COCUS
de lui : de Purgantibussitnplicibus; Witteoberg, 1601, fe-V; — de Oml», drtertif et pulmonibus; tMd.9 1004, !•-♦•» On trouve en« eore ptusfaors «mages inannscrits de Cocus à k
Carrtre. BU* êê te méé, - Adataat* JOeber. ^%tiMta. CrtnIrÉin Lexicon.
«goda (Benedetto), peintre Raton, né à Ferrare, vert 1400, mort ver* 1520. Après «voir étudié sous Giovanni BeRmt, 0 alla, en 1600, S'é* tabttr à Rlminl avec son fils encore enfant. H a laissé dans cette viDe des on vi âges qui ne sont point ans mérite, bien que tenant encore de l'ancien style. E. B— n.
▼asari, PlU . - usjfinUdl, ru» d* ptttoti fsrratm.
* coda {Bartolonmeô), peintre italien , né à Ferme, sans dente vers la fin duquinslème siècle, Tirait encore en 1558. n fut surnommé l'Arïminwe, parce que dès son enfance 11 habita Rimini avec son père, Benedetto, qui fut son premier maître, n étudia ensuite arec soin les bons ouvrages des écoles romaine et vénitienne, et surtout ceoi du Titien; aussi devint-il un des bons peintres de son époque. On regarde comme son chef-d'œuvre la Vierge entre saint RocH et saint Sébastien , tableau placé dans l'église de S. nocco à Pesaro. Ë. B— w.
tamifeldi, FU* d* pUtori ferrarm. - Tlcotxt, Df»
< tank (Ckari^ Antoine ^MetorUm italien»
rirait vers Je miliito du dii^ptieme séède. On a Je hu t Bistrattê dei êito e auulità deUa tutà di BWtta , * ma prwincéa ; Turin, i§57,
n4\ Btdcr, MM. Msl
en hollandais vaji ( GuiW«um«)>orietitaifete hollandais, né à Leyde, en 1575, mort vers M30, 0 fut privé de la chaire de langue hébrakfite , qoH occupait dans sa ville natale, pour avoir refusé de souscrire les statuts du synode de Dordreeht Ses principaux oumcH sont : Noies ad grammaticam kebrssam Martini Natarri Morentinij Leyde, 1612, is-il; — Hoseas> propMo, Aeorofc* et chatfoiw, cum duplici version* influa, et cornnmtorUs hebraècis satomonie Jarohi , Aben- Kvxk it MktsMiê KimcM; Montra item pane, etc.; ittd., 1021, ln-40; — Fragmenta tmmUarum ériêtapfmnie'; Ibéd., 1626.
Sneft, AUmur twtfUm. - Atuté, «IMtoM. belfie*. «emta, JttMmm èmtum. - Irttaer, Tkmtrmm
conosus ou codde {Pierre), théologien tollanàais , de la congrégation des Oratoriens, né à Amsterdam, en 1646, mort à UtrecM, le 18 décembre 1710. Il fut nommé en 1688 archevêque de Sébaste et vicaire apostolique des Provinces- Unes. Accusé de partager les principes du jansénisme, il se rendit à Rome, en 1700, pour se justifier. En 1704 un décret de l'inquisition condamna sa doctrine, et le dépouilla de l'administration spirituelle des catholiques de Hollande. Codde renonça dès lors à toute fonction. On n'a
OODAZZI 11
deluiquedesmsuooires, presque tons relatifs à ses opinions et à sa conduite. L'un de ces mémoires a pour titre : DeelaratUmes super pluribus, quss tum ad épsusn, tum ad Hollandits mUsionem^ pertinent, interrogationibus ;
Rome, 1701.
DefênHo pim ■wmoHjriilwt. H twmw*. D. *. CMttrm. - feteréfi» DicL kUL - Fclier, éStt. W«IM.
é~~M» (Augustin), ingetuenr-géographe italien, né à Loup, près de Ferrare, en 1792. A l'Age de seize ans» fl s'anpgm en qualité de volontaire dans le régiment royal d'artillerie à cheval, alors en gamfeun à Pavie ; il y demeura trois ans, et fit sa première campagne avec l'armée française «n 1112. Il assista, en 1813, aux batailles de Bantzen, de Lutsen, de Cafeu, de Dresde et de Leipiig j l'année suivante il se battit sur le Mincio, puis il contribua à défendre k forteresse de Mantooe; il était dans cette place à la chute de Napoléon. En 1815 il quitta le service par suite du lioeneiement de l'armée, essaya de se livrer an commerce , et passa en Turquie) mais il fit naufrage devant les Iles Ioniennes, et arriva à Oonstnntinople è peu près dépourvu de ressources. Aidé par un de ses compatriotes et servi par son énergie, il répara bientôt ses pertes, et pot même satisfaire son goût scientifique pour les voyages. Il visita alors la Grèce, le Vamehle, te Moldavie, l'Allemagne» la Russie, la Pologne, la Prusse et les États du Nord. Il se trouvait è Amsterdam lorsque la renommée (rai s'attachait déjà aux grands événements conduite par Bolivar, le décida è passer dans l'Amérique du Sud. Il s'embarqua pour les États-Unis, et une fois parvenu à Baltimore, fl ne tarda pas è se oindre à l'expédition du vice-amiral de Venezuela, Viilaret, qui fit voile en 1817 pour 111e Marguerite. Une circonstance bizarre le jeta pur les rives de laFloride, où il fut attaché d'abord è la fortune d'un chef mexicain , et passa ensuite au Bcrvice de la Colombie. Vers l'année 1823, lorsque la guerre de l'indépendance de l'Amérique du Sud touchait à sa fin, M. Codazti ne put résister au désir de revoir l'Italie ; mais bientôt il repassa en Amérique, et alla se fixer, dès 1826, à Santa-Fé de Bogota. Le viceroi Santander, alors vice-président de la république et chargé du pouvoir exécutif, comprit ce que valaitdans les dreonstances nouvelles un homme d'une telle valeur, et l'admit dans l'armée en qualité de lieutenant-colonel d'artillerie. On utilisa immédiatement sa science pratique, et dirigé sur Maracalbo, il fit la carte de la barre du lac et des régions par lesquelles l'ennemi pouvait envahir le territoire; il ne se contenta pas d'avoir accompli ce i élevé géographique, il dressa un plan de défense. Ce rat ce double travail qui inspira au général Carreno l'idée de faire dresser par le lieutenant-colonel Codaxzi la carte chorégraphique de tout le département de Zoha, qu'il commandait. Les années 1828 et 1829 furent em-
