JJ
COMMOB (</). VOI. O' OOMHOm.
CQKM*m (Mmrnard), médecin et philosophe irlandais, né rets 16M, mort le 30 octobre 1698. fin fomifle était cathoiiqiie, et l'on sait qoeiie oppression pesait alors sur les catholiqoet en Irlande. Connor vint en France à rasa de vingt an»; fl alla étudier à Montpellier et ensnite à Paris. Il y fit eouoaissance avec les 61s do chancelier de Pologne, tes accompagna à Varsovie, et, fort jeune encore, il rat choisi par Sobieaki pour son premier médecin. 11 ne tarda pas cependant à retourner en Angleterre, oh il embrassa le protestantisme, et professa avec éclat la physiologie à Oxford d'abord, ensuite à Cambridge. En 1607 il publia un livre qui fit du bruit et oui souleva la critique des orthodoxes : ce livre, intitulé : Svangelium medici, teu meàicina mjêtica de êiupensU noter* Ugibui, se propose de réeondher la raison avec la doc-
natureDe des faits merreiUeax relatifs au corps humain relatés dans la Bible. L'auteur annonce le projet de ramener ainsi les sceptiques et les i à la foi ; maja sa théorie, qui nous ex- \ les prodiges par une suspension des lois du mourernent, revient à dire que les miracles ne sont pas des miracles. Cette discussion subtile eet du moins écrite en trèe-hoa latin, et montre un savoir étendo ; on peut même y découvrir le germe des Idées de Bichat sur la distinction de la vie organique et de la vie animale. Accusé d'athéisme, Oounor n'eut pea le temps de répondre ù as» adversaires; il mourut dans Tannée qui survit la pubUcahon de son livre, qui fut réimprimé à Ainsterdam, en 1699. H avait écrit des lettres sur la Pologne, qui offrent dea particularités curieuses, et des MHueriatU>n$ sur di- ▼ers sujets de médecine ou d'histoire naturelle. O. Brdhr.
Do loora, Jnmiêta bébBorn, t. Il, a. SM.
conoi (Charles), acteur anglais, d'origine irlandaise, mort le 7 octobre 1826. Apres avoir étudié au collège delà Trinité à Dublin, où il annonçait déjà des disposition» pour la scène, il s'engagea au théâtre de Bath, où ses débots furent assez heureux ; puis il entra dans une troupe de comédiens ambulants , parcourut avec elle plusieurs parties de; l'Angleterre, et vint jouer en Irlande au théâtre de Dublin, où il s'acquit le renom d'un grand acteur. Onze ans plus tard, sur la recommandation de Matthews, qui l'ayait apprécié, il débuta avec succès à Covent- Garden, le 16 septembre 1816, dans leMac-Guire
du Somnambule. Il se fit surtout reiuanjmi dans les rolea d'Irlandais, de paysans et de valets de chambre. 11 était d'ailleurs doué d'un talent flexible, qui se pliait à tous les types. Gortoo, Gen. Hoçr. dict.
* GONMOft ( Demelrwi ), traducteur irlandais, virait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Il a donné une traduction anglaise améliorée et augmentée de l'ouvrage de Gottf. Reatiag, sous ce titre s General history qf Ire- Umd; Londres, 1733, in-fol.
Buter, mal. Mât.
* cou o ( Jean ) , théologien allemand , né à Nuremberg, en 1463, mort dans la même ville, le 21 février 1613. Il fit profession dans l'ordre de Saint-Doininiqne, et alla à Mantoue étudier la langue grecque, sous Marous M usurus. Érasme parle avec éloge de ce religieux en plusieurs de ses ouvrages, notamment dans ses scolies sur le catalogue des écrivains ecclésiastiques. En 1612 Gouo a fiait imprimer en grec quelques traités de différents Père* de l'Église et les Institutes de Justine*, avec de nombreuses corrections.
Chaotoo et DstoodUM. JVo*va* dUtUmnaire historique; Parte, ISiO.
gokobse ou gokobeet, chef breton, vivait vers le milieu du sixième siècle. Désigné par Grégoire de Tours sous les noms de Chorwber, de Chanar ou Chanor, il était le cinquième (ils d'un chef indépendant du bas Vannotais , c'est-a-dire de la partie occidentale du pava de Vannes. Mécontent de la part qui lui était échue de l'héritage paternel, il résolut de s'approprier celles de ses frères, et pour y parvenir d tua trois d'entre eux. L'intervention de saint Félix, évoque de Nantes (548), sauva d'une mort imminente le quatrième, Macliaw, dont Conober s'était saisi, et qui s'engagea par serment à rester soumis à son redoutable frère. Macliaw ayant bientôt violé son serment, Conober le poursuivit, et l'obligea à se réfugier chez Conroor ( voy. ce nom), qui, plutôt que de s'exposer à le défendre les armes à la main, recourut à un stratagème : il enferma son hôte dans un souterrain sur lequel il fit élever une tombe; et quand les guerriers de Conober vinrent réclamer leur proie, il leur dit de la prendre dans le tombeau, qu'ils n'osèrent ou ne Toulurent fouiller. Tranquille possesseur, depuis dix ou douze ans , des domaines qu'il avait usurpes, Conober fut attaqué en 560 par Chlother Ier, roi des Francks, pour avoir donné asile à Chrarone, fils rebelle de ce monarque. Chlother livra à son fils, dans les environs de Vannes, une bataille où Conober fut tué ; quant à Chramne. pris vif avec sa femme et ses filles, il fut lié et étouffé ainsi qu'elles au milieu des flammes, dans une chaumière qui fut incendiée par ordre du roi. P. Levot.
Grégoire de Tours, Bitt. ecc, IV, 4 et SO. - .Dochesne. Histor. Franc, tcriplor., 1. 1, p. 301. — Dom Loblncau, PU* des SS. de Bret. — Dom Moricc, Pr., t. ï, col. IfT. - M*. tfe U Borterte, Biog. bret., U 1", p. 4S9-44S.
conobj, général athénien, vivait vers 400
CONON
avant J.-C. Il parait pour la première fois dans l'histoire en 413, en qualité de commandant de la flotte placée à Nanpade pour empêcher les Corinthiens d'envoyer des secours aux Syracu- 8ains. Conon, attaqué par des forces supérieures, reçut des renforts de l'amiral athénien Démosthène, et soutint contre tes Corinthiens une lutte dont le résultat fut douteux. En 4rO, selon Dfodore , il ftit nommé stratège et envoyé à Corcyre pour protéger les intérêts athéniens compromis par l'anarchie qui régnait dans cette lie; il fut réélu stratège en 409, et partagea le commandement avec AJdbiade et Thrasybule. En 406, les Athéniens, informés du revers éprouvé par un lieutenant d'Alcflriade et soupçonnant la fidélité de ce dernier, le remplacèrent par dix généraux, parmi lesquels se trouvait Conon. Les nouveaux chefs partirent immédiatement pour Samos. Conon en sortit avec une escadre de soixante-dix Toiles', afin de protéger l'Ile de Lesnos. L'amiral Spartiate Callicratidas, qui observaitses mouvements avec des forces supérieures, lui coupa la retraite. Conon, forcé d'accepter la bataille, perdit trente galères, et se retira avec les quarante qui lui restaient dans la rade de Mytilène. H y rat aussitôt bloqué par Callieratidas. L'amiral athénien s» trouvait entouré du côté de la mer par des forces supérieures^ aux siennes; derrière toi étaient les murs de Mytilène, ville ennemie; il n'avait presque plus de provisions, il parvint à mire connaître sa détresse à Athènes. On fit aussitôt des levées; et au bout de quelques semaines, les Athéniens eurent réuni à Samos cent cinquante vaisseaux, qui mirent à la voile pour aller présenter la bataille aux Péloponnésiens. Callicratidas, après avoir laissé cinquante vaisseaux an blocus de Mytilène, cingla vers la flotte athénienne, qui prit position aux Iles Arginuses. La bataille fut longue et opiniâtre; Callicratidas y périt ; les Lacédémoniens perdirent soixante-dix vaisseaux, et les débris de leur flotte se réfugièrent à Chios et à Phocée. L'escadre de blocus, qui pouvait être prise entre les vaisseaux de Conon et la flotte victorieuse, fut sauvée par une ruse d'Eteonicus, vice-amiral Spartiate , et peut-être aussi par la négligence, des vainqueurs. Ceux-ci, accusés de n'avoir pas recueilli les cadavres qui flottaient à la surface de la mer, de n'avoir pas sauvé douze vaisseaux désemparés dans l'action, et d'avoir laissé échapper l'escadre Spartiate, furent déposés et condamnés à mort. Conon , maintenu dans sa dignité de stratège, prit le commandement de la flotte avec Tydée, Ménandre et Céphisodote , qui rai furent adjoints. Les amiraux athéniens vinrent mouiller à l'embouchure du fleuve JSgos-Potamos, et commirent la grande imprudence de laisser presque tous leurs équipages descendre à terre. Lysandre profita de cette faute pour surprendre et détruire la flotte athénienne, en 405. Conon, qui avait fait de vainseiïprtsDopr rallier ses marins épouvantés,
