‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 49 sur 133 · COMBE · texte numérisé non relu

COMBE

né à Feors (Loire), le 20 octobre 1787, tué devant Constantine, le 15 octobre 1837. Il entra au service comme volontaire le 8 mars 1803, passa par tous les grades inférieurs, fut nommé adjudant sous-officier en 1807, et reçut le 1er octobre 1807 la croix de la Légion d'honneur, en récompense de sa conduite pendant la campagne de Prusse et de Pologne. La valeur dont il fit preuve pendant les campagnes suivantes lui fit conférer, le 7 juin 1809, l'épaulette de sous -lieutenant Nommé lieutenant le 18 mai 1811, et adjudant-major le 16 décembre de la même année, il dut à sa réputation de bravoure son admission dans la garde impériale, et passa le 12 juin 1812, comme lieutenant en second, dans le 1er régiment de grenadiers à pied delà vieille garde. Il fit en cette qualité la campagne de Russie. Au retour de cette fatale expédition, Napoléon, voulant réorganiser son armée, choisit le&officiers les plus distingués pour ileuri confier le commandement et l'instruction des soldats des dernières levées. Combe fut, en conséquence, nommé, le 12 mars 1813, capitaine adjudant-major dans le 135* régiment de ligne, et fit les campagnes de Saxe en 1813, et de France en 1814. Napoléon l'appela de nouveau dans les grenadiers à pied de la vieille garde, et lui donna, le 3 avril 1814,1e brevet de capitaine chef de bataillon dans ce corps d'élite. L'empire était alors à son déclin ; Napoléon, en perdant sa puissance, n'en conservait pas moins ses droits à l'affection d'un grand nombre de coeurs nobles et dévoués. Lorsqu'il s'agit de désigner ceux qui devaient l'accompagner dans son exil, il n'y eut que l'embarras du choix. Combe fût désigné pour faire partie du bataillon, et fut nommé commandant de la 2* compagnie de grenadiers, le 7 avril 1814. Au mois de mars 1815, il revint en France avec l'empereur, qui le nomma chef de bataillonmajor dans le 1er régiment de grenadiers à pied de la vieille garde, le 13 du même mois. Il combattit à Waterloo, et resta le dernier sur le champ de bataille. Après nos désastres, il s'expatria, et ne revint en France qu'à la révolution de Juillet Placé le 24 décembre 1830, comme lieutenant-colonel, dans le 24e de ligne, il fut nommé colonel du 66° le 14 décembre 1831 ; et ce fut lui qui, le 23 février 1832, s'empara de la forteresse d'Ancône. Le gouvernement crut devoir désavouer la promptitude de résolution avec laquelle s'était exécutée cette occupation, et retira au colonel Combe son commandement. Mais, remis peu après en activité, il fut appelé à celui de la légion étrangère par une ordonnance royale du l*r mai 1832. Il ne conserva ce poste que quelques mois, et rat nommé colonel du 47a de ligne , le 18 octobre suivant. Dégoûté du service, Combe avait le désir de se retirer ; mais on lui fit observer qu'il y avait encore quelque chose à faire en Afrique. H sollicita et obtint de faire partie du corps expéditionnaire placé sous

les ordres du général Bugeaud dans la province d'Oran. Dès lors toutes les fois qu'on marchait à l'ennemi il avait un commandement d'officier général , et ne redevenait simple colonel que dans les garnisons. Après le combat de la Sicka, Combe reçut la décoration de commandeur de la Légion d'honneur. Il avait repris le projet d'abandonner le service, et déjà sa demande de retraite était formée, lorsque l'expédition de Constantine fut décidée. Combe obtint d'en faire partie.