CODAZZI — CODIH
ployées à l'accomplissement de cette nouvelle mission. L'année suivante, lorsque l'État de Venezuela se fut séparé du reste de la Colombie, ce beau travail décida le congres constituant à favoriser le savant ingénieur d'une manière particulière. Grâce à ce concours, le général Paez chargea Codazzi de dresser des cartes partielles de chacun des départements dont se composait la nouvelle république. Ce vaste travail, commencé vers 1831, était déjà terminé en 1839, et il avait été cependant interrompu deux fois par d'importantes expéditions militaires, auxquelles M. Codazzi avait été contraint de prendre part pour le maintien des institutions. Le grade de colonel rat la récompense bien méritée de tant de services; néanmoins , il ne se reposa pas: 0 employa les années 1838 et 1839 à parcourir les déserts de la Guyanne. Ce fut durant cette expédition, qu'exposé comme le célèbre Schomburck, à d'incroyables fatigues, il navigua sur les fleuves qui forment comme un réseau inextricable de canaux à peine connus. Durant cette exploration aventureuse il alla presque jusqu'aux sources de l'Orénoque. Au retour d'une expédition si fructueuse pour la géographie, le congrès de Venezuela permit au colonel Codazzi de publier ses travaux chorégraphiques, et lui alloua même, à titre de prêt, la somme nécessaire pour qu'il pût faire jouir le public du fruit de ses immenses travaux. M. Codazzi vint à Paris dans le but de faire imprimer son ouvrage, et il le publia sous un titre dont la modestie contraste avec son importance; il est intitulé : Àesumen de la Geografia de Venezuela, por Agustin Codazzi, formado sobre el mismo plan que el'de Balbi y segun les conocimientos practicos adquvridot por el autor en el curso de la comision eorograftca que puso a su cargo el gobiemo de Venezuela; Paris, Fournier, 1841, 1 vol. in-8°, accompagné d'un atl. de 19 pi. et d'une grande carte générale de la république de Venezuela. Donner le titre complet d'un livre pareil, c'est faire connaître toute son importance. Comme l'ouvrage de Baralt et de Ramon-Dias, dont il est pour ainsi dire l'introduction obligée, ce volume est beaucoup trop rare en France, parce que l'édition entière a été expédiée immédiatement pour le Venezuela. Fixé en Amérique, où il s'est marié avec une Vénézuélienne distinguée de Valence, le colonel Codazzi semble s'être voué complètement à la colonisation et à la géographie de la riche contrée qu'il a parcourue en tant de sens. Il est le fondateur de l'unique colonie allemande qui existe au Venezuela; on la désigne sous le nom de colonie Tovar. Depuis l'année 1848 M. Codazzi a passé au service de la république de la Nouvelle-Grenade, et le gouvernement, auquel il s'est attaché par sympathie pour la cause du général Paez, l'a chargé d'un vaste travail chorographique destiné à faire connaître son territoire- Los derniers documents qui nous sont par*
venus sur ce savant nous le montrent bravant de nouvelles fatigues, affrontant de nouveaux dangers, pour s'assurer ai l'Isthme de Panama peut être canalisé; ces mêmes documents le représentent comme ayant obtenu peu de résultats satisfaisants de sa vaste exploration.
Ferdikàhd Denis.
*codiciit8 (Laetance-Jean), poète allemand, natif de Schluckenau, en Bohème, vivait vers le milieu du seizième siècle. Il cultiva avec succès la poésie latine. On a de lui : Quatuor propheticacapUa, cum aliquot psalmis, elefiaco carminé conscripta; Vienne, 1559, in-4° ; — Blegia de Jo. Leisentritio, in ecclesix Budissens. decanum electo; 1559, in-8°; — d'autres poésies latines, insérées dans quelques recueils.
Adeloog, supplément à JOcher, jéllg. Geleh.-Ltxicmi.
* COD1CILLC8 a tuleg ho va (Pierre), astronome bohème, mort en octobre 1589. li professa pendant plusieurs années l'astronomie à Prague. Doyen de la faculté de philosophie en 1564, il devint recteur en 1573. Il fut persécuté par les hussites, et les catholiques le tinrent également pour suspect On a de lui : un Calendrier bohème, qu'il rédigea pendant plusieurs années; — JHssertatio de Comela; 1572 ; — de Eclipsions Lan* ; 1577, 1578,1580; — de Àdveniu Czechi in Bohemiam, probablement encore manuscrit; — Antigone, tragsedia Sophoclisin latinum translata; Prague, 1587; — Prœcepta dialecUces; ibtd., 1589.
