‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 70 sur 133 · CONRING · texte numérisé non relu

CONRING

séjour de cinq années à l'étude de la théologie et de la médecine. Lorsque en 1627 il prit* ses degrés, il fit une dissertation intitulée de Calido innato, qui fut plusieurs fois réimprimée et devint un traité spécial sur la matière. Revenu à Helmstaedt, dont il aimait le séjour, il y fut chargé de renseignement de la physique. En 1634 il devint licencié en médecine et docteur en 1636. Nommé professeur de médecine à Helmstaedt, il trouva dans le duc Auguste de Brunswick un appréciateur éclairé; sa réputation commençait dès lors à se répandre à l'étranger. En 1649 il reçut le titre de médecin et conseiller de la princesse régente d'Ost-Frise, et en 1650 il alla à la cour de Stockholm, où la reine Christine le nomma également conseiller et essaya, mais en vain, de se l'attacher. H demeura fidèle au duc de Brunswick, qui augmenta ses honoraires et le nomma professeur de droit. A dater de ce moment la jurisprudence, considérée jusque alors par Conring comme un simple délassement, devint le principal objet de ses travaux, et bientôt il se distingua tellement dans cette branche des connaissances humaines que les souverains lui demandaient des conseils. Il fut nommé conseiller du roi Charles-Gustave, de rélecteur palatin et du roi de Danemark. Louis XTV, qui savait récompenser le mérite, même à l'étranger, fit une pension au savant d'Helmstaedt. Son ouvrage de Finibus Imperii, qui eut tant de succès , lui valut les suffrages de l'empereur d'Allemagne. Il travaillait à le développer, comme ce souverain le lui avait recommandé, lorsque la mort vint clore cette carrière si utilement remplie. Conring a composé cent-vingt ouvrages (1), portant sur les matières les plus diverses, philosophie, droit, médecine, histoire. Les principaux sont : Dissertatio de apoplexies natura, cousis et curatione; Hchnstaedt, 1640, in-4° ; — Dissertatio de oligarchia; ibid., 1643, in-4°;

— de Democratia; ibid., 1643, in-4°; — de Légions; Ma., 1643, in-4°; — Dissertatio de sanguinis generatione et motu naturali; ibid., 1643, in-4°, et Leyde, 1646, in-8° : Conring enseigna le premier à l'université d'Helmstœdt la doctrine d'Harvey sur la circulation du sang; — de Origine juris germanici commentarius historicus; Helmstaedt, 1643, in-4°; 1719, in-4°, 6e éd.; — de Imperio Germanorum romano liber unus; ibid., 1644, in-4-;

— de Germanorum corporum habitus antiqui ac,novi cousis; ilid., 1645, in-4°; Francfort, 1717, in-4° : c'est, même au point de vue de la seule physiologie, l'un des meilleurs ouvrages de Conring; — de Calido innato, sive igneanimali, liber tmtw;ibid., 1647, in-4°; — Pro pace perpetuo protestantibus danda consultatio catfiolica; ibid., ie48,in-8° : ouvrage publié sous le pseudonyme d'Irenœus Eubulus, et qui contribua à la conclusion de la paix de

(0 Dcw çeou aeloo le P. Nleeron.

