‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 43 sur 133 · COLONNA · texte numérisé non relu

COLONNA

Le comte de Salnt-ftapluel , Vitt des littérateurs eMMùHqmeif Tarin, nm. - J.-B. Rota, ^to <to f. Cetonna, éactt r«dUie» 4* *«• GffwnM donnée * Berganc.

COLOHM (6*4 dette), ftyes Bbixbbuohi

BT DARftS.

colot, nom d'une famille de chirurgiens français, dont Toêd la filiation :

♦court (Germain), chirurgien tithotomiste, virait dans la seconde moitié du quinzième siècle. Le premier parmi les chirurgiens français, il osa tenter d'extraire la pierre de la vessie. On ignore quelle méthode il employa ; on présume qu'il se servit de la taille latérale. Ayant expérimenté son procédé sur un archer condamné à mort sous le roi Louis XI, l'opération fut couronnée de succès. A partir de cette époque les chirurgiens s'occupèrent sérieusement de la lithotomie, pratiquée jusque alors par des empiriques.

Uiog. médic. — Êtoy, Dict. de ta médecine.

colot (Laurent), chirurgien français, natif de Tresnel, en Champagne, vivait dans le milieu du seizième siècle. 11 avait appris à pratiquer la faille, par la méthode dite haut appareil, d'Octavien de Ville, qui la tenait de Mariano Sanlo de tfarletta. En 1556, Henri II l'appela à Paris, le fit chirurgien de sa maison, et créa poor lui une charge de liUiotomiste à l'Hôtel-Dieu. Cette charge fut possédée par ses descendants jusqu'à Philippe Colot. Laurent Colot enseigna sa méthode à son fils, dont il vit bientôt la célébrité égaler la sienne. Celui-ci fut père d'un troisième Laurent Colot, qui hérita de l'habileté de son père et de son aïeul, et donna le jour a Philippe Colot.

Éloy, OicL de la médecine.

colot ( Philippe ), chirurgien frauçais, arrière petit-fils du précédent, né en 1593, mort à Luçon,en 1656. Il fut lui-même atteint de la pierre; il se fit tailler par son propre fils. H eut une clientèle étendue, et ne réserva pas pour lui seul 'le secret qu'il tenait de ses pères; il associa à ses travaux Girault, son neveu, et Severin Pineau. Le fils de ce Girault fut à son tour le maître de François Colot.

éloj, Dict. de la médecine.

colot (François), chirurgien français, fils de Philippe, second du nom, mort le 25 juin 1706. Sur la fin de sa vie, il recueillit ses observations, qui ne lurent publiées queving&t-unans après sa mort, sous ce titre : Traité de l'opération de la taille, avec des observations sur la formation de lapierre et la suppression d'urine, ouvrage posthume de François Colot, auquel on a joint un discours sur la méthode de Franco et sur celle de Raw ; Paris, 1 727, in-12. L'auteur fait connaître les travaux de ses ancêtres , apprécie les différentes méthodes employées pour extraire la pierre de la vessie , et préconise la taille sus-pubienne: — Les Colot ne lurent point des opérateurs vulgaires et renfermés dans une étroite spécialité ; ils se montrèrent également habiles dans les diverses branches de

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l'art de guérir, et se concilièrent l'estime de leurs contemporains.

Ètty, Dict. de la médecine.

colotès (Ko>«tik), sculpteur grec, né dans 111e de Paros, fiorissait vers la 84™ olymp. (444 avant J.-C.). 11 assista Phidias dans l'exécution de la statue colossale du Jupiter Olympien. 11 se fit connaître par de beaux ouvrages d'or et d'ivoire, et par des statues de philosophes trèsadmirées des anciens.

Stratoni, VIII. - Pline, HUt. nat., XXXIV, 19; XXXV, 84. -PauMiilas, V, ». - EusUthe, ad ïliad., II. -Bockb, Corp. inscript., n. 14.

COLOT&s, peintre grec, vivait vers 400 avant J.-C. Il concourut avec Timanthe pour le tableau du sacrifice d'Iphigénie.

QuInMIcn, II, 1S.

* colotès, deLampsaque, philosophe grec, vivait dans le troisième siècle avant J.-C. « La première fois, dit Plutarque, que Colotès entendit Épicure discourir sur la nature des choses, il tomba à ses genoux, et le pria de l'instruire. » lin pareil enthousiasme annonçait un disciple fervent ; Colotès le fut en effet jusqu'à l'intolérance. Ne voyant la vérité que dans le système d'Épicure, il attaqua violemment toutes les doctrines opposées. 11 écrivit un ouvrage sous ee titre : Suivre les maximes des philosophes autrès gu' Épicure, c'tst ne pas vivre. (6n xarà ta Ttov àXXcov çiXoaoçwv àoyjiaiTa oOSè $|v iarw ). Ce traité, qui était dédié au roi Ptolémée, probablement Philopator, a fourni à Plntarqne la matière de deux livres employés à le réfuter. Le premier est un dialogue, destiné à prouver qu'en suivant la philosophie d 'Épicure, il est impossible de jouir de la vie ; le second est une attaque directe contre Colotès. Ou a retrouvé parmi les papyrus dUerculanum quelques fragments d'un ouvrage de ce philosophe contre le Lysls de Platon; mais Ils nTont pas encore pu être publiés.

