COLUMBUS — COLUMELLE
pcêmes. — Son fils Scnnuel, mort le 8 jtrillet 1 079, • cultiva également la poésie. Le recueil de set ; «livres a été publié par J. Reoetierna, eu 1687. ;
Wiiie, Diarium biog. — JOcher, JUgemttoes Gitekrtcn-Urxcon.
columelle ( Lttctus-Junius-Moderatus), célèbre agronome romain, natif de Cadix, vit>H dans le milieu do premier siècle. Noua ignorons les détail» île 6a vie jusqu'au moment où , placé par son père à la tête de l'administration de ses biens et devenu l'héritier d'un oncle célèbre ponr avoir croisé les belles races de bêles à bine ibérique* avec les mérinos venus de l'At- ; las, 0 se livra tout entier aux travaux rustiques, fit de nombreuses expériences pour tirer de la terre le pins de profits possible sans l'épuiser, et amétiora les divers procédés d'économie rurale et domestique en usage deson temps. Quelques aimées après, il parcourut la Péninsule ibérique, h Gaule , l'Italie et la Grèce , plusieurs provinces de l'Asie Mineure, particuhèrement la Cflieie et la Syrie. U vit aussi les côtes de l'Afrique méditerranéenne, principalement les environs de Carthage, afin d'y suivre pas à pas les travaux agricoles décrits par Magon dans son Traité d'Agriculture en 2ft livres, au manuscrit autographe duquel les Romains rendirent autant d'honneur qu'aux fameux livres SibyDins, etqui devint ensuite, comme ceux-ci, la proie des flammes , l'an de Rome 670. 11 retourna ensuite dans sa patrie, et de là vint s'établir à Borne, pour y rédiger son œuvre d'économie rurale et s'entourer de toutes les lumières que les conquêtes des Romains avalent réunies dam cette vieille capitale dn inonde. Son traité a pour titre de Re rustica ; û est précédé d'une préface dans laquelle Columelle, après avoir rappelé les beaux temps de la première des sciences, après avoir jeté un coup d'cal m- I pide sur les honneurs rendus autrefois au cultivateur habile, déplore l'état d'avilissement où, depuis les dernières journées de la république, l'agriculture est tombée* « Je vois par-
* tout, dit-il , des écoles ouvertes aux rhéteurs, « à la danse, à la musique, même aux sai- « tiinbanques ; les cuisiniers , les barbiers sont « en vogue ; on tolère des maisons infâmes où
- les jeux et tous les vices attirent la jeunesse
- imprudente; tandis que pour l'art qui fertilise
- la terre, il n'y a rien, ni maîtres ni élèves, ni « jostice ni protection. Voulez-vous bâtir, vous « avez à chaque pas des architectes; voulez-
* voua courir les hasards de la mer, voua trou- < vez partout des constructeurs. Mais souhaitez-
* tous tirer parti de votre héritage , améliorer
* les procédés qui vous semblent mal entendus,
■ vous ne rencontrez ni guides ni gens qui vous
* comprennent. Et si je me plains de ce mépris, « on me parle aussitôt de la stérilité actuelle du
* sol ; Ton va jusqu'à me dire que la tempéra* « tore actuelle est changée. Le mal est plus près
■ de vous, ô mes contemporains ! L'or, au lieu de :
« couler sur les campagnes, qui nourrissent les « villes, est jeté h pleines mains au luxe, à la « débauche, aux exactions. Écoutez-en mon « expérience, reprenez le manche de la charme, « et vous me eornprendrez. »
Quand on pense en effet que soixante années seulement séparent Oolumelle de Virgile, on pourrait douter de la décadence si prompte, si complète de l'agriculture, si Tonne savait combien, les sciences et les arts déclinent dans une société corrompue. Cependant Columelle prend la plume; il persuade et ramène peu à peu les Romains aux rustiques travaux.