Munster ; — de Asix et jEgypti antiquissimU dynastUs adversaria chronologica ; ibid., 1643, ln-4°; dans le Syntagma voriarum dissertationum de Grœvius; — de Hermetica sEggptiorum vetere et nova Paracelsicorum medicina; Helmstaedt, 1648, in-4% et 1669: l'auteur s'y élève contre Paracelse, et établit l'origine moderne de la chimie; — de ConcUiis et circa ea summ* potestatis auctoritate ; ibid. 1650, in-4» ; — de Antiquitatibus academicU dissertationes VI; ibid., 1651, in-4% et 1674, même format; — Jntroductio in universam artemmedicam singulasqueejus partes ;ibid., 1654, in-4% 1687, h>4«; Halle, 1726, h*-4» : la seconde édition, publiée par Schelhainmer, est considérée comme la meilleure; — de Finibus ImperiiGermanici, libri II ; Helmstaedt, 1654 , in-4°; Francfort, 1693, in-4°; — Narratic causarum ob quas Carolus-Gvstavus f rex Sueciœ, coactus est regem Folonix bello adoriri; ibid., 1656, in-4°; — Animadversiones politicx in Machiavelli Principem; Hetmstaedt, 1661, in-4° ; — de Bibliotheca augusta qux est in arce Wolfenbuttelensi Epistola, qua simul de omni re bibliothecarja disseritur; ibid., 1661, in-4° ; — de CivUi prudentia liber unus; ibid., 1662,.in-4°; — de CvMate nova; ibid., 1662, in-40;— Propoliticafseubrevis introductioin civilemphilosophiam;ibid.t 1663, in-8°; — de Militia lecta mercenaria et soda; ibid., 1663, in-4*; — de Bello et pace; ibid., 1663, in-4°; — de Vectigalibus ; ibid, 1663, in-4° ; «— de Recta legumferendarum ratione, et in specie de legum constitutions in ImpetHoGermanico;ïbLA., 1663, in-4°;— de ReNummaria in republica quavis recte constituenda ; ibid., 1663, in-4° ; — de Impor tandis et exportandis; ibid., 1665, in-40; — de Recta in optima republica éducations ;0M.t 1665, in-4° ; — de Commerças et mercatura; ibid., 1666, in-4°; — Bpistolss hactenus sparsim édita, nunc volumine comprehensœ; ibid., 1666, in-4° ; — de Judidis in republica recte instituendis ; ibid., 1666, m-4°; — de L* gibus ; ibid, 1666, in-4°; — de Forma judiciorum in republica recte instituenda; ibid., 1666, in 4° ; — de Causa judiciorum efficiente Tnateriali etfinali; ibid., 1667,in-4° ; — Agricoladux in Tacitum; ibid., 1667, in-4»; — de Legatione; ibid., 1668, in-4°; — de Contributionibus; ibid., 1669, in-4°; — de Sale nitro et alumine ; ibid., 1672,in-4°; — Censura diplomatis quod Ludovico imper atori fert acceptum cœnobium Lindaviense; ibid., 1672, in-4»; — de Civili philosophia ejusque optimis scriptoribus ; ibid., 1673, in-4°; — Excrcitationes academiese de republica Imperii Germanici, infinitis locis mutatx et auctse inque unum volumen redactx; ibid., 1674, in-4°; — Admonilio de Thesauro rerumpublicarum totius orbis quadripartite Genevx hoc anno publicato; ibid., 1675, in-4°; — de Do*

CONRING — GONSALV1

minio maris; ibid., 167 fi, in-4° ; — de Dominio eminente summx potestatis ctoitis; ibid., 1677, in-4° ; — de Necessariis cHntatum partibus ; ibid., 1679, in-4° ; — de Maritimis cotnmerciis;îlàd., 1681, in-4° ; — de Senatu libération rerum publicarum; ibid., 1681,in-4°; — de Chèmicis principiis corporumnaturalium ; ibid., 1683, in-4°; — Epistolarum syntagmata duo una cum responsis , prsemissa ConringU vita, seriptorum index et dénis doctorum virorum judicia; ibid, 1694, in-4°, publié par Gaspard Corber; — Conringiana epistolica, swe animadverstones varia eruditUmis ex Hermanni CoringUmiscellaneis nondum édités libatse;MA., 1708, in- 12, et 1719, in-4°; — Hermanni Conringii Musse errantes , publiées par Chr. Bœhmer; ibid., 1708, in-8°; — Conringii de Scriptoribus XVI post Chris tum natum sseculorum commentarius, cum prolegomenis antiquiorem eruditionis historiam sistentibus, notis perpétuas et additionibus, quitnts seriptorum séries usque ad finem smculi XVII continuatur; Breslau, 1703 , 1727, n-4°. Cet ouvrage, résumé des leçons faites par Conring à ses jflèves, est au-dessous des autres œuvres de ce savant, et n'a d'importance que par les notes de Krantz. Les œuvres complètes de Conring ont été réunies et publiées par Jean Guillaume Gcebd, sous le titre de Opéra omnia; Brunswick, 1730, 7 vol. in-fol. Y. R.