Adelang, supplément 1 JOcher, AUgem. G4Uh.-LexUou.
c^DiNoucoDiNUS(G€ory«), surnommé Curopalate (reuprioç Kttavoc à KupowaXâox), compilateur grec, mort probablement après U chute de Constantinople, en 1434. On a de lui deux compilations curieuses, quoique écrites en grec barbare. Pour les composer, il a puisé dans les ouvrages d'Hesychius, de Glycas, de Julius Pollux, dans la Chronique Alexandrine; en tout ce qui concerne les statues et les monuraentsde Constantinople, il s'est servi principalement de Phurnutus, de Jean Lydus de Philadelphie et des Antiquités de Constantinople, par un anonyme qui avait copié lui-même Théodore le lecteur, Papia, Eusèbe , Socrate, Marcellus le lecteur et autres. Les ouvrages de Codtn sont : Iltpl tôv ôfçtxioXuov toO noùmiw K<ovotkvtivmméXtwc xai)rôv àffixiiov t9|c urr &ï)ç 'ExxXvpCaç (de Qffkialibus palatii Constantinopolitani et de offidis magnas Ecclesiae. Cet ouvrage fut publié pour la première fois par Junius, en 1588, sans indication de lieu (à Francfort, selon Wharton ; à Heidelberg, selon Nicéron), et sans nom d'auteur (Codin n'était indiqué que par son titre de curopalote). L'éditeur s'était caché sous le pseudonyme hébreu de Nadabus Agmonius. Cette première édition est extrêmement défectueuse. Junius en donna une nouvelle, avec le nom de l'auteur, George Codinus, et une
JS
GODIN — CODRIKA
traduction Wi« ; MoWberg, 1596, in-r. H en préparait une troisième lorsqu'il mourut Les autres édition! sont : celle de Gretser; Ingolstadt , fô28; Paris, 1625 ; celle de Goar, Paris, 1648, in-fol, dans la Collection des' auteurs byzantins du Louvre; cène dlmmanuel Bekker ; Bonn, 1839, in-8°, dans la Collection desauteurs byzantins de Bonn. Bien que l'ouvrage de Codifias ne soit qu'un simple catalogue, il n'en est pas moins très-important pour l'intelligence de l'histoire byzantine; — UaattêoW ix rf|ç tfoÀov •cou xporfxou icspl vûv IlaTpCwv K»voTavTtvbwic6teuc (Bxcerptu ex tibro chronico de OriginihtsConstantinopoHtanis). Les éditions dtfoet ourrage sont : celle de George Dousa, 1 590 , texte grec et traduction latine ; la même, avec des notes par Jean Meursrôs, 1«09, in-8» ; celle de Pierre Lambeck, Paris, 1655, in-fol, dans la Collection des auteurs byzantins du Louvre; réimprimée dans la Collection de Venise. P. Lambeck , pour son édition, se servit des meilleurs manuscrits de France, revit le texte et y ajouta une nouvelle traduction latine et des commentaires étendus. n dédia son travail an célèbre cardinal François Barberini. L'ouvrage de Codions commence par nan^deroriginedeConslantiDople (Byzance).
L'auteur consacre ensuite plusieurs chapitres à la topographie de cette ville, à la province d'A- (habène, aux statues, aux édifices publics, à Sainte-Sophie. Le livre se termine par une courte chronique depuis le conimencement du monde jusqu'à la prise de Constantinople par tes Turcs. Si Codions en est réeflement footeur, c'est une preuve qu'il a vécu après 1453 ; mais la singn bère digression surUprovhxfcd'À^ assex qu'âne main inconnue a lait des additions MœtiTW primitiTe. Malgré des mutilations et des interpolations évidentes, l'ouvrage deCodibos n'en est pas moins d'un grand intérêt et indispensable pour bien connaître la capitale de l'empire byzantin ; mais il a besoin d'être complété avec les Antiquitates Constantinopolitanx de Pierre Gylli ( surtout dans la traduction aogiaisede John Bail ; Londres, 1729, hv8°) et avec la Constanénopolis christiana de Du Cange. On attribue aussi à Codin une traduction grecque delà MUsa sancti Gregorii papœ , Paris, 1 595, in-8* , publiée par Morelet insérée dans le tome II de la Bibl. Patrum max.
Uabedos, BUa Codtnl ; dan* «m édition des Anfr> Prito de cZutanttoopl*. - Fabrtcto*, BiM. grmc.,
codja-moustapiia - pacha , grand-vizir lot, mort en 1512. Il se rendit à Rome, assassina Zizime, frère du sultan Bajazet II, et s'éleva de faveur en faveur au poste éminent de grandvizir. Séttm, successeur de Bajazet, l'accusa d'entretenir des relations avec Ahmed-Khan, qui loi disputait la couronne, et le fit décapiter. Les historiens turcs vantent les talents administratifs de Codja.
b la TwrqwtotûÊOurUnto. pitt.
'coDOMAinr (/>Mti^iO,cnronologisteprotestant allemand, né à Flots, le 15 septembre 1529, mort à Beyrouth, le 2 avril 1590. Il rot successivement co-recteur à Amberg, recteur à Hoff, pasteur à Eger, surintendant à Germersheim et à Bayreuth. Ses principaux ouvrages sont : Supputatie prmteritorum annorum mundi et sep» tuaçinta hebdomadarum Danielis, ex his»
toriis sacris ethnicisque surnpta; Leipzig, 1572, in-8°; — Annales Sacres Scripturœ, ubi origo olympiadum; Wittenberg, 1581, in-4°.
Ludovic», Sekml-HUtarU.
