‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 5 sur 133 · Y. ROSENWALD · texte numérisé non relu

Y. ROSENWALD

M. Nliard, dam la Revue de Paris. — Conversations- Lexicon. - Révolution de Parts, décembre 18M. - Moniteur universel. - Usnr, 4m. historique.

* cocLEMAïf (Pierre), helléniste allemand, vivait dans la seconde moitié du dk-septième siècle. On a de lui : Opus prosodicum grxcum novutn; Francfort, 1668, iu-8°.

Adeluaff, aoppL à Jôcher, AUq. Geiehrten- Lexicon.

cocues (Horatius-Publius), héros romain, neveu du consul Horatius Pulvillus, vivait en 507 avant l'ère chrétienne. 11 est connu par un acte de courage dont Rome et ses historiens ont gardé la mémoire. La plupart des écrivains racontent le fiût à peu près dans les termes employés par Tïte-Live ; ils ne diffèrent que sur le genre de mort de Codés. Dans le récit de Tite- Live, Iloratius Codes commandait le pont Publidus, par où Porsenna, roi d'Étrurie, ai»rès avoir chassé les Romains du Janicule , comptait pénétrer dans Rome. À la vue des fuyards. Codés en arrête quelques-uns, s'oppose à leur retraite, et leur recommande de mettre en usage tous les moyens possibles de couper le pont , à la tête duquel il s'élance lui-même. Les armes en avant, il résiste aux Étrusques, les apostrophe et leur reproche d'être les esclaves d'orgueilleux tyrans et d'oublier le soin de leur propre liberté pour venir attaquer la liberté d'autrui. Les Étrusques répondent par une grêle de javelots ; mais tous les traits demeurent attachés au bouclier de Codés. On cherche alors à le précipiter dans le fleuve ; mais le pont se brise sous tant d'effbrts. « Dieu du Tibre, s'écrie alors Codes', père de Rome, je t'implore; reçois avec bonté dans tes flots ces armes et ce soldat » ( Tiberine pater, inquit, te sancte prœcor hxc arma et hune militem propitio fiumine accipias ). Aussitôt il se jette dans le Tibre, le traverse a la nage au milieu d'une nuée de flèches, qui ne l'atteignent pas, et va rejoindre ses concitoyens après avoir osé une chose qui trouvera dans la postérité plus de célébrité que de créance ( rem ausus plus famx habituram ad posteros quant fidei). Une statue qui existait encore au temps de Pline fut érigée à Horatius Codes sur la place des Comices, et on lui donna toutes les terres comprises dans un cerde tracé par la diarrue dans l'espace d'un jour. Le peuple tout entier s'associa à ce sentiment do gratitude envers Codés, et l'on vit durant une disette diaque particulier se retrancher une partie de sa propre subsistance pour contribuera cette du héros. Florus, Valère Maxime et Sénèque pensent, comme Tite-Live, que Codés ne fut pas atteint par l'ennemi ; tandis que Plutarque, Dion Cassius, Servius et Denys d'Halicarnasse prétendent qu'il fut blessé à la cuisse. Polybe va plus loin ; il assure que Codés périt dans le Tibre. Au rapport de Denys d'Halicarnasse, Codés était beau; le portrait que fait de lui Plutarque est tout I opposé : il ajoute que ce Romain s'appelait Codés, altération du mot Cydope, parce qu'il était camus, et que rien ne séparait ses deux yeux. Au rapport de Vanjpn, Codés vient d'oeulus, et borgne,

T. lire, 11, * - DfJ» «HaUOiraiMg. Vt SI» M. - Valère Mulae, 10,1,1 1. — Fton»,l,lO. - AureL Victor, âerir.Ul- Hlefrohr. Gttckich, — Waiienaêr, Fin de tcéièbns.

GOCLÈS — COCONAS

cociis {Barthélémy délia Rocca, dit), philosophe hermétique , né à Bologne, le 9 mars 1467, mort le 24 septembre 1504. H étudia la grammaire, la médecine, la chirurgie, les mathématiques, l'astrologie; mais il se titra surtout à la chiromancie et à la phystognomonie. H avait une telle réputation qu'on Tenait le consulter de tories parts. Hermès Bentivoglio, seigneur bolonais, auquel Codes avait prédit qu'il mourrait es exO, le fit assassiner. Codes se cacha sous le nom $ André Corvo de la Mrandola. On a de Im : Physionomies ac ckiromancix Anastous, sive compendhm ex pluribus et pêne infinitis autorUnts, cum approbation* Alexanrfri AehUlini; Bologne, 1504, in-fol.; ibéd., 1513, in-fol.; — Compend htm phfsiognomUe , quantum ad parte» capitis, gulamque et œltum attinet; cui accedit Andréas Corvi Chtromoncia; Strasbourg, 1533, 1536, 1551, 15ft6,in-8°; traduit en français, Paris, 1546, 1560, io-4r\ Cet abrégé, qui fut réimprimé un grand nombre de fois dans le sdalème siècle, n'est pins recherché que par tes amateurs de eoriosités.

