CONRADI — CONRART
dur*; Bade, 1754, in-S°. Une édition des Odes, épigrammes et autres poésies de Conradi a été publiée par Zimanyi; Pesth, 1792.
Horanyl. Memor. Uunçar.
;ooneadi (Jcan-Guillaume-Henri), médecin allemand, né à Marhourg, le 22 septembre 1780. Son père était professeur de droit. En 1797 il commença, à l'université de sa ville natale, ses études de médecine, à l'issue desquelles il fut reçu docteur en 1802. Professeur agrégé de médecine dès 1803, il devint professeur titulaire en 1805. En 1809 il fut chargé de diriger la clinique médicale de Tille, qui fut réunie quelques années plus tard à la clinique de l'hôpital. En 1814 il Tint à HeWelberg, pour y prendre la direction de l'hôpital nouvellement fondé dans cette Tille. En 1823 il se rendit à Gœttingue, où il devint membre de la Société scientifique, et en 1837 il y fut placé à la tète de l'hôpital académique. Il ne se fit pas moins remarquer par ses savantes leçons que comme médecin praticien. On a de lui : SinUitung in dos Studtum der Medicin (Introduction à l'étude delà médecine) ; Marbonrg, 1828,3* édition ; — Handbuch der allgemeinen Thérapie (Manuel de thérapeutique générale); Gassel, 1833 et 1841 , 0* éd.; —[Handbuch der speciellen Pathologie und Thérapie (Manuel de pathologie et de thérapeutique spéciales ) ; Marbourg, 1831- 1833, 2 vol., 4# éd. ; — des articles dans les annalesd'Heidelberg (Jahr bûcher der Literalur ) ; dans les Goettinger geler hien Anxeigen ( Journal des savants de Gosttingue), et dans les Transactions de la Société scientifique de cette dernière Tille. Parmi ces articles, quelques-uns ont été publiés séparément
ConoorsaUoms-Lextcon. — CaUtaeo, Medieinisckes ScànJtsteUer-Lexieon.
couradih. Voy. Conrad V.
*corraad ou comrad ( Olivier), poète français, natif du Gatinais, vivait en 1546. Il fit ses études à Paris, et prit l'habit de cordelier à Menng. H se distingua, par ses vers latins, et imitait si bien Faustus Andrelinus, qu'il fut surnommé Faustulus. On a de lui : Poésies latines; Paris, Denys Roce, in-4°, et Chrétien Weciiel, 1530, in-8°; — le Miroir des pécheurs; Paris, François Regnaut;— la Vie, faits et louanges de saint Paul, apôtre de J.-C. extraits fidèlement tant des Actes des Apôtres, que de ses Épitres et autres saints docteurs; Paris, Vivant Gaultherot, 1546, în-16. Tous ces ouvrages sont fort rares.
U Croix <ta Maine, Bibl. franc., 11, 10». — Ouferdlcr, Mbi. franc., TI,iM.
* coNRADiïi de borhada, dit le bienheureux, dominicain italien, né près deBrescia, en 1392, mort à Bologne, le 1er novembre 1429. Sa famille, noble et riche, lui fit faire ses études à Padoue, où il prit, en 1413, l'habit de Tordre de Saint-Dominique. H se livra ensuite à la prédication avec un talent remarquable. La peste ayant éclaté à Bologne, Conradin s'y rendit.
Cette ville était alors en guerre contre le pape; Conradin ne craignit pas de sommer les Bolonais de se soumettre au pontife , leur déclarant que le fléau qui les désolait était la marque évidente de la colère de Dieu et la punition de leur conduite. Ses paroles n'ayant pas été accueillies favorablement, il publia l'interdit que le saintpère avait prononcé contre Bologne. Les habitants traitèrent alors Conradin en ennemi ; ils enlevèrent tons les vivres du couvent des Dominicains , et les distribuèrent aux soldats ; de sorte, disent les chroniqueurs, que toute la communauté aurait péri de faim sans une protection particulière de la Providence. Conradin continuant à reprocher aux Bolonais leur indocilité, ceux-ci l'enfermèrent dans un cachot, avec ordre de ne lui donner aucune nourriture; mais Dieu le conserva encore miraculeusement Enfin, un traité ayant été conclu, il fut mis en liberté. Les deux partis se rejouirent également du retour de la paix, et le peuple donna une fête à cette occasion. Il n'y eut que Conradin qui s'affligea d'avoir ainsi perdu l'occasion de finir sa vie par îe martyre : « Hélas, disait-il, le festin des noces était prêt, j'avais été appelé, et je n'en ai pas été trouvé digne. » Il reprit avec ardeur ses fonctions ordinaires ; mais la peste ayant recommencé, il se dévoua au service des malades, et devint victime de sa charité. Les écrivains religieux lui donnent le titre de bienheureux, quoique l'Église ne le lui ait pas décerné.
Lea rider Albert, de F iris illustrions, lib. V, 159. - Touron, histoire et* hommes illustres de l'ordre de Saint-Dominique, III. - Richard et Glraud, Biblioth. sucrée.
gonrart (Valentin), littérateur français, naquit à Paris , en 1603, de Jacques Conrart et de Péronne Targer, dans le sein de la religion calviniste, à laquelle il resta toujours fidèle, et mourut le 23 septembre 1675. Sou père, rigide et sévère bourgeois , le destinant à un emploi de finance, ne le fit pas étudier, quoiqu'il fût assez riche : ce ne rat qu'après sa mort que Conrart put se livrer à son goût pour les belleslettres. 11 était trop tard pour aborder les langues anciennes; mais il apprit l'espagnol et l'italien, et s'appliqua surtout à se perfectionner dans sa langue maternelle. Les succès et la réputation naissante de son cousin Godeau, depuis évéque de Vence, contribuèrent sans doute à l'affermir dans son penchant pour la littérature; et bientôt, quoique jeune encore, il fut lié avec les auteurs les plus célèbres du temps. C'est lui qu'on peut regarder comme le père de l'Académie française. Vers 1629, quelques écrivains qui avaient entre eux de fréquentes relations résolurent , pour les rendre à la fois plus faciles et plus profitables, de s'assembler un jour de-la semaine chez l'un d'eux ; et ils choisirent dans ce but la maison de Conrart, qui, placée au centre de la ville, leur offrait le point de réunion le plus commode. Ces gens de lettres, comme les nomme Pélisson, étaient Godeau, qui n'était pas