CONTANT -• CONTARINI
QrU
politiques de main de maître (tirée* des ouvrage* de Stanislas, roi de Pologne, et de Frédéric H, roi de Prusse) ; Paris, 1778, in-12; — Sophie, ou mémoires intéressants , pour serviràVhistoiredssfcmiMsdu dix-huitième siècle ; Amsterdam et Paris, 1779, 2 parties, ia-tlf — Ancienne chronique de Gérard d'Euphrate, extraite de l'édit ia-fol. de 1540; Paris!, 1783, 2 roi. in-12; — Mélanges tirés d'une grande Bibliothèque ( sons la direction du marquis de Paulmy); Parte, 1*7948, 69 vol. in-8°; — le Paysan parvenu, ou les coups de la fortune, comédie en un acte, avec prologue, en vers libres i Bordeaux, sans date, in-12 ; — V Opéra aux Enfer*; — Balthésie,tnQ*die; — la Surprise s — le Médecin par amour ; — les Plaisirs et la Méconnaissance, et antres pièces, dont on ignore l'époque et le lien de publication.
Qaérard, la France littéraire.
contarini, nom d'une famille vénitienne qui a produit plusieurs personnages illustres, parmi lesquels on remarque, dan* l'ordre chronologique :
cowtariati (Dominique)] vivait dans la seconde moitié du onzième siècle. Il fut doge depuis 1043 jusqu'en 1073, et gouverna avec une rare sagesse. Il reprit Zara sur le roi de Hongrie, en 1088, et répara Grado, brûlée par le patriarche d'AquÛée. [Bnc. des g. du m.]
Haro , ai*, delar4p.de reniée.
coifTABiif i (Giacorno), doge de Venise, né en 1 194, mort en 1279. Quoique plus qu'octogénaire, il fat élu en 1275 pour succéder à Lorenio Ticpolo. Gapo distria et Trieste venaient de secouer le Joug des Vénitiens; elles contractèrent alliance avec le patriarche d'Aqoilée et le comte de Gorits. Après quelques revers assez importants, les Vénitiens réduisirent les insurgés. Le patriarche fut fait prisonnier, et promené dans Venise sur une mule dont il tenait la queue, avec cet ecriteau sur le dos : Bccssacerdos promu, \ qui in diebus suis displicuit Deo et inventus | est malus. Contarini augmenta le territoire vénitien de quelques conquêtes, telles qu'Almissa en Dalmatie, Mootone en latrie, Cervia en Romagne, etc. Accablé de vieillesse, il obtint la per- i mission d'abdiquer, et mourut peu après. j
8. BonUid, Blogia Contarini. — Dandolo, Chron.f cap. ix. — Pletro GiasUnlan!, Hstoria rerum venetarum» — Marine Sanuto, Sécréta fidelinm crueie, llb. If, cap. 8. — Chronologie dot doçm de reniée, dans Y Art de vérifier le» Datée, J" part., xvu, Mt>— Moréri, Grand dictionnaire historique. — Daru, Histoire de reniée , I, 13t.
'coHTAEiHf ( Bertuce ) vivait dans la première moitié du treizième siècle. Il fut un des électeurs désignés après la conquête de Constantinople par les croisés pour nommer un empereur.
Daru. Hist. de reniée, IV, M. - Cortl, Mem. eur la rep. de reniée; II.
GOHTARim (André), mort le 5 juin 1382. i Au décès du doge Mario Cornaro, les suffrages ! se portèrent sur André Contarini. Il voulut se . dérober à ce dangereux honneur, et se réfugia i dans la province de Padoue; mais le sénat lui '
signifia que s'il persistait dans son refus, la république le traiterait comme un rebelle et que ses biens seraient confisqués ; il se soumit, et
1 vint recevoir la couronne de doge, qu'il porta gto-
! rieusement pendant quinze ans. A son avènement la république était en guerre avec Trieste, avec
! François de Padoue, seigneur de Carrare, avec le roi de Hongrie, enfin avec le duc d'Autriche.
