‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 81 sur 133 · CONTARINI — CONTAT · texte numérisé non relu

CONTARINI — CONTAT

pilasione délie egge, qui avait pour mission de coordonnei Je droit public de Venise.

Dam, Hut. de la rép. de rentse, XIHU et XXXIV. - Stsmondl, Hist. des rép, U. - Kncfe et Orober, Allg. Ênepe.

'coutarhh (Victor) vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Primitie accademiche; Venise, 1644.

Zeno, Memorie.

* cohtamni (Camillo), littérateur vénitien, né à Venise, le 2 janvier 1644, mort dans la même ville, le 17 août 1722. H ftt ses études à Rome, au collège Clémentin; 11 revint dans sa patrie eu 1663, et occupa quelques emplois publics avec zèle et sagesse. Plus tard, il devint membre du grand conseil, et s'y distingua par son éloquence. U épousa Maria Donato, en 1 679 ; mais devenu veuf en 1698, il prit, le 30 mars 1710, l'habit ecclésiastique, et fit encore une fois le voyage de Rome, ou il présenta à Clément XI le premier volume de ses œuvres historiques. On a de Camillo Contarini : VInganno riconosciuto; Venise, 1666; — VArbace, tragédie musicale; Venise, 1667; — to Genealogia de Domini; Amsterdam, 1693; — Istoria dellaguerra di Leolpoldo I, imperatore, contra il Turco, dalV anno 1683 ; — H Traditore tradita, tragédie ; Venise, 1714 ; — Annali délié guerre per la monarchia dette Spagne, 2 part. \ Venise,' 1720-22.

TtobOMM, Storia délia lett. ital.

cohtaeim (Ludovieo), doge de Venise, mort le 15 janvier 1684. En 1643 il fut envoyé à Munster en qualité de plénipotentiaire. En 1649 il s'opposa vivement à la paix avec la Turquie, qui exigeait la cession de Candie, et décida le sénat vénitien à continuer la guerre. Le 15 août 1676, le doge Mccolo ftagredo étant mort, Giovanni Sagredo, son frère, eut d'abord les suffrages des électeurs pour lo dogat; mais lorsqu'on l'annonça du balcon ducal au peuple assemblé sur la place Saint-Marc, les cris : Nol volemo ! s'élevèrent de toutes parts. Le tumulte ayant augmenté, le grand conseil, pour en prévenir les suites , fit une seconde élection, et son choix s'arrêta sur Contarini. Ce doge maintint la république en paix , malgré les provocations multipliées des Turcs.

Chronologie des doges, dani VArt de vérifier les Date», !'• partit, XVII, 4t7. - Para, Histoire de la rép. de Denise, v, m. - Siamendt, HisU des rép. ital.

*goxtariso (Louis), théologien italien, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Il vago e dilettevole giardino, ove si leggono gli infelicijini di molti uemini illustri ifatH e la morte de' pro/eti, Vorigine e Vemprese delV amazone; Vicence, 1602, in-4°.

Adelonf, rappl. à JAoher, Allg. GeleHrten-Lezicon.

cortat (La). Foyes Lbcontàt.

contât ( Louise) y célèbre artiste dramatique, née è Paris, en 1760, morte le 9 mars 1813. Dès

ses premières années, on goût très- vif pour le théâtre lui fit diriger ses études vers cette carrière , et à seize ans elle débutait au Théâtre- Français. Une figure charmante avait prévenu favorablement l'auditoire; le talent précoce de la jeune actrice compléta son succès. Élève de M™* Préville, elle en reproduisait la diction pure, le jeu décent et gracieux; bientôt on put s'apercevoir qu'elle y joignait une intelligence, une finesse qui ne s'apprennent pas. Reçue en 1777, quelques rôles nouveaux lu! fournirent surtout l'occasion de faire remarquer ces qualités précieuses. Il est rare qu'un grand artiste ne rencontre pas la circonstance qui doit fonder sa réputation et le mettre hors de ligne. Cette circonstance fut pour M11* Contât la représentation du Mariage de Figaro , en 1764. Beaumarchais osa confier le rote de sa soubrette à une actrice qui ne s'était encore exercée que dans remploi des grandes coquettes 9 et tout le charme qu'y prêta la piquante Suzanne justifia bien sa confiance. A la première représentation, le vieux Préville vint l'embrasser dans la coulisse, ea e'écriant : « Voilà la première infidélité que BfUo DangevUle éprouve de ma part. » Des ce moment Mlu Contât fut placée au premier rang sur la scène française. La Coquette corrigée, £hnirev Céllmène, Julie du Dissipateur, et tout d'autres personnages créés par elle, tels que MH« de Volmar, dans le Mariage secret , furent pour l'aimable actrice une suite de triomphes. Personne n'avait mieux compris Molière et rendu plus naturel l'esprit de Marivaux. MU« Contât partagea, en 1793, la détention des principaux acteurs du Théâtre-Français. Une lettre, écrite par elle quatre années auparavant et trouvée dans les papiers d'une personne arrêtée, contribua surtout à la rendre suspecte. Elle y racontait que la reine Marie- Antoinette ayant désiré lui voir jouer la Gouvernante, elle avait appris en deux jours les 800 vers de ce rôle. ■ J'ai vu par là, ajoutait-elle, que la mémoire est dans le cœur. » Ce n'est pas le seul trait qui ait honoré son cour. Lorsque des temps plus heureux rendirent aux plaisirs du théâtre tout leur attrait, cette actrice distinguée ajouta encore à son renom par de nouveaux succès. Les progrès de l'embonpoint, plutôt que rage, l'obligèrent toutefois à quitter l'emploi où elle n'avait point de rivale; mais ce rot pour remplir avec non moins de talent celui des mères. C'est alors que] dans la Mère jalouse, dans M»* Evrard du Vieux célibataire, eue parut avoir atteint la perfection de son art. Cependant, quelques années après, trop sensible, comme un autre artiste célèbre, aux critiques injustes et passionnées de Geoffroy, MUe Contât quitta le théâtre, à peine Âgée de cinquante ans. Devenue réponse de M. de Parny, neveu du Tibutle français, sa' maison fut le rendes -vous d'un grand nombre de gens de lettres et d'homme* recommandantes h divers titres. Sa

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