se réfugia à Cypre avec huit vaisseaux, pendant qu'un esquif portait à Athènes la nouvelle d'un désastre aussi complet qu'inattendu. Conon resta dans File de Cypre, près du roi Évagoras, jusqu'à ce que la guerre, qui éclata entre les Spartiates et les Perses, vint lui fournir l'occasion de servir sa patrie. On éprouve Ici quelque difficulté à concilier les témoignages des historiens D'après Cornélius Nepos, Conon se retira auprès de Pharnabaze, gendre dn roi de Perse, et sut gagner l'amitié de ce satrape. Dans la guerre que celui-ci eut à soutenir contre son collègue Tissapherne et Agésilas, le général athénien, sans avoir aucun titre officiel, commanda réellement l'armée perse. Pharnabaze l'envoya ensuite accuser Xissapherne auprès d'Artaxeroès. Le monarque accueillit parfaitement Conon, et le chargea de rassembler dans l'Ile de Cypre, et sur les côtes de Phénicie, une flotte dont il prendrait le commandement avec Pharnabaze. D'après Plutarque,« Conon, depuis la bataille d'j£gos-Potamos, s'était toujours tenu dans 111e de Cypre , moins pour y trouver sa sûreté que pour attendre quelque changement dans les affaires, comme on attend un vent plus favorable pour s'embarquer. Il sentait que les projets qu'il avait conçus demandaient une grande puissance, et qu'il manquait* celle du roi un homme capable de la diriger. H écrivit donc à ce prince pour lui communiquer ses vues, et chargea son envoyé de faire donner la lettre par Zenon de Crète, ou par Polycrite de Mendès (le premier était ua danseur et l'autre un médecin); ou s'ils étaient tous deux absents, de la remettre au médecin Ctésias. C'est à celui-ci que la lettre fut donnée. On prétend que Conon ajouta à ce qu'elle contenait qu'il priait le roi de lui envoyer Ctésias , comme celui qu'A pouvait employer le plus utilement dans les affaires de la marine. Suivant Ctésias, ce fut Artaxercèsqui, de son propre mouvement , lui confia cette coinmission. * On peut concilier ces deux récits en supposant que Conon alla trouver Pharnabase, après avoir écrite Artaxeroès , et reçu de ce prince une réponse favorable aux intérêts des Athéniens. Quoi qu'il en soit, Conon se vit en 397 à la tète d'une flotte. Il résista avec avantage à l'amiral Spartiate Pharax, qui vint l'attaquer au mouillage de Caunus, et parvint à détacher Rhodes de l'alliance lacédémonienne. Retenu dans l'inaction l'année suivante par le manque de subsides , il se rendit à la cour de Perse pour en solliciter. Artaxercès consentit à toutes ses demandes, et lui donna Pharnabaze pour collègue dans le commandement de la flotte perse. Conon ne tarda pas à joindre Pisandre, qui commandait une flotte Facédémonienne de cent voiles ; il le battit près de Cnide, en 394, lui prit cinquante galères , et ôta ainsi aux Lacédémoniens l'empire de la mer (thalassocratié), qu'ils avaient enlevé aux Athéniens, et dont ils étaient encore en possession depuis la bataille navale d'iEgos-Potamos. Phar-
CONON
nabaze et Conon, croisant dans la mer Egée, chasaèrntlesharmoBteslacédéinonfiensdes Villes maritimes, et en soulevèrent les habitants contre l'hégémonie Spartiate en leur donnant l'assurance qulls seraient détÎYrésdes garnisons étrangères. Pendant l'hiver, Conon tira des contributions des yflles de fHellespont , et au printemps de 393, de concert avec Pharnabaze, il fit voile vers la Laconie, opéra plusieurs descentes sur le territoire lacédémonien , ravagea la vallée du Pamisus, et prit possession de Cythère. Il profita de ses succès dans l'intérêt de sa patrie, et fit comprendre à Artaxercès que pour humilier à jamais les Spartiates, il fallait relever leurs rivaux. Ses vues furent agréées; une partie de la flotte perse vint mouiller dans les havres depuis longtemps abandonnés du Pirée, de Phalère et de Munichie. Conon, accueilli par ses compatriotes avec le plus grand enthousiasme , employa ses marins à relever les fortifications dé la ville de Minerve , dont la restauration Ait qualifiée de seconde fondation d'Athènes. Les travaux furent achevés la première année de la quatrevingt*dix-septième olympiade (392 avant J.-C. ). Sparte, alarmée de la renaissance d'Athènes, enroya successivement plusieurs ambassadeurs à la cour de Suse, et chargea Antalddas d'ouvrir des négociations directes avec Tiribaze, gouverneur de l'Asie Mineure. Pour prévenir reflet des intrigues de l'habile négociateur Spartiate, les Athéniens envoyèrent Conon à Sardes; dès son arrivée, 0 fut jeté dans les fers. Par Tordre de Tiribaze, selon quelques historiens, il fut conduit dans la haute Asie, et mis à mort; selon d'autres, il s'enfhità Cypre, où il mourut. U laissa une fortune considérable, dont une partie seulement revint à son fils Timothée ; le reste Ait partagé entre ses parents ou consacré à des donations pieuses. Le tombeau de Conon et celui de son fils se voyaient encore à Athènes, dans le Céramique, du temps de Pansantes.
ThaeydWe, Vil, si. - Xénophoo, HelUnica, !.*,«,•} U, n ; IV. ». i. — Cornélius Nepoa, Conon. — Dlodore «e Sicile, XIII. 4t, 7*, 77, 7», 97, 106 ; XI f , M, 81, 8J, S*, tt. — Pfotarqae , Artaxercès, — laocrate, Panég.
conon, mythographe grec du siècle d'Auguste. Il adressa à ArcheJaus Philopator, roi de Cappadoce, un ouvrage intitulé Aorrfem; c'était une collection de cinquante récits sur la période mythique et héroïque, et spécialement sur la fondation des colonies. Photius nous en a conservé un abrégé dans sa Bibliothèque. Ce saTaotcritique loue le style attique de Conon, et remarque que Nicolas de Damas lui a fait beaucoup d'emprunts. L'abrégé de Photius a été publié séparément par Gale , dans son Histori» poeticx seriptores ; Paris, 1675; parTeuoher, Leipzig, 1794 et 1802; par Kanne, Gœttingue,
PhoUo». Bibliotkeca cod\f lto. - Smith, Mcttonatif •/ grttk and roman bioçraphy. - Gédoyo, Mémoires 4s r Académie des inscriptions et Mles-lettres,
cohoh, de Samoa, astronome grec, vivait du temps de Ptolémée Philadelphe et de Ptolémée Évergète (283-222 avant J.-C.). Il fut l'ami et probablement le maître d'Archimède, qui mi survécut Aucun de ses ouvrages n'est venu jusqu'à nous. Les observations astronomiques de Conon nous ont été conservées par Ptolémée, dans son traité des Apparitions des étoiles (4dottc àrcAavaûv) ; et dans la notice historique qui frit suite à ce traité, il est dit que ces observations avaient été faites en Italie. Conon parait en effet avoir été célèbre dans ce pays, et Virgile a fait mention de lui dans ces deux vers de sa troisième églogue:
Deacrlpclt radio totnm qui geotlboa orbem.
Selon Sénèque. Conon recueillit les observations faites par les Égyptiens sur les éclipses solaires. D'après Apollonius de Perga, il essaya de déterminer le nombre de points qui peuvent être communs à un cercle et à une section conique, ou bien à deux sections coniques, sans que les deux courbes se confondent II inventa la courbe appelée spirale d'Archimède, mais il semble s'être contenté de proposer aux autres géomètres de rechercher les propriétés de cette courbe sans avoir tenté de tes découvrir lui-même. On voit, sur l'autorité d'une élégie de Callimaque traduite par Catulle, que Conon donna le nom de Chevelure de Bérénice à la constellation qui s'appelle encore ainsi aujourd'hui. On trouve dans les scottes de Théon sur Aratus un fragment du poème de Callimaque, et la traduction tout entière de Catulle existe encore. Voici le passage relatif à Conon :
Ounla qnl nasal dkpeitt lomlna roaodl, Qulstellanun ortua conperit atque obltoi,
Flaniaeoa nt rapkll aollc oltor obscaretor. Ut cédant ceru» aidera tenporibas,
Ut trtTiao forum rab Latmla aaxa relegaaa Ooiela aator gyro deroeet aerlo.
Idem me Ole Conoo cslestl lamine vldlft E Berenleao Tcrtiec casariem
Folgenten .-..
Il est douteux que le nom inventé par Conon ou peut-être même par Callimaque ait été adopté par les astronomes alexandrins. Ptolémée désigne cette constellation sous le nom de 11X6xouoç (la Boucle). Quant au génie mathématique de Conon , il nous reste deux témoignages d'Archimède. Le grand géomètre, parlant de quelques théorèmes dont l'astronome alexandrin n'avait pas deviné les solutions, ajoute : Conon les eut trouvées sans doute s'il eût assez yécu ; il y eut ajouté de nouveaux théorèmes et fait avancer la science, car il avait une sagacité extraordinaire et un grand amour pour le travail. Dans un autre endroit, Archimède dit qu'il s'afflige doublement de la mort de Conon, parce que celuici était son ami et admirable dans les mathématiques.
Archimède, de Uneis spiraUbus ; de Quadrature parabolœ. — Apollonius, Conica, IV. — Seoeca, Hat, oumst.t vu, s, - Pappw, Math, coll.tir, pro» st. -
Catulltis, ;LXVII, de Coma Bérénices. — Hygln, Poet. «trou., II, tt. — Fred.Wtidler, Histûria astronomie; VI, 8. - Delanbre, Histoire de C Astronomie.
conon, peintre. Voy. Cme*.
conon, 84e pape, né à Témeswar (llysie), mort à Rome, le 91 septembre 667. Il fut élevé en Sidie, et devint prêtre-cardinal. H Ait élu pontife le 21 octobre 686, et créa à cette occasion seize évoques. On loi reproche vivement d'avoir compris dans ce nombre, en qualité d'évôque d'Antioche, Constantin diacre syrecusain, recteur du patrimoine de l'Église en Sicile, homme avide et emporté. « Conon, dit Pagi, était un vieillard vénérable par sa figure et ses cheveux blancs; simple, paisible, étranger à toutes les factions, mais peu expérimenté dans les affaires. »
Pagi. Mreoiarimm pesta nmemorum pomMJUvm cornplectens. — Chronologie des papes, daat VArt de vérifier les dates, I* partie, Ml, sot. — Morérl, Grand dict. universel. — Artaud de Montor, Histoire des souverains pontifes romains, 1, «10. - Richard et Qlrand , Bibliothèque sacrée»
«conon, empereur grec. Voy. Léon l'Isauribh.
CONON OU QUKSNB8 DE BÉTMJNB. Voy. BaTHUNS.
+conon (Augustin) y avocat an parlement de Rouen au commencement du dix-septième siècle. On a de lui des Rejtexions historiques sur la mort d'Henri le Grand; elles sont imprimées à la suite des Mémoires historiques et secrets concernant les amours des rois de France; 1739. Conon accuse de cette mort Marie de Médias et le duc d'Épernon.
Mém. hist. et seer. concernant tes amours des rois de France ,-17».
* conon (Pierre), théologien allemand, né à Prenzlau, le 8 février T580, mort le 18 août 1642. En 1602 il fut pasteur à Karnau, à Krakovie et Krernzo ; en 1606 il devint archidiacre à Berlin, et en 1611 il passa à Alt-Brandcbourg, où il finit ses jours. Il contribua beaucoup à l'augmentation de la bibliothèque de cette localité. Ses principaux ouvrages sont : Threnologia ; Francfort, 1606 ; — rXwuuixpov, dulce amarum prophetarum; 1623; — Florilegium humanx fragilitatis.
Adelang, soppl. a Jftcher. Allyem. Celehrten-f^erieon.