Son Traité d'Agriculture est composé de treize livres. Dans le premier il Indique ce que doit être celai qui veut se livrer aux spéculations rurales , les conditions qu'un domaine doit offrir et la distribution qu'il faut loi imposer. Admettant toutes les choses comme elles ont besoin d'être, Gotumelle examine dans le second livre la meilleure destination de chaque partie du domaine; il traite des labours, des semences, des engrais, de ta culture des champs et des prés, et dit comment on dort en récolter les prodoits. Le troisième et le quatrième sont consacrée aux vignobles ; les conseils qu'il donne sont encore en grande partie ceux qu'il importe de faire entendre aux vignerons jaloux d'obtenir de leurs ceps des produits de haute qualité. La culture de l'olivier et du cytise font le sujet du cinquième livre : Columelle s'étend en particulier sur ce dernier arbuste, qu'il déclare très-utile aux bestiaux de toutes espèces ainsi qu'aux abeilles. L'auteur de cet article a démontré, dans un mémoire lu à (Institut en 1014, qu'il s'agit ici de notre faux ébénier ( c^dêtii laburmtm) , et non pas de la luzerne arborescente (medicaço arborea), comme le veulent tous ceux qui ont copié Maranta sans le citer. Columelle parle dans les sixième et septième livres des soins à donner aux animaux domestiques qu'il considère comme partageant les travaux et les peines du cultivateur (le bœuf, le cheval, l'âne, le mulet), comme destinés à augmenter les ressources de la maison rurale ( la brebis , la chèvre, le porc), ou bien employés à la garde de la maison et des troupeaux (le chien ). Le huitième et le neuvième sont consacrés à l'éducation des oiseaux de basse-cour, à l'entretien des animaux qu'on élève dans les parcs et aux soins à donner aux abeilles. C'est à la culture des jardins que le dixième livre est destiné : il est écrit en vers. On voit que l'auteur s'y abandonne à ses goûts de prédilection ; il traite son sujet avec délices et d'inspiration. On y trouve souvent des images poétiques d'un style élégant, animé, tout à la fois gracieux et plein de verve. (Nous en possédons une heureuse traduction en vers par Hérissant. ) Les 57 chapitres du onzième livre et le douzième entrent dans les détails les plus minutieux de l'économie rurale. Enfin, dans le treizième et dernier, que Ton est habitué à don-
COLUMELLE — COLVENER
11er comme un appendice ou comme un traité séparé , quoiqu'il fasse partie intégrante de l'oeuvre , Columelle s'occupe de la culture des arbres forestiers et à fruits.
Ainsi qu'on le voit, le traité d'agriculture de Columelle est un des plus complets et des plus curieux que l'antiquité nous ait transmis. Toutes les parties en sont largement coordonnées» les préceptes excellents et tous l'expression d'une àme pure, indépendante, amie des hommes, sans cesse occupée deleurs premiers intérêts. Un style toujours soutenu le fait lire avec plaisir et profit, même lorsqu'il descend aux opérations les plus ordinaires de la vie rurale. L'édition princepa in-folio, très-rare et d'une fort bonne | exécution, date de 1472; elle a paru à Venise, , par les soins de Colucio, et est sertie des presses ; de Nicolas Janson, Français d'origine. La se- ! conde, également in-folio, est de 1482; elle a été imprimée à Reggio de Lombardie : c'est une belle copie de l'édition princeps. La première édition donnée par les Aides est de 1514 et petit in-4° ; celle de Robert Estienne de 1543, in-4% avec des notes de Pierre Vettori de Florence. Les deux éditions les plus généralement recherchées et en même temps les plus classiques sont celles de Matthieu Gesner, publiée à Leipzig, d'a- *>rd en 1735, puis en 1773, in-4°, et celle de Schneider, imprimée dans la même ville, en 1794- 1797, in-8°. La plupart de ces éditions contiennent en outre les traités d'agriculture de Caton, de Vairon et de Palladius.
Columelle a été traduit, pour la première fois en français par Claude Cotereau : publiée à Paris en 1551, in-4° , cette traduction , revue dans la même année par Jean Thierry de Beauvoisis, a été réimprimée en 1552, in-4»; elle est préférable à celle de Saboureux; Paris, 1771. H en existe une traduction anglaise, datée de Londres 1745, in-49, et deux italiennes : la première, imprimée à Venise, en 1793, in-8° , est due à Gian-Girolamo Pagani ; la seconde, beaucoup plus estimée, publiée à Vérone, en 1808, in-4°, est due à Del Bene.