M elebtor Scbmld, Programma academiatm in /mure Hermanni ConHngii. - Biographie médicale. - Bnch et Grabcr, Allg. tncfclop. - Nkceroo, Mémoires, XIX,

conring (Élisa-Sophie), femme poète allemande, fille d'Hermann Conring, née à Helraataedt, morte le 11 avril 1718. Elle épousa en premières noces Jean-Conrad Scbroeter et en secondes noces le baron de Reichcnbach. Elle traduisit en vers allemands la Sagesse de Salomon (Die Weissheit Salomori's), et laissa manuscrit un poème sur l'histoire naturelle.

Moller, Cimbria UUrata.

conring (Marie-Sophie), femme auteur allemande, autre fille d'IIermann Conring, native dUelmstanlt, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Elle fut élevée d'abord à Altorf, puis à Nuremberg, où elle apprit le français, qu'elle parlait et écrivait. Elle épousa le professeur de médecine Schelhammer, écrivit sur l'économie domestique, et composa quelques poèmes. On a d'elle une traduction allemande de Boccace; — la Cuisinière instruite (Die. toohl interwiesene Koeckin); — un opéra intitulé : Alexandre le Grand (Alexander der Grosse. )

MOUer, Cimbria iiterata.

*gohroux ( Nicolas ), baron de Pepihville, général français, né à Douai (Nord ), le 17 février 1770, mort à Saint-Esprit, le 11 novembre 1813. Il prit part à toutes les guerres de la république et de l'empire. Il se distingua aux combats d'Ostroleuka, de Dantzig, ainsi qu'à la bataille de

Friedland. D pana à ramée d'Allemagne, et il obtint, le 31 juillet 1809, le grade de général de division à la suite de la bataille de Wagram . Dirigé a l'arinéed'Espagne(96 corps), il mit l'armée de Ballesteros en déroute à Bornes, et reprit la redoute de Sainte-Barbe aux Espagnols. Mais Wellington ayant amené un renfort de 30,000 hommes à ces derniers, le combat le plus acharné recommença, et Conroux, qui combattait à la tète de sa division, tomba mortellement frappé d'une halle à la poitrine. Transporté à Saint-Esprit près de Bayonne, il y mourut le lendemain. Le nom de ce général est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile ainsi que sur les tables de bronze du palais de Versailles. A. Sauzay.

Jrchiees de ta guerre.

court, en latin conrjus ( Florent ), théologien irlandais, né dans la Connacie, en 1560, mort à Madrid, le 18 novembre 1629. U fit ses vœux dans l'étroite observance de l'ordre de Saint-François, devint provincial de son ordre en Irlande, et rot nommé archevêque de Tuara par dément VHI,qui mi ordonna d'aider par tous las moyens les Espagnols envoyés au secours des catholiques irlandais contre la reine Elisabeth. Don Juan d'Aguilla, commandant les Espagnols, et le comte de Tirone ayant été défaits à Kingsale, Conry fut proscrit, et se sauva en Belgique, d'où il passa en Espagne. U fonda un couvent d'Observantins irlandais à Louvain, sous l'invocation de saint Antoine de Padoue. Conry était très-savant, et avait dn mérite comme théologien. On a de lui : de Sancti Augustini sensu circa beat» Mari» conceptionem; Anvers, 1619, in-4°;— Tractatus de statu parvulorum sine baptismo decedentium ex hoc vita, juxta sensum beats Augustini; Louvain, 1634 et 1635; Rouen, 1643, in-4°; — le Miroir de la vie chrétienne ( en irlandais ) ; Louvain, 1626, in-4* ; —Compendtum doctrine sancti Augustini circa gratiam; Paris, 1634 et 1646, in-4°; —PcregrinusjerichontinHS, hoc est de natura humana féliciter instituta, injeliciter lapsa, miterabilUer vulnerata, misericorditer restaurata; Paris, 1641 et 1644; — de FlageU lis justorum, juxta mentem sancti Augustini; Paris, 1644;— Tractatus dé gratta Christi; Paris, 1646; — Bpistoia dtffusa, contra eos qui assensumprmbuerunt inparlamento Hibernix proscribendis bonis quorumdam principum catholicorum qui pro Jide catholica contra hxreticos Angles decertarunt : cette lettre est rapportée par Philippe O'Suleiwan dans son Histoire d'Irlande, toro. IV, lib. XII.

