COMINES
suite il regretta souvent de ne pas le savoir. Yen là in de 1464 Comines ftit mené à Lille et présenté à Charles, comte de Charolais, qui le prit à son semée. 11 suivit ce prince dans la guerre dite do bien publie, se trouva à la bataille de Mootlhéry, et après le traité de Gonflai» retourna en Bourgogne avec le comte. 11 était auprès de loi lorsque, irrité do manque de foi de Louis XI, Charles, devenu duc de Bourgogne, retint ce roi prisonnier à Péronne. Comines fit preuve de sagesse et de prudence en essayant de calmer son maître et en avertissant secrètement le roi de France des points sur lesquels fl devait céder, pour ne pas se mettre dans le plus grand danger, Le service qu'il rendit ainsi à Louis XI ne fut pas perdu. Comines contribua à la pacification et au traité qui réunit momentanément les deux princes. Il montra ensuite son habileté dans les diverses négociations où il rat employé. Louis XI profitait de tontes les fautes du duc de Bourgogne, et mettait surtout un grand soin à détacher de lui tous les hommes habiles et considérables qui le servaient: il connaissait lestatenta de Comines, il lui devait de la reconnaissance : on peut donc croire qull s'efforça de l'attirer, et Comines, à l'exemple de tant d'autres, se laissa séduire. Il passa donc en France en 1472. Comme il y avait peu d'honneur à quitter son souverain malheureux, quoique par sa faute, et à aller servir contre lui, Comines s'est bien gardé de mire connaître dans ses Mémoire» les motifs qui le déterminèrent dans cette occasion; son silence a été diversement jugé par les historiens. Comines voyait Charles le Téméraire, livré à un esprit de vertige, courir à sa perte ; les offres de Louis XI lui promettaient un avenir plus sûr et meilleur que la faveur et l'intimité d'un prince de plus en pins aigri par ses revers, que son ambition trompait et dont les ruses échouaient contre celles du roi de France. Aussi, à peine arrivé, fût-il fait conseiller et chambellan de Louis XI, qui lui donna la principauté de Tahnont, les terres d'Olonne, Château-Gontier, etc. Les lettres patentes de cette donation ne laissent aucun doute sur les vraies causes qui la lui avaient méritée. A ces premières faveurs le roi ajouta une pension de 6,000 livres, 30,000 écos d'or pour l'aider à acquérir la terre d'Argenton, et 400 pour emménager le château. Comines devint seigneur de cette terre par son mariage avec Hélène de jambes, fille du seigneur de fifontsoreau et d'Argenton. En 1473 le roi loi céda les deniers provenant des francs fiefs du bailliage de Tournay, évalués à 4,880 hv.; en 1474 il rai donna la terre et seigneurie de Chaleau; en 1476 Comines devint sénéchal de Poitou, et le roi le nomma en outre capitaine du château de Chinon; enfin, en 1477 Comines ne rougit pas d'accepter une partie de la confiscation des biens do duc de Nemours. Tant de bienfaits accumulés le rendirent, dans l'espacede cinq ans,; un des plus ri-
ches seigneurs du royaume. D est vrai que Comines avait trahi son protecteur et son ancien maître, qu'il rat initié à tons les secrets de la politiquede Louis XI, qu'il fut chargé des missions les plus importantes, qull eut autant d'influence dans les affaires qull était possible d'en avoir sous un prince qui ne souffrait ni observations ni retard dans ses volontés et demandait des conseils non pour être détourné de ses desseins, mais pour être secondé dans leur accomplissement. H est vrai encore que Comines, le serviteur le plus fidèle et le plus habile de Louis XI, fut aussi le plus dévoué pour tous les actes injustes, cruels et perfides que l'histoire reproche à ce monarque. Après la mort du roi , Comines fut admis dans les conseils de la régence ; mais Anne de Beanjeu ne tarda pas à s'apercevoir qu'il n'avait pas pour la fille le même dévouement qu'il avait eu pour le père, et qull favorisait les projets du duc de Bourbon et du duc d'Orléans. Il rat renvoyé de la cour. Cependant Comines, auparavant esclave d'un tyran, n'en continua pas moins de servir les projets des princes fectieux et rebelles. Ses intrigues furent découvertes : il rat arrêté, conduit au château de Loches, et renfermé plusieurs mois dans une de ces cages de fer que Louis XI avait mises en usage. Un arrêt du parlement du 24 mars 1488 le condamna, comme rebelle et sujet désobéi*; sant du roi, à perdre le quart de ses biens, à rester pendant dix ans dans une de ses terres et à fournir une caution de 10,000 écus. On le voit cependant figurer, en 1493, parmi les ambassadeurs qui signèrent à Senlis un traité de paix avec Maximilien, roi des Romains. Plus tard il rat chargé de plusieurs missions importantes, dont il noos donne lui-même les détails. Il rendit de grands services à Charles VIII, lors de l'expédition d'Italie; mais il n'eut jamais l'entière confiance de ce prince, Comines se plaint souvent de ce qu'on avait peu d'égards pour ses conseils, et qull rat obligé d'être très-circonspect dans sa conduite. Cette circonspection lui était aussi probablement commandée par le souvenir de ce qu'il avait été sous le règne précédent, et c'est sans doute encore pourquoi ou la retrouve dans ses Mémoires, lorsqu'il parle de lui-même et qu'il juge les autres. Montaigne n'a peut-être pas tout à mit raison de loi en faire un mérite. Le duc d'Orléans, que Comines avait servi par ses intrigues, étant devenu roi, lui conserva ses pensions; mais il ne jugea pas à propos d'employer un ministre de Louis XI. Comines vécut onze ans dans cette nouvelle disgrâce, qui dut être plus pénible pour rai que la première. Il mourut en 1609, au château d'Argenton.
