COÛTE
cooper ( Alexandre ), peintre anglais , frère de Samuel Cooper, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. H peignait le portrait et te pavsage, et fat élève d'Hoskms. Après avoir visité Amsterdam, 11 vint en Suède, on la raine Christine fit de lui son peintre ordinaire.
ttnkertdn, DiûttoH. tfpettta.
cootEft on coûts* ( Thomas), prélat anglais, né à Oxford, fers 1517, mort en 1594. Il finissait ses études et se destinait èlièlnt ecclésiastique lors de l'avènement de la reine Marie, se sentant alors peu dégoût pour là réHgion rotnaitte, il étudia là médecine, et vint pratiquer dans sa ville natale. Il quitta cette profession pour reprendre la théologie, lorsque ÉHsabeth monta sur le trône, et bientôt il se fit remarquer comme prédicateur. Après avoir passé par les emplois inférieurs, B devint évèqne de Lincoln en 1570, et de Winchester en 1584. Ses principaux ouvrages sont : Ëpttome o/Chronktesfrom the 17 * year afler Christ to 1540 and thence a/terward to the year 1500 ; 1560, in-4° ; — Thésaurus lingnx romanx et britannlcœ, et dictionarium historicumetpoeticum; 1565, în-fbl.; — Ttoetve sermons on diffèrent texte; 1580,in-4°.
Rose, New biog. dict.
coopmahs {George) y médecin hollandais, né à Makkum, dans là Frise, en 1717, mort à Praneker. Après avoir fait , sous la direction de Boerhaave et d'Albinus, ses études médicales à ftmiversité de Leydeet à celle de Franeker, il pratiqua pendant toute sa vie la médecine dans cette dernière ville. Lorsque, après la révolution de 1795, l'académie deFrancker reçut une nouvelle organisation, Coopmans en fut nommé un des directeurs. On a de lui : Nevrvlogia et obsermHo de caltulo ex urethra extratto ; franeker, 1789, in-8* ; ibid., 1794, in-4-. il a, en outre, traduit en latin les écrits d'Alexandre Monro sur les nerfs; Franeker, 1754, in-8*; Haarlem, 1763, in-ir\
Biographie médicale.
coopmans ( GadSù) , médecin hollandais, fils du précédent, né en 1746 , mort à Amsterdam, le 5 août 1810. Après avoir enseigné la médecine et la chimie à l'université de Franeker, il quitta sa chaire à, l'époque des troubles politiques de la Hollande , et se réfugia dans la Belgique, d'où il fut bientôt ofaitaé de passer en France. Attiré ensuite dans les Etats du roi de Danemark, il occupa tour à tour «me chaire de médecmeaKtel età Copenhague; mais rameur de la patrie le ramena en Hollande, où il mourut. On a de lui : Varie, sive carmen de varions ; Franeker, 1783, tn-4\ Oe poème, écrit avee assez d'élégance, est consacré à l'éloge de l'inoculation;— Opustulaphysio&mediea; Copenhague, 1793,in-8°.
cootb ( Charles ), général „ , 1621. H était rainé des fils désir Charles Ooote, créé baronet en 1621. An débat de la révolution, en 1641, n fat noninri gouverneur de Do-
COOTE — COP
blin, et tors de la soumission de l'Irlande an pouvoir du parlement, il fit partie de la cour de justice pour la province de Connaught, et la présida au nom du parlement A la restauration, il se rendit maître du château de Dublin, et fit prisonnier John Coke, qui avait figuré dans le procès dirigé contre Charles Ier. Ses services furent récompensés par les titres de baron et de vicomte, puis de comte de Montroth*
Rose, New bloc. dicL
cootb (Eyre)f général anglais, né en 1726» mort à Madras, le 26 avril 1783. 11 embrassa fort jeune la carrière militaire, et fit ses premières armes en 1745, contre les partisans des Stuarts. En 1 754 il passa aux Indes orientales, et se distingua dans plusieurs occasions importantes. Capitaine en 1757, il fut chargé d'occuper Calcutta, dont il fut nommé gouverneur ; il prit ensuite Houghly et Chandernagor, et se signala à la bataille de Plassay. Devenu colonel, il s'empara de Vandavaschi, et, le 22 juillet 1760, battit le général Lally-ToUendaL qu'il força à se renfermer dans Pondichéry. Etroitement bloqués par terre et par mer, les Français durent