Le corps expéditionnaire était arrivé devant Constantine, et la tranchée avait été ouverte le 12 octobre 1837. L'assaut de la place fut résolu pour le 13 au matin. En conséquence, les colonnes d'attaque furent organisées pour le donner. Le colonel Combe commandait la deuxième. Après avoir adressé à sa troupe quelques paroles pleines de chaleur et d'énergie, il s'élance au pas de course vers la brèche, où pleuvait une grêle de balles , en criant « En avant, mes amis ! et vive à jamais la France 1 » Arrivé sur la crête, et dans la première maison qui faisait face à la brèche, le colonel reconnut d'abord que tontes les issues étaient fermées; il se mit à découvert pour en ouvrir une. Là il reçut une première blessure au cou, et n'en continua pas moins à marcher en avant, jusqu'à une barricade à l'abri de laquelle les Arabes faisaient un feu vif et meurtrier sur nos soldats. Le colonel , jugeant aussitôt de quelle importance il était de renverser promptement cet obstacle, s'adressa à sa troupe, et. dit : « La croix d'Honneur est « derrière ce retranchement : qui veut la ga- « gner? » M. Besson, sous-lieutenant de voltigeurs au 47*, n'attendit pas la fin de la phrase ; il franchit la barricade d'un seul bond, et fut suivi de tous ses voltigeurs. Quelques minutes après, le colonel Combe reçoit le coup mortel; il Ile sent, mais ne le témoigne pas, et, se survivant à lui-même par l'énergie d'une âme qu'embrase l'amour de la patrie, il ne s'occupe que de lissue du combat : il assure la victoire, puis, se tournant vers les siens , il leur dit : « Ce n'est rien , « mes enfants, je* marcherai bientôt à votre « tête. » Il se dirige ensuite vers la brèche pour se faire panser; mais il veut auparavant rendre compte au commandant du siège du succès décisif de nos colonnes. Il «'avance droit vers lui, et lui dit avec calme : « La ville ne peut tenir plus « longtemps; le feu continue, mais va bientôt » cesser; je suis heureux et fier de pouvoir être « le premier à vous l'annoncer. Ceux qui ne « sont pas blessés mortellement pourront se rc- « jouir d'un aussi beau succès; pour moi, je « suis satisfait d'avoir pu verser encore une fois « mon sang pour ma patrie. Je vais me faire « panser. » Ces paroles sont sublimes de simplicité. Le calme avec lequel Combe les avait prononcées ne laissait point soupçonner quUl fût mortellement atteint; ce ne fut que lorsqu'il se retourna pour aller à l'ambulance qu'on aperçut avec une admiration mêlée d'effroi le trou de la

COMBE - COMBEFIS

bille, qui avait percé l'omoplate et traversé te poumon. A emquante pas de là, il tomba en faiblesse, n rot d'abord porté à son bivouac, où les premiers soins rai tarent donnés, pais à l'ambulance , on il expira, h l'âge de cinquante ans. Louis-Philippe, roulant honorer on trépas si glorieux, orotana qu'un buste en marbre retraçant les traits du héros serait placé dans l'hôtel de Yflk de son pays natal, et que son cœur, transporté en France aux frais de l'État, y serait aussi déposé. Sa veuve reçut une pension de 2,000 francs, à titre de récompense nationale.

Le Bas, DicL encmd. de la franc*. — le Moniteur nkerut. - Leaor, Ann. hUL univ. — La Sentinelle de

conté (Marie-Madeleine hE Ctz de), religieuse hollandaise, née à Leyde, en 1656, morte à Paris, le 16 juin 1692. Elle fut élevée dans le calvhrisnie, et se maria à dix-neuf ans à an riche gentilhomme hollandais, Adrien de Combé. Dixhuit mois après , le caractère de son mari la décida à se séparer de lai , et quelques mois plus laid elle était veuve. Elle vint alors en France, et abjura, par les soins de l'abbé La Bermondière, curé de Saint-Sulpice, qui lui fit obtenir une pension de deux cents livres. M™ de Combé prit la résolution de recueillir chez elle les filles et femmes repentantes. Elle en forma, en 1686, rue du Pot-de-Fer Saint-Sulpice, une espèce de communauté, qu'elle nomma le Bon Pasteur. Le roi prit cet établissement sous sa protection, et lui donna une maison rue du Cherche-Midi. Cette institution se répandit bientôt en province, et fut confirmée par lettres patentes en 1698, après la mort de la fondatrice.

Jtcqoei BoUeau, Relation de la vie de Mtm de Combé; Parte, 1700, ln-is. — Leloog, Bibliothèque historique de la France. — Richard et Gtraod, Bibliothèque sacrée. ~ Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France.