Philippe de Comines rat sans contredit on des premiers hommes d'État et le meilleur historien de son siècle. H s'est plu, dans ses Mémoires , à dévoiler les ressorts les plus secrets de la poli* tique de son maître et à orner ses récits de réflexions et de maximes justes et profondes. On
COMINES — GOMITOLO
voit toujours eo lui l'esprit supérieur; ton style offre ua cachet original, qui tenait au goura par* ticulier de «m talent II a été beaucoup loué; mais ce qu'on ne peut approuver, c'est le sang* froid avec lequel il parle des actes les plus ini« que» et les plus révoltant» ; c'est de le voir ne les considérer que comme dea moyens de succès et ne les juger que dans leurs résultats. Il est vrai que des acteseuxquels il ne fut pas toujours étranger n'ont pu eietter son indignation. Aussi n'y a-t-il pas plus de leçons de morale à tirer de ses Mémoires qu'il n'y en a à prendre dans sa vie publique. La {minière édition, publiée à Paris, en 1*23, in-fol., n'est pas complète; la meilleure est celle de ienglflUDufresnoy (Londres, 1747, 4 vol. in-4*) Ces Mémoires font aussi partie de la collection de M. Petitot La meilleure et la plus récente édition dea Mémoire» de Comines a été publiée par M"* Dupont; Paris, 1850, 3 vol. in*8°. On sait la rôle que Comines joue dans Quentin Durward, admirable roman de sir W. Scott ITh. Deuam, dans VMnc* des s*, du t».,aveeaddit]
Dé Banale, Msêeme** *W. «t m.t BUt. 4m dues es Bourgogne. — VUtemala. Ess. 4ê Mots -Salott-Jteave, Causeries du htndl, t. 1.
*coMi!fivs, nom d'une gens plébéienne romaine, dont les principaux membres furent :
* cominius (£.), tribun militaire dans l'armée du dictateur L. Paplrius Cursor, en 325 avant l'ère chrétienne.
Tlte-LlTÉ. viir, so.
*cowiïtics, général romain, vivait en l'an 17 avant J.-C. 11 fut à cette époque général de la cavalerie, sous le dictateur tfberiusSempronlus Gracchus, en Espagne.
Applen, MlC.. LX11I.
'cominius (F.) etCOMiffirjs (G. ou L.), deux frères contemporains de Clcéron; le premier mourut vers l'an 45 avant J.-C. Clcéron parle de ces personnages comme de deux hommes fermes et éloquents. En 66, ils accusèrent de haute trahison C. Cornélius, qui avait été tribun l'année précédente. Au jour marqué pour l'appel de la cause, l'absence du préteur L. Cassius et l'exaspération de la multitude obligèrent les Cominius à se retirer; Ils furent même obligés de quitter Rome. L'année suivante, 65, ils renouvelèrent leur accusation. Cornélius fut défendu par Clcéron, alors préteur, et acquitté. Il parait que P. Cominius s'exprima avec éloquence en cette occasion, quoiqu'il eût en présence un adversaire tel que Cicéron. 11 mourut peu de temps ovant que celui-ci écrivît son Brutus. On sait qu'il y est question de Cominius, que Cicéron appelle son ami, et dont il loue le style.
Ascoohu <* Comeliirm. — Ctaéf on, Brutus, V, 8.
*coMi!fitî8 (Quintus) vivait en 47 avant J.-C. Lieutenant de César, il Ait fait prisonnier avec L. Tlcida par Virgile, général du parti de Pompée, dans le voisinage de Thapsus, en se rendant en Afrique.
amttfc, JMct. f fnal em4 rmn U*g.
♦ cominius ( C. ), chevalier romain, vivait en l'an 24 de l'ère chrétienne. Il publia contre Tibère on libelle, et l'empereur lui pardonna ( nroèrost carminis eonvietum), sur les instances du frère de Cominius, qui était sénateur.
Taolto, Annales, |V, M.
comino (Joseph ), typographe italien , natif de Citadella, mort en 1762. Chargé par les frères Volpi de diriger leur imprimerie de Padoue, il contribua, par son habileté, à la célébrité de cet établissement, qui fournit un si grand nombre d'ooTrages recherchés pour leur parfaite exécution.
comino (Angelo), typographe italien, fils du précédent, mort en 1814. Après avoir été em-
f>loyé à la bibliothèque de Padoue, il acquit 'Imprimerie des Volpi, et réimprima jusqu'en 1781 plusieurs auteurs classiques, avec le nom de son père au frontispice. Le catalogue de son Imprimerie a été publié sous ce titre i Anmalt de la ttpografla Volpi Cominiana; Padoue, 1809, in-8% et appendice, 1817, in-8°.
jénnaH é$ te tlpoerajta Volpi Cemiuiemm.
'coMiTiBua (Biaise un), théologien italien , né à Milan, mort à Prague, en 1685. Il était de Tordre des Frères Mineurs conventuels, et fut pendant quinte ans régent de son ordre à Prague, puis directeur dn grand séminaire et théologien de l'archevêché. On a de loi j de Deo trino et une ; Prague, 1682 ; ■— de Intellectu , Scient la, Provktentia, Prédestination* et Meprobatione ; ibid.; — ; de Creattone, statu lnnocentim, Angelis, etc. ; Prague, 1688.
BUMotheem striptmm mêsHolcmsms. — Mofcwtf el 04r»tf, Bikiiotkèaue semés.
