chypre. Il prétendit vainement, comme représentant le chef de la chrétienté , au commandement de la flotte entière : les amiraux André Doria et Girolamo Zeno avaient la même ambition que lui, et, grâce à leurs rivalités, Tannée se passa sans qu'on eût attaqué les Turcs. L'année suivante, Don Juan d'Autriche fut revêtu du commandement en chef, et à la bataille deLépante(7 octobre 1571 ) Marc- Antoine dirigea sous ses ordres une des ailes de l'armée : il y fit preuve de beaucoup de courage et de talent ; et à son retour A Rome, la cour papale, flattée de sa gloire, lui décerna un triomphe assez semblable à ceux que la république accordait autrefois à ses généraux. Il entra ensuite au service de Philippe II, qui le nomma vice-roi de Sicile; en 1584 il amenait dix galères à ce prince, et venait de débarquer en Espagne, lorsqu'il Ait saisi d'une maladie violente, dont il mourut. A ses talents militaires il joignait l'amour des lettres et des manières chevaleresques.

Ottavio di ARosttno, Maria délia famiglia Colonna. - Slsmondl. RitU de* Fr., XVIII et XIX; HisL de* république* italienne*, XVi.<

colonna (Ascagne), prélat HaUen, fils du précédent, né vers 1560, mort en 1008. Il fut créé cardinal en 1586, et devint vice-roi d'Aragon. On a de lui : de Monarchia Sicilix. Ce traité est une critique de celui de Baronius : Monarchia siciliana. On le trouve avec la réponse de Baronius dans le Thésaurus antiquitatum Siciliœ de Grssvius.

O. di Agostlno, M. délia fam. Colonna. — Grcvtu*, The», antiq. Sicii., III* part. — Baronius, Monarchia :icil.

colonna (Angelo-Michele), peintre italien, né dans le territoire deCôme, en 1800, mort à Bologne, en 1687. Un de ses oncles, qui était architecte, le conduisit à Bologne à l'âge de quatorze ans , et le confia à Dentone, habile peintre de perspective. En sortant de cette école, Colonna s'associa à Agostino Mitelli, et ils travaillèrent ensemble à la décoration des palais de divers princes d'Italie. Leur réputation étant parvenue jusqu'en Espagne , Philippe IV les attira à sa cour, et leur assigna un traitement considérable. Malheureusement, après une année de travail continuel, Mitelli vint à mourir; son compagnon s'empressa de retournei en Italie, et se fixa alors à Bologne, qu'A enrichit de nombreuses peintures, et où il poussa sa carrière jusqu'à l'âge de quatre-vingt-sept ans. E. B— h.

Malvasia, Pitture di Boloçna. — Lanzt, Storia plttorica. — BaldinnccJ, Notixie. — Wlnckelmann, Neue* Muhler-Lêxicon .

'COLOMBA (Girolamo). Voy. Mengozzi.

colonna. (Laurent -Onuphre), seigneur italien, de Giœni, duc de Tagliacotti, prince de Palliano et de Castiglione, mort le 15 avril 1689. 11 épousa Marie de Mancini, nièce deMazarin, qui avait espéré devenir reine de France. On sait que lorsqu'elle dut se rendre en Italie

avec Colonna, elle dit à bonis XIV : « Vous êtes roi, vous m'aimez, vous pleurez, et il faut que je parte ! » Son mariage avec Colonna ne Ait pas heureux. Marie de Mancini « en fut au désespoir », disent les Mémoires de Mademoiselle. Après quelques années passées avec son mari, elle s'enfuit de Rome, à l'aide de sa sœur, la duchesse de Mazarin. Venue en France, elle séjourna dans plusieurs villes, sans oser se fixer dansaucune, de peur d'être forcée à rentrer sous le toit conjugal. En Flandre, où elle se crut d'abord en sûreté, elle rut arrêtée par ordre du gouvernement espagnol et enfermée dans un couvent à Madrid. Le prince Colonna, devenu vice-roi d'Aragon, chercha à la faire revenir auprès de lui, mais ses efforts échouèrent ; il consentit alors à divorcer, et entra dans l'ordre de Malte. Ce fut lui qui, en qualité de grand-connétable du royaume de Naples, présenta au pape le tribut d'investiture. Il fut aussi vice-roi de ce royaume, et exerça pendant deux ans ces fonctions. Il se retira ensuite à Rome, où il mourut.

Mém. de mademoiselle de Montpentier, dam la (Coll. Mlchand et Poojoulat).- SUmondi, Bltt. de* Frn XXIV, XXV.— Mémoire* de Marie de Mancini,' Cologne, 1676.

colonna {Philippe-Alexandre), fils du précédent, né le 7 avril 1663, mort le 6 novembre 1714. Il fut connétable du royaume de Naples, et prit part à la guerre de la succession d'Espagne. Il fut envoyé à la cour de Rome par le roi Charles EL

Ottavio di Agostloo, lst. délia famiglia Colonna.

colonhjl (Francois-Marie-Pompée), philosophe hermétique, parent du précédent, né vers 1649, mort à Paris, en 1726. Il joignit à l'étude des lettres celle des sciences, donna dans les rêveries des alchimistes, et chercha l'art de faire de l'or et celui de prolonger la vie. Il périt' dans l'incendie qui dévora la maison qu'A habitait à Paris, où fl avait passé la plus grande partie de sa vie. On a de lui : Introduction à la philosophie des anciens, par un amateur de la vérité ; Paris , 1698, in-12 ; — les Secrets les plus cachés de la philosophie des anciens , découverts et expliques à la suite d'une histoire des plus curieuses, sous le pseudonyme de Crossetde Haumeric; Ibid., 1722, 1762, in-12 ; — Abrégé de la doctrine de Par accise et ses archidoxes, avec une explication de la nature des principes de la chimie , etc. ; ibid., 1724, in-12 ; — les Principes de la nature selon les opinions des anciens philosophes, ou abrégé de leurs sentiments sur la décomposition des corps ; ibid., 1725, 2 vol. in-12; — Nouveau miroir de la fortune, ou abrégé de géomancie pour la récréation des personnes curieuses de cette science; ibid., 1726, in-12; — Principes de la nature ou de la -génération des choses; ibid., 1731, in-12; — Histoire naturelle de Vunivers, dans laquelle on rapporte les raisons physiques sur les effets les plus curieux et les plus extraordinaires de lana>

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