se rendre le 15 janvier 1762, après un siège de quinze mois. Coote revint en Angleterre. En reconnaissance de ses services signalés, les directeurs de la Compagnie des Indes lui firent présent d'une épée enrichie de diamants. En 1769 il fut nommé au commandement de toutes les forces de la compagnie; mais en octobre 1770 il quitta Madras, se rendit à Bassora, et revint en Europe par terre. En 1771 il fut décoré de l'ordre du Bain, et en 1773 promu au commandement d'un régiment d'infanterie en garnison en Ecosse. En 1761 la présidence de Calcutta, voulant réparer les désastres causés par Hyder-AJi, rappela sir Eyre Coote à Madras, et renvoya prendre le commandement de l'armée du Carnatic. Son arrivée mit dans les opérations des agents de la compagnie la vigueur et l'unanimité qui leur manquaient Hyder-AJi assiégeait alors Ouandeouachi avec une année de près de cent mille hommes. Coote résolut de le combattra, et se mit en marche le 17 janvier 17*1, à la tôte de sept mille hommes. Hyder-AJi leva le siège, évite la bataille, et fit mine d'attaquer Trfchinopaly. Coote vint camper è Porto-Nuovo le 1er juillet, attira les troupes indiennes au combat, et malgré l'immense infériorité du nombre remporta une victoire complète, dont le manque de cavalerie l'empêcha pourtant de profiter. H m porta ensuite au nord, effectua sa jonction avec un renfort qu'il attendait du Bengale, et attaqua Trépaasore, qui capitula le 23 août. Il battit le 37 Hyder, qui s'avançait au secours de cette place. Une nouvelle victoire, remportée le 27 septembre, près de Cholingour, permit fr Coote de débloquer Yellor, réduite à la dernière extrémité. D assiégea ensuite et prit Chittore. Le 16 février 1782, Hyder-Ali ayant défait le major AbingaV» sur les bords du Coieroun, joignit ses
troupes aux Français, prit Ckradefcur et Perma* cod, et avança vers Ouandeouachi. Coote était alors très-souffrant ; néanmoins U n'hésita pas à se remettre à la tète des troupes, et arrêta la marche de son infatigable adversaire, qu'il battit le 2 juin, à Ami Ce fut son dernier triomphe : le délabrement de sa santé le força de remettre le commandement au général Stuart. Coote mourut peu après; son corps Ait rapporté en Angleterre, et enterré à Rockwood (Hampshire). La Compagnie à&è Indes lui a mit élever un très* beau monument à Westminster.
Alfbjrd m Laça».
âme, New MograpkiuU dictionarw. - CeuU, magot* aooTWTK ou CftOTWicH (Jean) , voyagenrnollandais,néà Utrecht , vivait en lfllft. Il était docteur en droit; mais, tournante depuis son enfance du désir de voyager, il surfit cette inclination dès quïl put la satisfaire. H parcourut l'Angleterre, la France, l'Allemagne, l'Italie , la Croatie, la Dalmatie, la mer Adriatique, la Morée, les lies de la Méditerranée, débarqua à Jaffa, et visita Jérusalem. D se fit recevoir chevalier dn Saint-Sépulcre, traversa la Palestine, et arriva è Damas. Admis dans une caravane musulmane, il traversa le Liban , explora l'Egypte et la Syrie , enfin s'embarqua a Alexandrette, et relâcha à Venise. De retour dans sa patrie, il publia la relation de ses voyages. Cette relation est aussi curieuse que rare. Elle contient la description vraie et détaillée de tous les pays que Cootwyk a parcourus : géographie, productions, mœurs, arts, antiquités, rien n'est omis. Son titre est : Itinêrarium ffierosolymitanum et Syriacum, etc.; Anvers, 1619, in-4°. Un extrait en a été inséré, sons le titre d'Excerpta de ritibus Mahometanorum, dans l'Arabiœ respublica ; Amsterdam, 1633, in-32. On a aussi de Cootwyk : Synopsis reipublkœ Venet» : c'est un abrégé de l'ouvrage de Gaspardo Contarini intitulé de Republica Veneta; Leyde, 1626, in-32. Ces deux abrégés font partie de la collection dite de$ Petites républiques, publiée par les Elzevirs. Alfred ns Llcàze.
Scbellborn, AmœnUaUs litterariœ, V.-Moréri, Grand dictionnaire historique.