+ CON1TIN (Jean-Baptiste), théologien île Tordre des Jésuites, vivait dans U seconde moitié du dix-septième siècle. On a de loi : Defensede V honneur des saints; Dijon, 16*7, in-6°; — Jnittumsapiênti* et finis, timer et amor Dei, adjuventutis instUutienem; Çbâfone, 1663, in-12, et 1672, in-16 ; — Select* de Me eontroversim ; vers 1666, in-8°.
Àdeluof, soppl. à tfcher. AUgsm. 6M#*rf.-JUwtMii.
comitolo (Napoléons), évoque et jurisconsulte italien, né à Pérouae,en 1544, mort dans la même ville, le 24 août 1624. Il était de la famille des comtes de Colle-Mezto. U professa d'abord le droit, obtint une abbaye, et devint auditeur de rote. Nommé évêque de Pérouse en 1591, il fonda dans cette ville un collège et plusieurs communautés religieuses. On lui doit une Histoire des évéques de Pérousm, un recueil de décisions du tribunal delta Mota et quelques livres liturgiques.
Vffhtitt. Ittil. suera. - JactfctUI. 34kl. U**riss.
comitolo (Pooio), théologien italien, de la famille du précédent, né à Permise, en 1*45, mort dans la même ville, le 18 février 1626. Il n'avait que quatorze ans lorsqu'il entra dans la Compagnie de Jésus, et devint un des meilleurs casuistea de cette société. 11 enseigna suc-
Ml COMITOLO -
eesslvemant la rhétorique, l'Écriture Sainte «lia théologieinerele. Vdri les titres de tes principaux ouvrages : Catena illustrium authorum in librum Job, trad. da grec; Lyon, 1586 , et Venise, 1597, ln-4*; — Consilia, seu responsa moraUa; Lyon, 1009, in-4#; — Doetrina de contracta universo; Lyon , 161 S, ln-4*.
Atefimk*, BibHotheca tcrtptorwm SocêêUHe Jet*. - MaNrt. Gr«Ml JtotbmiMifV mdv. - Matera t| '
COHMAND1KO (Federico), mathématicien italien, né à Urbin, en 1609, mort dans la même ville, le 3 septembre 1575. Il rot d'abord attaché au service du pape Clément VU. A la mort de ce pontife, il se rendit à Padoue pour y étudier la langue grecque, la philosophie et la médecine. Dix ans plus tard, il reçut le grade de docteur à Ferrare ; mais la carrière médicale lui fut peu favorable, et il s'appliqua dès lors uniquement aux mathématiques. Appelée Vérone pour enseigner cette science au duc Guido UbaJdo de Monte Feltro, il fut chargé plus tard de donner le même enseignement à François-Marie II, fils et successeur de ce prince. Ses traductions des mathématiciens anciens ont contribué aux progrès de cette branche des connaissances humaines, et sont la source où les traducteurs et commentateurs postérieurs ont presque tout puisé. On a de lui ; AreMmedis Circuli dimensio, de Lineie spiralibus, Quadratura paraboles, de Conoi* dibus et sphesroidibus , de Arenm numéro; Venise, 1558 ; in-fol.; — Ptolemxl Planispharium et PUmispluertum Jordanie Venise, 1658, in-4°; — Bjusdem de Analemwate liber; Home, 1662, in-4*; — Arçhimedis De éit qux in agua vehuntur ; Bologne, 1 665, in-4° ; — ApollonUPergssi Conicorum libri quatuor, una cun PappiAlexandrini lemmatibus et Cornmentariis Sutooki AseaUmitx Sereni Antisentis philosophé, libri duo, unus de Sectione çylindri, alter de Sectione coni; Bologne, 1566, in-fol.; —Machometes Mageledinis De Superficierum divisionibue ; Pesaro, 1770, infol.; — Elementa Buclidis; ihid., U7 a, infol. ; — Aristarchue, de Magnitudinibus ac distantii* Solis et Lun<e; ibid., 1572, 1*4° ;
— Beronis AUxandrini Spiritalivm liber ; Urbin, 1575, in-4%- — Pappi Alexandrini CoUectiones matkematics ; Pesaro, 1588, infol.: édition posthume et la première qui ait fait connaître ces travaux importants , — de Centro ejravUatis soliderum; Bologne, 1565, in-fol.}
— Horologiorum deseriptioi Rome, 1562, in-4°.
MootoeU. Hitt. 4e$ mathém., I. -Hutton, Math. and pMlo*. dict. - Bâyle, Met. Met.
*c©mmaîitillr (Jean de Rouen, sieur db), littérateur français, vivait en 1611. 11 était aumônier du roi. On a de lui : VAniversaire ou bout de Van <f Adrien de Bréauté, gentilhomme de la chambre du roi, etc.; Paris, 161 1 , in-8°.
Ldonff, BibUoth. Mttor. de ht France, III, n* WSW.
• COMMELIN 842
COMMAHVILLE. f*y. ÉCBUU>.