Plusieurs botanistes ont voulu consacrer un genre de plantes à la mémoire de Columelle. Looreiro lui avait dédié un cissus appelé dans UCochinchinecayral-fon? ; Jacquin, une synanthérée du Cap de Bonne-Espérance; mais ces deux plantes ont été changées. Ruiz et Pavon furent plus heureux : leur columellea , originaire des environs de Quito , a pris place dans 1a diandrie monogynie et dans la Camille des pcrsonnées, auprès du genre calceolaria. C'est Vahl qui lui a imposé le nom de columellia , pour distinguer la plante péruvienne de l'organe végétal appelé columelle, que l'on remarque sur les mousses et dans les fruits secs des ombellifères, des euphorbiacées, etc. [Thiébaut de Bermeaud, dans VEnc. des g. du m.].
Fahrtdua, BihUotheca latina, t. II, p. 7l.-'Mohcduno, Hlstoria Utterarla de Espana, t VU!, p. 1. - Baebr,
dans {'Encyclopédie de Krscli, L. XVIII, p. SST. — Mueiler, Einleitunç indasStudium der tateinischen Schrcibcrt t. II, p. M. — Grotefend, Beitrâge sur LebensçescMchte des ColumeUa ; dans le ZeVUchrift de Ztnmermaon, fur AUerthumskunde, 18SI et Si. — SchoeU, Histoire dé la littérature romaine , t II, p. 468. - Spreogel, Geschithte der Botanik, t. 1er, p. 1M.
COLUMKA. Voy. COLONWA.
connues, poète grec, vivait sous l'empereur Anastase, vers la fin du cinquième siècle. Il était né à Lyoopolis, en Egypte. Il avait composé divers ouvrages ; un seul est parvenu jusqu'à nous : c'est un petit poème en 430,vers sur l'enlèvement d'Hélène. Le cardinal Bessarion en découvrit un manuscrit, en 1430, dans le couvent de Casoli, près Otrante. Aide l'ancien le publia pour la première fois à Venise, vers 1505 ; Henri Estienne le comprit dans ses recueils des Poeix grxd. Plusieurs savants s'en sont occupes depuis; Daniel en donna, en 1747, une édition remarquable par une critique hardie plutôt que judicieuse ; M. Bekker, auquel la littérature grecque a tant d'obligations, fit paraître en 1816, à Berlin, un texte revu sur un manuscrit de Modène, plus ancien que les autres et qui lui fournit de vbonnes variantes et cinq vers jusquealors inédits. M. Stanislas Julien mît au jour, en 1832, ce petit poème revu sur les meilleures éditions , accompagné d'un commentaire et d'une traduction en six langues (latin, français , italien , espagnol, anglais, allemand). Deux Italiens, Ange Théodore Villa et Antoine Salvani , ont traduit Coluthus en vers italiens ( Milan, 1753; Florence, 1765). Un Espagnol, Sdo de Saint-Michel, s'imposa la tâche, assez superflue, de le faire passer en vers latins. Coluthus n'a point de talent; ses vers ne sont qu'un pastiche d'Homère, mais son oeuvre a le mérité de la brièveté, et le naufrage qui a détruit un grand nombre de monuments de la littérature grecque donne de la valeur aux débris qui ont échappé aux ravages du temps.