CONQVI8TA (Bosco i»r la). Voy. Lk Cow-
QMSTA.
conrao (Saint), prélat allemand, mort le 26 novembre 976. Il était fils d'Henri, comte d'Altorff , et fut élevé par Noting, évoque de Constance, qui le fit passer par les degrés de la cléricature et le chargea de l'administration de son église. Le chapitre le choisit pour prévôt. Noting étant mort en 934, le peuple et le clergé de Constance élurent Conrad évéque. Il remplit avec zèle ses fonctions épiscopales, fonda trois églises et un hôpital. Il fit trois fois , selon Udalric , le pèlerinage de la Terre Sainte, et en rapporta le don de prophétie et celui des miracles. On met au nombre de ceux-ci « qu'ayant avalé une araiguee , qui était tombée dans le calice il la ren-
GONON — CONRAD 500
dit toute vive quelques heures après, sans incommodité ». Il prédit aussi à saint Gebhard qu'il serait son successeur, mais non pas immédiat. Le pape Catixte II canonisa Conrad, au concile de Latran, tenu en 1123. On honore ce saint le 26 novembre. Le récit de ses miracles se trouve dans h Chronique de Constance. Sa Vie, écrite par Ulric ou Udalric, l'un de ses successeurs, est relatée par Surius.
Surlus, ritm sanctorum. - Ulbofti, Seriptores brunsoicens. - Balllet. Vies des saints. - fttohart et Glraud, miioth. sacrée. - Artapd de Monter, Histoire des souverains pontifes romaine, 11, »l.
Conrad, nom de quatre empereurs d'Allemagne.
conrad 1er, empereur d'Allemagne, roi de Germanie, mort à Quedlimbourg, le 23 décembre 918. 11 était fils de Conrad de Fritzlar, comte de Franconie, et 4c GHsmonde, fille de l'empereur Arnoul.. Le mépris dans lequel était tombé Charles III, dit le Simple, roi des Français, fit méconnaître ses droits au trône d'Allemagne, qui jusque alors avait été héréditaire en même temps qu'électif. Cependant, pour ne pas paraître repousser entièrement le sang de Charlemagne, les seigneurs allemands s'accordèrent à élire l'un d'entre eux, se rattachant à la famille de ce monarque. Leur choix tomba sur Otbon le Grand, duc de Saxe, descendant de Charlemagne par les femmes. Otbon refusa, et désigna Conrad, allié aussi à la famille Impériale. Celui-ci fut élu en octobre 911. Conrad eut de sanglants démêlés avec Henri V Oiseleur, duc de Saxe, auquel il retenait laThuringe, puis avec Charles le Simple, sur lequel il conquit l'Alsace. Arnoul le Mauvais, duc de Ba vière , prit le parti de ces princes, et la guerre devint générale. Arnoul, vaincu, se réfugia en Hongrie. Conrad l'y poursuivit , mais fût blessé mortellement dans une bataille qu'il livra aux confédérés. En mourant 0 commanda, par une générosité remarquable, à Ëverard, son frère, de porter les ornements impériaux à Henri de Saxe, quoiqu'ils fussent toujours en guerre, voulant rendre au fils ce qu'il avait reçu du père. L'Italie n'avait point reconnu Conrad, qui, au surplus, dans ses diplômes, ne 6e qualifie ni de roi d'Italie ni même d'empereur. Néanmoins, le règne de ce roi fait une époque mémorable dans l'histoire et le droit public d'Allemagne. Les duchés et les comtés, que leurs titulaires avaient administrés jusque alors par simple commission passagère, changeant de nature, devinrent des fiefs' héréditaires. Peu à peu la noblesse et les états des duchés , qui dans les premiers temps ne reconnaissaient que la souveraineté immédiate du seul roi, furent réduits sous la dépendance de leurs ducs, et contraints à recevoir d'eux, en arrière-fiefs, les terres qui mouvaient auparavant en droiture de la couronne. Enfin, ' pour consommer ia catastrophe de l'empire ger- t manique, ces mômes officiers s'emparèrent insensiblement des domaines que les rois s'étaient
COSBAD
réservés du» chaque province, ety détruisirent totalement leur juridiction.
afariamu Seotoa, Chronieon univertalê, - Olhon de Frelsingen, Chronieon, 11b. VI, cap. U, te et 17. — Pfefel, Abrégé chronologique de (histoire et du droit publie en Allemagne. - PflllU, Pleeter, Laden, Hitt. de ï Allemagne. — Chronologie dm empereurs d'Occident. dans l'Art de vérifier let dates. — Scamidt, UUL dot Allemands. — Hegewtsch. Getchichte der Teutschen von Conrad I bis zum Tode heinrieht //. — Umey, Annales diplomate* Conradi /, Gêrmanim régit.
coifRAD ii, dit le Saiique, empereur d'Allemagne, mort à Utrecht/le 4 juin 1039. U était fils de Demi, doc de Franoonie, et d'Adélaïde d'Égisheim, fiUe «rÉberbart, comte d'Alsace. Le 8 septembre 1024, il raté» roi de Germanie à Mayenne. A peine sur le trône, U eut à réprimer une conjuration suscitée par un autre Conrad, dit le Jeune, duc de Carinthie, son cousin et son concurrent à l'empire. Dans le même temps, k» Italiens, toujours désireux de se soustraire à la dmninafJon allemande, offrirent le trône à Hugues, fils de Robert, roi de France, et à Guillaume Y, duc d'Aquitaine, qui refusèrent soecessirement. Conrad n assembla une diète à ïngelbelm, et fit mettre au ban de l'Empire son beau-fils, Ernest II, duc de Souabe, qui soutenait les prétentions de Conrad le jeune. Sûr alors de la tranquillité de l'Allemagne , il passe leo Alpes, se fait couronner roi d'Italie à Milan, réitère la même cérémonie à Monza, s'avance sur Ravenne, enlere le château de la Motta, où les principaux insurgés s'étaient enfermés, et entre à Rome, ou, le 26 mars 1027, il se fait couronner empereur par le pape Jean XIX. Devenu héritier de Rodolphe, roi de Bourgogne, dont il émit le neveu par sa femme, Conrad II se fit investir de ce nouveau royaume, le 2 février 1033, à Payerne. Eudes, comte de Champagne, lui disputa durant cinq ans cette succession; mais la mort de ce compétiteur assura la tranquille possession de la Bourgogne à Conrad n. L'Italie ae souleva de nouveau j l'empereur y courut» mais après avoir employé dix-huit mois à guerroyer en Lombardie» la peste le força, en juillet 1038, à ramener en Allemagne les débris de son armée. Dans la même année, Conrad tint à Soteure une diète dans laquelle il abdiqua la couronne de Bourgogne en laveur de son fils. Il mourut peu après, d'une attaque de goutte. H est le premier empereur qui ait donné des lettres d'investiture et cité des témoins è la fin de ses diplômes. Les lois et les ordonnances qu'il rendit le font regarder en Allemagne comme l'auteur du droit féodal écrit. Othen de Freislogen, Chronieon, Ub. IX, cap. M. - Bermsnn Contract, Chronieon. — Pîeftel, Abrégé chronologique de l'histoire et du droit public en Allemagne. — Pflster, Luden, etc Hist. de V Allemagne. — ICaacov, Commentarii de rebut Imporii ronumo-germuaUci, m Conrado J utque ad obUum Uenriei Ht; Leipzig, 1731. — Haho, Oratio de genuino et Salici Conradi //, ortu et vera f attaque saliras ttirpis cum Cuclphit convenientia; Belmatadt, 17n, 1d-4».
coamAD m, empereur d'Allemagne, ué en 1093, mort à Bamberg, le 15 février 1152. Fils
de Frédéric de Hohenstaafen , duc de Francooie, et d'Agnès, fille de l'empereur Henri IV, Conrad était en Palestine lorsque Henri V mourut (1 125). En son absence, son frère atné, Frédéric, héritier direct de la maison SaJique, s'empara de tout ce qui avait appartenu à Henri V. Lothaire, duc de Saxe, réussit pourtant à se faire élire empereur, et attaqua Frédéric pour obtenir la restitution des domaines impériaux. Conrad, revenu dn la croisade, prit le parti de son frère. Bientôt les partisans des Hohenstaufèn engagèrent Conrad' à prendre la couronne, ce qu'il fit le 15 décembre 1127. Anselme, archevêque de Milan, le couronna roi d'Italie le 29 juin 1128. En même temps, le pape Honorius Hexcommuniait les frères Hohenstaufen. Cette excommunication, cou firmée par Anaclet II et Innocent II, fit poser le» armes aux partisans de Conrad et de Frédéric, qui eux-mêmes se virent contraints de faire leur soumissioo à Lothaire H. Cet empereur étant mort le 3 décembre 1137, Conrad fut élu à sa place, le 22 février U38, dans une diète tenue à Contents, par l'intervention de Théodou», légat du saint-siége, qui le couronna empereur à Aix-la- Chapelle, le 13 mars suivant Henri le Superbe, duc de Bavière et de Saxe, gendre de Lothaire U, voulut s'opposer à cette élection, et refusa de rendre les ornements impériaux qu'il avait rapportés d'Italie, disant que Lothaire l'avait désigné pour lui succéder. Conrad le fit mettre au ban de l'Empire, et le dépouilla de ses duchés; Henri mourut peu après. 11 laissait un fils mineur, dont les droits trouvèrent en Saxe de nombreux défenseurs; Welf VI, frère d'Henri, se joignit à eux, et réclama la Bavière, dont s'était emparé Léopold, margrave d'Autriche. Le margrave fut défait, et Welf marcha contre Conrad et Frédéric, qui assiégeaient Weinsberg (i). Les Impériaux furent vainqueurs, le 21 décembre 1140. Cette bataille est célèbre dans l'histoire du moyen âge, parce qu'elle a donné naissance aux noms de guelfes et de gibelins, factions qui déchirèrent si longtemps l'Italie (2). En 1142 Conrad rétablit sur le trône de Bohème Wladislas,
(l) Conrad, ayant pris Welnsberg, ordonna, dit Slgontus, de faire prisonniers ton» les habitants, et de donner la liberté ans femmes. Elles prièrant l'empereur de leer permettre d'emporter ce qu'elles pouvaient de leurs biens. Leur demande leur fut accordée, et elles prirent lenrs maris sur le dos et les enfants sons les bras. Conrad fat si touché de cette afreettou, qu'il pardonna à tous
(t) Le cri de guerre des Saxons et des Bavarois avait été rTtlf, nom de leur chef; celui des Impériaux, fTeibllnoen, nom d'un petit village de Souabe. dans lequel las des» frères Hobeustaufeu étaient nés. Ces deux cris, d'abord particuliers aui malsons de Saie et de Souabe, furent adoptés généralement en Allemagne, et tes partisans des empereurs furent appelé»- vteiblingient, tandis qu'on désignait sons le nom de welfet tons ceux qui leur étaient contraires. Ces dénominations franchirent les Alpes. Les Italiens, dont la langue harmonieuse ne pouvait accepter ces mots allemands, les ajoutèrent comme Us purent, et en composèrent ceux de guelA et de ghibelkni. Ces noms s'appliquèrent surtout a dhllnsucr le» partisans de l'Église ( guelfes) de ceux de l'empire {gibelin»).