ToUta, U fttfWfcit «ferai. - VtrlUM, jfiucdeut 4ê Fiante*. - Faatasti, JVMUfe dtgU êcriUori boio-

* C0CUV8 ou cocncu8 (Adrien), musicographe allemand, vivait à Nuremberg dans le mflien du semfrme siècle. On a de lui : Compmdntm musices, descriptum ab Adriano Petit Coclio, discipulo Josqutni de l*rés, in quoprxter caetera traetanlur fixe : de modo omate eanendé, de régula contrapuncti, de eompositione ; Nuremberg, 1552, in-4°. C'est on livre curieux et utile pour l'histoire de l'art musical.

Fétts, Biographie mUvênêlle deswiuticiens.

coco ( Vincent), littérateur et homme politique italien, né en 1770, à Campomarano, dan» le royaume de Naples, mort à Nantes, le i3 décembre 1823. H prit une part active à la rérotaoon qui éclata dans sa patrie en 1799, pamntà échapper à la réaction que le cardinal Roffo exerça dans Naples, et se réfugia en France, eu il publia, sous le titre de Mevoluzioni di Hapoli, l'histoire de cette époque. Elle a été traduite en français; Paris, 1800, in-8°. Après h bataille de Marengo, Coco rentra en Italie, et eut la direction du Giornale italiano. H s'occupa alors d'un roman philosophique dans le genre do Voyage du jeune Anacharsis. Son Platone in Italia parut à Milan , en 1806, 3 vol. in-8°* Cet ouvrage, dont Barère de Vieusac a donné une traduction française, Paris, 1807, 3 vol. in-8% obtint un grand succès en Italie. Joseph Bonaparte, devenu roi de Naples en 1806, nomma Coco successivement membre du conseil royal, de la cour de cassation et du conseil d'État Coco aapi-

raitàladirectionde l*instnM^ publique; il avait même rédigé un long projet pour un nouveau système d'enseignement; Zurio, ministre de l'intérieur, fit prévaloir on antre projet d'organisation, et l'éloigna de cet emploi. On voulut le dédommager en lui donnant la fraction du trésor public; mais il ne put jamais se consoler de l'échec qu'il avait éprouvé. Dès tors il ressentit les premiers tymptomesd'une aliénation mentale, qu'aggravèrent encore les événements de 1815. n conserva toutefois sa place au trésor. Le prince Léopold , fils du roi Ferdinand IV , lui témoigna un jour le désir de lire son Histoire des révolutions de Naples. Coco, qui s'était livré dans cet ouvrage à de violentes attaques contre le roi etyous les siens, rat épouvanté décote demande, et perdit coniplétement la raison, qu'il ne recouvra pins.

TkttMo, MogreM dtçU JUUkud Utwtri, t V, p. fil

cocoli (/teminé9ii«),mathemafictœ italien, né à Bresda, le 12 août 1747, mort dans la même ville, le 27 novembre 1812. n se distingua de bonne heure par son goût pour tes sciences. A la suppression de Tordre des Jésuites , il rat nommé professeur de physique et de mathématiques au collège de Rrescia, et occupa ce poste pendant plus de trente ans. Sn 1783 un prix double hn fut décerné par l'Académie de Mantooe pour un mémoire sur la théorie des eaux ascendantes, et peu de temps après te sénat de Venise le nomma membre de la commission changée de trouver des moyens pour obvier aux ravages de la Brenta. Depuis 1797 Cocoli fut appelé par le gouvernement franco à remplir des fonctions où ses talents étaient nécessaires; il devint en 1802 membre du collège des Dotti9 et en 1805 inspecteur général des eaux et chemins du royaume d'Italie. On a de lui : Elementi di geometria e trigonornetria; Brescia , 1777 ; — Elementi di statksa ; ibid., 1779.

npaMo BiograU degU liai.