Waddlog, Annales ordénfc Minorutn, 109. — Le père Jean de Saint- Antoine, Biol. ttniv franc., I, Mi. — Moréri, Grand dtc. kist. — Richard et Glraud, Biblioth. sacrée.

gohsalti (Hercule), cardinal de l'Église romaine et homme d'État italien, naquit à Rome, en 1757, mourut dans la même ville, le 24 janvier 1824. Il fit des études en théologie et en politique, auxquelles il joignit la musique et la

GONSALVI -r CONSBRUŒ

littérature. 868 principes et son hostilité ouvertement prononcée contre la révolution française loi obtinrent la faveur des tantes de Louis XVI, et par elles il arriva à la place d'auditeur de rote. En cette qualité il Ait chargé de diriger son attention particulière sur les Français à Rome, fonctions auxquelles il apporta une grande sévérité. 8a surveillance lui valut en 1798, à l'occasion de l'arrivée des Français, la captivité et bientôt le bannissement. Dans la suite il devint secrétaire du cardinal Cniaramonti; lorsque ce prélat rut élevé à la chaire de saint Pierre, il roçot le chapeau de cardinal (1800), puis la charge de secrétaire d'État. Ce fut Con- 8alvi qui conclut avec Napoléon Pr et signa le fameux concordat de 1801. Pendant son séjour dans la capitale de l'empire français, il fixa l'attention autant par sa grâce et ses avantages extérieurs que par ses connaissances et ses talents. A partir de 1806, le cardinal Oasoni de Sarzana le remplaça an secrétariat d'État Après que Pie VU eut été enlevé de Rome, Censahi vécut dans la retraite, Jusqu'en 1814, où , assistant au congres de Vienne en qualité de nonce du pape, il fit restituer an aaintsiége les Marches et les Légations. En cette même qualité, il prit part, dans Tannée 1815, à toutes les négociations avec la France, tout en travaillant avec une grande activité à l'organisation intérieure des Etats rendus au pape. C'est à lui qu'appartient le projet du fameux motu praprio du 6 juillet 1816, par lequel l'administration de l'État de l'Église fut assise sur une base déterminée. Une nouvelle procédure civile, aussi avancée que le permettaient alors les circonstances et rédigée sous sa direction, parut en 1817 ; mais elle eut à essuyer des attaques violentes, tandis que le nouveau code de commerce, qui, sauf un petit nombre d'articles, était calqué sur le code français, rat reçu avec satisfaction. L'administration des États du pape fut simplifiée par le cardinal Consalvi, et à cet effet une nouvelle distribution du territoire fut opérée. Les finances se trouvèrent assez bien de sa direction, quoiqu'il n'eût pas des connaissances étendues sur cette matière; il se prononça avec énergie contre tous les emprunts. Il faisait régner à Rome le plus grand ordre; mais il ne put obtenir le même succès dans les provinces , bien qull n'épargnât ni efforts ni dépenses pour réprimer les entreprises audacieuses des bandes de brigands. Sans réussir à maintenir la discipline et même un esprit militaire dans lés troupes, il chercha à les conserver sur un bon pied; mais il descendit jusqu'aux plus petits détails, et s'attira par là des railleries méritées. On le représenta, par exemple, faisant de grands efforts pour marcher sur les traces de Napoléon, chaussé de grandes bottes fortes, et escaladant le Saint-Bernard. Sous son administration des chaires de sciences naturelles et d'archéologie furent créées à l'université de |Rome