CONRAD
que ses sujets avaient chassé. Le 25 décembre 1146, Conrad, excKé par saint Bernard, se croisa une seconde fois. Le 28 mai 1 147, confiant dans ses forces et désireux de devancer les autres monarques croisés, il partit à la tête de soixante-dix mille cavaliers et de cent mille fantassins ; mais il perdit en Asie la plus grande partie de ses troupes par la perfidie de l'empereur Manuel Comnène et par le fer des Sarrasins ; lui-même fut blessé. H revint à Constantinople, où Manuel lui fournit avec empressement des vaisseaux pour gagner la Palestine et rejoindre Louis VII, roi de France, qui était à Jérusalem. La désunion empêcha les croisés de prendre Damas, et Conrad ramena en Allemagne les débris de son armée, sans aucun fruit de son expédition. De retour en 1149, il convoqua une diète à Ratisbonne pour mettre ordre aux dissensions qui s'étaient élevées durant son absence. H s'apprêtait à passer en Italie pour faire la guerre à Roger, roi de Sicile; mais celuici le prévint, dit-on, en l'empoisonnant. Conrad, n ayant point reçu le sacre impérial, se faisait scrupule de prendre le titre d'empereur dans ses chartes ; il ne s'y nommait que rex ou rex Romanorum. Conrad fat un prince humain, libéral et pieux, mais d'un génie très-médiocre, se tivrantavec trop de facilité aux grandes entreprises; peu sur, peu constant , peu heureux dans l'exécution, quoique brave dans le péril. Simple dans ses manières et dans sa conduite, il eut une douceur de caractère qui dégénéra souvent en faiblesse.
Mascovina, Commentarium de rebut Imperii tub Conrado lit, lib. 111, p. im. - Otboo de Frdafefen, de GestU Frideriei, 11b. 11.— LelbnlU, Chronicon JTeinçartense dé guelfi» princip., I, 781. — PtctM, Abrégé chronologique de l'histoire et du droit publie en AUemagné, — Chronologie de» empereur» d'Occident, dans Y Art de vérifier le» date», !'• pertie, vu, 8M. - SUmontll, Hiit. de» republique» italienne», II, n. — PAfler, Hi»L dû P Allemagne. — Ludeo, HUt. de V Allemagne, trad. d'Aog. Savagner. — Kohlrauech, Hist. de l'Aile-
comrad iv, empereur d'Allemagne, né à Andria (Pouille), en avril 1208, mort à La Vello (PouiUe), le 21 mai 1254. Il était fils de l'empereur Frédéric II, dit Roger, et dlolande de Brienne. H reçut d'abord le titre de duc de Souabe et d'Alsace, et fut couronné roi des Romains en janvier 1237. Pendant que son père luttait en Italie contre la puissance papale, Conrad eut à lutter en Allemagne contre le landgrave Henri de Thuringe, qui, à l'instigation d'Innocent IV, se fit élire roi à Hochheim. Conrad rot d'abord vaincu à Francfor d, le 3 août 1246 ; mais, secouru par son beaupère, Othon, duc de Bavière, il livra une nouvelle bataille, dans laquelle Henri fat défait et blessé mortellement (février 1247). Guillaume, comte de Hollande, fat alors élu roi par les électeurs ecclésiastiques. Celui-ci rallia les partisans d'Henri, et avec l'aide d'Innocent IV força, en 1248, Conrad à abandonner la Souabe et à se réfugier en Bavière. Frédéric H étant mort (1250), Cpntad prit
aussitôt le titre d'empereur; mais fl hérita en même temps de toute la haine du pape, n fut excommunié de nouveau et déclaré déchu de tous ses droits, même à la Souabe. Les moines reçurent l'ordre de prêcher la croisade contre lui. Battu de nouveau par Guillaume à Oppenheim, Conrad s'embarque à Porto-Navone^ prend terre à Siponto, dans lacapHanate, et avec l'aide de son frère naturel Mainfroy, prince de Tarence , triomphe des armées d'Innocent IV, prend Naples, Capone, Aquino, soumet la SkUe, et force le pape à entrer en négociations. Il se préparait à retourner en Allemagne combattre Guillaume, lorsqu'il mourut, à vingt-six ans. Quelques auteurs ont accusé le pape, d'autres Mainfroy, d'avoir empoisonné Conrad TV; rien n'est venu confirmer ces assertions. Suivant d'autres, son médecin , Jean Maurus de Salerne, voulant combattre une fièvre qui depuis six mois dévorait l'empereur, lui aurait administré un lavement de poudre de diamant mêlée à de la scammonée, et aurait ainsi hâté sa mort.
Mooachus Patartaue, Chronicon, Sftl. - Matteo Spl- Delli, Diurnale, VII, 1069 et 1071. — Nlcolal de Jamsllta, Bittoria, vin. Kg et un. - Nlcolal de Curblo, Vit* Innocenti IF, f si, p. W*. - Sabas Malaaplna, Historia ticula, lib. I, cap. S, p. 789. — Bide Xfeocaetro. Historia ticula, XIII, 1016. - Pftrter, Ludeo, etc., Hist. d9 Allemagne. — Raumer, Histotre de» Hohenttaufen. — Sb- BBondl, Histoire de» république» italienne», 111 1» a ue. — Perz, Monumenta hist. Germ. — Chronologie de» empereur» d'Occident, dana Y Art de vérifier le» dates* 1" partie, VU, m*. - Guodllng, Getchichtenund Thaten Ktyser Conrad, IV, etc.
*GOMiAD v, pins connu sous le nom de Co*radin , dernier rejeton de l'illustre famille de Hohenstaufen, naquit en 1252, de Conrad IV, roi de Germanie, et d'Elisabeth de Bavière, et fut mis à mort le 20 octobre 1268. Petit-fils de l'empereur Frédéric H, il apporta en naissant des droits au trône impérial et aux couronnes de Germanie, de Naples, de Sicile et de Jérusalem. Biais, à peine âgé de deux ans lorsqu'il perdit son père, ce faible rejeton royal se vit successivement enlever tous ses domaines ; et il faut convenir que , dans ces temps de troubles et de discorde» les peuples devaient songer, avant toute chose, à mettre à leur tête un hommeexpérimeoté, un guerrier valeureux, et non pas un enfant.
Conradin avait un oncle, fils naturel de Frédéric H, du nom de Mainfroy, qui d'abord se déclara franchement le protecteur des droits de son jeune parent. Il s'opposa avec autant de bravoure que de succès À l'usurpation que le souverain pontife cachait sous le prétexte de ne pas pouvoir reconnaître un prince dont le père était mort sous le coup de l'interdiction. A cette époque les papes prétendaient au droit de suzeraineté sur les royaumes de Naples et de Sicile ; mais bientôt le succès accrut tellement l'ambition du vainqueur, que Mainfroy jeta le masque et se fit couronner roi lui-même.
Innocent IV, pontife régnant, trop faible pour disputer la couronne de Naples, et trop fier pour y renoncer, s'empressa de l'offrir è Charles
CONRAD
d'Anjou , gnerrkr consommé et politique habile. Celui-ci se hâta de descendre eu Italie, à la tête d'une armée d'Angevins et de Provençaux ; il vainquit Mainfroydans la plaine de Grandella,et fut reconnu roi à sa place. Toutefois, ce nouveau maître devint bientôt odieux à ses sujets. H y eut des révoltes partielles , et même plusieurs seigneurs gjbetins se rendirent en Bavière pour supplier Elisabeth de mettre à leur tète le jeune Ctmradtoo, alors âgé de dix-sept ans, ce légitime héritier de la couronne napolitaine. Elisabeth hésita kmgtemps; enfin, elle eut la faiblesse de livrer son fils aux mains, généreuses mais imprudentes» qui Tenaient le réclamer.
Ses pressentiments ne l'avaient point trompée. Après quelques avantages qui lui livrèrent Rome, l'armée de Conradin fut battue à Taghacouo ou, plus exactement, à Scurcola, le 22 août 1268 ; lui-même, abandonné par les siens, fut trahi par Frangipani, fait prisonnier avec son ami le prince Frédéric d'Autriche, et conduit è Naples. La les princes furent traduits devant un tribunal incompétent et condamnés è mort; le pape consentit à rexécution de la sentence portée par les juges de llnflexible Charles d'Anjou (f). Le 20 octobre de la même année, Conradin monta sur l'échafaud : il jeta son gant aumilieu de la foule, et reçut le coup fatal, après avoir invoqué le nom de sa mère. U avait institué son héritier dans le royaume dont on le dépouillait Pierre d'Aragon, son parent. On attribue è Conradin un morceau de poésie conservé dans la collection des Minnesœnger de Manesse.
Elisabeth brava tous les obstacles pour se rendre à Naples , où elle réclama le corps de son fils, privé de la sépulture chrétienne. Une pierre tumulaire indique encore de nos jours le lieu où repose cette illustre et intéressante victime d'une odieuse politique. [Fambi, dans YEnc. des g. du m. ]
lUnmer, Geteh. der Hohenstaufen, — Slsmoodl, Bist. de» rép. tt., IH-SdiaUick, M. Pétri de Petro vice-concellarit Conrad* IV, régis Romanorum et SiciUrn, adhortatioqua, ete.HU.
cohbad, roi de la Bourgogne transjurane, fils de Rodolphe II, et surnommé le Pacifique, mort en 991. Il eut une seule guerre à soutenir pendant son règne. Les Hongrois , qui , cherchant à former un établissement en France, avaient attaqué à l*improviste ses frontières et taillé en pièces le corps d'armée qui s'y trouvait posté , étaient descendus le long du Rhône en ravageant tout le pays sur leur passage. Dans le même temps, les Sarrasins, après avoir ravagé la Lombardie, s'étaient établis au pied des Alpes, d'oùilsfajsaientincessammentdesexcursions dans la Savoie et le Dauphiné. Conrad, craignant alors qu'il ne se formât une coalition de ces barbares, traite avec les uns, et leur propose de les laisser maîtres des pays occupés par les autres
(1) Oo prétend que le légat du pipe, conraUé à cet effet, répondit : Mors Conradtni, vita Carolif vit* Conradini, mort Caroli.
s'ils réussissent à les en expulser; et pendant qu'ils sont aux prises, il les fait cerner par ses troupes, qui les détruisent en grande partie. Conrad avait épousé, en 958, Mahaut de France, qui le rendit père de plusieurs enfants.
U*»*, Dictionnaire onefL de la France.- O. Plancher, HisU de Bourgogne, — Straoodl, Bist des Fr.9 III et IV.