COMMBLIN OU COMMBLYR, nofft de phi
sieurs savants hollandais, qui lurent, dais leur ordre de filiation t
COMMBLIN (Jërâme), célèbre imprimeur, natif de Douay, mort en 1596. Il exerça d'abord son art en France, embrassa le protestantisme, et alla à Genève, puis à Heldelberg, où l'appelait l'électeur palatin pour y diriger la riche bibliothèque de la ville. H publia ensuite d'excellentes éditions des elasslques grées et romains. Les plus remarquables sont ; MunapHts, d'après un manuscrit que possédait le palatinat; Héltoâere, Apoltodore, avec des notes critiques. Ses PèrudeVÉglUeereequêMoimoim estimés; on y remarque cependant les Œuvres des oint Athanase et de sMntChvsostome t la mort le surprit au moment ou h y mettait la dernière mam. il rat aidé, dit-on, dans ses entreprises typographiques par Frédéric Bylbeorg. BeaMger parle de la mort de GommeHn comme d'une perte pour la littérature grecque; et Oasaubon et de Thou vantent les strviees qull rendit à la science. Cependant, Il ne soutient pas la comparaison si on le met en regard des Aides et des Ëstiennes. Son monogramme était une Vérité alluminée des rayons au soleil i queiquesHines de ses éditions portent ces mois t ex Qffieina Sant-Andreana.
TelMlej-, Éloge* de* homme* *av. — Baillet, JuetmenU de* sav., I. - Foppena, Btbl. — Six. Onomatt. Uter*, IV. « Cauobon, Bpitt. - de Thon , WêU, tib. CX1X.
commblin ( Jacques), imprimeur néerlandais, frère de Jérôme, né à Gand, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle, et s'était établi à Embden. On a de lui des Poésies latine», imprimées en 1568.
foppet», Bibl. betç, pars I. — Sealtger, BpUt. cOMMELiif (tsaac), historien hollandais, petit-fils ou neveu de Jérôme, né à Amsterdam, le 19 octobre 1598, mort dans la même ville, le 3 janvier 1676. On a de lui » Hollandschplacaat-bock ( Recueil des actes de l'autorité publique en Hollamle); Amsterdam, 1644, 2 vol. In-fol. ; — les Commencements et les progrès de la Compagnie hollandaise des Indes (en hollandais); Amsterdam, 1646, 1 vol. în-4# obi.; — Vies des stathouders Guillaume F* et Maurice (en hollandais); Amsterdam, 1651, in-fol. ; — Frederick Hendrick van Nassau, prince o/Orangien zyn leven en bedryf door /. Commelin inftlicht gebracht(y\e de Frédéric-Henri de Nassau); ihid., 1661, traduit en français, 1656, In- fol., figures. Isaac Commelin a composé une grande partie de la Description historique de la ville d'Amsterdam, publiée plus tard par son fils Gaspard.
Morért, Dict. MsU
commelin (Abraham), imprimeur néerlandais, vivait dans la première moitié du dixseptième siècle. D est connu par une rare et préeieuseéditlon de Virgile, intitulée; P. Virgilii Maronis, cum veterum omnium commentants etselectis reeentierum notis, nova editio;
COMMELIN — COMMENDON
Leyae, 1646, in-4Q. Le nombre des annotations est de cent vingt-six.
Adefung, aappU à, Jôcher, jiUgem. Gelehrten-Uxicon.
gommblin (Jean), botaniste hollandais, né à Amsterdam, en 1629, mort en 1692. H fut sénateur, et professa la botanique dans sa ville natale, où il mourut Lors de la création du jardin botanique d'Amsterdam, il fut un de ceux qui n'épargnèrent aucune dépense pour taire de cet établissement un des premiers de l'Europe» et dont il rendit accessibles les trésors aux savants des autres pays. On a de lui : Nederlandischen Hesperiden, dot is Vessening en gebruyk van de IAmoin en Oranje boomen, gestelt na den ami en cUmait derNederlanden; Amsterdam, 1676, in-fol.; — CaUUogus plantarum Hollande*; Amsterdam, 1683 ; — Catalogué plantarum horti medici anutelodamensis , P. I; Amsterdam, 1688, 1702, in-8*.;
— Horti medici Amstelodamensis raricrum tam orientons quam occidentalis Indix plan» tartan desctïptio et icônes; Amsterdam, 1697, 1" partie, in-fol. (posthume); la seconde partie a été publiée par son neveu, Gaspard Commehn; Amsterdam, 1701.
Hitler, BibL fcat.,I,S90. - WUdenow, Grundriu der Kraûterkunde (Principes de la connaissance des plantes!). — Kestner, Medicin, Gelehrtsn-Ltxicon.
* commelin (Gaspard), historien hollandais, second fils dlsaac, né à Amsterdam , le 28 février 1636, mort dans la même ville, en 1693. On a de lui : Beschryvinge van Amsterdam (Descriptk) urbis Amstelodamensis); Amsterdam, 1694 et 1726, 2 vol. in-4° : ouvrage utile et estimé.
Morérl, Grand dictionnaire historique.
commelih (Gaspard), botaniste hollandais, neveu de Jean Commelin, né à Amsterdam, en 1667, mort le 25 décembre 1731. Il marcha sur les traces de son oncle, qu'il remplaça dans la chaire de botanique. Il fut, avec Ruysch, démonstrateur de cette science au Jardin des plantes d'Amsterdam et membre de l'académie des Curieux de la nature, sous le nom àeMantias. 11 fut aussi docteur en médecine. Il s'est fait surtout connaître par ses travaux sur tes ouvrages de quelques-uns de ses devanciers. On a de lui : Flora malabarica, seu horti malabarici car talogus; Leyde, 1696, in-fol. ; — Horti medici Amstelodamensis plantarum usualium catalogua ; Amsterdam, 1697 et 1724, in-8°; avec deux cent vingt-quatre planches, représentant autant de plantes, et dont les colonies hollandaises avaient enrichi le jardin d'Amsterdam;
— Prxludia botanica; Leyde, 1703, in-4°, et 1715, même format; — Horti medici Amstelodamensis plante rariores txoticx; Leyde, 1706, in-4°, et 1716, même format : cet ouvrage, faisant suite à celui de son oncle , renferme quarante-huit planches;— Botanographia malabarica a nominum barbarissimis restituta; Leyde, 1718, in-fol. Gaspard Commelin a soigné aussi la publication de Y ff or tus
malabaricus et un Traité des insectes d Europe et de Surinam de mademoiselle Mérian. HaUer. Biàlioth., botan.- Bioa. médic. - WUIdeatw, GrundrUs der Krauterjkunde.