et le célèbre abbé Mai fut appelé de Milan pour remplir les fonctions de conservateur de h bibhoihèque du Vatican. Biais il fit encore plut pour les arts que pour les sciences, n employa des sommes considérables pour consolider le Cotisée. Le musée Pio-Clémentin fut enrichi par ses soins, n fit entreprendre beaucoup de fouilles pour recueillir des antiquités. Rome lui est redevable de plusieurs embellissements, et Canova jouissait près de lui d'une haute fareur. Dans les affaires diplomatiques, où il se sentait plus à l'aise que dans l'intérieur, Consalvi obtint de grands succès : outre le nouveau concordat avec la France, son habileté fit signer les concordats qui furent conclus avec la Russie, la Pologne, la Prusse, la Bavière, le Wurtemberg, la Sardaigne, l'Espagne et Genève (wjr. Pin VII). Consalvi était hospitalier, quoiqu'en même temps économe; sans prétention dans ses dehors, quoique toujours élégant, sa représentation était simple et sang mate, quoiqu'il eût êfee magnifique. 0 avait de la franchise et savait supporter la contradiction; et s'il se montra parfois brusque et tranchant, il ne conserva point de ressentiment. Après la mort de Pie VD, dont il avait été l'appui sans interruption pendant vingtrtrois années, il dirigea en 1823, en sa qualité de chef des cardinaux diacres, toutes les affaires pendant la vacance du siège pontifical. Après le couronnement de Léon XII, il se retira a la campagne près Montopoli, en Sabine, sous le prétexte du rétablissement de sa santé, n destina une somme de 50,000 scudi à faire élever, par les mains de Thorvaldsen, un monment à la mémoire de Pie VU dans réglée de Saint-Pierre, et peu après ce fidèle serviteur alla rejoindre son maître. [ Enc. des g. du m.]

Bartboidl, Zû§e aus dtm Leben de* cardinale Itère. Consalvi ( Traits de li vie du cardlatl Ban. Coanlft ) - Corner Httioni-tsesUxm. - CerniL mog. tut csrdi*. Bre. ConuUvi; Veatee, 18M. -L. Cardioalt, Elogio deUo alla memwiadd cardinal* Ere. Coiuotof,* Venise, im.

coNSBRCcn ( George- Guillaume - ChrUto* phe)y médecin allemand, né èJIarford, en Westphalie, le 4 décembre 1764. 11 fut reçu médecin à Halle en 1787, exerça à Bielefeld, devint conseiller médical du roi de Prusse en 1800 et membre de plusieurs sociétés savantes. Ses principaux ouvrages sont : Taschenbuch fur angehende Aerzte (Manuel des jeunes médecins); Leipzig, 1794-1795, et 1804 , 4# édition, sous cet autre titre : Klinisches Taschenbuch fur praktische Aerzte; — Anatcmlscher Taschenbuch fur Aerzte und Wundaerzte (Manuel anatomique des médecins et des clàrurgiens ) ; Leiptig, 1802, et 1819, 3e édition;— Taschenbuch der pathologischen Anatomie (Manuel d'anatomie pathologique ) ; Leipzig, 1820, in-8°; — Phystologisches Taschenbuch (Manuel de physiologie); Leipzig, 1802, in-8°; 1817, 3€ édition; — Pathologisches Taschenbuch ( Manuel pathologique); Leipzig), 1803, in-8*; — Dùetetisches Taschenbuch (Manuel diététique); Leipzig,

OOKSBBUCH - CONSKfTINUS

1803, m-ê*; — Taschenbueh der Anneimittellehre (Manuel de l'enseignement des remèdes) ; Leipzig, 1804, ht-8*, et 1819 ; — de nombreux articles dans le Journal des découvertes (Journal der Erfindungen).

Caltben, Mêdicin. Schr(fUt. Uxic.