*combe-taylob (J.), archéologue anglais, aé en 1774, mort le 7 juillet 1826. Son père, Charles Combe, avait on goût prononcé pour la nmnismatiqae, et il transmit ce goût à son fils. Celui-ci fit ses études à Oxford; il fut admis en 1803 an Musée britannique, et spécialement chargé du cabinet des médailles ; en 1807 il rat placé à la tète du cabinet des antiques. Élu en 1806 membre de la Société royale, il en devint secrétaire en 1812, remplit cet emploi dorant douze ans, et s'en démit à cause de sa faible santé. Helléniste distingué , il avait en archéologie des connaissances étendues. Un jugement r solide s'alliait chez lui à nn scrupule extrême dans l'exactitude des recherches. Ses ouvrages, fort estimés en Angleterre surtout , se rattachent aux riches collections confiées à sa garde : deux sont en latin, et concernent la numismatique : Veterum populorum et regum nummi qui in Museo brtiannico adservantur ; Londres, 1814, in-4° ; — Nummi veteres in Museo R. P. Knight as- *ervati; Londres, 1830, m-4° ( la collection Knight fait parue du Musée britannique). La itocrintfcm des anciennes terres cuites, 1810,

MOUT. RIOGR. CBlfÛU — T. XI.

in-4°, et celle des anciens marbres conservés au Musée, 1812-35, 7 vol. sont en anglais. Combe ne pot rédiger que les quatre premiers volumes de ce dernier ouvrage ; il a été achevé par MM. Hawkinset Cockereâl. La Description ofthe anglo-gallic coins in the british Muséum, 1827, in-4% fut publiée après la mort de l'auteur, et jette une vive lumière sur une partie intéressante et jusque alors peu connue de la numismatique du moyen âge. Ces divers ouvrages sont accompagnés de planches, exécutées avec beaucoup de soin. Combe fournit plusieurs mémoires à Y Archéologie (tom. XHI à XIX ), recueil de mémoires publiés par la Société des antiquaires. G. Brumet.

coMBEPis ( François ) , dominicain et helléniste français, né à Marmande, en novembre 1605» mort à Paris, le 23 mars 1679. U fit profession le 14 juillet 1624, dans l'ordre des frères Prêcheurs de Saint-Dominique à Bordeaux, et professa la philosophie et la théologie successivement à Bordeaux, à Saint Maximin et à Paris. Depuis ce temps il s'appliqua à la lecture des Pères, des auteurs grecs et des historiens ecclésiastiques. En 1653, le P. Goar étant tombé malade lorsqu'il travaillait par ordre du roi sur l'histoire byzantine qui s'imprimait au Louvre, Combefis fut obligé de prendre sa place. Les prélats de France, assemblés à Paris en 1655, le choisirent pour travailler aux nouvelles éditions des Pères grecs qu'ils voulaient entreprendre, et le gratifièrent en 1656 d'une pension de cinq cents livres, qu'ils doublèrent dans la suite. Le Père Combefis mourut à soixante-quatorze ans, après avoir souffert plusieurs années de la pierre. On a de lui : SS. Patrum Amphilochii iconiensis, Methodii Patavensis et André» Cretensis Opéra omnia qux reperiri potuerunt, nunc primum magnam partem e tenebris eruta, latine reddita ac recognita, notisque illustrata; Paris, 1644, 2 vol. in-fol.; — S. P. N. Johannis Chrysostomi, archiepiscopi Constantinopolitani, Homilia de morali politia, et in Prwcursoris decollationem , ac Peccatricem, tertia nunc parte auctior, ex Reg. cod. , interprète Combeftsio, surviede Brèves ad sancti Maxime in Dionysium Scholia vindicise, ac interpretum Lansselii ac Corderii nonnullm emendationes ; Paris, 1645, in-4°; — Grsecolatinœ Patrum bibliothecx novum Auctuarium9 tomus duplex, alter exegetieus, alter historicus et dogmaticus ; Paris, 1648, 2 vol. in-fol. ; — S. Theophanis chronographia a Constantino Magno ad Michaelis et Théophilacti iempora ; et Leonis Grammatici Vite recentiorum imperatorum, en collaboration avec le P. Goar ; Paris, 1655, in-fol. ; — Johannis Chrysostomi Deeducandis liberis liber aureus ; ejusdem Tractatus alii quinque qua festivi, qua parxnetuH, etc.; Paris, 1656, in- 8°; — Illustrium Christi martyrum lecti