commelin (Jacques ), historien hollandais, frère d'Isaac, né à Amsterdam. H a laissé : Histoire de la source des troubles, divisions et déplorables calamités et désolations des guerres civiles et intestines survenues dans les dix-sept provinces , depuis le commencement du règne de Philippe II jusqu'à la mort de Guillaume, prince <V Orange (inédit ) ; — Actes et privilèges des villes de Delft et de Leyde et de leur banlieue, 3 vol. in-fol.
Morérl, Grand dictionnaire historique.
commendon ( Jean- François ) , cardinal et homme d'État italien, né à Venise , le 17 mars 1524, mort à Padoue, le 25 décembre 1584. A dix ans il improvisait des vers latins, à quatorze il alla étudier le droit et la philosophie à Padoue. En 1550, le pape Jules m le mit au nombre de ses camerieri, le fit évêque d'Atri et l'envoya en mission à Urbin, en Flandre, en Angleterre, puis en Portugal. Paul IV le nomma évêque deZante, etlui donna un bénéfice considérabtedans le Véronais. Quelque temps après, Gommendon fut chargé par Paul IV de décider Venise et les princes d'Italie à se liguer avec le saint-père. En 1561, Pie IV, successeur de Paul IV, envoya Commendon en qualité de nonce à l'ouverture du concile de Trente, et de là il le fit passer chez les princes protestants. Le concile le chargea ensuite d'instruire l'empereur Charles-Quint du résultat de ses décisions et des affaires de l'Église. En 1564 Commendon 1ht nommé nonce auprès de Sigismond-Auguste , roi de Pologne. Il contribua beaucoup à faire accepter les décrets du concile de Trente dans cette contrée : il régla sagement les droits du clergé, s'opposa avec force aux hérétiques, et apaisa dans la maison royale des divisions fâcheuses. Le 12 mars 1565, Pie IV le fit cardiiuu-prêtre des titres de Saint-Cyriaque, Samte-Marie-aux-Thermes et Saint-Marc. Pie V, aussitôt son avènement; ordonna à Commendon d'assister comme légat à la diète d'Augsbourg, et d'y agir avec son zèle ordinaire pour la réforme du clergé et le bien de l'Église. Commendon fut aussi légat en Allemagne et en Pologne pour la croisade centre les Turcs. Il détermina le sénat polonais à donner la couronne à Henri de Valois (Henri III). Le nouveau pape Grégoire XH1 ne rendit pas à Commendon la justice due à ses services; il l'abandonna à la haine du cardinal Farnèse et des partisans de l'Autriche, qui se plaignaient que les intérêts de la France avaient seuls été consultés dans cette élection. Les cardinaux d'Est, deMédids, Sforce, d'Ursin, Altemps et quelques autres d'un mérite distingué prirent hautement la défense de Commendon. Ils formèrent le dessein de l'élever à la chaire pontificale, et ils l'auraient exécuté, si Commendon n'était mort pré-
COMMENDON — COMMERSON
maturément « La cour dé Rome, dit Fléchier, n'eut jamais de ministre plus éclairé, plus agissant, plus désintéressé, ni plus fidèle. Il soutint le poids des négociations les plus importantes en des temps très-difficiles. H passa dans les royaumes les pins éloignés avec une diligence incroyable. H s'acquit l'amitié des princes, sans jamais condescendre à leurs erreurs ni à leurs passions. 11 travailla sans relâche à rétablir la foi et la discipline dans l'Église; et il s'opposa au torrent des hérésies naissantes avec une fermeté et une sagesse extraordinaire*. » On a du cardinal OMnmendon : Oratio ad PoUmos; Paris, 1573, in-4* ; trad. en français par Belleforest, ibW., in-8°; et quelques pièces de vers, dans le recueil de l'Académie des Occulti.
Vie eu cardinal Commendon (en latin), par A .-M. Oratttal ; Paris, issa, lo-it, en français, par Fléchier, îrn, in-H. - Artaad de Monter, Hietoire dm souverain* pontifes, IV, m. - Morérl, Grand dictionnaire universel. —Richard et Otraad, Biographie tacree.
conmiBEBLL (... de), agronome français, mort vers 1799. à était aumônier de la princesse de Lœwenstein, et habitait la Lorraine allemande. 11 s'appliquait beaucoup à l'étude des plantes potagères et fourragères; il fut membre de la Société d'agriculture de Paris. On a de hri : Mémoire sur la culture et les avantages de la racine de disette, ou betterave champêtre; Paris, 1788, in-8*; — Mémoire sur la culture, f usage et l'avantage du chou à faucher; ibid., in-8* ; — Supplément à l'Avis aux cultivateurs dont les récoltes ont été ravagées par la grêle; Paris, 1788, in-8° ; — Mémoires sur l'amélioration de Vagriculture par la suppression de la jachère; Paris, 1788 et 1798, in-8°.