;conscibhcb ( Henri ), romancier flamand, né à AnTers, le 3 décembre 1812. Privé tout Jeune des soins maternels , il (ht élevé sous la direction de son père, qui faisait le commerce de âébris de navires. Henri Conscience lisait beaucoup et sans choix : ainsi s'annonça sa vocation littéraire. Enrôlé volontairement dans l'armée en 1830, il rentra dans la vie civile après avoir obtenu le grade de sergent-major. C'était à l'époque où un parti littéraire, assez fondé dans cette prétention, tentait de faire régner en Belgique l'élément flamand, de même qu'un mouvement national analogue se faisait en Allemagne et en Angleterre. Conscience se fit remarquer par ses improvisations et ses descriptions poétiques. Presque dénué de ressources, il écrivit en flamand son premier roman , In het Vonderjaer, 1606; Gand, 1 837. Le livre eut le plus grand succès dans le monde : il peignait avec talent le réveil des populations germaines asservies par l'Espagne; mais il valut h Conscience d'être renvoyé de la maison paternelle. Son père n'aimait pas les lettres. Présenté au roi Léopold par le peintre Wappers, Henri Conscience fut l'objet de la protection de ce prince, qui le mit à même de suivre avec quelque calme son penchant littéraire. Une nouvelle publication suivit la précédente; elle avait pour titre Phantasia; Anvers, 1837 : c'est un recueil de récits fantastiques, à la manière d'Hoffmann, en vogue à cette époque. Le roman de Leuw von Vlandern (le Lion de Flandres ; Anvers, 1838, 3 vol.) consacra la réputation méritée du romancier flamand. Placé aux archives de la province, il renonça à cet emploi pour se faire garçon jardinier. Plus tard il devint greffier de l'Académie des beaux-arts d'Anvers. Henri Conscience est depuis 1845 agrégé honoraire à l'université de Gand, et depuis 1847 professeur. Fraîcheur et exactitude dans les détails, telles sont les qualités dominantes du romancier flamand. Peut-être y voudrait-on un pinceau plus idéal. A quelques égards, ses productions rappellent les scènes rustiques de George Sand , mais, il nous semble, avec moins d'élévation. Outre les ouvrages cités, on a de Conscience : Avonstunde ( Heures du soir ) ; Anvers, 1839 ; — Geschiedenù van Belgien ( Histoire de Belgique ); Anvers , 1846 ; —Geschiedenis van graefllugo van Craenhove en van zyned vriend Abulfaragus ( Histoire du comte Hugues de Craenhove , et de son ami Abulfaragus ) ; Anvers, 1845 ; — Lambrecht Hensmans; Anvers, 1 846 ;— Jacob van Artevelde; Anvers, 1849;— Siska van Rosemael; — Wat eene moeder lyden kan (Ce que peut endurer une mère ) ; — Hoe mên Schilder tvordt. Ces trois derniers ouvrages ont été tra-

duits en aUernaad par te cardinal Diepenbrock, sous ce titre : VlxtnUches Stilleben (Scènes de la vie privée ches les Flamands); Rati&bonne, 1849, 3- édition ; — de Loteling ( le Conscrit) ; — Baet Gansendonck; Leipzig, 1850; — de Houten Clara; — de Blinde Rota (Rosa l'aveugle); Bruxelles, 1851; — de Arme Edelmon (le Gentffliomme pauvre); Bruxelles, 1651, il a paru ( 1854) une traduction française des Romans de conscience 2 vol. in-18. V. R.

Convnat.-Uxicon, — Mev. des Deux-Mondes, istk

COHSBSCBOUCOH8KHT1C8 (Pub lius). Trois personnages du cinquième siècle ont porté ce nom, savoir :