*cop ou copias {Balthazar), poète et philosophe allemand, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. Il professa au gymnase de Lemgo, embrassa les doctrines de la religion réformée, se rendit dans le Palatinat, et devint ensuite surintendant à Neustadt. On a de lui : de Una et ea perpétua totius Chris U prxsentia in sua Scclesia peregre agente, thesium sectUmes XXV; 1565, in-4°; — Eine Erklxrunp der Epistei an die Galater (Explication de rÉptore aux Galates); 1587; — Elegixi; — Spiarammata.
Adelnog, tuppi. à JOcher, Allgem, GeleArt.-Lexicotu cop (Guillaume), médecin suisse, né à Baie, dans la seconde moitié du quinzième siècle, mort le 2 décembre 1532. Il commença ses
COP — COPLAND
études dans sa ville natale et tes termina à Paris. Il fut reçu docteur en 1495: Louis XII et François 1er le choisirent pour leur premier médecin, et il remplissait encore cette charge lorsqu'il mourut. Il n'a publié aucun ouvrage original; mais ayant lu les anciens médecins grecs dans leur langue , il s'aperçut que les Arabes, alors en si grand crédit dans les écoles, n'étaient que des compilateurs et des copistes, la plupart du temps infidèles. On a de lui les traductions suivantes: PauliElginetmPrmcepta salubria; Paris, 1510, in-8°; — Hippocratis Coi PrsBsagiorum libri trei; ejusdem de rations victus in morbis acutis libri quatuor; Parte, 1511, in-4°; — Galeni de affectorum locorum notitia libri sex; Paris, 1513, in-4°; Lyon, 1547, in-12; — Galeni De morborum et syrnptomatum causis et différentes librisex; Paris, 1528, m-4°; Lyon, 1550, in-12. Il fut un des auteurs de la traduction d'Hippocrate qui parut sous ce titre : Hippocratis Coi, medicorum omnium longeprincipis, Opéra, etc., nunc tandem per M. Fabium Rhavennatem, Gulieltnum Cepum Basiliensem, NicoUxum Lconieerum , latinitate donata , ac jamprimum in lucem édita.
Vanier Ltoden, de Script, med. - Biographie médicale. — Adam, FUm erud*.
COP (Nicolas), savant français, d'origine allemande , fils du précédent, vivait dans le seizième siècle. U était professeur au collège de Sainte-Barbe, et rat élu recteur de l'université de Paris, le 10 octobre 1533. C'était à l'époque où les idées de la réforme commençaient à pénétrer jusqu'à la cour, sous la protection de Marguerite de Navarre. Cette princesse se trouva en butte de la part de la Sorbonne à de violentes attaques, que Cop entreprit de repousser dans un sermon inspiré, et peut-être écrit, par Calvin. Ce sermon , prononcé aux Mathurins, le jour de la Toussaint, fut déféré au parlement par les Cordelière, comme contenant des propositions hérétiques. Cop se plaignit que ces religieux se fussent adressés au parlement, et non à l'université, nia qu'il eût avancé les propositions incriminées, à l'exception d'une seule, et demanda que l'université intervint. L'université protesta en effet contre l'appel de son recteur devant un tribunal autre que le sien, et déclara que les accusateurs de ce dignitaire seraient cités au tribunal de l'université; mais le recteur n'osa conclure, parce que les doyens des facultés de théologie et de droit s'opposèrent à la conclusion. Craignant d'être emprisonné , Cop se cacha, et s'enfuit à Baie. L'université, apprenant qu'il s'était retiré, n'insista plus pour le défendre, et établit par intérim Arnoul Monart procureur de l'université, pour recevoir les serments jusqu'à l'élection d'un autre recteur. On ne sait plus rien de la vie de Cop.
Du Boulai, Histor. VnivertU. Parie.— Horiri, Crand dictionnaire historique.
*copb (Antoine), savant anglais, natif de Banbury, mort en 1551. U étudia à Oxford, voyagea à l'étranger, et à son retour il fat armé chevalier par Edouard VI. On a de lui : Godly méditations on twenty sélect psalms ; Londres, 1547, in-8° ; — the History of Hannibal and Scipio; iWd., 1561, in-12.
Bertenhout, Bioç. Ut
coro (Henri), médecin irlandais, vivait au dix-huitième siècle, fl étudia la médecine à Leyde, sous Boerhaave. On a de lui : Démons tratio medico-practica prognosticorum Hippocratis ea conferenda cum xgrotorum historiés in lioro primo et tertio Epidemiarum descriptis ; Dublin, 1736, in-8».