i lies difficultés avec Gènes avaient surtout la plus haute gravité, et déjà les flottes génoises s'étaientemparées, en 1379, de la ville de Chioua, placée en avant de Venise , dans l'enceinte des lagunes. Contarini résolut de venger Venise ou de périr à la tète de ses défenseurs. Il fit publier qu'aussitôt que les galères seraient prêtes, il s'y embarquerait avec une partie du sénat pour les commander en personne. Il était alors plus que septuagénaire; son exemple ranima l'ardeur de ses concitoyens. Le 21 décembre, après une messe solennelle, le doge sortit de Saint-Marc, l'étendard de la république à la main, et monta sur la galère ducale. Il ne contribua pas seulement de sa personne, mais encore de son bien, au succès de la campagne. L'État manquait d'argent; Contarini vendit sss biens, et mit en gage son argenterie pour créer des ressources. On lui doit aussi la reconstruction de l'église Santa-M aria délie Virgini, qui avait été détruite par un incendie. La république donna à ce magistrat éminent un témoignage de considération qui ne l'était pas moins ; elle fit prononcer publiquement son oraison funèbre , ce qui ne s'était pas pratiqué jusque alors. Puis un peintre célèbre fut chargé de reproduire les traits de Contarini rentrant dans Venise victorieux des Génois. Ce fut l'œuvre d'un pinceau habitué aux chefs-d'œuvre, celui de Paul Véronèse. L'inscription tumolaire consacrée à André Contarini témoigne que ce fut sous son gouvernement que Venise se servit pour la première fois de bouches à feu de gros calibre.
Sismondl, HUUdeerép. ita/., V. - Daru, HieU de ta rép. de reniée. (X et X. — Maler, Beschreibvno ron renedig ( description de Ventae ) ; Leiptlg, ns*.
^contarini (Bernardin) vivait dans la seconde moitié do quinzième siècle. Doué d'une force herculéenne, il eut le commandement de la cavalerie albanaise. Ce fut lui aussi qui fit un jour dans un conseil de guerre cette étrange proposition , digne d'un chef de hordes, « de fendrv la tête à Louis le More dans la première conférence qu'on aurait avec ce prince ». Consulté sur cette proposition par les provédltenrs, le gouvernement vénitien ne jugea pas, dit M. Daru, que les maximes d'État s'étendissent Jusqu'à permettre un crime commis ouvertement Un peintre, Antonio Aliense, a reproduit sur la toile la sauvage proposition de Bernardin Contarini. O loi-ci trouva la mort durant la campagne de Naples de 1490.
DoRlionl, mut. veneuienm, un. IX. - Dira, filet, de reniée, XX, is,p.ift*.
coktajusi ( Francesco), gentilhomme vttû-
CONTARINI
tien, de la fanitte des précédente, vivait en 1460. II professait la philosophie à Padone, et Ait envoyé en ambassade auprès du pape Pie TJ. Pins tard, il conduisit un corps d'armée an secours des Siamois, assiégés, par les Florentins. Dans la suite, Contarini fut exilé d'Italie par l'influence des Médicis, qu'il avait attaqués dans ses discours et ses écrits. On a de lui : Historia HetrurUe, en trois livres, imprimée par Jean-Michel Brutus, avec son Histoire de Florenee; Lyon, 1563, in-4°.
Vosdui.'dt Seriptoribus taffoù, Ub. III, cap. t. — Bonlhdo, Eioçia Cantarenorum heroum,- Ventie, îm.