CODOURY { Abxml-Hotéin- Ahmed) y savant docteur musulman, de la secte d'Abou-Haniféh, né à Nissabour, l'an 367 de l'hégire, mort l'an 428 de la même ère (1037 de J.-C. ). Il occupa le rang de réis de la secte Hanefy, dans llrak. Parmi les ouvrages qu'il a composés, le plus célèbre est un Traité des dogmes de Haniféh, fondateur de la secte qui porte son nom. Les gens de la même croyance ont pour ce livre une si profonde vénération, qu'ils l'apprennent par cœur, et en récitent de nombreux passages pour obtenir de Dieu les grâces qu'ils lui demandent.
fyHcrbdot, Bibliotk. orientai*.
*cod*atus (K68pcrro<;), médecin et martyr chrétien, natif de Corinthe, mort en 258. Il perdit jeune ses parents, qui étaient chrétiens et d'un rang élevé. B étudia la médecine, et profita des occasions que lui offrait la pratique de sa profession pour convertir ses clients an christianisme; il fut rois àmort en l'an 258, par ordre de Jason , qui gouvernait alors la Grèce. On trouve dans les Acta sanctorum d'intéressants détails sur son martyre. Sa fête se célèbre le 10 mars, dans les deux Églises grecque et latine.
Acta sanctorum. - Bsovlos, Nomenclator sanctorum profession* mediecrum. — Carpiortua, de Medic. ab BeeUêia pro sanctis habitit.
codubt (Annibal)y grammairien savoyard, né à Sallenche, en 1525, mort à Avignon, le 19 septembre 1599. fl quitta l'étude de la médecine pour entrer dans l'ordre des Jésuites, et consacra toute sa vie à l'enseignement. On a de lui : Grammaticse Uxtinx institutiones , seu brevia quxdam grammaticx rudiment a; Turin, 1570, in-8°. Cet ouvrage, souvent réimprimé, a servi de modèle à tous ceux du même genre.
Alegambe, Biblioth. •criptor. Soeietat. Jeiu.
coDBUKA (Panagioti ou Panagiotohi)f littérateur et agent diplomatique grec, né à Athènes, vers 1760, mort à Paris, en 1830. Après avoir été premier secrétaire de Michel Soutzo, hospodar de Valachie, il Ait attaché à l'ambassade de la Porte ottomane à Vienne, et vint à Paris en qualité de premier drogman d'Ali- Effendi. Gagné par le gouvernement français, il laissa ignorer à cet ambassadeur turc, qui n'entendait pas la langue française, bien des circonstances importantes , notamment l'expédition d'Egypte. Le grand-seigneur, irrité d'une pareille infidélité, le lit condamner à mort; mais
CODERA - CODRINGTON
Codrika eut la prudence de rester a Paris , on il ftit longtemps exposé aux poignards des agents tores envoyés pour l'assassiner. Pins tard, on est étonné de le Toir adversaire acharné des Grecs soulevés pour seoouer le joug musulman. H écrivit même avec beaucoup de violence contre les Hellènes et leurs partisans. On a de lui : la traduction en grec moderne des Mande» de Fontanelle; Vienne, 1795 j — Observations sur JV pinion de quelques hellénistes touchant le grec moderne; Paris, 1803, in-a°; — Observations sur le voyaye en Grèce de Barthddy, dans le Magasin encyclopédique; — Mémoire explicatif sur un passage ancien conservé par B ygin; Paris, 1812, in-8°; — Encore une fois à mes compatriotes, en grec ; 1818, n-8°; — Étude du dialecte commun de la langue grecque; 1818; — Lettre à madame la comtesse de Genlis; Paris, 18M, in-8°.
Pouqoeftlle, Histoire de la régénération de la Orées. — Qutrard, la Franco littéraire. - Arnaold, Joay, «Ce., Biog. nouv. des contemporains.
codrington (Christophe), gouverneur et littérateur anglais, né eu 1668, aux Iles Barbades, mort dans les mêmes îles, le 7 avril 1710. Après avoir fait ses études à Oxford , il entra dans la carrière militaire, fit les campagnes de Flandre sous le roi Guillaume, s'y distingua, et fut, à la paix de Ryswyck, nommé gouverneur des Iles sous le Vent. Injustement accusé de procédés illégaux et violents, il donna sa démission en 1703, et se retira aux Barbades. Codrington possédait une grande fortune. Il en légua une partie à la Société pour la propagation de l'Évangile , sous la condition de fonder aux Barbades un collège pour l'enseignement de la médecine, de la chirurgie et de la théologie; il légua aussi 10,000 liv. sterl, et sa bibliothèque au collège d'All-Souls à Oxford. On a de lui quelques petits poèmes, insérés dans les Musœ Anglicans; Londres, 1741 ; — Quelques vers à Sara. Gartb, sur son poème: le Dispensaire. -Clialmen, Histoire 4'Qjtford. — Rose New bioçrapM. dictionar*. - Btographia britanica. — Pointer, AntUjuUies of Oxford.