COMBEFIS — COMBER

triumphi vetustis QrmcorumnumummtU consignait; Paris, 1600, in-8*; — Bibliotheca Patrum coneionatoria , hoc est anni tothu evangelia f /esta, dominica sanctissimx Dei» par m , illustriorumque sanctorum solemnia, Patrum symbolis tractations, panegyricis, iisquê qua nomim ex vetustis M. codé, proâuctis, qua recensais , emêndatis , auctis , e grasco eostigatHu elegantHuque redditiê IIlustrata ; Paris, 1662, 1 toi. in-fol. ; — Recensai auctore* bibliothéc» Patrum coneiono* toria ; in ii$ obiterfere intinuata strictimque delibata Cyriacorum Hnmunitas a censura auctoris Pétri de Valleclausa ; Paris, 1662, in-go ; Originum rerumque Constantinopolitanarum exvariis auctoribut manipulus, etc., précédé d'un ouvrage de Léon Allatfas , de Simeonum scriptis ; Paris, 1664, in-40;— Christi Martyrum lecta trias, ffyacmtkui Amastrcnsist Bacchus et Elias novi martyres Agarenico primum mucrone sublati ; Paris, 1666, in-8° ;

— Prolusio ad prxfationem apologeticam in P. Nicolaï editionem novam Catenae aurete D. Thomx; Paris, 1666, in-8\ Le P. Nloolat répliqua aussitôt par : In Catenam aureamsancti Thomx opéra et studio F. Joannis Nicolai , prœdicatoris , recognitam conflxiones prm~ sumptitix per eundem recognitorem ex pro* fesso refixx, seu vertus discussx frictiones ; Lyon, 1669,in-l2. A son tour Combefls repond jt: JHscttssionnes ad Prohtsionem brevius excussœ; Paris, 1669, in-8° ; — Bibliothecx grascorum Patrutn auctuarium novUsimum, in quo varia scriptorum eeclesiasticorum antiquioris, medii,et vergentis sévi Opuscula; Paris, 1672, 2 vol., in-fol. ; — Ecclesiastes grxcus, id est illustrium grxcorum Patrum et oratorum digesti sermones ac Tractatus. Basilius Magnus Cxsarex Cappadocix et Basilius Seleuciœ Isaurix episcopi, etc. ; Paris, 1 674, in-8° ;

— Theodoti Ancyrani adversus Nestorium liber, id est ejus ex Scriptura et fide concilii Nicœni confutatio et S. Germani patriarchx €. P. in S. Mariœ domitionem et translationcm oratio historica, Combeflsius latro reddidit> castigavit, notis illustravit; Paris, 1675, in-8« ;

— S. Maximi, confessoris, Grxcorum theologi eximiique theologi Opéra ; probatissimis quxque mss. codd. eruta novaque versione subactanotisqueillustrata; Paris, 1675, 2vol. in-fol. ; — Basilius magnus ex integro recensitus, textus ex fide opthnorum codicum, ubique castigatus, auctus, illustratus, haud incerta quandoque conjectura emendatus.

Vcrsiones recognitx, ad saniores reducte calculas, ac textui qua licuit opéra compo. sitx ; plures vix aliquid bonx integris haud raro periodis defectis articulU retractatx, svffectisque paulo melioribus expunctx; Paris, 1679, 2 vol. in-8*; — Historix Byzantinœ scriptores post Theophanem, usque ad Mcrpharum Phocnm, etc. ; Paris, 1685, in-fol.

Les traductions de Léon, diacre; MfichelPseilui ;saint Grégoire dé Ntuianu H saint At hanoie, sont restées en manuscrits.

fehard, Scrtftor* erUMt Prwdtotdonm, il, lit. — Dupla , ëiMUMèqu* êes amUurs «MtttfeiMfvés (éi*> septième siècle ). - Nlcéron, Mémoires, XU Itt. — Baillet, Jugement* des tavanu, «•■ IM et «M.