^ coNTAum (Ambrogio), négociateur et ▼oyageur vénitien, de la famine des précédente, vivait en 1467. H était sénateur, et se distingua comme guerrier dans les campagne» contre les Tores , et comme diplomate dans plusieurs missions; il8'acquit la réputation d'un homme aussi adroit dans les affaires que courageux dans les combats. En 1471, les Vénitiens, pressés par le sultan Mahomet II, et abandonnés par les souverains chrétiens, occupés de leurs querelles particulières, résolurent de chercher des auxiliaires contre les Turcs parmi les musulmans mêmes. A cet effet, le franciscain Louis de Bologne , Caterino Zeno, Josaphat Barbaro furent envoyés successivement à TJssun-Cassan ou Hassan-Beg, sophi de Perse. Les Vénitiens sollicitaient Hassan d'envahir la Cofchide et l'Arménie par terre , tandis qu'une flotte européenne, pénétrant dans la mer Noire, ravagerait le littoral turc. Hassan consentit à l'alliance proposée, et, secondé par la flotte vénitienne, il obtint d'abord de brillants succès. En 1473 Ambrogio Contarini rat chargé par le sénat de se rendre en Perse , dans le but de combiner les efforts des deux alliés et de les rendre décisifs. Parti de Venise le 23 février 1473,
f il prit sa route par le nord, afin d'éviter les embûches des Turcs; arrivé le 29 mare à Francfortsnr-1'Oder, il traversa la Pologne par Posna, lublin, Kiev, et le 16 mai il s'embarqua à Cafta ' Crfmée) pour la Colchide. Ce fut dans la Min-
/«réhe et la Géorgie qu'il eut le plus à souffrir de la mauvaise foi des princes et de la brutalité des populations. Après de sérieux dangers, il rotra par l'Arménie dans les États du sophi, le ? j juillet, et arriva peu après à Tanris, où il rencontra un des fils d'Hassan; mais il ne put atteindre Hassan lui-même qu'à Ispahan, le 30 «ctobre suivant. Présenté par Josaphat Barbaro, | qui l'avait précédé à la cour de Perse, Contarini j fut fort bien accueilli du sophi, et passa quelques ! mois auprès de lui. Il prit des renseignements ; précis sur la puissance de ce monarque, et reoonoot que Venise ne devait pas en attendre l'aide qu'elle espérait, l'armée d'Hassan se composant à peine de quarante mille hommes, presque tous ravaler», sa mission accomplie, Contarini se mit j en route en juin 1474 pour rentrer en Europe. H suivit le même itinéraire, et atteignit avec les mêmes difficultés l'embouchure du Phase mais
il apprit que les Turcs, soupçonnant les intelligences existant entre les Persans et les Vénitiens, veillaient sur tous les chemins, et s'étaient emparés de Caffa. Retournant en arrière an travers de la Médie, Contarini' vint par Schamaki jusqu'à Derbent,.sur la mer Caspienne, et y. passa l'hiver, an milieu de pauvres pécheurs : il s'embarqua le 6 avril 1476 pour Astracan, voie alors dépendante des Tartares, qui le reçurent fort mal, et eussent peut-être attenté à ses jours sans l'intervention d'un ambassadeur raos- . co vite qui arrivait également de Perse. Sons la protection de ce Moscovite, Contarini traversa les déserts de la Tartane et de la Russie, luttant sans . cesse contre la fatigue et la faim; enfin, le 26 septembre) il entra dans Moscou, où legrand prince de Russie, Yvan III, Vassiliéwitch, dit le Menaçant, lui fit bon accueil et lui avança les sommet nécessaires pour son retour. Contarini conclut des conventions commerciales avec Yvan, etnequitta Moscou que le 21 janvier 1476. Passant par Smolensk etTrold, où il trouva le roi de Pologne Casimir IV, puis par Varsovie, Francfort-sorl'Oder et Nuremberg, il arriva à Venise le 10 avril 1476, après un des voyages les pins hasardeux qui eussent été entrepris. Ces pninièftS' communications des Vénitiens avec la Perse, quoique faites dans un but politique, sont on événement dans l'histoire des voyages et dans celle de la civilisation. Elles ouvrirent aux observations des Occidentaux des régions inconnues, et mirent en rapport des peuples qui semblaient séparés pour toujours; elles répandirent aussi quelques lueurs sur la géographie, jusque alors si confuse, et, continuant le résultat utile des croisades, avancèrent la période actaelle, dont un des caractères les plus saillants est le rapport établi entre tous les peuples du globe. La relation de l'ambassade de Contarini a été imprimée sou» ce titre : 11 Viaggio del tnagnifico Ambrogio Contarini, ambasciatore délia Ulustrissima tfgnoria di Venetia , al gransignore Ussum Cassan, re di Persia, nell' anno 1473; Venise, 1487, in-fol; réimprimé par les Aide, Venise, 1643, in-6«; et traduit en français dans le tome n du Recueil de Bergeron.
ALmiDDB Lacaz*.