cocoHAg (Annibal, comte de), homme politique italien, mort te 30 avril 1574. C'est Ton de ces Italiens qui vinrent chercher fortune en France sous la régence de Catherine de Médias. Il se couvrit de sang, et se distingua par ses cruautés à laSaint-Barthélemy. Devenu ensuite le favori du duc d'Alençon, frère du roi, il fut, avec le sieur de La Mole, l'agent principal de la faction des politiques ou malcontents, qui voulait mettre ce prince sur te trône au préjudice de Henri III , alors en Pologne. Les princes , leurs courtisans, tes maîtresses des uns et des autres, organisèrent le complot avec la discrétion et le mystère qui couvrentd'ordraaireles intrigues politiques où il y a des femmes. Aussi Catherine de Médicis en futelle bientôt informée. Elle surveilla les princes, et les fit garder à vue. Le rot de Navarre , le prince de Condé, le duc d'Alençon, fatigués de cette contrainte, résolurent de se faire enlever par leurs partisans ; mais l'alarme fut donnée d'avance : l'entreprise échoua. La cour, alarmée,

COGONAS

quitta Saint-Germain ; Charles IX mourant a'écria: « Du moins s'ils avaient attendu ma mort » La Mole, croyant sauver sa vie, fit des révélations à Catherine de Médtoii; celle-ci apprit le reste du duo d'Alençon, qui tremblait devant elle. La Mole et Cooonas lurent arrêtés et condamnés à mort Ce dernier mourut courageusement On dit que leurs maîtresses, la reine Marguerite et la duchesse de Never», firent embaumer leurs têtes, pour les conserver toujours. Si le fait n'est pas vrai, il est digne du moins de cette époque, galante et sanguinaire à la fois» on sait que Cooonas figure avec La Mole dans As Dame de Mtmtsoreau> un dos meilleurs romane de M. Alex. Dumas»

CMtclNa, Itoirir*. - te isi, DHi* ***** le M Franc». - BMtaODa l*«|il«. HKtm.

* coev (Florent de), théologien flamand, de l'ordre des Prémontres, vivait dans la seconde moitié du dtaueptieme siècle. On a de lut : Principiû tonus théologies moraUs et speeu* lativœ; 1683, 3 vol. in~i2$ — Conversio vern et apoitciioa, in qua Ma Justification* aconomiaexhièetuf; Liège, 1685, ta*0; — de Jure et justifia; Bruxelles, 1687, ln*4*.

Atfstanf, ttppl. * JOcbcr, jiUêem. Gemkrten^Leiimm.

vooQVAmD(françois*B*rnard),Uttén*mr et poêle français, né à Dijon, le 4 Janvier 1700, mort en 1772. H fat avocat au parlement de sa ville natale, et cultiva la poésie française et latine. Ses principaux ouvrages sont : Lettres on dissertations eu ton fait voir que la profes* sion d'avocat est la pins belle de toutes ; Dijon, 1733, in- IV, —Lettre écrite au sujet d'une médaille de Constantin; dans le Mercure de France, 1738, juin; - Lettre au sujet de la croix; ibid., 1739, avril; — histoire de la vie et des ouvrages de Timanthe, peintre grec; ibid., 1740, juin, novembre et décembre; — Lettre sur le voile dont les anciens se couvraient la tête dans les sacrifices; Ibid.; — Poésies diverses; Lyon (Paris), 1764, * vol. in-13.

Goajet, BibUoih.franeaim, i. XTtll,p. I*«. -PipUloa, Bibk des auteurt de Bourgogne*

cocquault (Pierre) , historien français, natif de Reims, mort en 1645. Il lut chanoine et présidial de l'église de sa ville natale. On a de lui : Mémoires pour servir à fhistoire ecclésiastique de Reims , conservés en manuscrit à la bibliothèque de la ville, 5 vol. in-fol. et I in-4°. L'auteur avait fait l'analyse du fartulaire de l'église de Reims; — Mémoires pour la revendication des églises des Pays-Bas; en manuscrit, ibid. ; — Table chronologique de Vhistoire de Reims; Reims, 1660, in-4°.

Lelong, BibL historique éê te Frmee, M. tontette.

*cocQUfiM!f (Nicolas), théologien et poète' français, né à Corberie, près de Lassay, département de l'Orne, en 1640, mort à Paris, en 1693. On ne connaît de sa vie qu'une circonstance malheureuse. Étant chancelier de l'Église et de

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