‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 45 sur 133 · COLQUHOUN · texte numérisé non relu

COLQUHOUN

des ressources nationateô pour un travëil productif, et propositions pour l'amélioration delà condition <lu pauvre) ; 4 vol. in-8°, Londres, 1808 ; — Treatiseon the wealth, power and ressources qf British empire, in every quarier of thc worldy etc. (Traité de la richesse, de la puissance et des ressources de l'empire britannique dans toutes les parties du monde... ) ; Londres , 1814, 1vol., in-4°; 2* édition, 1815; cet ouvrage, qui contient de nombreux documents statistiques sur la situation économique de l'Angleterre en 1814 , et que les savants consultent encore avec fruit, a été traduit en allemand et en français en 1815. La traduction allemande est due à M. Frick; elle a paru à Nuremberg. La traduction française, qui n'est pas complète, a pour titre : Précis historique sur l'établissement et Us progrès de la Compagnie anglaise aux Indes orientales, traduit de l'anglais par 11. R. (MM. Bertrand et Rodouan); Paris, 1815, in-8°.

Voici le jugement (beaucoup trop sévère, comme le plus grand nombre de ceux qu'il porte sur les économistes et les statisticiens de son temps) de Mac-Cnlloch sur cet ouvrage : « Ce livre a joui pendant un certain temps d'une popularité vraiment considérable ; mais il n'y avait que de très-faibles droits. C'est, du commencement à la fin, un type d'exagérations et d'hypo- j thèses extravagantes. Rien n'était trop difficile pour cet intrépide calculateur. Sous sa main tout se transforme en chiffres, en tableaux. Des matières sur lesquelles il est impossible d'obtenir des renseignements certains, et auxquelles il était étranger, sont de sa part l'objet d'affirmations d'une précision extraordinaire. Inutile de dire que de pareils travaux n'ont d'autre résultat que de discréditer la statistique en générai. » A. Lbgoyt.

DicL dePécon. polit. — Mac-Cullocb, Literature of polUical eeonomp,

coLsoir (Jean-François-Gille), peintre et poète français, né à Dijon, le 2 mars 1733, mort à Paris , le 1er mars 1803. Il se livra d'abord à l'étude des mathématiques, et s'appliqua ensuite à la peinture, ainsi qu'à d'autres parties des beaux-arts. A l'âge de dix-neuf ans, il vint à Paris, où le prince de Bouillon le prit en affection et se l'attacha. Celui-ci utilisa les connaissances variées de Colson pour l'embellissement de son château de Navarre, et l'employa pendant quarante ans comme architecte, sculpteur, peintre, et même comme jardinier. Outre quelques ouvrages manuscrits sur la perspective et les beaux-arts, on a de Colson un Éecueilde poésies légères,

Ponce, Notice mr J.-F.-G. Colson, dans les Nouvelles te arts de M. Uodun.

colson {Jean-Baptiste), littérateur français, fils du précédent, né à Paris, vers 1780, mort en mars 1825. On a de lui : Tableau philosophique des peines morales, classées

— COLSTON

selon les trois sièges de nos sensations, V esprit, le cœur, et l'dme, depuis le plus léger sentiment de déplaisance jusqu'aux plus violentes agitations du désespoir; Paris, 1820, in-fol. — • la Vie de V expérience et de Vobservation ; ibid., 1824, in-12. On a eu tort de dire que M. Quesné a eu part à cet ouvrage.

Qnérard, la France UUirairt.

colson ( Louis-Daniel), littérateur français, né en 1734, à Vienne-le-Ch&teau, en Argonne, mort à Paris , le 18 mai 181 1. 11 renonça à la carrière du barreau pour s'adonner entièrement aux lettres. Après avoir surveillé l'impression de quelques bons ouvrages, il rat adjoint à Deshauterayes pour la rédaction de Y Histoire générale de la Chine du P. Mailla. C'est à lui que l'on doit les t. II, IV, VI, vni, X et XI de cet ouvrage. Il est également auteur de la préface placée en tète de la traduction de la Jérusalem délivrée, par Deloyne d'Auteroche. Il acheva le roman de J.-P. Bignon intitulé les Aventures ffiAbdalla, revit l'édition de Tarsis et Zélie, publiée en 1774, et continua de se charger de différentes publications.