P luis rq tir, opéra moral — Cleéron, de Republlca, VI, 7. — Smith, Dictionarw of greek and roman bloçra-

«colocmellk (Raoul ne), archéologue et jurisconsulte français du treizième siècle, naquit non pas à Rome, comme l'ont écrit quelques auteurs, qui le font descendre de la famille des Colonna, mais à Coloumelle, l)ourg de l'ancien pays chartrain, dans le diocèse d'Orléans. Il est l'auteur d'un traité sur la translation de l'empire, de Translatione imperii ( imprimé à Baie, 1566, in-8°), qu'il dédia à Lambert de. Châteauneuf en Thymerais, professeur de droit civil. H prétendait prouve dans cet ouvrage que ce sont les papes qui ont transféré l'empire des Grecs aux Francs et des lianes aux Germains. Dora Liron dit que ce traité est bien écrit, et renferme beaucoup de faits qui méritent l'attention, mais que la plupart sont faux, car l'auteur a suivi de mauvais historiens qui l'ont jeté dans un grand nombre d'erreurs de fait. Il ajoute « qu'il est plein de préjugés en faveur de la cour

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de Rome, qui lui font soutenir un faux système. »

Bu.

Du Pin, Bibl. ecclésiastique. - D. Llron, Dibl. cfrartraîne.

* GOLOvmiXB (Landulfe de), chroniqueur français, neveu du précédent, fut chanoine de Chartres après son oncle, et vivait vers Tan 1330. Il composa une chronique depuis la création du monde jusqu'à son temps, qu'il intitula : Bréviaire historial, c'est-à-dire abrégé de l'histoire. Le P. Labbe en a publié des fragments dans le 1er volume de sa Bibliothèque des manuscrits, entre autres les éloges de Philippe le Bel, roi de France, et de ses fils. Louis le Hutin et Philippe le Long. Cet ouvrage a été en outre imprimé deux fois en entier : Landulfi de Columna Breviarium historiale; Poitiers, 1479, ùi-4° ; —Landulfi de Columna Breviarium historiale, ab orbe condito ad sua tempora; Paris, i479,in-8°.

Selon Raphaël de Volterra Landulfe a composé aussi l'histoire des pontifes romains, depuis saint Pierre jusqu'à Jean surnommé l'Anglais; mais ou peuf douter que ce livre soit dilferent du premier.

O. Llron, Bibl. chartraine.

golpaxi ( Joseph), littérateur italien, né à Brescia, en 1738, mort dans la même ville, le 21 mars 1822. Il joignit la culture des sciences à celle des lettres, et choisit pour sujet de ses poèmes les principaux phénomènes de la nature; il fut un des collaborateurs du Café de Milan, journal littéraire, qui a eu beaucoup de succès en Italie. La plupart de ses œuvres forment 6 vol. in-8° ; Brescia, 1817. On a encore de lui: Ultime poésie del cavalière G. Colpani; ibid., 1824, in-8°.

Éloge de /. Colpani, «Uni let Ultime poésie.

colpoys ( Jean ) , amiral anglais , mort le 4 avril 1821. On ne sait rien de ses premières années. Marin depuis 1766, il assista aux sièges de Louisbourget délia Martinique; capitaine en second dès 1773 , il commanda comme tel le Northumberland. Il revint en Angleterre en 1774, et commanda plusieurs bâtiments. Kn 1779, à l'époque de l'apparition des flottes espagnole et française dans la Manche, il fit quelques captures dans la baye de Cawsand et en vue de Plymouth. Envoyé en 1780 sur VOrphée, bâtiment de trente canons seulement, ce qui témoignait d'un certain mécontentement de la part de l'amirauté, il se rétablit dans l'estime de son gouvernement par la prise de la Confédération, frégate américaine. Il resta trois ans à la station de la Méditerranée , où il avait été envoyé après la paix de 1783. En 1793 il prit part à l'entreprise du contre-amiral Gardner sur la Martinique; puis il fut envoyé à la station de la Jamaïque. Nommé contre-amiral en 1794, il suivit lord Howe dans le golfe de Gascogne. Une campagne heureuse en 1795 lui mérita le grade de vice-amiral. Il croisait devant Brest le 15 décembre 1796, lors de la mise

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