coRSEzmos, poète, loué de la manière la plus emphatique par Sidoine Apollinaire. Il épousa la fille du consul Jovien, et eut un fils nommé aussi Consenties. Celui-ci fut en faveur sous Yalentinien III, obtint le titre de comte du palais, et fut chargé d'uue importante mission auprès de Théodose. Consentes, fils du précédent, se livra aussi à la culture des lettres, et aux plaisirs de la vie champêtre. Il a été célébré aussi bien que son grand-père par Sidoine Apollinaire. C'est entre ces trois personnages qu'il font choisir l'auteur des ouvrages suivants : Art P. Consentit V. C. de duabus partions eraiionii, nomme et verbo : ce traité, publie^ d'abord par J. Skhard ; Baie, 1528, a été réimprimé avec des améliorations considérables par Putschius ; — Grammaticx latin* auctores antiqvii Hanovre, 1605, in-4* ; — Ars de barbarismis et metaplasmis : cet ouvrage, découvert par Cramer dans un manuscrit de Ratisbonne, depuis transporté à Munich, a été publié à Berlin en 1617, par Buttmann. Il offre quelque intérêt, par les fragments qu'il conserve de livres aujourd'hui perdus, et par les détails qu'il donne sur l'état de la langue et des études grammaticales au cinquième siècle de l'ère chrétienne. Dans le traité de Barbarismis l'auteur renvoie à une autre de ses compositions , sur la construction des périodes, deStructurarum ralione. Cet ouvrage est aujourd'hui perdu ou inédit. D'après Fabricius, le grammairien Conscntius est appelé dans quelques manuscrits non- seulement vtr clarissimus, qualification ordinaire des savants du cinquième siècle, mais aussi Quintus consularis quinque civitatum. On peut en conclure que les ouvrages cités plus haut appartiennent au second Consentius, comte du palais sous Yalentinien ITJ.

Sidoine Apollinaire, Carm., XXIII! ; Epist., VUl, *. - Fabrlclns, Bibliot. lai., vol. III. — Smith, DictUmary o/ çreek and roman bioaraphy.

*cossentinijs (Thomas Cornélius), médecin napolitain, né à Cosenza (-Calabre citérieure), vivait en 1688. Son vrai nom était Cornélius; celui de Consentinus lui rut donné du lieu de sa naissance. 11 se distingua par son savoir en physique et en médecine. On a de lui : Progymnasmata physica in septem exercitationes divisa; Venise, 1663, in-4°; Franc-

CONSÏÏSTINUS — CONSIDÉRANT

fort, 1665, in-1 2 ; Naples, 1688, in-8° ; réimprimé sous le titre de Physiologia rationis ponderibus et momentis illustrata; Leipzig et Iéna, 1683, in-12.

Éloy, DiUUmnmtrê kUtoriquê de la médecine.

*c©!CSBTT (Thomas), écrivain anglais, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Il vécut longtemps en Russie, et publia : the Présent state and régulations of the Church o/Russia; Londres, 1729, in-8°. C'est un des meilleurs ouvrages composés sur cette matière.

Adelang, rappl. à Jocber, Allgem. GeUkrten-Lexleon.

*con8BTTi (Antonio), peintre italien, né à Modène, en 1686, mort en 1766. Il eut pour premier maître son père, puis il alla à Bologne pour s'y former h l'école de Giovani del Sole et de Donato Crcti. 11 devint membre de l'Académie de peinture de Modène ; c'était un maître estimé, rigide observateur des bons principes de l'école bolonaise. Cependant une certaine crudité de coloris empêche ses œuvres de plaire à la vue. On rencontre beaucoup de ses tableaux dans le Modenais.

TlraboMhl , Nottzie degti arte/Ui wwdenesi. - Uml , Storta pUtorica.