- Qnérard, la Franco littéraire. - Fefler, Met. hist. - Chaodon M Delandtae, Diet. Met.
cohmbrson (Philibert), célèbre naturaliste français, né à ChatillonJez-Dombes , le 18 novembre 1727, mort à lUe de France, en 1773. Apres avoir achevé ses études littéraires , il alla à Montpellier, en 1747, pour y suivre les cours de médecine, et se fit recevoir docteur en 1756.
S Mon content d'apprendre la médecine, Gommerson se livra à l'étude des sciences naturelles et particulièrement de la botanique avec une ardeur et un succès qui attirèrent l'attention de ses condisciples, de ses professeurs et même de quelques savants étrangers. Linné fit proposer au jeune étu-
^ diant de Montpellier de décrire, pour la reine de Suède, les plus curieuses espèces des poissons de la Méditerranée. Gommerson répondit à cette proposition si honorable par un des plus importants travaux sur l'ichthyologie qui aient été faits au dix-huitième siècle. Mais une seule branche des sciences naturelles ne pouvait suffire à l'activité infatigable de Gommerson. Après avoir obtenu le doctorat, il entreprit un voyage
. à Genève, pour observer les plantes de la Savoie et de la Suisse. L'année suivante il revint dans sa ville natale, et y établit un très-riche jardin bota-
nique, qu'il enrichit par de fréquents voyages dans plusieurs provinces de la France. Son correspondant et ami Lalande le détermina en 1744 à venir à Paris, et quelques années plus tard le gouvernement lui accorda une place de naturaliste dans l'expédition autour du monde que Bougainville était chargé d'entreprendre. Parti à lafindel766,il partagea tous les travaux d'exploration de Bougainville; mais il ne revint pas avec lui, et resta à lUe de France. Le célèbre intendant Poivre l'y retmt pour décrireles naturelles que renferment cette Ile et celle de Madagascar. L'Académie des sciences rappela dans son sein ; mais an moment de son élection Gommerson était déjà mort depuis huit jours. On n'a imprimé de lui qu'une description de Taïti, insérée dans le Mercure de France en octobre 1780, et quelques lettres imprimées dans le Supplément auvogage de M. do Bougainville. L'observation de la nature ne laissa jamais à Commerson le temps de mettre la dernière main à un grand travail qull méditait sur l'histoire naturelle. Les paniers qu'il avait laissés, les différentes descriptions qu'il avait faites, les nombreuses figures qu'il avait fait exécuter, furent envoyés au gouvernement français qui les remit à Buffon. Cette précieuse collection, déposée au Jardin des plantes, est une mine féconde qu'on est loin encore d'avoir épuisée. « Commerson, dit Cuvier, était un homme d'une activité infatigable et de la science la plus profonde. S'il eût publié lui-même le recueil de ses observations, il tiendrait un des premiers rangs parmi les naturalistes. Malheureusement il est mort avant d'avoir pu mettre la main à la rédaction de ses écrits; et ceux à qui ses manuscrits et son herbier ont été confiés les ont négligés d'une manière coupable. Niebuhr ne perdit pas un moment poor publier tout ce qui lui était resté de son ami, de son camarade de voyage, Forskaal. Ceux qui reçurent les papiers de Commerson n'agirent pas avec le même sèle. Son herbier tomba d'abord entre les mains de ses héritiers ; ensuite il arriva au Jardin des plantes, où il est encore. Plusieurs plantes nouvelles s'y trouvent peut-être, quoique dans ces derniers temps il ait été exploré par plusieurs habiles botanistes, tels que de Jussieu et Lamarck. Les poissons que Gommerson avait recueillis sont restés dans leurs caisses jusqu'à il y a environ une vingtaine d'années, époque à laquelle M. Duméril les découvritdans un grenier de la maison de Bulfbn. Les manuscrits ont été remis à Lacépède, qui en a tiré un grand parti pour son Histoire des poissons, oh il ne les a pas publiés matériellement , mais où il les a fondus avec son travail personnel. Aujourd'hui il serait mutile de les publier tels qu'ils existent, mais ils eussent été très-intéressants lors de la mort de leur auteur. Les descriptions sont laites dans le style linnéen, avec les plus grands détails et la plus grande précision; elles sont même supérieures à celles de l'école de
COMMERSON — COMMIRE
do dessins frits iMuniptf Commerson, les antres par Sonnerat, d'autre* encore par lae artfatea qui étaient partis arec Bougalnville. Toi» ces déteins égale» ment remis à Laoépèdo, loi ont aussi terri poor son Histoire des poissons dans laquelle ils ont été gravés; mais ils n'ont pas été publiés aussi grands «rails étaient, et les figures sont ordinairement répétées. D'un antre coté, Oommerson n'ayant pas arrêté ses noinenolatnres , il est arrivé qu'on aenl être s'est répété Jusqu'à trois ftrtst le premier appuyé sur la figure, l'autre sur la phrase caractéristique écrite sur la figure, et le troisième sur la description. La* oépède, éditant à la campagne, où la Terreur l'avait exilé, et n'ayant pas les papiers originaux, mais seulement des notes, ne pouvait faire les comparaisons nécessaires pour éviter ces erreurs. Les voyageurs atteints par la mort, qui n'ont pu envoyé en ordre ce qu'ils ont recueilli, et dont les travaux sont déposés dans des établissements pobltea pour être employés plus tard , sont exposés an malheureux soft qu'a éprouvé Oommerson. On ne saurait trop regretter l'abandon dans lequel sont restées sescoUeotions; car si on les avait utilisées immédiatement! la France aurait pris des lors nn des rangs les plus distingués parmi les nations qui ont contribué aux progrès des sciences naturelles. Les travaux de Commerson sont extraordinaires; il est étonnant qu'un seul nomme ait pu mire tant de choses en si peu de temps dans un pays aussi chaud que celui qu'il Habitait. Il n'y a rien de plus pénible que de disséquer des poissons dans les pays chauds ; cependant Commerson s'y est livré avec une ardeur sans exemple. »
Forster a donné le nom de eommersonia à un genre de plantes de la famille des butinériacées.