Aubry, les Oracle* de Cos.
COPEKN1C. Voy. Koperiuc.
cophon , médecin italien de l'école de Salerne, vivait probablement avant la fin do treizième siècle, n est cité par Gilbert l'Anglais et Thomas de Garbo. On a de lui les deux ouvrages suivants, imprimés longtemps après sa mort : Tractatus de arte medendi , omnibus morborum curam auspicaturis opprime necessarius; Haguenau, 1532, in-89; Strasbourg, 1535, in-8°; Venise, 1582, in-fol.; — Anatome porci, imprimée avec VAnatomia de Dryandcr; Marbourg, 1537, in-4*. Les deux ouvrages île Cophon , ont été réimprimés avec le livre de Bernhold, intitulé : Initia doctrinw de ossibus ac ligamentis corporis hwnani; Nuremberg,
1794, in-8-.
Fabrlctoa, Bibl. med. et in/, atat. ~ Kloy. Dictionnaire historique de la médecine. — Sprengel, CetckichU der jtrtenetkuade.
commbâU (L'Abbé), littérateur français, vivait à la fin du dix-huitième siècle. On a de lui: Essai synthétique sur V origine et ia/ormotion des langues ; Paris , 1774 , in-8» ; — Mémoire sur l'hygromètre , inséré dans le Journal de physique de Vabbé Bosser, 1780, t v ; — Ornithotrophie artificielle, ou rart défaire éclore et d'élever la volaille par U moyen d'une chaleur artificielle ; Paris, 1780, in-12. 11 a été fait de cet ouvrage trois éditions plus récentes , chacune sous un titre différent : 1° VArt de faire éclore et d'élever la valaille, par le moyen , etc. ; Paris, 1783 , in 12 ; %*V Homme rival de la nature, etc.; Paris,
1795, in-8°; 3» VArt de faire éclore la wlaitte, au moyen d'une chaleur art^cieUe , par Réaumur, corrigé par l'abbé ***; Paris, 1799, in-8°.
Qo4nrd, la France littéraire.
; copland (Jacques), médecin écossais, né àDeerness, dans les lies Orcades, en 1792. Élevé d'abord dans un presbytère de sa paroisse , H se rendit en 1807 à Edimbourg, pour y suivre les cours de philosophie. 11 eut alors pour maîtres Leslie, Dugald Stewart, Brown et d'autres savants célèbres; puis il s'adonna à l'étude de la médecine. Reçu docteur en 1815, il visita Loa-
COPLAND — GOPPIN
dm, Paris, Berlin, Vienne et quelques autres villes d'Allemagne. D'Angleterre, où 0 revint ensuite, fl se rendit en Afrique, pour étudier les maladies endémiques de ee continent. Revenu à Londres en 1818, il s'y fixa, et devint membre du Collège royal des médecins ( Royal collège of Physicians). En 1822 il prit la rédaction dn London médical Repository. On a de lui : Outlines ofpatholoçy and practical médiane; 1822; — Eléments ôf physiotegy ; Londres, 1824, d'après l'ouvrage deRicherand, avec notes et additions ; — Dictionary ofpraetêcat medicine; Londres, 1830: c'est l'ouvrage le plus important de Copland ; — on Pestilential choiera; Londres, 1832 ; — on Pulsy and apoplexy ; Londres, 1850.
Conversatùnu-Lexikon.
* COPONIU8, statuaire romain, vivait dans le premier siècle avant J.-C. U sculpta les quatorze statues des nations conquises par Pompée, lesquelles statues furent placées dans le portique du théâtre de Pompée, à Rome. Ce portique, qui s'appela Portions ad Nation ts , fut bâti par Pompée lui-môme et restauré par Auguste.
Pllot, Hist. not, XXXVI, 4. - Satloae, Claud\, M. — Servlu ad F¥rg. JSn., VIII, m - TMersch., Bpooh., — UrHcbs, Besehreibung der Stadt Rom., III, a.
*copp (Jean), médecin allemand, vivait dans la première moitié du seizième siècle. On a de lui : Wie mon dass hochberûhmt astro * nomisches oder geometrisches Kunst-instrument Astrolabhtm brauchen soll, etc. (De la manière dont on doit se servir de l'instrument astronomique et géométrique appelé l'astrolabe) ; Bamberg, 1525, in-4°.
AdeJung, rappl. à Jftcher, AUgem. Gelehrt.-Lexieen
*COPPA. Voy. GlAROLA.