* cohbad, roi de Lombardie, mort en 1101. H était fils aîné de l'empereur Henri IV. A l'instigation du pape Urbain n , il se révolta contrt son père, en 1093, et se fit couronner roi de Lombardie è Monta, par Anselme, archevêque , de Milan. Après huit ans de guerres civiles, Con- * rad mourut, méprisé de ceux même qui avaient suscité sa révolte et qui en avaient profité.
Dodeehtat, Appendis chronic. Mariant Scoti.l, mi.
- Morért. Grand diet. Met. - Stoaoadl, Bittoirt des repuoliqueetitaliennes, I, in.
« coiirad, dit le Roux, due de Lorraine, tué près Aupbourg, le 10 août 954. H était fils de Werner, comte de Spire et de Worms, et fut nommé duc de Lorraine en 944. En 947 il épousa Luitgarde, filled'Othon, roi de Germanie. En 948 il secourut le roi Louis d'Outremer, contre Hugues le Grand, comte de Paris, et rétablit la paix entre le monarque français et ses barons. En 950 il battit Rentier m, comte de Hainaut, qui soutenait la révolte de plusieurs seigneurs lorrains. En 953, étant entré dans la conspiration de Ludoif, princede Germanie, contre le roi Othon, son père, celui-ci s'allia avec Ramier IH, et dépouilla Conrad de la Lorraine, qu'A donna àBrunon, archevêque de Cologne. Conrad eut part, l'année suivante, an gain de la bataille d'Augsbourg contre les Slaves et les Hongrois : mais il y perdit la vie. Wrakmd qualifie ce prince d'adolescens acer etfortis, demi mUitimque op«mus, commilitonibus suis carus.
Baroutns. Annales ecelesiastici. — Wtflktad, Annales de geste» Otkomm, «• et m. - Lnitprand, Alftorfo, I. IV, e. 16. - D Bonqvet, Recueil des historien» de France, VIII, 174, S06 et M». — Chronologie des dues de Lorraine, dans TArt de vérifier le» date», XIII, tu.
— Morért, Grand dictionnaire historique.
* gone ad, cardinal archevêque de Mayence, mort en 1200. H était fils d'Othon TV, comte de Wrttelspacb, et fat élu archevêque en 1160, par la volonté de l'empereur Frédéric Ier. En 1162 il fit un pèlerinage à Saint- Jacques de Compostdle. En 1165, Frédéric Ier ayant convoqué la diète de Vurtxbourg, pour y faire reconnaître l'anti-pape Pascal, Conrad se retira à Tours, auprès du véritable pontife, Alexandre IH. Frédéric mit alors Christian de Bûche sur le siège archiépiscopal de Mayence, et le pape nomma Conrad cardinal-prêtre, évêque de Sabine; mais celui-ci ne se démit de l'archevêché de Mayence qu'en 1177, après la paix faite entre l'empereur et le pape: en dédommagement, il fut nommé archevêque de Saltzbourg. Christian de Bûche étant mort en 1 1 83, Conrad revint à Mayence. L'année suivante, il voulut s'emparer de ce qui avait ap-
artenu dans la Thuringe et la Hesse à la maison
CONRAD
éteinte de Frunoonie; nais il troora on adversaire dans le landgrave Louis m. Il en résulta une guerre de pillages et de dévastations qui se prolongea plusieurs années. En 11*9, Conrad aida Henri VI, roi de Germanie, à vaincre Henri le Lion, duc de&axe. « 0 se comporta, dit Gerhard de Stederbonrg, dans cette guerre non en prélat , mais en général d'armée. Il portait non le symbole de la paix, mais la torche de la guerre ; sa tête était couverte d'un casque, au lieu d'une mitre; il tenait en main, au lieu d'une verge pastorale, pour modérer la fureur des combattants, une massue avec laquelle il les animait au carnage par son exemple. Sa tunique était une cuirasse; sa chaussure, des bottines de Ter. Monté avec cette armure sur un cheval fougueux, il ne suivait pas le roi, mais il le précédait, et loin de calmer sa colère, il l'irritait encore par ses discours. » Eu janvier 1197, Henri VI, ne pouvant se rendre en Terre Sainte, ainsi qu'il en était pressé par le pape Célestin Ifl, fit partir en sa place le belliqueux archevêque, à la tête d'une armée considérable. Conrad, muni du titre de légat, fit sur sa route rentrer dans l'Église romaine Livon , roi d'Arménie, et le réconcilia avec Bohémond m, prince d'Antioche. On ignore ses exploits en Palestine. Il revint en Europe, et débarqua dans la Pouille le 15 juillet 1199. Il alla rendre compte de sa mission au pape Innocent m, se rendit à Mayence, puis en Thuringe. Il Indiqua la même année une diète à Boppard, pour établir la paix entre les deux compétiteurs à l'Empire ; mais Othon refusa de s'y rendre. Il passa alors en Hongrie, et y réconcilia le roi Émeric avec André, son frère ; enfin, il réussit en 1200, dans l'assemblée d'Andernach, à iwjcifier les querelles des princes du Rhin.
Barontaa, Annales tcclesimtiel. — Boacli, EpUowié de Cermania episcopatious. — Hernaano Scholllner, Monumenta Bolca. — Dodeohln, Appendix chronic. Ma* riani Scott. — Trlthémo , Opéra historica. — Sainte- Marthe, Cailla chrisUana, V, 416. - Lambert d'Aicbaf* fenbonrg, Chronico-chronologie historique des arche* vêques de Mayence , dana Y Art do vérifier le$ dates, V partie, XV, loi. — MorérI, Grand dictionnaire historique.
conrad de sotTABB, général allemand, vivait en 1198. Il se distingua dans les guerres contre les guelfes d'Italie. Telle était son ardeur impétueuse sur le champ de bataille , que les Italiens disaient de toi qu'il avait une mouche dans le cerveau (mosca in cervtllo). L'empereur Frédéric I#r le fit, en 1172, marquis d'Ancône et prince de Ravenne. En 1195, Henri VI lui accorda leduché de Spolète. Mais Conrad abusa tellement de son pouvoir qu'en 1 197 toutes les villes de son gouvernement ouvrirent leurs portes aux envoyés du pape Innocent TU et rentrèrent volontairement sous la dépendance du pontife. Cependant Conrad avait montré autant d'habileté que de courage dans les guerres des Deux-Siciles contre Tancrède.
Fita Innocenta III, f s et 10. - SlsnioitdJ, Histoire des républiques italiennes, II, til
GONBAB, marquis de Tyr et de !
assassiné a Tyr, le 29 avril 1192. Il était second fils de Guillaume in, dK le Vieux, marquis de Montferrat, et de Jolie d'Autriche. 11 se distingua de bonne heure par ses exploits. 9a première expédition lut en 1 178, contre Christian, archevêque de Mayence, général de l'empereur Frédéric 1* Ce prélat assiégeait l'anti-pape CaBxte dans Viterbe. Conrad Tint au secours de la place, et défit l'archevêque, qu'il ne remit en liberté que deux ans après, contre rançon. En llfifi Conrad partit pour rejoindre'son père, alors en Palestine; se» dessein était d'aller droit à Jérusalem, mais les vents le forcèrent de relâcher h Gonstanthiople. Il y arriva au moment où Isaae l'Ange était sur le point d'être détrôné par Pawipateiïr Théodore Braneas. Iaaac donna au jeune marquis sa soeur Théodora en mariage, le créa César, et lui confia le eommandement de ses troupes. Conrad marcha contre les rebelles, et les dispersa; blessé par Braneas dans la mêlée, 'il le renversa d'un coup de lance au visage, et le fit achever sur-le-champ. Ayant appris peu après la captivité de Guillaume le Vieux, lait prisonnier par Saladin à la bataille de Tibériade, Conrad s'embarque aussitôt, et descend à Tyr, que Saladin pressait vivement Les habitants le reçoivent comme un sauveur, et l'élisent lenr souverain. Il répond à leur attente : Saladin, étonné de sa vaillante défense, mit amener Guillaume le Vieux devant la place, offrant de le mettre en liberté si Conrad vent capituler, et menaçant de le faire tuer en cas de refus. Conrad répond qu'il sera le premier à frapper son père si] voit en lui un obstacle à in défense de la viRe. Saladin ne fit aucun mal an vieux marquis, et porta ses armes sur Jérusalem, qu'il enleva aux chrétiens. Conrad ne resta pas Inactif. Avec le secours des Pisans , il arma une flotte considérable, et battit deux fois les flottes des musulmans. Saladin revint devant Tyr, et se vit encore contraint de lever le siège après avoir brûlé ses machines. Ce fut alors que pour exprimer sa colère et son désir de vengeance , fil fit couper la queue de son cheval et la fit porter devant lui dans les combats. «C'est de là probablement, dit de Saint-Marc, que prit naissance la coutume que les Turcs ont d'attacher en temps de guerre une queue de cheval à leurs étendarts. » L'année suivante les Tyriens défirent encore les Sarrasins, dont ils prirent l'amiral. Conrad l'échangea contre son père, et vint rejoindre, en aoot 1189, Gui de Lusignan, roi de Jérusalem, qui assiégeait Acre. Lusignan , dans ces entrelaites , perdit son titre de roi, par la mort de Sibylle, sa femme, dont il le tenait. Les droits de cette princesse passèrent à sa sœur Isabelle, femme du connétable Hnmphroy de Thoron.