Irlande, EU** historique ûe Cowmwson, «aaa tm Observations sur la physique et f histoire naturelle, par l'abbé Rozler, an. 1775. - George Cuvler, Histoire des sciences naturelles, outrage poatfaume, publié par M. Maffdelelae Se Salut* A ty.
*commuibbbll (M. Jean»Paul), théologien allemand, né à Hellbronn, le 39 juillet 1710, mort à dcBppingen, en 1774. n étudia à Tubingue, od il prit ses grades en 1799, pois il par* courut l'Allemagne, l'Angleterre et la Hollande. A son retour, il remplit divers emplois eedésiastiques, notamment à Oarlamhe. On a de lui i ffeilige Kanze^Reden ueber dos erste Bueh Moiê (Sermons sur le premier livre de Moïse); Carlsrnhe, 1783 ; — Acht Predigtsn ueber dm propketen Isaksm (huit sermons sur le prophète Isaïe ).
* cosiNiMeHna ( Oomtes de), française, dont la filiation remonte au dixième siècle. Parmi ses membres qui ont joué un rôle dans l'histoire de France, on remarque Ber* nord IV, mort en 12*6. Il eut d'abord avec Jtayfnond-Roger, comte de Foix, une guerre qui dura six ans. En 1219 il porta secoure à son oo*>
sin Raymond VI, comte de Toulouse, contre Si mon de Montfbrt, qui le défit complètement, en 1313, à la bataille de Muret. Par suite de cette défaite , le oomte de Oomminges fat forcé d'aller à Nu bonne abjurer toute doctrine contraire à celle de l'Église romaine.Mais il reprit les armes en 1216, recouvrajine partie des domaines que les croisés lui avaient enlevés; et l'année suivante il commanda le corps de bataille de l'année des Toulousains à la journée doBesiége^ooceux* ci lurent victorieux.
Calai, Mémoire* eu Lmtmêoo, M», v. - De Marca, Histoire 4u Béanu - Le Baa, DioL enetjcL <te fat France.
*comMihianc8, grammairien latin, vivait dans la seconde moitié du quatrième siècle de l'ère chrétienne. Il sert d'intermédiaire entre Douât, qu'il cite, etServius, qui» cite lui-même. On trouve dans Charieras de nombreux extraits de son ouvrage. Quelques fragments de Corn» minianos ont été recueillis par Lindemann, Qrammatiei in$diti latini ; Zittau, 1822, et par Mai, Classici auetores ex codicibus vaticanis, vol. 6, p. 150.
Snltb, DicUonan of oroek and roman Uograpkg.
coiujuins (Jean), poète latin moderne, né à Amboise, le 26 mars 1626, mort a Paris, en 1702. Il entra dans la Société de Jésus. Sa vie n'offre aucun incident remarquable. 11 professa pendant plusieurs aimées la théologie. « II avait beaucoup de franchise et de probité, dit Moréri, et un grand éloignement pour les affaires du monde. » 1 1 se fit connaître par un Recueil de poésie* latins* publié à Paris, 1678, in-4°. Ce rooucil re divise en trois livres , dont le premier comprend une Paraphrase de l'histoire de Jonas, en vers hexamètres, une paraphrase sut le quatorzième chapitre de Daniel, quelques pièces en vers héroïques sur la sainte Vierge, et une espèce de drame sur la conception immaculée, sons le titre d'Amour prodrome. Le second contient d'autres pièces envers héroïques, adressées à diverses personnes illustres, et quelques égtogues. Le troisième renferme des odes et des épigrammes. On trouve à la An du volume un discours Sur Part d'acquérir de la réputation on ce monde, que Commire avait prononcé à Rouen, en 1662.
Par son talent peur la poésie latine, Commire s'est placé à côté de Santeuil, dont il n'a ni ht verve ni l'originalité, mais qu'il surpasse en cor» rection et en élégance. Il connaît très-bien Kart d'enrichir les petits sujets; mais dans les grands il n'est guère qu'élégant et fleuri. Ses odes, se* hymnes n'ont point cette élévation , cet enthousiasme qui est l'âme do la poésie lyrique. « Son style, dit Desessarta, est facile, gracieux, et toujours soutenu. Si ses idylles renfermaient autant de sentiment qd'on y remarque d'esprit et de délicatesse, on pourrait les regarder oemtne des enenvd'oBnvre. Rien de plus aclievé que an métaitorpbose de Lusdnlus en rossignol. Ses
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fable» sent d'un» élégance qui égale cille de
Phèdre, à qui il «et supérieur pour l'amntton.
Ut images les plus riantes y sont répandues
avec choix. Oem la fable du Papillon et de l'A
bulle, U dit en partaat du vol du
( Oo croirait fntrmfir «m Star Sut ralr uqattt).
« On ie peut roprouhei eu P. Ooromire que trop de longueur dans tes paraphrases des psau» mes, qui sont bien loin d'atteindre le sublime de Rousseau, quoéquedans une langue ph» énergique. » — Les Œuvra posthumes de Oommire furent publiées par J.-B. du Halde; Parte, 170). Commtre publia aussi divers travaux dans le Jcwmat de tféooitXy entre autres des AtniaY* gués sur les poésies de saint OrenHus.