Cbandou et Délandlnc, DUL hist. - Galerie Met. des contemp., isso.

* colson (Guillaume-François), peintre français, né à Paris, en 1785. Élève de David, il s'adonna à la peinture historique. Ses principaux ouvrages sont : la Clémence de Napoléon envers une femme d'Alexandrie, tableau qui parut au salon de 1812. Cet épisode de la campagne d'Egypte fit sensation. « M. Colson, dit David, en parlant de ce tableau, est devenu un très-habile homme; il en a donné la preuve dans la dernière exposition; il est du nombre des élèves destinés à illustrer mon école, je dirais presque son pays; je fais la plus hante estime de son grand talent; » — Charles Borromée, exposé au Salon de 1819, et qui est aujourd'hui dans la chapelle principale de l'église Saint-Merry ; — la Sagesse approuvant les lois qu'un Génie lui présente , dans la quatrième salle, dite du conseil d'État, au Louvre.

GCYOT DE FÈRB.

Ûvrets de» Salons. — Statistique de* beaux-arts. colston ( Edouard ), philanthrope anglais , né à Bristol, le 2 novembre 1636, mort le 11 octobre 1721. Il acquit dans le commerce avec l'Espagne une fortune Immense , qu'il employa presque tout entière en œuvres de charité. La ville de Bristol lui doit la fondation de plusieurs hospices et écoles de charité. Colston constitua aussi des dotations très-considérables eu faveur d'établissements du même genre dans plusieurs autres cités d'Angleterre. On lui éleva une statue dans une église de Bristol, et chaque année on prononce son oraison funèbre dans l'église principale de cette ville. H ne s'était pas marié. Engagé à rompre le célibat, il répondait qu'il avait pour femmes toutes les veuves indigentes de Bristol, et pour enfants les orphelins sans appui.

Bran», Hist. of Bristol. - Biog. Brit.

COLTELLÎNI — COLUMBUS

COLTELLINI (Agostino), poète toscan, né le 17 avril 1613, mort en 1693; son humeur enjouée le porta à s'exercer dans le genre badin, qui a si souvent été le but des efforts des rimeurs de l'Italie. Il mit au jour à Florence, en 1641 , des Rime piaeevole, qui furent bien accueillies de la part d'un public ami du rire. A cette époque la mode avait pris sous sa protection les écrits en style pédantesque; c'était un langage factice, et Camille Scrofu avait produit le chef-d'œuvre du genre dans ses Cantici di Fidentio Clottugrysio ludi magistro. Coltellini se lança dans cette carrière; il publia successivement les Endecasillabi Fidenziani, Florence, 1 64 1 , et la Mantissa Fidenziana , 1 669. Il avait été reçu docteur en droit et avocat; il fonda en 1631 une académie qui prit le nom des Apatisti, et qui jouit d'une réputation brillante au milieu des sociétés littéraires et savantes qui inondaient alors l'Italie. Coltellini était membre de l'Académie de la Crusca ; il a été l'objet de nombreux éloges, mais sa réputation ne s'est guère maintenue. G. Brunet.

Tlraboschl, Storia délia letteratura italiana.

coLUCCio (Salutato), littérateur italien, né à Stiguano, en 1330, mort en 1406. Il fut l'ami de Plutarque, qui avait pour lui la pins haute estime; il s'établit d'abord à Bologne, où se* talents lui valurent une grande réputation. Urbain V l'appela à Rome, et le choisit pour son secrétaire. Après la mort de ce pontife , Coracdo remplit la même place auprès de Grégoire XI; il fut ensuite secrétaire de la république de Florence, et s'acquitta de cette charge avec tant de zète et de talent, que le duc do Milan, Galéas, en guerre avec la république, disait que la plume de Cotuodo loi faisait plus de mal que l'armée des Florentins. Poète latin fort renommé, Coluccio fut couronné à Rome. La majeure partie de ses écrits est restée inédite, au fond des grandes bibliothèques de l'Italie; on a imprimé dans divers recueils quelques fragmenta de ses poésies, parmi lesquels on remarque on essai de traduction de la Divina Comedia de Dante en vers latins. Ses Epistolœ, au nombre àe cent soixante-quatorse (dix sont en italien), ont été publiées à Florence, en 1741, 2 tomes in-8*. G. Brunet.