Raraazio, Navigation* e vtaçgi, II. — BUarro, Historia rerum perticarum; — Jacques Geoder, Pergica. rum rerum icriptores..— Morèri, Grand dictionnaire historique. — SJtmontfl, Histoire dos républiques italiennes. — Kyrie», Mémoires sur le voyage de Contarini f dans le* Annales des voyages, IV. — PbcMo Zarla, di Marco Polo e dégli altri viaooiatort veneeiani pi* iltustri, con appendice suite antiche mappe idroorafiche, etc.; VeoUe, 181», ln-4*. -
gontabini (Gaspard), né en 1483, mort en 1643. Il montra de bonne heure beaucoup d'inclination pour les lettres, et suivit assidûment les leçons que Pomponace donnait à Padoue ; il entra ensuite dans les affaires, et fut chargé de plusieurs missions diplomatiques. C'est à lui que Ton confia, en 1627, la tâche difficile de négocier la liberté de dément VTJ, devenu prisonnier de
CONTARINI
Charles-Quint; en 1535, le pape Paul HI le créa cardinal, puis le fit évoque de Bologne, et enfin renvoya, en qualité de légat, à la diète de Ratisbonne (1540), où devait être tentée une réconciliation entre les catholiques et les protestante. Sa conduite modérée déplut aux deux partis ; cependant, il parvint à se justifier auprès du pape, et mourut peu après. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages ; dans celui qui a pour titre : de Jmmortalitate anima , il réfute les arguments de son maître Pomponace. Nous citerons ensuite les deux suivants : ConcHiorum magis iltustrhtm summa, et de Magistratibus et repu- Mica Venetorum libri V; Paris, 1543, in-4°. [L. Ozbnke, Bncyel. des g. du m. ]
Daro, HitL de la rêp. de Vêfdu, XXV. - Stimondl. Hist. du rép. il.
'GONTAum (Marc-Antoine), duc de Candie, surnommé le Philosophe, mort en 1550. n remplit diverses missions. On a de lui : Spéculum morale philosophorum; — Commento sopra lapolitica (TAristotele. On trouve dans le Muséum MazzuchellH une médaille frappée à son effigie en 1540.
ManocbelU, Mustum, L-Bnch et Graber, JUç. Ene.
+OOHTARIH1 ( Thomas Ier), mort en 1578. 11 fut procurateur de Saint-Marc, et envoyé de Venise en Espagne. La bibliothèque Barberine de Rome possède un manuscrit de lui sur l'Espagne et Philippe n ; cet ouvrage a été publié en français à Mumpelgard; 1066, in-12.
Moschinl, Guida per la eUtd di rmiêtia. contarini (Giovanni), peintre italien, né à Venise, en 1549, mort en 1605. Pendant le cours de ses études littéraires, il reçut quelques leçons de dessin d'un de ses condisciples; mais il n'en commença pas moins par embrasser la carrière du notariat, que suivait son père. Il approchait de l'âge mur quand il sentit se réveiller en lui une irrésistible vocation pour la peinture, et U se décida à la suivre. Fidèle imitateur du Titien, il fut un des artistes qui, à la fin du seizième siècle, s'efforcèrent avec le plus de succès d'opposer une digue au dâmrdement du mauvais goût, qui commençait à envahir l'Italie. Contarini était avant tout peintre naturaliste; il copiait la nature avec exactitude, mais telle qu'il la voyait et sans chercher à l'embellir. Il connaissait à fond l'art de faire plafonner les figures, comme l'atteste la Résurrection qu'il peignit à Saint- François de Paule de Venise. Appelé en Allemagne par l'empereur Rodolphe II, il fit pour ce prince des tableaux de chevalet, qui lui valurent les insignes de chevalier. Il traitait de préférence les sujets mythologiques, dans lesquels, plus qu'aucun autre peintre de son école , il observa la fidélité du costume. Il excella également dans l'art de peindre le portrait Ses meilleurs ouvrages sont : à Venise, le doge Marino Grimant à genoux devant la Vierge, saint Mavc et d'autres saints , et une Bataille près de Vérone, au palais des doges Saint Amàroise à cheval
chassant le* ariens, a Santa -Mann «le* Frari, la Naissance de la Vierge, aux Saints- Apôtres, et le portrait d'un doge, à l'académie, à Padoue; Y Ouverture du tombeau de saint Antoine en présence de Jacques Carrara et de Constance, sa femme, à la Confrérie de Saint- Antoine; enfin, au musée de Florence, son portrait, peint par lui-même. K. B—iv.
Mdolfl , ntê dû* ptttori r*n*U. - Uari, St&ria pittorica. - Baldlnuod, NoUiie. - ZaoetU. deilm PU-
'contarini ( Thomas Jl ), diplomate et
voyageur, mort en 1617. 11 remplit diverses
missions en Hollande, en Allemagne et à Rome.
On a de lui : Relaziont di Germania; 1606.