* godrington ( Sir Edouard), vice-amiral anglais , né vers 1770, mort le 28 août 1851. Il descendait d'une ancienne famille , qui depuis le quatorzième siècle a donné plusieurs hommes célèbres à l'Angleterre, et qui sous George Ier fut élevée à la dignité de baronet. Sir Edouard était déjà lieutenant de marine en 1793; Il contribua puissamment, le 1er juin 1794, au succès d'une brillante victoire remportée par l'amiral Howe, sous les yeux duquel il combattait sur le vaisseau amiral. Après s'être distingué encore dans plusieurs combats , il eut le commandement du vaisseau de ligne rorian, et le conduisit à la bataille de Trafalgar. Il assista, en 1800, au bombardement de Flessingue sous l'amiral Gardner, défendit plus tard pendant quelque temps Cadix, et commanda l'escadre qui croisait sur la côte de la Catalogne pour porter secours
ani Espagnols contre les Français. Homme contre-amiral en 1814, il servit en Amérique sous l'amiral sir Alex. Ingtis Coeurane; en 1825 il rot élevé au grade de vice-amiral. U reçut peu après le commandement de la flotte anglaise dans la Mëdfcmnnée, destinée à observer la flotte turque, et arbora son pavillon sur le vaisseau de ligne VAsia. Il prit les matures les plus sévères contre les pirates de l'Archipel, et déclara au gouvernement grec qu'il ne permettrait la course à aucun navire sans exception. Lorsqu'après le traité du 6 juillet 1827, une flotte française se réunit dans la Méditerranée sous le commandement de rajniral de Rigny , Codrington força Ibrahirn-Pacha, conimandant de U marine turco-égyptienne en Morée, à conclure une trêve, par laquelle il fut stipulé que les troupes de terre et de mer qui se trouvaient dans le port de Navarin s'abstiendraient de toute hostilité. Ibrahim rompit l'armistice, et dévasta la Morée de la manière la plus affreuse. L'escadre rosse , commandée par l'amiral Van «1er Heyden, étant arrivée en ce moment, les flottes alliées se réunirent, et Codrington , en sa qualité dn plus ancien des amiraux, en prit le commandement en chef. Cette flotte réunie s'avança vers le port en ordre de bataille pour forcer IFgvptien à observer le traité et à quitter Navarin, peut-être même dans le dessein de livrer bataille. Le 20 octobre, un vaisseau turc vint à sa rencontre pour déclarer à l'amiral qu'aucun navire ne pourrait jeter l'ancre dans le port sans la permission d'Ibrahim. Codrington se bêta de répondre qu'il était venu pour donner des ordres et non pour en recevoir, et que si les Turcs tiraient un seul coup de canon, il brûlerait leur flotta. Quelques navires anglais avaient à peine dépassé les batteries que les Turcs commencèrent le feu, et alors s'engagea un combat générai, qui dans l'espace de trois heures détruisit presque totalement la flotte othomane. Sir E. Codrington, calme sur son tHIac, dirigea avec une présence d'esprit et un courage admirables toutes les manœuvres de la flotte dans l'étroite enceinte du port de Navarin, et eut une grande part à la victoire. Aussi la France et la Russie récompensèrent-elles le vainqueur par les distinctions les plus honorables, et la nation anglaise célébra son héroïque courage. Mais pendant que le roi d'Angleterre, entraîné par cet enthousiasme, lui envoyait la grand'-trnK de l'ordre du Bain, le cabinet lui soumit des questions qui impliquaient le blâme de sa conduite précipitée. En juillet 1828, Codrington parut avec plusieurs navires devant Alexandrie, et entama si habilement les négociations avec Mohammed-Ali que le vice-roi ordonna à son fils d'évacuer sur-le-champ la Morée. Codrington s'était déjà ressenti des effets de la disgrâce du ministère tory, lorsqu'il reçut la nouvelle qu'on lui avait donné un successeur. Le M août 1828 il déposa le commandement de l'escadre, et re-
GODRINGTON — CODURC
ao
L'aceoeuq* loi fat fort par le ministère était tellement en opposition «toc l'opinion publique que plusieurs voix s'élevèrent dans le parlement contre nie talle ingratitude. L'ranucnee des partis potttiqiiea ee montra aussi en août tflfi, dans la procédure du conseil de guerre contre le capitaine DicsJnson, que Oodringlon avait offictaUement aoenaé d'un délit contre la subordination; l'acquittement de cet officier hiesst protondénaont tevicc^amiral. Queli ont pensé que Codringtou, outre les, avait reçu avant la i des Instructions secrètes du doc de Ctareace, alors giaud-anuraj. Aussi, dès que ce prince fut monté sur le tronc, sons le nom de Guillaume IV, Codrmgtoo obtint la juste récompense de ses services, fia 18*1 il fat chargé éVeounnander la flotte anglaise mouillée devant Lisbonne. Do 1832 à 1840 il vota avec les whigs au parlement, où il représentait Devoupoit n rot noinnM chambellan de la reine Victoria en 184*. [ Snc. (Us 9. du m., avec addH. ]
CtwxTMiIssm LtrtoiHU -— Lwr, jên&. hisê. •Hiv.-™ Jfatii. «rt» , t«*ml issi.~ jénmuM regisur, -» TUm*
onononcmi ( Baptiste), médecin italien, né àimoèa,vers 15*0. S pmtio^ ta roédedne dans a TiUe natale. On a de lui : de Christian* ne hUa medendi ratione Hbriduo, varia doetrina refera, «ans tractaiu de baeeU orientalibus et oMmouio; Ferme, 1MM , hv4*; Bologne, 1629, in-4° ; — de Morbis venajleis ae venefcHs fiftri quatuor, etc.; Venise, 1595, hv8«; Milan, 1618, iu-8°; — de YUHs voois Hèri duo, etc.; Francfort, 1597, in-8* 1 ee traité est ce qu'on a écrit de pins complet sur l'organe de In voix; — dé Morbis fui Inèlm et alibi eommuniter née mvto 160) vaqati noU amunentariohtm, in quo, etc.; Bologne, 1603, in-4q ; — de Rakie, hqdropheàia eouv snmtter dicta, Hbriduo; de saie abeqnthU libellas ; de Ut qui aqua ismmêrfunhtropusculu», et de elleèoro coamentarius ; Francfort , 1610, in-a* ; — de Annis cltmaterids , nocfton de ratiene vitandi eorum perieula, itemque démodés vitam preduoendi tùmmentarius ; Bologne, 16», nv«*; Cologne, 1623, in**.
lestacr, JferffcftUfcfe* GûiehrUn-Lexiom. - MofrafAte wééicaU.
cowiro (AntoMus-Urteus). Voy. Uacsos.