Fil. Vlllanl. Vita ed exeellcnta di Cohtceio Salutato ; Tlranzeo, i7*8. - Negri, Scrtttori florentmi, p. iss. — Tlraboschl, Storia de.lla letteratura, L XII, p. ttt. — 1. Lcnftnt, Lettre du sujet de Coluce, dans la bibliothèque germanique, t. I.p. 111-117; 11, ro-lTT. - Uncettl, Memorie ai poeti laureati, p. 117-1».

* COLOMB. VOff. COLOMB.

colomba (Saint), né en Irlande, en 521, mort ao monastère d'fcohnkill , en Ecosse , le 9 juin 597. Il se rendit en Ecosse, et travailla avec zèle à la conversion des Pietés septentrionaux. Bridtns, roi de cette nation, lut donna l'Ile de Hijonhy, appelée depuis Icolrakill. Colomba y bâtit un monastère, qui devint le lieu de sépulture des rois d'Ecosse et le principal

séminaire de la Bretagne septentrionale. H en reste quelques vestiges. La réputation de saint Colomba était si grande que le roi et le peuple ne faisaient rien sans le consulter.

Maekeozie, Scotch writers. — Butler, Lives of thé Mina. - Britamda sonda. — Jobnoo's Journey to the western ItUs.

columba (Gérard), médecin italien, natif de Messine , vivait dans le milieu du seizième siècle. 11 enseigna la médecine à l'université de Padoue. On a de lui : Apoloçia pro illustri Francisco Bisso, regio proto-medico in hoc Sicili» regno, ad excellent, philosophie et medicinw doctorem dam. Paulum Crino; Messine, 1589, in-8°; —de Febris peêtilentts cognitione et curatùme disputattonum medicinalium libri duo : in priore agitur de Stellarum influxibus, adversus Joannem Picum Mirandulanum; in posteriore, de abusions phxniymatum, de febre pestilenti; Messine, 1596, ûi-4°; Francfort, 1601, 1608, in-8°. Éloy, Dict. de la médecine.

columbi (Jean), théologien et historien français , de Tordre des Jésuites, né en 1592, à Manosque, en Provence, mort à Lyon, le 11 décembre 1679. Il fut successivement» dans le collège de Lyon, professeur de rhétorique, de philosophie, de théologie et d'Écriture Sainte. On a de lui : de Rébus gestis episcoporum Valentinorum et XHensium libri quatuor; ibid., 1638, in-4»; — Virgo Romigeria, seu Ma* nuascensis; Lyon, 1638,in-12; — Quod Joannés Montlucius non futrit hsereticus; 1640, in-4° ; — de Rébus gestis episcoporum Vivarensium libri quatuor ; 1651 , in-4° ; — de Reims gestis episcoporum Vasivnensium libri quatuor j 1656, h>4°; — Opuscula varia; 1658, in-fol. : ces Opuscula contiennent aussi les ouvrages précédents; — Commentaria in Sacrant Scripturam, t Ier; Lyon, 1656, in-fol; — de Manuesca, urbe Provincix, libri très ; 1663, in- 12 ; — JVoctes Blancalandamc ; 1660, in-4° : cet ouvrage peut servir de supplément à la Guilia christiana de Sainte-Marthe ; — IHssertatio de Blancalanda cœnobio et Lucerna in pago Abrincensi ; 1660, in-4° ; Guillelmus junior, cornes Forcalquerii; 1663, in-12; — de Rébus gestis episcoporum Sistariensium ; 1663, in-8°.

Alegambe. Biblioth, scriptor. Socist,Je$u. — ColooU, Hist. lut. de Lgon, t. K.

columbi ( Dominique ) , historien français, religieux jacobin, mort le 5 octobre 1696. On a de lai : Histoire de sainte Madeleine , oii est solidement établie la vérité qu'elle est venue et décédée en Provence; Aix, 1688, in- 12.

Lelong, Bibl. hist or. de la France.

coLtTMBtrs (Jonas), théologien protestant suédois , mort en 1669. Devenu pasteur en Dalécarlie, il fit tous ses efforts pour imprimer de la dignité au culte dans cette province, surtout en ce qui concernait la musique des églises. II professa aussi la poésie à Upsal, et laissa qnefqnes

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