CONS1DBBAHT (Jean-Baptiste), humaniste français, né à Salins, en 1771, mort le 27 avril 1827. Volontaire dans un des bataillons du Jura à l'époque de la révolution, il rat élu quartiermaître par ses camarades. H rentra dans ses foyers après avoir pris part à tous les; combats livrés par son régiment. Il reprit ses études, et ne les suspendit que pour aller à Rome défendre d'anciens compagnons d'armes. Traduit, par ordre de Masséna, devant la justice militaire pour avoir (ait connaître les dilapidations de certains généraux, il réussit à justifier ses accusations. Plusieurs années après, il occupa quelque temps la place de secrétaire et d'aide de camp du général Mouton ; puis , revenu en France , il lut nommé secrétaire de là Faculté des lettres de Besancon, et devint professeur d'humanités et bibliothécaire à Salins. Il se fit remarquer par son dévouement lors de l'incendie de cette ville; deux maisons, qui étaient sa propriété, devinrent la proie des flammes pendant qu'il se portait avec ses élèves au secours du collège. Appelé à une autre place de professeur dans une ville du midi, il la refusa, et perdit aussi celle qu'il occupait dans sa Tille natale. Le chagrin qu'il en ressentit abrégea, dit-on, ses jours. Il fut regretté de tous ses concitoyens, qui lui élevèrent à leurs frais un monument. On a de lui : Traduction du Renard anglais de Gay, 1808 , inséré dans le Recueil de l'Académie de Besançon; — Diverses autres traductions, en manuscrit.

BecueU de r Académie de Besançon.

;cO!*8iDBEANT (Victor), économiste français, fils puîné de Jean-Baptiste Considérant, est né à Salins, en 1805. Admis à l'École polytechnique, il en sortit comme officier du génie, et bientôt devint capitaine. A vingt-six ans il abandonna

cette carrière pour arborer le drapeau des doctrines sociales de Charles Fourier. C'est eu 1832, et à Metz,, où il était en garnison, que M. Victor Considérant ouvrit pour la première fois des conférences publiques pour la vulgarisation des idées de Fourier, dont il s'annonça dès lors comme le disciple convaincu, et bientôt le journal mensuel le Nouveau Monde, ou la réforme industrielle, fondé à Paris par M. Jules Lecbevalier, devint le lien et l'organe des adeptes de la nouvelle école. Le but à atteindre était la constitution de la phalange, c'est-à-dire , dans les idées de Fourier, une association formée pour substituer aux habitations particulières, et assez chétives, de la civilisation actuelle, le phalanstère, vaste et magnifique édifice, où l'on vivrait en commun, sous la direction des sages et anciens, élus par les associés. Grâce aux économies que cette vie en commun permettrait de réaliser, les jouissances matérielles et morales des associés croîtraient d'autant Harmonieusement divisée en ordres, en séries et en groupes , suivant les affinités électives de chacun , la population se livrerait à des travaux attrayants et passionnés, entrepris aux frais de la masse, et cependant exécutés an bénéfice de chacun. La famille et la propriété, telles qu'elles existent, seraient remplacées par l'amour et le dévouement de tons pour tous; les efforts, jusque là isolés, maintenant combinés, féconderaient une terre commune à tous, mais dont les fruits seraient répartis au prorata du travail individuel. Quelques esprits se laissèrent endoctriner, et grâce au concours de quelques particuliers, on tenta à Condé-sur-Vesgre un essai de phalanstère qui n'aboutit pas. D'autres tentatives du même genre, faites en Belgique et au Brésil, ne furent pas couronnées de plus de succès. Cependant le système fouriériste avait de nombreux partisans, et bientôt les offrandes et les contributions volontaires permirent au recueil appelé le Nouveau Monde de se dédoubler en un journal bis-hebdomadaire et plus tard quotidien, la Démocratie pacifique, et en une Revue appelée la Phalange. Comme les saint -simoniens, les fouriéristes gâtèrent par des actes souvent peu dignes ou puérils ce qu'il pouvait y avoir d'utile et de judicieux dans leur système; c'est ainsi que de tout temps la plupart des sectes se sont perdues. Ainsi , on vit les fouriéristes donner pour la propagation de leurs principes des bals, des concerts, etc. ; et puisque l'histoire est le vaste registre des erreurs autant que des vérités humaines, il faut bien tout dire et parler de la petite correspondance de la Démocratie pacifique, source d'un revenu considérable pour le journal (1). Il y était touT jours question des sommes reçues , récompensées par quelque remerciement flatteur dans le genre de celui-ci : « Votre lettre est d'une intel-

(i) On en porte le cblftre à près d'un million.

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