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et bienvefllants. Leurs mœurs et leur langage ont une similitude frappante avec ceux des Taïtiens, et proor eut une même origine. « Ici se présente : une «les plus grandes questions qui puissent fixer l'attention des physiologistes; car il n'est pas aisé , dit Cook, d'expliquer comment une seule nation s'est répandue dans toutes les parties de l'océan Pacifique, sur un si grand nombre d'Iles, séparées les unes des autres par des intervalles considérables et sans aucun moyen de communication entre elles. On trouve cette nation depuis la Nouvelle-Zélande au sud jusqu'aux lies Sandwich au nord, et du levant au couchant depuis 111e de Pâques jusqu'aux Nonvelles-Hébrides, c'est-à-dire sur une étendue de 60° de latitude, ou de douze cents lieues du nord au sud, et de 83° de longitude, ou de seize cents soixante lieues de l'est à l'ouest. Je ne sais pas encore où vont ses colonies dans chacune de ces directions; mais je puis assurer que si cette nation n'est pas la plus nombreuse du globe, elle est certainement la plus étendue. »
Cook aperçut le 7 mars 1778 la côte nordouest de l'Amérique aux environs du cap Mendocin ; le 12 il inouiOa dans un havre commode, qui conserva le nom d'entrée de Nootka. H fit aussitôt remorquer ses bâtiments, afin de les réparer. Des échanges se firent facilement avec les naturels. Des crânes et des mains d'hommes passées au feu et encore couverts dechair furentoflerts aux Anglais. Les naturels leur firent clairement] comprendre qu'Os avaient mangé les autres parties des corps; cependant ces cannibales paraissaient avoir eu quelques relations avec les Européens, car ils étaient déjà munis de fer, et Tendirent deux cuillers d'argent de forme espagnole. Ce qui confirma surtout Cook dans cette croyance, c'est qu'ils possédaient les idées les plus précises et les plus rigoureuses du droit de propriété. En effet, seuls entre toutes les nations sauvages découvertes jusque alors, ils exigèrent le payement du bois, de l'herbe et même de l'eau qu'embarquèrent les Anglais. L'entrée de Nootka est située par 49* 33' de lat. nord et 233° 12' de long. est. ( Cettecotefaitpartie des États-Unis et se jomtà la Californie). Endébouquant de Nootka Cook fut assailli par une furieuse tempête, qui fit une voie d'eau à la Résolution ; ne trouvant pas de havre, il fut contraint d'avancer péniblement en relevant la cote. On dépassa sans l'examiner le prétendu détroit de l'amiral de Fonte, et l'on découvrit dans la baie de Behring Vile de Kaye, la baie du Contrôleur y le cap HicAinçbroke; enfin, l'on boultna vers vu mouillage, où l'on parvint à réparer la Résolution ; ce mouillage fut appelé Entrée du prince Guillaume. Les naturels essayèrent de voler un canot et de piller la Découverte ; ils furent repoussés sans effusion de sang, avec énergie et prudence. On découvrit ensuite Yile Montagu et le groupe des {les Vertes, puis une entrée que les vaisseaux remontèrent jusqu'à plus de trente lieues. Divers indices firent re
WOOV. BJOCR. GÉHÉR, — T. XI.
connaître ce cours d'eau pour une grande rivière ; elle reçut le nom de rivière Cook. On en prit possession , ainsi que du pays environnant, au nom du roi d'Angleterre. Déçu de l'espoir de trouver un passage à cette latitude, Cook côtoya la presqu'île d'Alaska, et traversa la chaîne des lies Aléoutiennes. Des naturels vinrent à son bord, et lui remirent deux lettres écrites en russe; mais son ignorance de cette langue le mit dans l'impossibilité de profiter du contenu. 11 entra dans le détroit de Behring, en suivant la cote d'Amérique, toucha aux lies Oonolaska, découvrit Vile Ronde, la pointe Calme, le cap Newenham, la baie de Bristol, où il renouvela la vaine cérémonie de prise de possession. Les bas-fonds obligèrent les vaisseaux de s'éloigner de la cote et de marcher à l'ouest : on gagna l'extrémité orientale de la cote d'Asie ou pays des Tschutskys. Cook constata dans ce peuple une race absolument différente, par la régularité des traits et le développement de l'intelligence, des Esquimaux américains. Cette observation est d'autant plus remarquable, qu'à peine le détroit qui sépare les deux continents a-t-il quinze lieues en cet endroit. Le 18 août 1778, à la hauteur du cap Glacé, situé sur la côte d'Amérique, par 70° 44' de latitude, l'expédition fut subitement arrêtée par une plaine de glace. Jusqu'au 29, on fit plusieurs tentatives infructueuses pour trouver une ouverture; le détroit était complètement fermé. Cook gagna alors le cap Nord, sur la cote d'Asie; et jugeant la saison trop avancée pour rester plus longtemps dans ces parages, il résolut de chercher un endroit où il pût hiverner sûrement et utilement, afin de reprendre son exploration l'année suivante. Il repassa sur la cote d'Amérique, signala le cap Denbigh, Yile Besborough, relachadans Ventrée de Norton ou Chacktoole, découvrit Vile Stuart, le cap Stephens , l'Ile Clerke (i), les lies Gore, des Tours, et mouilla à Samganoodha, où il se mit en communication avec plusieurs Russes. Il reçut d'eux des renseignements détaillés sur les contrées environnantes, puis se dirigea sur les Iles Sandwich, afin d'y passer l'hiver. Il comptait durant ce temps compléter la découverte de cet archipel , encore inconnu. Le 20 novembre il eut connaissance de Yile Mowée, puis de celle cTOwhyhee, située plus au sud, et jeta l'ancre dans la baie de Karakahoua. Les relations s'établirent facilement avec les naturels. «Je n'avais jamais rencontré, dit Cook, de peuples sauvages aussi peu défiants et aussi libres dans leur maintien que ceux-ci. Ils envoyaient aux vaisseaux les articles qu'ils voulaient vendre, et venaient ensuite à bord faire leur marché. II faut observer de plus, à leur honneur, qu'ils n'essayèrent pas une fois de nous tromper dans les échanges , ou de commettre un vol. J'en conclus que les habitants d'Owhyhee doivent être plus exacts et plus fidèles dans leur commerce réci- (l) Reconnue depuis pour Mre la même que l'Ile Saint-