Conrad, veuf de Théodora, ambitionnant cette royauté, fit casser le mariage d'Isabelle, et l'épousa. H alla ensuite rejoindre, à Antioche, Frédéric, duc de Souabe, qui venait d'Europe avec les croisés allemands, et prit, à la prière du duc,
CONRAD
le commandement général jusqu'à l'arrivée de Philippe-Auguste. Son influence diminua encore par l'arrivée de Richard Cœur de Lion, avec le» quel il eut de vifs démêlés. Ce fut pourtant Conrad qui régla les articles de la capitulation d'Acre, le 12 juillet 1191; mais il se retira avec Philippe-Auguste, laissant au roi d'Angleterre tout le soin de la croisade. La contestation entre Conrad et Guy de Lusignan pour le royaume de Jérusalem a duré longtemps. Richard favorisait hautement le dernier ; n'osant pourtant agir d'autorité, il assembla les principaux barons à reflet d'élire un roi ; la majorité se prononça pour Conrad. Richard en fit informer celui-ci, qui était a Tyr ; mais le jour même où il recevait ce message, Conrad fut assassiné par deux émissaires du Vieux de la Montagne. « L'un, dit Sicard , rat écorché vif sans rien avouer ; l'autre confessa qu'envoyé par le Vieux, son seigneur, il avait agi par ordre du roi d'Angleterre. » Walter Scott a mis en scène le marquis de Montferrat dans son roman du Talisman, ou Richard en Palestine; mais il a, dans cet ouvrage, complètement sacrifié l'histoire à l'intérêt de son drame.
sicard, Chron. univers. — Sanoto, Liber meretorum ffcJrttem Cruels, Hb. III. cap. 7, p. 10. - OoUlauae de Tyr, Historia belU saeri. - Mortrl, Crawl dictionnaire historique. - Chronologie des marquis de Montferrat, dana l'Art de vérifier le» dates, I" partie, XVII. — Relnand, Extrait» de» historien» arabe», relatifs au» guerre» de» Arabe»; le aéaM, Chronique» arabe», «Une la Bibi. des croisades.
conrad, évoque d'Utrecht, né en Souabe, assassiné à Utrecht, le 14 avril 1090. Il fut d'abord camérier de l'archevêque de Cologne, puis chargé de l'éducation du prince Henri (depuis Henri IV, empereur d'Allemagne). Après la mort de Guillaume de Pont, en 1075, Conrad fut élu pour loi succéder, il fit construire le fort d'isselmonde, vis-à-vis de Rotterdam. Robert le Frison, comte de Flandre, gêné par cette forteresse, entreprit de s'en rendre maître. Un combat trèaloeurtrier sur terre et sur la M euaeeut lieu eu 1 07e. Conrad fut vaincu, fait prisonnier peu après et obligé d'abandonner à Robert une partie de la Hollande méridionale, ainsi que l'Ile dlsselmonde (1), dont la forteresse fut rasée. L'empereur Henri IV dédommagea le prélat par le don qu'il lui fit, le 30 octobre 1077, du comté de Staveren, auquel il ajouta, le 7 février 1080, l'Ostergo et le Westergo. Conrad prit avec vivacité la défense d'Henri IV, lorsque Grégaire VII crut pouvoir disposer de la couronne impériale, ut protesta énergiquemeot, dans diverses assemblées générales, contre les prétentions do souverain pontife. 11 fonda , malgré la difficulté du terrain, la belle collégiale de Notre- Dame d'Utrecht, et fût le dessinateur et l'architecte de ce bel édifice. Conrad fut assassiné dans son palais, par un maitre-roaooo frison, auquel, dit Beka, il avait surpris le secret de bâtir solidement sur les terres marécageuses et qu'il ne vou-
(i) Aujoordltal le terrais» de la forlrretee t'appelle encore Storm-potder, terre d'asaaut.
lait pins employer. 0 est pros vraisemblable que l'assassin ne fit que venger le marquis Kgbert, dont le prélat retenait injustement les domaines» car les chroniqueurs s'accordent à représenter Conrad comme trè$>*e*a*4, très-puissant, mais très-intéressé. On a de lui : Pro imperaton contraPapam, imprimé dans VApoloçia pro Henrico IV; Hanau, 1611, tn-4*. Ce discours, dont le style est concis etooolut, a été prononcé par Conrad à rassemblée de Gcrstungen, eu 1085.
Bel*, Chronioon canoniei Vuyrmjetthd, p. sa. - Bâtent* sexto, p. 1S4. — Heda, Ilistoria teterum Ultrajeetinm sedis, p. MO. - Histoire littéraire de la France, VIII, MO. - Valére André, BibUotheca belgica, part prima, ta*. - Otxey, Butoir* ecclésiastique 4e» Pap»- Bat.
*COMuu> db bruwilrr, biographe allemand, vivait en 1070. 0 appartenait à l'ordre de Saint-Benoit, et écrivit : Vita mtracnlaque smeti WotpkëWU, aèèatis MruwUerensis, qu'il dédiaàEverhert, abbé de Bruwiler, et à Heriman, abbé de Sahrt-Pantaléoa de Cologne.
Fabrtatae, Bibh med. et tuf. estât. - Veeelaa, de Historié*» latents, 11b. U, ebap. M. - Le Mire, de Scrtpleribu» ecclesiasticU, I, tes.
*coh*aj>, abbé d'Everbach, né vers 1140, mort en 1 220 ; il a laissé une biographie des premiers religieux des abbayes de Clteaux et de Clairvaux, sous le titre à'Exordium magnum ordinis Cisterciensis : ce n'est au fond qu'une compilation asses sèche; on y trouve cependant quelques renseignements historiques dignes d'intérêt
Histoire littéraire de la France, t. XVII, p. ses.
'CONRAD DB BIRSCHAU OU DB COLOCNB,
savant allemand, vivait vers 1140. Il avait fait ses vœux dans Tordre de Saint-Benoit, et habitait le monastère d'Hirschau, diocèse de Cologne. Il était philosophe, rhéteur, poète et musicien. On a de lui : de Musica et differentia tonorum.
TrllhéaM, Chronie. Hirtauçensis, année. 1091, p. 80. — Forkel, Allaem. lit ter. der Musa. — Harzhelm, Bibl. Colonient. — Fétla, Biogr. universelle de» musiciens.
corrad db PURSTBMBBBO, prélat allemand, mort le 30 septembre 1227. Il était fils d*Égon ou Éginon, comte d'Urach et de Furstemberg. Après avoir été doyen de Saint-Lambert de Liège, il se fit religieux de l'ordre de Clteaux, et devint abbé de Villers (Brabant). En 1214 on l'élut abbé de ClsJrvaux, puis en 1217 abbé général de l'ordre. En 1219 le pape Honoré ni le nomma cardinal et évoque de Porto. Deux ans après, Honoré IH l'envoya en France pour prêcher la destruction des Albigeois. Conrad revint ensuite en Allemagne faire une exacto recherche des meurtriers de saint Angelbert, archevêque de Cologne ; fl publia alors des ordonnances pour la réforme des moeurs du clergé. A la mort d'Honoré III, il refusa de se mettre sur les rangs pour lui succéder, et facilita ainsi l'élection de Grégoire IX, qui le chargea de prêcher une croisade contre les musulmans et de la conduire en Terre Sainte. Conrad mourut pendant l'expédi-
CONRAD
tion. On a de loi : ConstitutUmes in Germania pro cleri reformatione, imprimées dans les Annales de Bzovius et dans les oouefles nationaux de Cologne; — de Erroribus Albigensium, ad abbates in capUulo eongregatos apud Citter-
Cllffll.
Merért. Grand dictêamudn Mtforfct*. - Salate- Marthe, GalUaemrUUano.
COMBAD Dft LICBTBXAU OU CB8PBEGBN-
8M , connu sous le nom de l'abbé d'Ursperg , ' chroniqueur allemand, mort en 1240. Il rat d'abord chanoine à Constance, puis fit ses vœux au monastère d'Ursperg, de Tordre des Prémontres, où il devint abbé en 1216. H avait composé une Vie des saints, en douze livres, dont il ne reste aucune trace. On a de lui : Chronieon universaie, commencé à Betus ,roi d'Assyrie, et continué jusqu'en l'an 1229. Cet ouvrage fut imprimé pour la première fois par Conrad Peutinger, à Augsbourg, 1515. Une seconde édition, dédiée au duc de Bavière, et contenant, sous le titre de prolégomènes , une continuation jusqu'à Charles- Quint, parut par les soins de Mélanchthon, à Strasbourg, 1537 ; une troisième est de Baie, (Paul Pieroa), 1569, in-fol., et porte le nom de l'auteur, omis dans les éditions précédentes; enfin, une quatrième est de Strasbourg (Lazare Zettner), 1609. La chronique de Conrad d'Ursperg contient des choses remarquables sur l'histoire d'Allemagne, et principalement sur la lutte qui existait du temps de l'auteur entre les empereurs et les papes.
Baronioa, Eptt. jhmaL% aoo. itOI, n« 1. - Morérl, Grand dictionnaire historique. — Rtcbard et Glraod, miiothèque sacrée. - J.-P. Christ, Origine lonçobardtac. — L'abbé Hugo, Annale* de Prépumtré. — Tritheiac. de Scriptoribus ecclesiasticis. - Voatlos, de Hist, lot — Pottcfln, Apparat, tac.
cohrad de MAMOime, en allemand ETO- RAD von MAnpuno , moine allemand, de l'ordre de Saint-Dominique , selon les uns , et de Saint- François d'après d'autres, mort le 30 juillet 1233. Il était d'origine inconnue. H se signala par le féroce emportement de son zèle contre les hérétiques allemands ; chargé dès l'année 1214; par le pape Innocent III, de prêcher la croisade en Allemagne, il s'acquitta de cette mission avec ardeur. Telle était l'influence de sa parole, que l'on se pressait par milliers pour l'entendre. L'enceinte des églises ne suffisant plus à contenir la foule de ses auditeurs, il fut obligé de parler en rase campagne; mais déjà la ferveur d'autrefois pour les croisades s'était calmée : on admirait le prédicateur, mais l'on se croisait peu ou point. Quelques années plus tard, Conrad se rendit à la cour du landgrave Louis de Thuringe , dont l'épouse Elisabeth, fille du roi de Hongrie, André H, s'acquit un si grand renom de sainteté. Conrad gagna bientôt toute la confiance du landgrave et d'Elisabeth. Cette princesse avait alors quinze ans, et son mari vingt-deux. Conrad devint le confesseur des deux époux; le landgrave lui abandonna la disposition de tous les emplois et
bénéfices ecclésiastiques dans ses Etats. Quant à Elisabeth, Conrad la dirigea d'une manière absolue, et lorsque le landgrave mourut, a Otrante, d'où il pensait se rendre en Palestine avec l'empereur Frédéric TJ, Elisabeth vint à Marbourg auprès de Conrad, pour se consacrer entièrement au Seigneur. Conrad la soumit à des épreuves qu'elle supporta jusqu'au bout, mais à l'issue desquelles elle mourut, à peine âgée de vingtquatre ans. Maître Conrad, comme on l'appelait, reprit alors sa double mission de prédicateur de la croisade et de persécuteur des hérétiques. Déjà il avait livré au bras séculier et fait brûler comme tel, en 1 222, le prieur Henri de Gossar, qui n'avait pas voulu se rétracter ; bientôt aussi il appela les foudres apostoliques sur les Steclingers; c'étaient des paysans qui habitaient un pays marécageux situé sur les confins de la Frise et de la Saxe. On les accusait d'hérésie et des plus monstrueux excès. Il est vrai qu'ils se refusaient au payement des dîmes, et qu'ils guerroyaient contre les comtes et les évoques. Grégoire IX les excommunia, et autorisa contre eux l'emploi de tous les moyens de répression. Maître Conrad fut un de ceux que le pape chargea de l'exécution de le sentence. Il remplit cette mission avec trop de fidélité. Assisté d'un dominicain appelé Conrad de Tours et d'un autre individu du nom de Jean, il parcourut le pays, se rendit à Krfurt, Strasbourg et ailleurs, et répandit partout la terreur. « Lorsqu'un accusé, dit l'historien Luden, paraissant devant le tribunal, reconnaissait en général qu'il était hérétique et en outre qu'il avait observé les pratiques honteuses et abominables reprochées aux hérétiques, il sauvait sa vie; mais alors il devait dénoncer d'autres hérétiques. Si les accusés avouaient et confirmaient leurs protestations par serment, ils étaient condamnés à être brûlés vifs ; et comme nulle défense n'était accordée, il n'y avait point d'appel; au contraire le jugement était prononcé le jour même où raccusation avait eu Heu, et il était exécuté aussitôt. » Le défaillant ou contumace était dégradé et dépouillé de ses propriétés. Hommes et femmes, ecclésiastiques et laïques, moines et nonnes, bourgeois et paysans, étaient traités avec une complète égalité devant ce tribunal, c'est-à-dire l'égalité de la proscription. Le récit de cette manière de procéder est confirmé dans le passage suivant de l'abbé Fleury. » On accusait Conrad, dit-il, de précipitation dans ses jugements, et d'avoir fait brûler trop légèrement, sous-prétexte d'hérésie, plusieurs nobles et non nobles, clerc*, moines, récluses, bourgeois et paysans; car fl les faisait exécuter le même jour qu'ils étaient accusés, sans déférer à l'appel. » Les choses se prolongèrent ainsi pendant trois années. Il y eut un nombre incalculable de victimes, d'abord les paysans, puis les bourgeois, enfin la noblesse. Rappelé à la prudence par l'archevêque de Mayence, Siegfrid, qui dans l'origine l'avait soutenu, et par les archevêques de Cologne et de
CONRAD
Trêves, Conrad se retourna contre ces prélats, prêcha la croisade contre eux, et Ton ne sait où se serait arrêté ce conflit, si le meurtre du terrible inquisiteur, par des hommes restés inconnus, au moment où il se rendait à Marbourg, n'eût amené un dénouement qui malheureusement n'avait rien de juridique. Un'concfle, convoqué en Allemagne, suspendit les recherches inqufsitoriales dont ce pays était le théâtre. Mais le 31 juillet 1235 Grégoire IX ordonna à l'archevêque de Satebourg et à Tévèque d'Hildesheim de les reprendre : triste résultat du fanatisme de cette époque reculée , et dont d'antres pays, la France en particulier, ne furent pas exempts ? Conrad de Marbourg avait du savoir; fl était doué d'un caractère ferme. On doit regretter qu'il ait dissipé de précieuses facultés dans la persécution de ses semblables. On a de Conrad de Marbourg : Epistola ad papam; — de Miraculis sanctx Elisabeth^; Cologne, 1653, in-8°. V. Rosenwald.