Cet ouvrage a été conservé dans la bibliothèque
d'Onenbacli,
Keysster. Rêlun (Voyages), IL — £neh et Oraacr. sillçem. Ene.
contarini ( Vincenzo), littérateur vénitien, né à Venise, en 1577, mort dans la même ville, dans l'automne de 1617. En 1603 on institua en sa faveur une chaire d'éloquence grecque et latine, qu'il occupa jusqu'en 1614, époque a laquelle quelques discussions le déterminèrent à donner sa démission. Il se retira à Rome : ayant entrepris pendant les chaleurs de Tété un voyage en Istrie , il tomba malade, et mourut, dan* la force de l'âge. On a de lui : Varïx lectiomes, in quo multi veterum, cum grxcorum tum latinorum, scriptorum loci illustrantur alque emendantur; Venise, 1606, in-4° Grare); réimprimées avec notes de Nicolas Bond; Utrecht, 1754, in-8°; — de Re frumentarkn Romanorum largitione et de militari Romanorum stipendia commentarnu; Venise, 1609, in-4°; Wesd, 1669, in-8°, et dans le Thesaurus antiquitat. roman, de Gnevius , tomes VII et X.
Tbomattol, fit* UtustHum»vironm--BotiU»dU>, Etogta Contarin. — Erseh rt Graber, Allgem. Bmc,
contarini (Francesco) , doge de Venise, mort le 6 décembre 1621. Il avait rempli avec succès dix ambassades lorsqu'il fut élu, le 8 septembre 1623, en remplacement d'Antonio Priuli. On remarque que, né le 8 septembre, Contarini obtint tous ses emplois au même jour. Lorsqu'il monta au pouvoir, la république de;Venise et la France venaient de conclure un traité ayant pour but de chasser les Espagnols et les Autrichien* de la Valteline et du pays des Grisons. Le pape se proposa comme médiateur, ce qui fut accepté ; il commença par faire occuper militairement les principaux points militaires des pays en litige f et demanda que la Valteline fat constituée en État indépendant, sous la double protection papale et espagnole. On eut recours aux armes; le marquis de Cœuvres, à la tète de six mille Français, appuyés de quatre mille Vénitiens , chassa les troupes du pape , et força les Espagnols à se retirer sur Riva. Contarini mourut sur ces entrefaites.
Vlttorio Slri, Memorie retondit*, V. - Dam, MiMn
CONTARINI
de reniée, rv, MO. - Bostodo. glop. Cantarenorum
coifTAftUfi (Nkcolo), doge de Venise, mort le 2 avril 1631. Il fat élu en janvier 1630 «remplacement de GfoYanni Cornaro. Sous ton gouvernement, les Vénitiens, qui soutenaient Gonzague, duc deMantoue, contre les Autrichiens, furent mis en fuite à Valeaso. Cette déroute entraîna la prise de Mantoue, qui tomba aux mains des Allemands, le 18 juillet 1630. La peste ravageait en même temps ntalie. Sur cent soixante-seize mille âmes que renfermait alors Venise , plus de soixante mille furent emportées par le terrible fléau, qui priva les États vénitiens d'au moins cinq cent mille habitants.
victorto Strl. Memorie recondite, VII, US. - P. Dtro. Histoire de la république de reniée, IV, 4M. - Muratort; Seriptores rer. UaL
contarini (Simone), poète et négociateur italien, né à Venise, le 57 août 1563, mort dans la même vffle, le 10 Janvier 1633. H fit ses études à Padoue, et visita Rome. Le sénat vénitien le nomma successivement ambassadeur à Turin, près de Charles-Emmanuel , duc de Savoie, puis en Espagne, près de Philippe H, ensuite bayle a Constantmople, où fl rendit de grands services à la république de Venise. Quelque temps après Ckmtarini rat envoyé à Rome, adoucir le pape Paul V,très-m8J intentionné contre les Vénitiens. Il alla ensuite en France traiter des affaires de la VaKetine, et former une alliance contre les entreprises de la maison d'Autriche sur titane. Après avoir terminé heureusement cette grande affaire, il rot envoyé à l'empereur Ferdinand II, et à son retour élu procurateur de Saint-Mare. Malgré son grand âge , le sénat le chargea d'aller une seconde fois à Constantinople. Lorsque Venise fut désolée par la peste, en 1630 et 1631» Contarini n'en voulut point sortir, afin d'y maintenir l'ordre, chose la plus nécessaire dans ces fâcheuses occasions pour le rétahlissement de la santé pobhque. Il y parvint, mais survécut peu à cette douloureuse épreuve. Il avait composé les mémoires de ses nombreuses ambassades; mais des raisons d'État empêchèrent le gouvernement vénitien d'en autoriser la publication. Les poésies de Contarini sont également restées en manuscrit
J.-P. Tboanitni, ritm iUuttrium virent*. — B. Bo- Blfeclo, Eioç Cmterfn. - Dam, HisL d9lmrep.de reniée, JCXX, XXXI, 1»; Pièces jutif., V, f a, - SUnondl, mti.durep.UaL
*cohtam*ji ( Pierre-François ), poète et orateur vénitien, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. D rot patriarche de Venise. On a de lui : Bsplanazioni dei luoghi d\fficUi negli otto libri (TAristotele.