*combellb (Jean- Antoine-François, baron), général français, né à Poozat (Ardèche), le 16 février 1774, mort à Dresde, le 15 septembre 1813. Entré volontaire dans une compagnie franche de l'Ardèche, puis élu capitaine de cette compagnle,.le 17 mars 1793, 11 rot envoyé au siège de Lyon. Cette compagnie ayant été licenciée, il passa (8 octobre suivant) simple soldat dans le 4e bataillon de l'Ardèche, devenu 18e de ligne , et prit part an siège de Toulon, où il Tut grièvement blessé. Arrivé successivement au grade de capitaine (25 octobre 1795), il servit avec éclat à la bataille de Loano ainsi qu'au siège de Mantoue. Envoyé en Egypte, il déploya la plus grande bravoure aux prises de Malte , de JafTa, ainsi qu'au siège de Saint-Jean-d'Acre, où il eut le corps blessé par un coup de feu. Nommé chef de bataillon ( 24 octobre 1799 ), il passa adjoint à I'état-major des généraux Fugières (5 juillet 1800) et Priant ( 12 mars 1801), et continua de servir en Egypte avec un tel éclat, qu'il reçut un brevet d'honneur. Major au 95# régiment de ligne (22 décembre 1803) et colonel du 94e régiment d'infanterie de ligne (31 mars 1807), il fut dirigé sur l'Espagne, où il donna de grandes preuves de courage à la bataille d'Espinosa et è la prise du fort d'Alcala. Générai de brigade le 12 avril 1813, il reçut le commandement de la I1* brigade de la Jeune garde, à la tète de laquelle il tomba criblé de blessures sur le champ de bataille de Dresde. Porté à l'ambulance (26 août 1813), Il lut élevé au grade de général de division, le 7 septembre, neuf Jours avant sa mort. Le nom de ce général est inscrit sur les tables de bronze du palais de Versailles.

A. Saczat.

Archive* de la guerre. — Moniteur, m ix, p. «*T.

*coMBEft (Tnomas), théologien anglais, né à Sussex, en 1575, mort à Cambridge, le 25 novembre 1669. n fut élevé à Horsham , et devint doyen de Carlisle. A l'époque des guerres civiles, en 1642, il fut emprisonné, par ordre dit parlement, et privé de tous ses emplois. Il vécut cependant assez pour voir le rétablissement de la famille royale sur le trône d'Angleterre.

Btoçraphia britannica.

COMBE» {Thomas), théologien anglais, né à Westerham, en 1644, mort le 25 novembre 1699. Il étudia et prit ses degrés an collège Sidney-Sussex de Cambridge. En 1691 il fut appelé à remplacer le docteur GrenviUe dans le décanat de Durham. H occupa huit ans cet emploi lucratif, et pendant cette période il publia différents traités de théologie. On a de lui : a Companion to the altar ; Londres, 1674, m-8*;

COMBER — COMBES

— • Cùmpanion to the temple; ibéd., 1685, 9 vot, îb-6*; — a Scholastical history of Uivraies; itaid., 1690; —on Account ofthe roman fbrgeries in the couneits dwring thefirst centuries; Londres, 1689, in-4°; — Antiquitatet ScclesiMorientaUs clarissimorum virorum cardinalis Barberini,L. Allatii, Th.

Comberii dissertationibus epistolicis enutient*; ftld., 168), fil-**, et Leyde, 1699, in-80, son» cet autre titre : Ametoti monumenta epistolica.

DHfçraphia britannica.

'combes (Claude), statisticien français, Tirait an commencement dn dix-septième siècle. On a de loi : to Tar\ffe du présage universel de» provinces de la France et des XXII diocèses de Languedoc, avec la tariffe des villes et biens du diocèse de Nismes réduite et cornpliepar Claude Combes, du despuis veue, corrigée et augmentée par Jean Roveran, de la ville de Nismes, à ce commis par les diocésains tenons Vassiete audict Nismes; Nismes, 1619, tn-fbl.