Fleary, Hist. eccUs. - Voasloa, de Historié, tôt. - Fabrtctas, MM. med. et inf. estât. - Loden, Hist. de CMIemagwe, V, sis et mlv. - De Montalembert, Vie de sainte Elisabeth de Hongrie.
conrad dbscheukrn ousciebh (Bavière), dit le Philosophe, chroniqueur allemand, vivait dans la première moitié du treizième siècle. Il était bénédictin, et devint prieur de son monastère. H a composé : Chronicon schirensc, c'està-dire la chronique de l'abbaye de Scheuern , en Bavière, de 1196 à 1226, publiée à Ingolstadt, 1623, et Strasbourg, 1716, in-4°. 11 a écrit en outre plus de cinquante volumes sur d'autres matières. Aventin dit que les ouvrages de Conrad, dont il donne la liste, lui ont beaucoup servi pour terminer ses Annales.
Voaataa, de Historien latinis. - Trttbème, de Scriptoribus ecclesiastUU. - Fabrlctui , Bibl. med. et in/. seiat. — AveDttn, Jnnales schiretues ; Strasbourg, 171*, ta-»*. — MaMIlon, Jeta sanctor. ord. Benediet. — Morert, Cramé dict. hist. - Richard et Glrawl, Bibliothèque
Conrad de wamsenau, théologien allemand, mort à Cuissy, près Laon, en 1241. Après avoir vécu quelque temps A la cour de l'empereur Henri Y, il entra dans l'ordre des Prémontrés, et fut successivement abbé de Waissenau (Sonate), de Valsery ( Spissonais), puis général de l'ordre. Il fut déposé de cette dignité, et devint abbé de Cuissy, près Laon.
L'abM Hugo, Annale* de Prémontré, II, SIS. - Jeao- FrMéric Christ, Origines tongobardic*.
CONRAD DE MATBNCB, plus Connu SOUS les
noms latins de Comadcs episgopos, vivait en 1250. 11 est auteur d'une chronique commençant en 1140 et s'arrêtant à 1250. Quelques biographes l'ont confondu avec Conrad archevêque d'Utrecht, oubliant que ce dernier avait été assassiné en 1099. D'autres, et c'est le pins grand nombre, ont attribué cette chronique A Conrad cardinal et archevêque de Mayence ; mais ce prélat, élevé à rarthevêché de Mayence en 1160, ne pouvait écrire en 1250; d'ailleurs, des lettres
MH/V. B106H. CÉfléft. — T. II.
d'Innocent TU, écrites en 1202, parlent du cardinal Conrad comme d'un homme déjà mort. On doit supposer que le Conrad dont il est ici question était évoque coadjuteur de Mayence. Quoi qu'il en soit, cette chronique, intitulée : Chronicon rerwn dtoguntiacarum, depuis l'an 1 140 jusqu'à 1251 , a été publiée avec annotations par Helwich ou Herrasius,à Francfort, en 1530, in- 12, réimprimée à Baie, en 1569. Christian Vistisius Ta insérée dans ses Historiensd'AUemagne, en 1584; et Juste Ruberus l'a éditée de nouveau, en 1620.
Poaaevln, In Apparat. - Voaataa, de Historien latinis, Ub. m. - Moréri, Grand dict. hist. - Richard et Glraad, Bibliothèque sacrée.
CONRAD D'HOGHSTADT OU BOHKN8TB-
dbn , archevêque de Cologne, mort le 28 septembre 1261. Il était fils de Lothaire , comte de Hochstadt, et fut élu en 1238 pour succéder A l'archevêque Henri de Molenarck. Conrad, au commencement de son épiscopat, eut la guerre avec Henri n, duc de Brabant, le comte de Julien et Henri IV, duc de Limbourg. Elle fut sanglante, et départ et d'autre, suivant Alberic, on commit d'énormes excès, enormia damna. La paix se fit enfin, l'an 1240. En <242 l'archevêque de Cologne et celui de Mayence, A l'instigation du pape, envahirent les terres de l'empereur Frédéric H. Guillaume IV, comte de Juliers , ligué avec la plupart des seigneurs du Bas-Rhin, livra aux deux prélats une bataille, où le premier, après avoir été blessé grièvement, fut fait prisonnier et l'autre mis en fuite. Par un traité du 2 novembre de la même année, Conrad recouvra sa liberté moyennant quatre mille marcs. Peu de temps après, il recommença la guerre contre Guillaume avec le secours du duc de Brabant et du comte de Saine, ses alliés; mais par l'intermédiaire du dnc de Limbourg et de quelques antres seigneurs , Conrad consentit, le 20 juillet 1243, à une trêve de six mois. En 1245, Innocent TV ayant, dans le concile de Lyon, déposé Frédéric H , Conrad contribua à l'élection de Guillaume, comte de Hollande, et le couronna césar le l"r novembre 1248 à Aix-la-Chapelle. Guillaume étant mort, Richard, comte de Cornouailles, se mit sur les rangs ; Conrad, l'archevêque de Mayence et l'électeur palatin, autorisés par le pape, lui donnèrent leurs suffrages et l'élurent rojJe^Germanie, le 13 janvier 1257. Conrad fut presque toujours en discussion avec ses sujets. En 1250, ayant altéré les monnaies, une révolte s'ensuivit ; il assiégea Cologne, et essaya d'incendier les quais de cette ville, mais il fut , repoussé. La contestation fut remise à l'arbitrage i d'Albert le Grand et du cardinal Hugues , qui condamnèrent les habitants à payer 6,000 marcs d'indemnité A l'archevêque , mais leur accordèrent le droit de maintenir leur monnaie. Albert de Stade rapporte un fait qui donne un exemple des mœurs du temps et du caractère de Conrad : « Waldemar, fils aîné d'Abel, roi de Danemark* revenant de Paris, où il avait fait ses études,
CONRAD
aie
passa par Co.ogne: Conrad, sans retpect pour sa naissance et sans aucun grief contre lui, le fit arrêter, et le retint prisonnier quatre ans. Jean, comte de Holstero, paya pour racheter ce prince six mille marcs d'argent. » On suppose que cette action fut commise à l'instigation de Christophe, onde de Waldemar et successeur d'Abel au trône de Danemark.
J.-C Lad, SpieiL ecctes., pvt I", M7.-tatk«M, p. 17, Chronologie historique des archevêque» de Cologne, dans VArt de vérifier Ut date*, 1" partie, XV, «ff.
coirmUD de woftTZBOVE«, minnesinger allemand, appelé aussi maître Chuonrad, mort à Fribourg en Brisgau, en 1287. H rat l'un des plus gracieux de ces troubadours allemands dits tninnesinger (chantres d'amour), qui ont illustré le moyen âge. H peut être considéré comme le représentant de la dernière période où fleurissait en Allemagne cette poésie chevaleresque et romantique , qui fut si puissamment protégée par rniustre maison de Hohenstaufen, et dont la collection des Manesse, père et fils, nous a conservé de si précieuses productions. Conrad de Wurtzbourg, dont la manière , d'ailleurs habile et délicate, se rattache à ceHe de Godefroi de Strasbourg, rat un des poètes les plus féconds de cette époque; ses poésies nous charment autant par la fraîcheur d'imagination dont elles sont empreintes que par l'heureuse naïveté des expressions. On ne connaît que peu de détails de la vie de Conrad. Après avoir séjourné longtemps à Wurtzbourg, il mourut, dit-on, à Fribourg en Brisgau. Ciriac Spangenberg, qui publia en 151 8 un traité sur la musique, appelle ce poète Magister Conrad pon Wûrtzburg, ein gttter Geigeraus bischoffs hofdaselbst (Maître Conrad de Wurtzbourg, un bon joueur de violon à la cour de l'évêque de cette ville ). Conrad s'est essayé dans différents genres : sa lyre est tantôt erotique, tantôt morale et sacrée; parmi ses œuvres on distingue un poème ingénieux en l'honneur de la Poire, poema de Piro; Engelhardt; Othon le Barbu; saint Sylvestre et saint Alexis. Mais son chef-d'œuvre est le poème épique intitulé la Guerre de Troie. On en trouve la première partie dans le t m de la Collection de poésies teutoniques, par Mùller, et Oberlin en cite des passages. La Forge <Tor a été insérée dans les Forêts teutonnes, des frères Grimm. On attribue à Conrad de Wurtzbourg le poème des Niebelungen , dont deux chants se trouvent dans le recueil des tninnesinger de Bodmer. [ Enc. des g, du m., avec add. }
Docen, Musée de la littérature ancienne des Allemands. — Bouterweck, Histoire de la poésie et de Véloquenee. — Sceber, Histoire abrégée de la belle littérature des Allemands ; Strass., chez Lemott. — Gravi nus, Gesch. der altdeutsehen Poésie. — Oberlin, Diatribe de Conradi herbipolUa ; Strasbourg, 17*1, In-V». — Goldast, Parwnet. vet.-Yt. Gitan , CoUécL de vieux poèmes ail.
