COMBABUS
comme négociateur, pour traiter de la paix avec Antiochus Épiphane, la seconde comme ambassadeur, pour demander aux Romains que Ptolémée Philométor, rétabli sur le trône d'Egypte , remit, selon les conventions du partage, l'Ile de Gypre à son frère Ptolémée Physcon.
Potybe,XXXI, fï; XXXII, t. -Dtodore de Stette, £*cerpta de Letfat-, »•
* comabius, philosophe égyptien, qui vivait peu avant l'ère chrétienne , et dont le nom est par fois écrit Comanbs ou Comarios. On prétend qu'il se livra avec succès à l'étude de l'alchimie , et qu'il en donna des leçons à la reine Cléopatrc, qui elle-même aurait composé un ouvrage sur le grand œuvre. La Bibliothèque impériale à Paris possède parmi les manuscrits grecs un traité de Comarios sur la pierre philosophale ; mais cet écrit, copié dans l'Ile de Candie en 1486, parait être supposé. G. B.
Schneider, GesehiehU der Alchimie, 18M, p. 40. - F. Hoefer. Hist. de la Chimie, 1. 1.
* cohazon (P. Valerius Eutychianus) , favori de l'empereur Élagabale , vivait dans la première moitié du troisième siècle de l'ère chrétienne. H s'appelait Eutychianus; le surnom de Comazon lui fut donné à cause de sa vie débauchée. H parvint à un grade élevé dans l'armée ; mais il fut dégradé par Claudius Atteins, gouverneur de la Thrace. Ayant pris dans la suite une part active à la conspiration contre Macrin, il devint le confident et le principal agent d'Élagabale , qui le choisit pour préfet du prétoire , l'éleva au consulat, en 220, le nomma deux fois préfet de Rome, et lui permît de faire mettre à mort le général qui l'avait dégradé. Comazon échappa eu massacre qui suivit la mort d'Élagabale, en 224 ; il fut même aussitôt après nommé, pour la troisième fois, préfet de la ville,
■ honneur qui n'avait jamais été rendu à^ aucun citoyen romain. Quant à la fable des trois consulats de Comazon, elle a été suffisamment refutée par Tillemont.
Won Cassios, LXXVI1I, 81, SI, W; LXXIX, S. 4, ti. - Lamprtde, Elaçabalus, il. - TUtemont, Histoire det empereurs, t. 111.
comazzi (Jean-Baptiste), moraliste4talien, vivait probablement au dix-huitième siècle. 11 n'est connu que par un ouvrage intitulé : de la Morale des princes, traduit an français par Dupuy-Demportes, et en anglais par Hatchett; Londres, 1729. Cette Morale des princes est tirée de l'histoire des empereurs romains depuis César jusqu'à Constance Chlore. On trouve dans cet ouvrage des réflexions judicieuses. On n'a pas de détails sur la vie de l'auteur.
Cataloç. de la Bibl. impér.
gombabus, favori d'Antiochus Ier, roi de Syrie, vivaitvers270avant J.-C. lise mutila pour ne pas céder à la passion de Stratonice, femme d'Antiochus. On peut lire dans Lucien les détails de cette étrange et très-probablement fausse aventare.
Loden , de Sf/ria Dea. - Bayle, DictUmnaire hitt. et crit.
;coimuu»t (Théodore) y prédieatnr français, né à Chatenay ( Isère), le 21 aont 1798. Il avait à peine dix-upt an» quand il reçut la tonsure. Une chaire de philosophie Ini Ait bientôt confiée , et à vingt-trois ans l'évoque de Grenoble, après les formalités pour dispense d'âge accomplies, l'ordonna prêtre. H professa d'abord une vive admiration pour les œuvres de MM. de Maistre, de Bonald et de Lamennais. Plus tard, il se sépara de ce dernier, et passa un an dans la maison des Jésuites à Montrouge; puis, rentré dans la vie séculière, il continua les prédications qu'il avait commencées au nom de l'ordre, et il ne voulut accepter aucun titre de vicaire ou de curé, afin de pouvoir se livrer plus complètement à la mission apostolique qui lui paraissait naturellement dévolue. II prêcha devant Charles X le dernier carême qu'ait entendu en France cet infortuné roi. Ayant prêché à Rome devant Grégoire XVI, ce pontife le nomma vicaire apostolique. Une brochure sur la liberté d'enseignement, qu'il publia en 1844, fut déférée aux tribunaux , et il paya de quinze jours de prison la revendication d'une des promesses de la charte. Envisagé comme orateur, il a comme des éclats d'éloquence qui n'appartiennent qu'à l'improvisation. On a de lui : Éléments de philosophie catholicité; Paris, 1833, in-8°; — la Connaissance de Jésus-Christ, ou le dogme de l'Incarnation envisagé comme la raison dernière de tout ce qui est; W édit., 1841, in-8°; — Mémoire adressé aux évéques de France et aux pères de famille sur la guerre faite à V Église et à la société par le monopole universitaire; Paris, 1844, in-8°; — Conférences sur les grandeurs de la sainte Vierge, pnéchées dans Véglise Saint-Sulpiee ; 1845, in-8°. Il a été aussi publié à Nantes des Analyses développées des discours et conférences de M. Vabbe Combalot (1841). A. R.