Hêftartf. Jffct de Ifitmet.

combes (Francisco) , jésuite et voyageur espagnol, né à Saragosse, en 1613, mort à Acapufeo, en 1663. U rat envoyé aux Philippines pour y propager la fol catholique. Rappelé comme procureur de sa province à Rome, il mourut dans la traversée. On a de lui : Histoire des Ues de Mindanao, Solo et autres adjacentes, et des progrès qu*y a faits la religion chrétienne (en espagnol); Madrid, 1667, in-fol.

Histoire générale des voyages.

combes (Jean np), jurisconsulte français, né à Riom, virait en 1584. 11 était d'une famille très-ancienne, dans la magistrature, et devint avocat du roi au présidial de Riom. On a de lui : Traité des tailles et autres subsides, et de rinstitution et origine des offices concernant les finances; Paris, 1576, Riom, 1584 : ouvrage clair, curieux et d'une critique judicieuse. On Ini attribue aussi : EnchiridUm apophtegmatum philosophorum; Genève, 1587.

Ulong, Bibk hisL de la France, èû. Fontette. - Chandoa et Detendlne, Dictionnaire historique. — Feller, etoçrunhie nntuerseUe*

*comrbs (Jean de), médecin français, né à Mano&que, vivait en 1645. H exerça son art d'abord dans sa patrie, puis à Valensole et à Riez. H retrouva les eaux de Gréoux, dont la source était perdue depuis de nombreuses années. Ce fut lui, dit un savant de Manosqne, qui trouva sur le* lieux, parmi des décombres, unepierre rompue où étaient gravées ces lettres :

BàLKEA, VI CORFORASA

H jugea que ces lettres étaient le commencement de ces deux vers :

Balnea, vina. Venus, corrompant corpora sana ; Catpora anaa dabunt balnea, vlna. Venus.

Combes a publié un traite sur la vertu des

eaux thermales; il est dédié à messieurs les procureurs du pays, sous ce titre : Hydrologie, ou discours sur les eaux, contenant les moyens deconnaitreparfàitement les qualités des fontaines chaudes, tant occultes que manifestes, et ^adresse d'en user avec méthode, et particulièrement de celles de Gréoux ; Aix, m-8*. Ce livre est devenu rare.

Dictionnaire 4m hommes illustres de te Provence.

* cornu** (Pierre db), jurisconsulte français, vivait en 1705. On a de lui : Procédures civiles des officialités; 1706, in-fol.; — Procédures criminelles ; Paris, 1700, in-4°.

Chaodon et Delandlne, Dictionnaire Met. - Fellef, Biographie universelle, cdU. Weias.

* combes un MOBBLLBS ( Perette-Marie db), femme auteur française, de la famille du précédent, née à Riom, le 19 mai 1728. Elle fut élevée à l'École de Saint-Cyr, et a laissé : Méditations sur les événements de la vie et Œuvres spirituelles; 1778, 2 vol. in- 12. Ces œuvres renferment des poésies et des cantiques.

Chaado&i el OeandtaM» Dictionnaire hist.

; combes (Edmond), voyageur français, né à Castelnaudary (Aude), le 8 juin 1812. Il a été vice-consul à Soala Nova ( Asie Mineure ), et a exploré les déserta de Bayouda, des Bicharys elles côtes delà mer Rouge. Plus tard, en compagnie de M. Tamisier, tout jeune encore, il a visité des contréesoù quelques Européens avaient pénétré avant lui, mais d'où nul n'était revenu. U a séjourné deux ans sous les tropiques, et s'est avancé jusqu'aux montagnes de la Lune, En 1841 il voyageait encore en Egypte et en Abyssinie, et il a donné des détails curieux sur l'état d'anarchie dans lequel l'Arabieétait tombée. M, Combes a été nommé nce-coaeul à Rabat ( Maroc). On a de lui : Voyage en Abyssinie, dans les pays des Gallas, de Choa ctd'lfàt, précédé d'une excursion dans V Arabie heureuse; Paris, 1835-37, 4 vol. in-8°, avec une carte. Cet ouvrage a été rédigé en collaboration avec M. Tamisier.