* CONRAD OU COKRARD d'HàIAERSTADT, dit
l'Ancien, théologien allemand, vivait en 1321. U était dominicain et définiteur de la province de
Saxe. Il ajouta les particules mdérimahle* à la concordance de la Sainte Écriture que Hugues de Saint-Oger avait faite. On a en outre de lui : LecturainJobum; — Sumtna studentium ; Resvonsorium, seu tractatus mus* philosophie*; — Sermanes de tempore et de sanctis, etc.
TrUhème, Chronique d'air schau. - Fabrtdoa, Bibt. med. et inf. setat.* - Voasfos, de Hist. lot. - tchard .
Grand dictionnaire historique. — BJenar4 « GJrao* , Bibliothèque sacrée.
*gonrad dbplairancr (te bienheureux), ermite italien, né à Plaisance, mort le 19 février 1351, près de Note (Sicile). Il était gentilhomme, fort riche et avait une extrême passion pour la chasse. Un jour il fit mettre le feu à des ronces qui l'empêchaient de suivre le gibier ; le feu se propagea , et brûla une foret considérable. On arrêta et on pendit un malheureux comme coupable de ce crime. Conrad se déclara auteur de ce dommage , et offrit de le réparer. Désespéré d'avoir causé indirectement la mort d'un innocent, il résolut d'en foire une sévère pénitence. Il décida sa femme Kuphrosine à s# retirer dans nu couvent de Sainte-Claire, et luimême prit l'habit de franciscain à Corvolare. D alla ensuite à Noto servir les pauvres de l'hôpital de Saint-Mutin , puis se retira sur une montagne des environs, où il passa le reste de ses jours, dans le Jeûne et la prière. Par un bref du 30 octobre 1544, Paul m permit de l'honorer comme bienheureux dans toute la Sicile. Urbain VIII, le 12 septembre 1625, étendit cette permission à tout l'ordre de Saint-François. Conrad de Plaisance est ieté le 19 février.
*ol\andw, Actasanctorum. -Balllet. ries des saints. - Rtahard et Olrand. Bibliothèque sacré*.
* conrad db ncrenbero, savant bénédictin allemand, mort le 10 mai 1441. Il étudia probablement à Vienne, entra en 1423 à Gottwig, dans -l'ordre des Bénédictins; de là il se rendit à Moelk, et en 1426 U devint abbé du courent d'Obernburg, oh il mourut. H avait des connaissances variées, savait les mathématiques, la théologie et la musique. On a de rai : Eednctio gradualis in introitibus , anhpfumis, kyrieeleison, etc.; — Tractatus utrum omnia qux continet regularis institutio suntprxcepta? de.; — de Phtebotomia, ejus cousis t usu et effectibus; — de Positions seu applicatione ventosarum ; — Tractatus nomina morborum exhibent. Ces ouvrages sont restés manuscrits.
Adeloag, snppt à Jucher, Allgem, CeUhrtm-Lexicon.
* gonrad db «BiMBBrBLD, natif de cette ville, théologien bavarois, mort àTegernsée, en mai 1460. n étudia et prit ses degrés à Vienne. En 1433 il entra dans l'ordre de SaintrBenott , à Moelk, en Autriche, devint prieur en 1434, et se démit de ses fonctions en 1435. Néanmoins, il fut chargé d'opérer la réforme de plusieurs maisons de son ordre. On l'envoya à cet effet à Augtnourg,£tthalet Tegernsée. Il fut autorisé par
CONRAD
son ordre à rester dans ce dernier endroit, où Il mourut. Il laissa en manuscrits plusieurs ouvra* ges de théologie, tels que : Commentant in* ierlincares in epistolam sancti Pauli ad Galatas et ad Titum.
Adelong, «Qppl. a Jotner, Allgem Gelêhrtm-Lexicon.
"cojiead d'ast, théologien piémontais, mort à Asti, en 1470. Il entra dans l'ordre de Saint- Dominique, dont il devint le général en 1462, en remplacement dn P. Martial Anribelli, que le pape Pie II avait déposé. Paul n ayant suspendu Conrad à son tour, celui-ci donna sa démission, et Anribelli fut rétabli. Conrad a composé Cornmentaria in jus canonicum; — Summa casvumconscientim; — Opus prmclarum et laboriosum, quo dicta B. Thomas de Aquino per materiasordinavit ; — Bpistola encycltca in universum ordinêm, etc.
Fabriclaa, BibL m$&. et ta/* *tot- - Bobard, Serip- /or. ord. trmdicat., 8*1. — fiazi, de VirU illustribus prxdicator., Ilb. lU.-jMorérl. Grand dictionnaire historique. — Richard et Giraad, Biblioth. sacrée.
CONRAD DE LÉON BEEG ( Souabe), OU LEON-
toeius, savant allemand, né à Lôwenberg < Souabe), en 1460, mort à Engenthal ( Arcta- Valus ), près Bàle, vers 1 520. Il se fit bénédictin de l'ordre de Ctteaux, dans l'abbaye de Mùlbrun ( Wurtemberg ), et devint secrétaire du général de son ordre en 1490. Il a édité : Textus biblicus, cum glossa ordinaria, primum quidem a Walafrido Strabone Fuldensi collecta, tum novis Patrum explicationibus locupletata, cum glossa interlineari Anselmi Laudunensis; cumque Postula et Moralitatibus Nicolaï de Lyra, Pauli Surgensis episcopi, additionibus et Matthieu Thoringi replicis, etc. ; Nuremberg, Antoine Koburger, 1496,6 vol. in-fol.; Engenthal, 1490, 7 vol., in-fol.; Bâle, Froben, 1498-1502,
6 vol. in-fol. ; Arcta-Vallis (ultra Birsam Basilianam), 1506-1508, 8 vol. in-fol ; Lyon , 1520 et 1528,
7 vol. in-fol.; ~ Pastilla Uugonis de Sancto- Charro, cardinalis, in universa Biblia, secundumquadruplicemsensum, litter alem, \allegoricum, moralem, et anagogicum, précédées de F. Conradi LeontorH Mulbrunnensis Carmen in repertorium alphabeticum Aposlillarum utrhtsque Testamenti, domini Uugonis cardinales f et Exhortatio ad lectorem de isto répertoria, et Conradi Leontorii Mulbrunnensis allocutio ad amplissimum et ornatissimum Antonium Coberger, civem Nurembergensem; Bâle, 1504, 6 vol. in-fol.; — Opéra sancti Ambrosii, revus avec soin; Baie, 1506, 2 vol. m-4°; — Divi Aurelii Augustini, Bipponensis episcopi, ad Marcellinum, de Civitale Dei, contra paganos, libri XVII; Opus dignissimum, humanarum divinarumque Ulterarum disciplina clarisskne refntum; etc.
Prosper Marchand, Dictionnaire historique. — Chronoioçta monmsteriorum ordtoiê Cisterctentit, SM, Ufi. - Geancr, EpUom» MMiotheeœ, M». ~- Trithèœe, de Script eceles. — Fabrtelua, Bib. med, et in/, mtat. — CaTe, sérkpî. eeel ; Hitt. lit.
*con*ad D'HEEBflBACB, savant théologien allemand, né à Heresbach, le 2 août 1496, mort à Wesel, le 14 octobre 1576. Il étudia A Cologne, et visita en 1 522 les universités de France et d'Italie. Il descendait de Godefroi de Bouillon , s'il en faut croire quelques biographes. Après avoir été précepteur de Guillaume de Clèves, Il devint le conseiller intime de ce prince, dans les États duquel il contribua à faire fleurir le commerce, les lettres et l'industrie. Il légua ses biens aux pauvres. Conrad df Heresbach était en correspondance avec Érasme. On trouve dans une de ses lettres une Relation de la prise de Munster par les anabaptistes, en 1534 ; Leyde, 1637 et 1 650, aveedes notes de Starckius. Ses autres écrits sont : Libri duo de educandis principum liberis reipublicagubernanda destinatis,deque republica christiana administranda; Francfort, 1592, in-4°; — Psalmorum Davidicorutn simplex et dilucida explicatio ; Bâle, 1578, in-4°; — Herodoti Halicarnassei liber De génère vitaque Homeri ; — Celeuma exhortatorium; Francfort, 1592, in-4*; — des éditions de la version latine d'Hérodote et de Thucydide de Valla ; Cologne, 1 528 et 1 527 ; de la traduction de la Géographie de Strabon, par Guarini de Vérone et Grégoire Tifernas; du Lexicon graco-latinum de Ciirion. On lui attribue encore un Historicum diurnale et des Annales Francorum.
Harzheim, Bibl. cotonientU. — Fabrldna, Bib t. med. et inf. seiat.
conead (Salthazar), physicien allemand, né à Neiss (Silésie), en 1559, mort en 1665. 11 était de la Compagnie de Jésus, et professa les mathématiques et la philosophie à Olmute. On a de lui : nova tabularum chronographicarum ratio, édita ad spécimen tabula utriusque hemispherii, in cono rectangulo, cujUs basis est aquator terra, vertex veto polus; Prague, 1630. — Propositions physico-mathematicx, de flamma viridi, de ortu et interitu flamma; Olmutz, 1639, in-4°; -- Anti/rimalium ; — Teledtoptiee , resté inachevé.
Alegambe, Bibl. Societat. Jetu.
* conead de BBPOET, théologien et philosophe allemand, de l'ordre des Capucins, mort à Muhlberg, le 12 août 1720. fl*professa la philosophie et la théologie. On a de lui : Problemata philosophica, seu argumenta in utramque partem pugnantia, annexa cuicumque disputationiquadam brevi peroraUone ascetica; Cologne, 1720.
Bernard de Bologne, Bibl. Capuccin.
* conead (Jean-Michel), physicien allemand, mort après 1742. Il fut professeur au gymnase de Cobourg, vint ensuite à Dresde, on il mourut, après avoir en le titre de professeur de langue française des pages de la cour. Il écrivit surtout sur l'optique. On a de lui ; Anweisung zur Optica (Manuel de l'optique) 1710, In4°; — Dn dreyfaclvgeartete Sehe-