* coppAb (Denis), littérateur flamand, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Il se qualifie bourgeois de Huy; on possède peu de détails sur sa vie. 11 composa diverses tragédies, sur la passion de Jésus-Christ, sur saint Lambert, sur sainte Justine, sur Marcus Curtius, sur la sanglante bataille entre les Impériaux et Bohèmes. Elles furent imprimées à Liège et à Rouen de 1621 à 1624. Une autre pièce, le Miracle de Nos tre- Dame de Cambron, ne vit le jour qu'en 1647, après la mort de l'auteur. Telle est la rareté de ces compositions dramatiques, qu'aucun des historiens du théâtre français n'en a parlé et que le duc de La Vallière n'en possédait aucune , quoiqu'il n'eût rien négligé pour réunir toutes les pièces de théâtre écrites en français. Un autre collectionneur, non moins zélé, M. de Soleinne, n'avait pu mettre la main que sur trois des tragédies de Coppée; deux se sont toujours dérobées à ses infatigables recherches. Ce sont de véritables mystères; mais, au lieu de locutions semi-flamandes , on y rencontre parfois des vers touchants et quelques scènes qui ne sont pas sans intérêt.
Valere André, Bibliotheca belgica, p. ,184. - Pacqnot, Mémoires pour V histoire littéraire des Pays-Bas, Xi,
14t. - Braoet, Manuel du libraire, I, 76g. - Paul Lacroix. Catalogua de la bibliothèque dramatique de M. de Soleinne, 1. I, p. tlT.
+COPPBK8 {Gilles), typographe flamand du seizième siècle, mérite d'être mentionné, en raison des services qu'il rendit aux lettres et aux sciences durant plus de vingt années ; son imprimerie, établie à Anvers en 1539, fonctionna avec activité, et répandit un grand nombre de bons ouvrages. La marque de Coppens représente deux bras cuirassés sortant des nuages; leurs mains serrent un serpent, et au-dessous il y a pour devise : Dii fortes.
A. de Reun, Variété» MbUograpMquet et littéraire* t Bruxelles, istt, p. 167.
coppens (Laurent, baron de), magistrat français, né le 13 novembre 1756, mort à Dunkerque, au mois de mars 1834. Procureur du roi de l'amirauté de Dunkerque avant la révolution, U fut nommé en 1791 membre de l'Assemblée législative, échappa aux orages de la révolution, et fut élu député en 1816 par le département du Nord. On a de roi : Observations sur l'organisation de* tribunaux de commerce maritime et leurs attributs; Paris, 1802, in-8°; — Mémoire sur le rétablissement des amirautés; Paris, 1804, in-4°; — Lettre à M. Francoville , sur un imprimé relatif à la franchise des ports, et particulièrement à celui de Dunkerque; Paris, 1814, in-8°; — Opinion sur le rapport fait par M. de Bonald, relativement à la réduction des cours et tribunaux, etc.; Paris, 1815,in-8°; — Opinion sur la loi d'amnistie; Paris, 1816,in-8°.
Monit. univ. - Qoérard, la France littéraire.
GOPPBTTA. Voy* BBGCOTI.
coppibe '(Guillaume), voyageur français, né à Lyon, vers 1660, mort en 1670. Il fut capitaine de la marine des Indes. On a de lui : Histoire et voyages des Indes occidentales et autres pays éloignés; Lyon, 1645, 1654, in-12. L'auteur raconte dans (Introduction les malheurs, peu ordinaires, qu'il essuya durant son voyage; — Cosmographie universelle et spirituelle, ensemble les définitions des vertus et des vices; Lyon, 1670, ra-12; — - Essais ou définitions des mots, avec l'origine et les noms des premiers inventeurs des arts, 1663. Les Lyonnais dignes de mémoire, 11, M.
goppin (Jean) t voyageur français, né vers 1615, mort vers 1690. Il s'embarqua en 1638 pour l'Egypte, où il passa deux ans. Dans un second voyage, il visita Tunis, la Syrie, et fut nommé consul a Damiette en 1644. Après avoir séjourné trois ans dans cette ville , il revint en Europe avec des projets de croisade, qu'il tenta vainement de faire agréer à Louvois et au pape. Voyant qu'il ne réussissait pas auprès des souverains, il s'adressa au public, et exposa tout un plan de croisade dans un livre assez curieux, intitulé : Bouclier de V Europe, ou la guerre sainte, contenant des avis politiques et chré-