‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 92 sur 133 · COQUELIN · texte numérisé non relu

COQUELIN

France et en Angleterre, la monnaie, les banques, les caisses industrielles , la liberté des échanges et le système prohibitif» l'industrie métallurgique en France. En 1840 il réunit en un volume ses articles sur l'industrie linière, et le pnblia sous le titre de Bssai sur la filature mécanique du lin et du chanvre. Une nouvelle édition de cet excellent travail parut en 1845, avec le titre modifié de Traité de la filature mécanique» Mis en rapport avec un constructeur de machines à filer le lin, M. Coqoelin en reçut diverses missions dans les départements. Le Journal des économistes lui ouvrit ses colonnes en 1846. Adjoint peu de temps après, en qualité de secrétaire, à l'Association pour la liberté des échanges, il ne tarda pas à prendre la direction de cette société, et donna une vive impulsion à ses travaux jusqu'au moment de sa dissolution, provoquée par les événements de Février. Les menaçantes utopies du socialisme et du communisme, qui se propageaient à cette époque avec une inquiétante rapidité, lui firent naître ridée de fonder, avec quelques-uns de ses amis du Journal des économistes , une feniile populaire destinée à défendre les droits de (a propriété, et du travail. Mais Jacques Bonhomme (tel était son titre), malgré le courage et le talent de ses rédacteurs, ne dura que quelques mois.

Utilisant les loisirs que la révolution de Février lui avait faits, M. Coquelin écrivit son excellent livre du Crédit et des banques, on il soutient le principe de la liberté des banques , telle qu'elle est pratiquée aux États-Unis. Publié en 1848, cet ouvrage obtint un succès mérité.

M. Coquelin fut chargé, en 1851, delà rédaction en chef du Dictionnaire de l'écànomie politique, en remplacement de M. Amb. Clément, auquel cette tâche avait d'abord été confiée, et qui s'était vu dans la nécessité de quitter Paris pour aller occuper des fonctions administratives en province. Il avait déjà inséré dans ce recueil un grand nombre d'articles, pour la plupart d'un haut intérêt, lorsqu'une mort imprévue vint l'enlever subitement a ses amis et à la science, à l'âge de quai ante-neuf ans.

A. Legovt.

DicU de Vecon. politique,

coquereau ( Char les- Jacques-Louis ), médecin français, né à Paris, en 1744, mort dans la même ville, le 12 août 1796. Il avait été professeur de physiologie et de pathologie à la faculté. Les nombreux ouvrages de Louis Coquereausont encore très-estlmés. Durant le cours de ses études, il soutint trois thèses, qui obtinrent un grand succès dans le monde savant; Tune de physiologie : An soliditati partium corporis humant conférât aer; Paris, 1769, in-4° ; l'autre d'hygiène : An aer corruptusexpurgari possit ; 1 769, in-4 * ; la troisième , de pathologie : Ergo sui sunt morbischronicis motus critici; 1769, in-4°. On lui doit aussi le complément de la nouvelle édition de la Bibliothèque

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