* comus, dix-septième et dernier roi d'Alho- ■es, fut le sQceesseor de Mélanthe.<Son règne, qui <hnravmgt-hint ans (1123-1096 av. J.-O.), fat surwst célèbre parla guérie que loi firent les Dorions, sweHement ^tablis dans le Péloponnèse. Humera les Ioniens, poursuivis par les Héraclides, •vaient trouvé un asiledans l'Attique, alors gourmée par Mélampe. Cette hospitalité devint bientôt un prétexte de guerre entre les HéracHfcs, enfin maîtres de la Péninsule, et les Athéniens. La lutte fat longue et sanglante ; et si, comme le disent quelques historiens, les Doriens envahisseurs étaient les 8partmtes, il aem-
bstrait que dos tors m développait est instinct de rivalité qui plus tard mit aux prises pour si longtemps Athènes et Uoédérooae, Déjà le sang avait coulé de part et d'autre, et rien ne se décidait. Les Doriens consultèrent l'oraole : « Pour vaincre, dit Apollon, respectes les jours du roi d'Athènes. » En conséquence l'année envahissante reçut l'ordre de ne point faire de mal à ce roi, dont le sang serait la gage de la victoire pour sa nation. Cette nouvelle as répandit au camp des Athéniens! souda* Codrus, décidé à mourir, revètle costume d'un bûcheron, se blase prendre par les ennemis, les accable d'injures, de menaces, et les irrite jusqu'à ee qu'un d'eux rai donne ta mort Peu après, les Athéniens envoyèrent demander aux Dorions le corps de leurrai, et osui-ci, craignant l'eooQmplissoment de l'oracle, quittèrent l'Attique à la hâte et sans combat Ces faits, peut-être mythiques, farent consacrés par ta tradition: Athènes Institua une fête en l'honneur de son libérateur, et abolit la royauté, pensant, dàVon, qu'après an tel exemple tout autre roi leur paraîtrait trop inférieur à sa mission, et que nul ne serait capable d'un tel dévouement NéajuBooina, la forme du gouvernement ne parait pas avoir subi un bien grave changement Le premier archonte qui fut substitué aux rois était nommé à vie, et il fat choisi parmi les fils de Codrus ; oe fat Médon. On ajoute, il est vrai, que les huit archontes qui loi étaient subordonnés étaient plutôt les officiers de ta république que les siens. [ Val. Pmusot, dans Y Eue. des g. du m. ]
Hérodote, v. 7«. - VelL FttereulM, 1, t. - Jo*Un, II, I. - Paasaniaa, |V, I.
codrus, poète romain, vivait au premier siècle de l'ère chrétienne. Virgile, dont il était contemporain, se moque de la vanité de Codrus, Selon Servius, il est parlé de ce poète dans les élégies de Valgius; et au rapport de Weichert, Codrus n'est autre que Jarbitas, tourné en ridicule par Horace. D'après une troisième opinion, celle de Bergk, ce Codrus, dont parlent Virgile et Valgius était le poète Cornificius. Juvénal fait mention d'un Codrus auteur d'une tragédie de Thésée, Il est probable que ce nom est devenu en quelque sorte générique, pour désigner ces versificateurs toujours empressés à lire au public leura productions, et dont BoQeau a dit si bien, plus tard, qu'ils poursuivent de leurs vers les passauts dans ta rue. V. R.
VligUe, EcIoq-, VU, M; X, JO. — Horice, Bpist., I, 18. 1*. - Welcbcri, Poct, rtiiç. — Bergk, CiattivU mmseum, I, tn.
'comme (Philippe), théologien français, natif d'Annonay, mort en 1660. Après avoir été ministre à Nîmes, il quitta le protestantisme pour se faire catholique. H était versé dans ta connaissance des langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : Un commentaire sur le livre de Job; 1651, m-4# : ce commentaire est littéral ; on y trouve l'expHeatioii de chaque terme du texte hébreu, la paraphrase judaïque,
3| CODURC —
les autres versions et les explications des rabbins ; — une traduction des Livres de Job et de Salomon, suivant le texte hébreu, avec des notes sur les passages les plus difficiles; Paris, 1647, râ-8°; ibid., 1657, in-4°.
Richard et Giraud, Bibliotk. sacrée. — Dapln, Bibl. écclés. du dix-septième siècle.
COBBBRGBR. Voy. KOEBERGER.
gokck. Voy. KOBCJL.