G. Brdnet.
Fabriclai, BMiotheca graeea, vhi, îee. - Scha-11, Histoire de la littérature grecque, — Graefe . Dissertatie de Colutho ; Petropoli , 1817. — Utronnc, Journal des savants, Juillet 18».
golvsmer (George), théologien flamand, né à Lenvain, en 1564, mort en 1649. Il fut prévôt de la collégiale et chancelier de l'université de Douai. On a de lui les publications ou éditions suivantes : Joh. Niederi Formicarium, avec des notes; Douai, 1602, in-8° ; — Chronicon Cameracense et Âtrabatense de Balderic ; ibid., 1615, in-**; — Historia Memensis Ecclesiœ de Flodoard, avec des notes et la vie de Flodoard ; ibid., 1617, in-8° ; — RhabaniManri Opéra; Cologne, 1627, 6 vol. in-fol. ; — Miraculorutn et exemplorum memorabUium libri duo,$e Thomas de Cantipré,avec la vie de l'auteur; Douai, 1627, in-8*; — Kaiendarium S. V. Mari» novisstonum, exvariis Syrontm, JSthiopium, Grxeorum, Latinorwn menologiis, breviariis, martyroloçiis et historiis, concinnatum; ibid., 1638, 3 vol. in-8°.
André, BMioth. belçica.
313 OOLVIUS —
col vi us (André), littérateur hollandais, néi Durdreeht, en 1540. n passa pour ondes hommes les plus instruits deson temps. Étant Tenu à Venise , à la suite de l'ambassadeur hollandais, fl se lia arec fra Paolo Sarpi. On a de lui une traduction de l'italien en latin d'une Bistoire de réquisition. On trouve encore m lettre de Corvius dans te recueil de Jean Bererwiek, sur la question de Vit* termina faiali an mobiU.
bien, Betckreitnmç é*r Stadt Dordreeht
couvres (Pierre ), littérateur flamand , né à Bruges, en 1667, mort à Paris, en 1594. On a de lui : une édition d'Apulée avec des notes; Leyde, 1588, in-8°; — des notes sur Sidoine Apollinaire, imprimées avec cet auteur ; Paris, 1598, in-8°. On trouve aussi de Corvius quelques pièces de poésie latine dans les Delicix mlarum belgicorum, première partie, p. 978.
Sweert, AUmm Beigica, - André, BUUioth. bêlçica.
colwil (Alexandre), poète et théologien protestant écossais, né en 1620, près de Saint- André, mort à Edimbourg, en 1676. Il fut recteur de l'université d'Edimbourg. Outre quelques ouvrages de controverse, on a de lui ÏHudibras écossais, poème dans le genre de BoDer, dirigé contre les presbytériens.
Tanner, Biblioth. Aident, seot.
* comalada (Honorât), biographe espagnol, vivait dans la seconde moitié du dixseptième siècle. On a de lui la Historia del eavaler Pierre de Provença, traduyda de llengua castellana en la llengua catalana; Barcelone , 1650 , in~4°.
Cat. de la BibL imp. de Pari».
* comahdè (Qiovanni Simone et Francisco), peintres siciliens, nés à Messine, vivaient vers 1620. Ils étaient frères, et tous deux élèves de Deodato Guinaccia. Giovanni Simone était né en 1588, et avait étudié dans l'école vénitienne. On confond quelquefois les œuvres des deux Comandé, par la raison qu'Os ont souvent travaillé en commun; mais un connaisseur les distingue facilement, même dans les ouvrages qu'ils ont exécutés ensemble, tels que le Martyre de saint Barthélémy, dans l'église de ce nom à Messine, et les Mages, au monastère de Basico. Quiconque sait discerner l'école vénitienne d'avec les autres écoles d'Italie distinguera les figures de Giovanni-Simone de celles de Francesco , qui a toujours suivi fidèlement les traces du Caravage.
Hackert, Mémorie de9 Pittori Metstnesi. — Lanzt, Storia pittorica, II, 870.
* comanbbo (Flaminio), compositeur italien, né à Milan, vers 1570. On a de mi Canzonette à trois voix, Ier livre, Venise, 1601 ; IIe livre*, Milan, 1602; — Madrigali à cinq voix ; Venise, 1615; — Vesperi à quatre voix, avec partition pour l'orgue; Venise, 1618.
Fétis, Bioçr. univ. de» music.
* COMJLM79, ministre de Ptolémée Physcon, roi d'Egypte, vivait vers 170 avant J.-C. Il ne paraît que deux fois dans l'histoire, la première