Zeno, Hemorie.
*conTAEisn (Alvisi), mort en 1653. Il contribua, en sa qualité d'envoyé de la république de Venise, à la conclusion du traité de Westphalie. Il représenta aussi le gouvernement vénitien à Constantinople. C'était un des postes les plus avantageux dont ce gouvernement pût j disposer. I
Htern, Aeta pacis veetpkaUem pwéHoa. - tara, Hist. delarep.de renié*.
cortarim (Carlo), doge de Venise, mort le 11 mai 1666. Il rat élu le 25 mars 1655, en remplacement de Francesco Molino. La république était alors en guerre avec les Turcs. Le 21 juin 1656, Lazzaro Moncenigo, avec quarante vaisseaux, rat chargé de fermer les Dardanelles. Les Turcs se présentèrent avec plus de cent bâtiments. La bataille dura six heures, et la victoire resta aux Vénitiens, qui ne perdirent qu'un vaisseau, dévoré par les flammes. Les Turcs en eurent trois de pris, onze brûlés et neuf coulés à rond.
Chronologie dudogee, dans tArt deoérlMr lu date». premier* partte, xyu, W*. - Daru, Histoire de reniée, V, ». - Stomondl, Hist. du rep. M.
*coi!TAnuu ( Angiolo ), neveu de Dominique Contarini, mort en 1657. Appliqué de bonne heure aux études politiques et administratives, il devint procurateur de Saint-Marc, fonction qull occupait encore à sa mort II avait rempli des missions diplomatiques auprès de l'empereur Ferdinand IQ et des papes Urbain Vm et Innocent X.
Howtdol, Guida perlaeUtà di Vennia; Venise, lttt.
*coi!TAJUJn (François), le jeune , de la famille des précédents, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Il se fit connaître par ses poésies. On a de lui : Madrigali; Venise, 1601, in-12; — Discorso intorno Vimpresa delV Aeademia degV Imaturi; il*)., 1618, in-4°; — Ajaccio, tragedia; — il Dono tfinamorataNerina, idillo;— lafida Ninfa, avola pastorale; Padoue, 1598, in-8°, et Vicence, 1599, in-12 : l'œuvre la plus citée de Francesco Contarini, et dans le genre à la mode à cet âge de la littérature italienne. « C'était au surplus une Imitation de FAtninta, mais il ne sut, ainsi que Louis Grotto et Alvise Pasqualigo, imiter ni la table simple ni surtout le style du Tasse. » (Daru, Hist. de la rép.de Venise.). Ginguéné porte sur la Fida ninfa un jugement analogue.
Zeno, Memorie. - Otognené, Hist. UU. d'it., VL tara, Hist. delarep.de reniée, XL, S.
contarmi (Dominique 11), doge de Venise, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. La funeste guerre de Candie remplit son règne. Plus de la moitié de l'Ile était déjà au pouvoir des Turcs lorsque le grand-vizir Kiouperli ouvrit le siège de la capitale , le 22 mai 1667. Les beaux faits qui illustrèrent ce siège, l'empressement avec lequel une foule de volontaires de France et d'Italie coururent défendre la ville menacée, la glorieuse conduite du capitaine général François Morosini, sont des faits appartenant à l'histoire et qu'il suffit d'indiquer. Le doge mourut peu après avoir signé le traité, en date du 26 septembre 1 667, qui cédait cette place aux Turcs. Ce fut sous le gouvernement de Dominique Contarini que Ton institua le maggistrato alla corn-
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