IM^mm AuaJ J^ij^a^iaa *■«-■« — -• MaHlat
■•rai) unnv OTDiwninHirv nwonyOTt -~ uiwhii
i , roi des AMbates , avait été tmà eette nation par la politique des Ros (M avant J.-C.) , ainsi qoeCavarin l'avait été aux Cénons, Teaget aux Caruutes , et Ohv gétorix aux Trévtres. Oependant la tyrannie du proconsul Lsblenus ayant soulevé contre lui tout se oui conservait un cabot généreux, Oommlus, depuis longtemps tourmenté par ses remords , et dans le fond sincèrement attachée son paya, rompit avec l'étranger, et travailla avec ardeur à l'œuvre de rmdépcndance. Unions, Inquiet de cette défeetk», résolut d'en prévenir tes sottes p le chef gaulois. H lui envoya uelqnea ccntuitons dé* roués, et quand on fut on présence, un des Ro* nains le frappa à la tête d'un violent oonp d'dpée qui le m tomber de cheval, baigné dans son sang. Ooaunias ont de la peine à se rétablir; mais H Jura « qu'il ne se retrouverait je- ' * mais face à race avec un Romain que sur le « champ de bataille ». Cette occasion tant déstrés ne tarda pas à s'offrir, sous les murs d'A* leaia, ce fut toi qui commanda linfanterie gauloise. Quand, après les désastres de ce siège , une nouvdte Hgne se forma, son nom figura encore parmi les chefs les plus dévoués à leur patrie. Oe rot bit qui alla enrôler, au delà du Rhin, 500 hommes de cavalerie germaine. Mais la défaite des Beltovaquee et la mort de leur chef Corrée ayant porté on coup fatal à la cause gantoise, les vaincus demandèrent à grands cris qu'on envoyât des députés et des otages è César. Aceaseuto mots, Commins monta à cheval, sortit du camp, et sous rcaeorte des cavatiers qu'a avait amenés d'outre-RUn, de foret en foret il parvint à gagner la Germanie, reniant une patrie qui se résignait déjà à servir, et allant en chercher use autre où dn moins ses yeux ne rencontreraient pas un Romani. Mais il ne pot ne résumer longtemps à l'exil, et revint au mi- Hen de ses sujets, quil chercha de nouveau à wlcw contre l'étreaujer. Cette foi» ils étaient Maternés à la servitude, et lia la banniras* même «le In dté. R se réfugie alors dans les bois avec
une poignée da braves, et tt aux légions une guerre de partisan qui les gêna beaucoup. Traqué avec acharnement par O. Volusenus Qua» dratus, le mémo qui autrefois n'était chargé de le faire assassiner, Il employa tour à tour pour échapper au danger les armas et la rusa. Un jour, enfin, qu'après use action fort vive, il ae retirait avec les siens, al aperçut Votosenus, qui le suivait de près. Tourner bride , s'étanesr sur lui et le frapper inortelleaient de sa lance, fut l'affaire d'un moment. Alors, soit qu'il lui suffit de s'être vengé de son assassin, soit qu'il vit sa position déssnpérti , il envoya proposer sa sou* mission an questeur, et elle Ait acceptée à des korabieu. Mais Oemmius, fidèle è n'avait vonta traiter que par tnn PuisqoH avait déposé lea armes, il ne devait plus ae trouver /oce à face mm un Ae* moto*
Dès tors ta Gaule fut complètement soumise au joug de la république romaine.
Cèaar, é» BéUo foflfcw, Itb. VIII. - U Bit, MctUmnmir* tmtêhpéHjut 4ê imPrmm.
€OMW>wm (MareusoMLucéus Mims Aurtttm Antontus Commuas), empereur romain, né à Lanavium, le 31 août lot de l'ère chrétienne , mort à Rome, le II décembre 192. Le 31 août fut un jour néfaste pour l'empire, car c'était aussi le jour de neissance de Caligula. Ces deux tyrans, qui se rassemblèrent tant par leur folie sanguinaire, eurent encore cela de commun quHe durent la vie à dea princes qui honorèrent l'humanité par tours vertus et qui forent l'amour du peuple romain. Le petiMUe d Antonio Pie, le fils de Maro-Aorale, ne tint que de sa mère, Faustine, par ses penchants vicieux; et comme s'il avait été dans la destinée des Romains d'acheter un bienfait du de) par une affreuse cala* mité , ce fut dans la même année qoeMarc-Aurèie parvint à l'empire et que Commode vit le jour. Dès l'âge de douze ans, il montra sa férocité : un jour qu'il fut incommodé par la chaleur de son bain, il ordonna de jeter le baigneur dans ta fournaise; et comme il Insistait, son gouverneur n'imagina d'autre expédient que de mettre, sans quil l'aperçut, la dépouille d'un mouton dans le feu, et de lui faire accroire que l'odeur était celle du malheureux qui brûlait Plus tard, les bons maîtres dont on entoura son adolescence n'eurent point d'autorité sur son esprit; tt n'aimait que ses compagnons de libertinage , et si on les lui enlevait, ses larmes, son chagrin, qui allait jusqu'à nuire à sa santé, forçaient l'indulgence paternelle à les lui rendre, n est fâcheux pour l'honneur de Mare-Aurèie dédire que c'était là l'héritier de l'empire qu'il recommandait aux légions, qu'il comblait d'honneurs et quil associait par anticipation à la dignité suprême. Pourquoi le philosophe ne prit-il pas plus d'ascendant sur le père? Commode reçut le titre de César en même temps que son plus jeune frère Annius ▼crus, le 13 octobre IM, Ait proclamé Germa*