Qaérard, la France littéraire. (Sopp-lem.). - Documents particuliers.
coMBALUsm (François de Poule ), médecin'français, né à Saint -Andéol (Vivarais), en 1713, mort à Paris, le 24 août 1762. 11 fut reçu docteur à Montpellier à dix-sept ans, et professa quelque temps dans cette ville, qu'A quitta pour occuper la chaire de premier professeur de médecine à l'université»de Valence. Il vint à Pari», et fût reçu membre de la Faculté en 1 750, après de longs débats, motivés par certaines dispenses qu'il demandait. En 1755 il professa avec talent la pharmacie dans les écoles de médecine. 11 prit une part active dans la querelle qui divisait alors les médecins et les chirurgiens. On a de lui : Pneumato-pathologia, sive tractattis de flatulentis corporis humani affectibus ; Paris, 1747, in-12; traduit en français par Jault, sou 3 le titre de Pneumato-Pathologie, ou traité des maladies venteuses; Paris, 1754, 2 vol. in-12; — la Subordination des chirurgiens aux médecins démontrée par la nature des deux pro-
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fessions et par le bien publie; Paris, 1748, in-4° ; — Remarques sur la subordination des chirurgiens aux médecins en générai, et sur celle qui est établie à la cour en particulier ; Paris, ibid.; — les Prétextes frivoles des chirurgjens pour s'arroger f exercice de la médecine, combattusdans leurs principes et dans leurs conséquences; Paris, 1748, in-4°; — Exposition des examens pendant le cours de la licence dans la Faculté de médecine de Paris; ibid., 1748, hv4*; — Mémoires présentés au roi; ibid.; -~ Représentations au roi sur les plaintes des provinces} ibid.; — Considérations d'un médecin de Montpellier sur les deux premiers Mémoires du sieut Piehaal de la Marttoiëre; fbid., 1749, in-4°;
— An dki possit homo sine cibo potuque etvivere et valere; Paris, 1750, in-*Q; — Observations sur une colique métallique occasionnée par du pain cuit dans unfourchavffé avec du bois de treillage couvert de oérusc ; dans le Journal de médecine, XIII ; — Dissertation épistoîaire adressée à M. le maréchal de Siron sur une lettre de Vauteur (Astnic) du Traité des tumeurs et des ulcères; Paris, 1760, in-6° ; — Réponse à l'auteur du Traité des tumeurs, IWd.; — Observations et réflexions sur la colique de Poitou ou des peintres; Paris, 1761, in-12; —Défense de la Faculté de médecine de Paris ; 1762, in-12 ;
— Mémoire de l'Université, sur les moyens de pourvoir à Vinstruction de la jeunesse; Ma.
ftlor. DMionnatre historique de la médecine. — Monlfalcon, dans le Dictionnaire des sciences médicales. — Qtiérard, la France littéraire.
*combault (***), jurisconsulte et littérateur français, mort en 1785. Il fit ses études sous la direction du célèbre Rollin, et devint avocat au parlement de Paris. On a de lui quelques Poésies, Il composa avec Coffin des Hymnes adoptées par l'Église de Paris, entre autres X Hymne de saint Pierre : Tandem laborum. Combault s'est montré an moins égal à Santeuil dans les deux strophes suivantes , qui reproduisent le sommaire du discours de saint Léon : In natali Pétri et Pauli :
Soperba sortent tsusaU cadatera, Qaelt urbs lltabat fwptl ratios ferai ; Apostolorum çlunatur osstbus, Flxamqoe adorât colllbus suis craeem
Nuoc, 0 cruore purpura ta nobill, ffovtsqne felix Rotna conditortbiis, Horom Trophffh aueta, qoanto verlus Acgio.i fuljres orbe tolo dvttas!
Chandon et DftUodiae. nouveau dictionnaire hUtorique.—¥cHcr, étwçr»pki*uvi9er**tk,êQH. de M. Weias, coMBAUl/r ( Charles de), baron d'Autenil , historien français, né à Paris, en 1 588, mort dans ia même ville, en 1670. Ses travaux peuvent fournir de bons documents à l'histoire de France. Ses principaux ouvrages sont : Discours abrégé de V Artois, membre ancien de la couronne de France, et de ses possesseurs, depuis le commencement de la monarchie; Paris, 1640,