cokfpbtbau (Nicolas), célèbre théologien et prédicateur français, né, comme Guillaume, son frère putné , à Saint-Calais, en Tannée 1674, mort à Paris, le 21 avril 1623. À quatorze ans il entra chez les religieux Dominicains de la ville du Mans» Envoyé plus tard à Paris, il acheva ses études avec honneur, au couvent de la rue Saint- Jacques, et rat chargé d'un cours de philosophie a Tage même où Ton n'est guère capable d'entendre les philosophes. Mais ses supérieurs n'avaient pas trop présumé de sa merveilleuse aptitude : il eut un éclatant succès. Cependant l'ingénieux interprète d'Aristote et de Saint- Thomas fut bientôt lui-même écUpsé par l'orateur chrétien : Nicolas Coëffetean n'eut qu'à paraître dans une chaire pour y recueillir tous les suffrages. Henri IV le choisit, en 1602 , pour son prédicateur ordinaire ; ses confrères en religion, après l'avoir nommé définiteur de la congrégation de France, l'élurent par acclamations prieur du couvent de Saint-Jacques. Cette élection fut la matière d'une contestation assez grave. Pour être légalement investi de cet emploi, il fallait, suivant les statuts de la maison , avoir quarante ans accomplis et avoir été déjà prieur de quelque autre communauté. Nicolas Coèffeteau ne remplissait aucune de ces deux conditions, et il avait fait d'ailleurs un peu trop parler de ses mœurs, qui n'étaient pas assez sévères. Le général de l'ordre annula son élection. Mais Henri IV fit intervenir ses agents diplomatiques en faveur d'un personnage aussi bien placé dans son estime, et toutes les incompatibilités étant écartées, Coëffeteau put, avec l'agrément de son général, prendre possession de son prieuré. En 1606 il fut nommé vicaire général de la congrégation de France. Ses écrits contre Pierre Du Moulin, Jacques Ier, roi d'Angleterre, et Duplessis-Mornay ajoutèrent encore à sa renommée. On assure qu'ayant prononcé l'oraison funèbre de Henri IV dans l'église de Saint-Benoit, à Paris, il obtint de lareinelesévêcbésdeLombersetde Saintes. Mais cette assertion des frères Sainte-Marthe n'est pas conforme au témoignage d'Échard . Coëffetean n'aurait eu suivant Échard qu'une pension sur les évêchés. Quoi qu'A en soit , il était en 1617 évêquede Dardanie, in partibus infidelium, et comme suflragant de l'évoque de Metz, il allait administrer ce diocèse, où l'hérésie calviniste faisait chaque jour de notables progrès. Pour le récompenser de ce service , on le nommait en 1621 évêque de Marseille. Mais l'affaiblissement de sa santé nejkii permit pas d'aller remplir ce
COËFFETEAU
poste, non moins difficile qu'honorable, n le lit occuper par un coadjuteur, qui fut le P. François de Loménie, .religieux dominicain du couvent de Limoges. L'abbé de Marollcs ♦ dans ses Mémoires, raconte ainsi la mort de Nicolas Coëffeteau, à l'année 1623 : « M. Coefteau, evesque de Marseille, mourut à Paris, dans sa maison du faubourg, près la porte Saint-Michel, où je l'avois vu trois jours auparavant, qu'il se portait mieux de ses goûtes qu'il n'avoit accoutumé, et se proposoit de partir huict jours après pour aller en son évesché de Marseille. » Voici la liste de ses ouvrages, beaucoup moins goûtés aujourd'hui que de son temps : V Hydre abattue par V Hercule chrétien; Paris, 1603, in-12;— Examen du livre de la Confession de foi publie sous le nom du roy de la Grande-Bretagne; Paris, 1604, in-8° ; — la Défense de la sainte eucharistie; Paris, 1606, 1617 , in-8° ; — la Montagne sainte de la tribulation; Paris,
1606, in-12 (trad. de l'italien du P.-J. Aftioati) ; —Réponse à V Avertissement adressé par le sérénissime roy de la Grande-Bretagne, etc., etc.; Paris , 1610, in-8° ; — Apologie pour la Réponse à F Avertissement du roy de la Grande-Bretagne ; Paris, 1614, in-8° ; — Sermons doctes et admirables du fameux et révérend père HippoVyte Carraciole; Paris, 1605, in-8° (Échard, Touron et Nicéron n'ont pas connu cette traduction ) ; — Oraison funèbre pour Henri IV; Paris, 1610, in-8°; — Premier essai des questions* théologiques traitées en notre langue selon le style de saint Thomas et des autres scholastiques ; Paris,
1607, in-4°: la Sorbonne défendit à Coëffeteau de continuer cet ouvrage ; — le Sacrifice de l'Église catholique, apostolique et romaine ; Paris,
1608, in-8°; — Réfutation des faussetés contenues en la deuxième édition de V Apologie de la Cène,du ministre Du Moulin; Paris, I6ô9, in-8° ; — Réponse au livre intitulé le Mystère d'Iniquité, du sieur Du Plessis ; Paris, 1614, in-fel.; — Tableau des passions humaines, de leurs causes et de leurs effects; Paris, Ida, 1621, 1623, in-8° (traduit en anglais, sous le titre.de: Table ofhumane passions, with tàeir causes and effects ; London, 1621, in-8°); — Examen ou réfutation du livre De la toutepuissance et de la volonté de Dieu, publié par P. Du Moulin, ministre de Charenton; Paris, 1617, in-8° ; — Tableau de la pénitence de la Madeleine; Paris, 1620, in-12 (seconde édition ) ; — Tableau de V innocence et des grâces de la bienheureuse vierge Marie; Paris, 1621, in-12; — Histoire de Poliarquèet d'Argents (traduite du latin de Barclay); Paris, 1621, in-8°, et Rouen, 1641, in-12 ; — Histoire romaine, avec YEpitome de Florus, traduit en français ; Paris, 1621, 1628, 1647, et Rouen, 1662; — pro Sacra monarchia Ecclesiœ catholicx adversus Rempublicam Ant. de Domrnis ; Paris, 1623, in-fol.; — la Marguerite
COËFFETEAU — COEHORN "
chrétienne, hymne contenant la vie et le martyre de sainte Marguerite; Paris , 1627, in-8°; — Imitation du Stahat; m-4°, sans date; — Paraphrase en vers de la prose du saint-sacrement (composée, disait-on , par saint Thomas ) ; in-8% sans date. Il y a an recueil deptnsiearftde ses écrits théologiques, sons le titre de : Œuvres du R. P. Coèjfeteau, contenant un nouveau traité des noms de V Eucharistie, etc., etc.; Paris, 1622, in-fol.
B. Hauhbau.
mcérou, Hommes Utustres, t III. - Blltes-Dopln, BiNoUL des amtmn éceUskuUques, t. XVI II de l'ttlt. in4°. — Marte FooUna, Saensm theatrum dombUca- «m. — Touron, Histoire des hommes Utustres de Voren de Séba-Domtoàgue, t V. - QoéUf et Échsrd, Scriptores ordinU Prstdicat* t 11. -B. Haoretu, Hist. Mer. ûm Maine, L 1.