Journal des Débats des 1 et ïT août 18*8 et *ft septembre imi. - Lonandre et Benrqaetot, te Littérature française. — MonU. univ.

coMBES-DoraoïTs (Jean-Jacques U littérateur français, né à Montauban, le 22 juillet 1768, mort dans la même ville , le 14 février 1820. U fut élevé dans la religion protestante, et fit ses premières études dans sa ville natale, où il eut pour professeur de mathématiques Siméon Valette. 11 étudia le droit à Toulouse, où il se fit recevoir avocat, vint à Paris en 1789, et passa en Angleterre, où il demeura peu de temps. A son retour, il fut nommé juge à Montauban, puis pré sident de l'administration du Lot. Arrêté pendant la Terreur, il passa treize mois en prison. En 1795 il fut nommé commissaire du Directoire près les tribunaux du département du Lot. Éra depuis par ce département député au Conseil des Cinq-Cents, il passa ensuite au corps législatif ,

et n'en sortit qu'en 1804. En 1810 Combes fut nommé juge an tribunal civil de Montauban, et dans les cent jours le département 4e Tarnet-Garonne le choisit pour son représentant. U fut destitué en 1816 par les Bourbons, puis réintégré en 1819. Il était membre de l'Académie de Montauban et de plusieurs sociétés Bayantes. On a de lui : Introduction à la philosophie de Platon , trad. du grec d'Aldnous; Paris, 1800, ki- 12 : l'auteur considère Platon comme le précurseur de J.-C. ; — Dissertations de Maxime de Tyr, trad. du grec; Paris, 1802, 2 vol. in-12; — Essai sur la divine autorité du Nouveau Testament, trad. de l'anglais de Bogue; Paris, 1803, in-12 ;— Histoire des guerres civiles de la république romaine , trad. du grec d'Appien; Paris, 1808, 3 ▼©!. in-8°; — Essai historique sur Platon et coup d'oHl rapide sur r histoire du platonisme jusqu'à nous; Paris, 1809, 2 Toi. in-12 : cet essai n'est que rintroduction d'une traduction nourelle des œuvres de Platon ; Jésus-Christ y est désigné plusieurs fois sous le nom de Socrate de Jérusalem. Cet ouvrage n'a guère moins d'originalité sous le rapport politique que soos le rapport littéraire et scientifique. Ctombes-Dounous, qui dans sa préface exalte an plus haut point les talents militaires et la grandeur d'âme de Napoléon, s'élève ensuite dans le cours de son livre contre la tyrannie avec une force qui n'appartient qu'à la conviction et dans des termes qui ne permettent aucun doute sur ses attaques contre le gouvernement impérial; — de r Évidence et de r autorité de la divine révélation, trad. de l'anglais de Robert Haldane; Montauban, 1810, in-8° ; — Notice sur le 18 brumaire, par quelqu'un qui peut dire : Quod vidi tester ; Paris, 1814, in-8°; — plusieurs' manuscrits.

Mabul, Annuaire nécrologique, îlto, I, tt. - Gâterie historique des contemporains. — Biographie nouvelle des contemporains. — Qnérard, la France littéraire.

commet (Claude), dominicain prédicateur français, né à Lyon, en 1614, mort dans la même ville, en 1689. D était bachelier de l'université de Paris, et se fit connaître par son talent pour la prédication. On a de lui : Oraison funèbre de Louis XIII, dédiée au cardinal de Richelieu^ Lyon, 1643, in-4°; — Oraison funèbre de la reine Anne <P Autriche; Tannes, 1666, in-4*.

Écbard, Scriptoresordinis Prssdicatorum, II, m. — Les Lwonnais dignes de mémoire, 1, 4», - Richard et Glraad, Bibliothèque sacrée,

* comheti%-catjmoht ( Jean-Joseph- Latare de), magistrat français, né à GaiOac, en 1745, guillotiné à Paris, le 13 juin 1794. D était conseiller au parlement de Toulouse, et déploya beaucoup de fermeté en 1771, lors du coup d'Etat du chancelier Maupeou contre les parlements. Combette-Caumont fit encore preuve de constance sous l'administration du cardinal de Brienne, et se montra zélé défenseur des droits de la nation. En 1793, lors de la proscription

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