*coéffbtkau (Guillaume), théologien français,né à Saint-Calais (Sarthe ), en 1 589, mort a Paris, chez les Dominicains de lame Saint- Honoré.en 1660. Ayant achevé ses études théologiques et revêtu les insignes du sacerdoce, il devint curé de Bagnolet, près Paris. Nommécoadjuteur de l'évoque de Marseille, son frère , il refusa cette dignité, et se contenta d'une pension de 2,000 livres qui lui fut accordée, avec le consentement du pape et du roi, sur les revenus de révèché. 11 quitta en 1623 sa cure de Bagnolet pour se retirer au collège de Bayeux. (Test là quH composa la plupart de ses ouvrages. On a de hri une édition annotée du poème de Simon Banquier: de iMlricotemporiscurriculo; Paris, 161 6, in- 8° ; —Compendiosuformandx orationisconckmisque ratio; Paris, 1643, in-8° ; - DyonisH Catonis de Moribus libri 1 V, diligenter expositi et illustrait; Paris, 1648, in-8°. Ses oeuvres posthumes ont été publiées par les soins de Jacques Hallier, son neveu, sous letitre de : Guil. Coëffeteau, Florilegium ; Paris, 1667, in-4°. B. H.
T. Haltter, Viia Cuit. CoêffeUau. FtorUeçto préfixa. - B. HMréan,*tot. Uttér. du Maine, L IV.
cosaoan on cohorn (Menno, baron oe), dit le Vauban hollandais, né en 1641, dans la Frise, au château de Letlingastaate, mort à La Haye, le 17 mai 1704. Il descendait d'une famille originaire de Suède, qui vint s'établir aux environs de Francfort. Son aïeul, s'étant attaché au service de Guillaume H d'Orange, l'avait suivi en Frise. Après de longs services dans les troupes des Provinces-Unies, son père, Menno-Simon, officier de mérite , se trouva n'avoir parcouru qu'une carrière ingrate : exemple qui ne put affaiblir la vocation décidée du jeune Menno pour le génie militaire. Capitaine à seize ans, Menno fit en cette qualité la guerre de 1667 ; dans celles de 1672 et années suivantes , il se distingua à la défense de Maastricht, combattit à Senef, à Cassel et à Saint-Denis. Divers travaux de défense dont U fut chargé commencèrent à lui foire un nom comme ingénieur; c'était le temps où Vauban, donnant une plus haute portée à la science
des fortifications, laissait bien loin derrière lu ses devanciers, et assurait la supériorité des armes de Louis XIV sur celles des ennemis de la France. Coehorn ambitionnait la gloire d'être l'émule de Vauban : les événements autant que son génie lui ménagèrent ce rôle. Au siège de Grave (1674), Coehorn imagina son petit mortier à grenades, qui y Ait employé pour la première fois et dont il fit dans la suite un fréquent usage. U avait aussi reconnu dès le principe que l'effet combiné d'une certaine masse de projectiles leur prête une action fort supérieure à celle du tir isolé. Cette remarque domine dans le système général d'attaque et de défense de l'ingénieur hollandais.
Cependant, dès le début Coehorn éprouva de vifs mécomptes. N'ayant pu obtenir un régiment que le prince d'Orange lut avait promis, il résolut de quitter le service des Provinces- Unies pour passer a celui de la France. Ce fut à Chamilly , le défenseur de Grave et alors gouverneur d'Oudenarde, qu'il s'en ouvrit; mais le prince d'Orange, informé de la résolution et des démarches de Coehorn, le retint par violence, puis le fixa en faisant droit à ses justes plaintes. Promu au rang de colonel, Coehorn eut le commandement de deux bataillons de Nassau- Frise. Dans l'intervalle de paix qui suivit le traité de Nhnègue ( 1678), U rat employé à réparer et perfectionner les ouvrages de fortification des principales places; mais il consacra aussi quelques loisirs à la théorie de son art. Un génie de cette trempe devait subir nécessairement les épreuves d'une polémique ardente : il en fournit le premier sujet en publiant, sous le titre de Versterkinge des vyfhoecks, etc. (Fortifications du pentagone; Leuwarde, 1682, in-fol.) , la critique d'un livre de l'ingénieur L. Paen. Celui-ci riposta par son Architectura militaris, anonyme, et Coehorn lui répondit dans un écrit intitulé : Wederlegging, etc. (Réfutation de Architecturamilitaris ; Leuwarde, 1683,in-80), Enfin, en 1 685, parut le grand ouvrage de Coehorn . sa Nouvelle Fortification, également en hollandais (ibid., in-fol.). Il en fut fait une traduction française, qui a eu deux éditions in-8°, en 1706, mais à l'étranger; ce qui explique le reproche fait à cette traduction par Deidier (chap. vn du Parfait ingénieur français), d'être obscure et confuse. D'autres éditions françaises ont paru à La Haye, in-8°, 1711, 1714 et 1741.
La reprise des hostilités, en 1683, rappela Coehorn aux travaux actifs de la défense des places; et pendant les alternatives diverses des campagnes de 1688 à 1691 fl déploya autant de ressources que d'activité pour arrêter l'impétuosité des Français. En 1692 Louis XIV vint assister au siège de Namur, que Vauban allait diriger. Le prince d'Orange , de son coté , rassembla ses principales forces autour de cette place. La ville fut enlevée en sept jours; mais le château semblait inexpugnable : Coehorn avait élevé ,
mer. mogr. gbmbr.