COQUEREL
* GOQUUEL (Charles-Augustin), savant français, né à Paris, le 17 avril 1797, mort dans cette ville, le 1er février 1861. Il fat élevé par sa tante, Hetena-Mam- William», l'une des femmes de lettres les pins remarquables de l'Angleterre. Sans entrer dans les fonctions pastorales, il fit de la théologie son étnde favorite. H publia aussi dans la Meeue britannique, dont il fut un des fondateurs, en 1826» plusieurs articles Sur r astronomie 9 entre autres Sur les étoiles doubles et les nébuleuses. Il lut un des fondateurs de la Société protestante de prévoyance et de secours mutuels de Paris, On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels on remarque ; Histoire de la littérature anglaise* depuis son origine jusqu'à nos jours; 1 vol., 1828} — Caritéas; 1 vol., 1827 ; — Essai sur ? histoire générale du christianisme; 1828;— Histoire des églises du désert, depuis la révocation de redit de fiantes jusqu'à la .révolution française; 2. vol. in-8°. Hsiuu Hammamh.
Dm. parti* — Qvérart, Im Front* Utt., «oppU ; coq/V wbl (Athanase-Laurent-Charles ) , théologien français, frère do précédent, né à Paris, le 27 août 1796. Comme son frère, il fut élevé par les soins de madame Williams. Il fit ses études à la faculté protestante de Mootaoban , et reçut en
1816 le diplôme de ministre du saint Évangile; en
1817 il fut élu pasteur de la chapelle épiscopale de Saint-Paul, à Jersey, et chargé de prêcher dans les deux langues, anglaise et française ; mais il refusa ces fonctions, ne voulant pas signer les trenteneuf articles de la confession de foi de l'Église anglicane. 11 resta ensuite douze ans en Hollande, prêchant dans les églises d'Amsterdam, de Leyde et d'Utreeht En 1830 il fut appelé à Paris, où il succéda à M. Marron comme pasteur de l'Église réformée. En 1848 et 1849 il fut élu à Paris représentant du peuple aux deux assemblées, constituante et législative ; il vota toujours avec les républicains modérés. Ce fut è rassemblée législative que la prétention de M . Coquerel de donner l'Evangile pour base au système républicain, lui attira de la part de M. Dupai cette spirituelle réponse. « Alton* donc I Jésus n'a jamais dit, que je sache : Ma république n'est pas de ce monde. » Depuis le 2 décembre M. Coquerel s'est borné on simple exercice de ses fonctions pastorales , que sesdevoindereprésentmttt'avaientd'aiUeurs point interrompues. M. Coquerel s'est occupé pendant toute sa carrière del'étudede l'éloquence chrétienne, dans laquelle il s'est distingué comme orateur. 11 est peut-être le pasteur de France qui a composé le plus de sermons : sept ou huit cents, dont un grand nombre ont été imprimés. Ses principaux ouvrages sont : Le Christianisme expérimental ; Paris, 1847,in-12; —Biographie sacrée, ou dictionnaire historique, critique et moral de tous les personnages de V Ancien et du Nouveau Testament; Paris, 1837, in-8°. — Histoire Sainte et analyse de la Bible, avec une critique et un or-
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dre de lecture; Paris, 1839 et 1842 , ûv!2 ; — Orthodoxie modems; Paris, 1842, in-12; — Réponse au livre du docteur Straus : la Vie de Jésus; Paris, 1841» hv8°; — Sermons divers et Poésies (1836); 8 vol., de 1819 à 1852. La plupart de ces ouvrages sont traduits en anglais, en allemand et en hollandais. M. Coquerel a en outre dirigé le Protestant, écrit périodique, août 1831 à décembre 1833; — le libre examen; id., janvier 1834 à juillet 183e ; — le lien, autre écrit périodique, fondé en janvier 1841. Cette dernière publication a pour but de rétablir l'unité des doctrines parmi les protestants français. Himu Haktmajui.
Qtrirartf, te France lUUrmlf. — Lôoaadr* et Boarqielat, te Littérature framçai* cmOampormlm. - Moniteur universel, IMS à lut.
coqotm ( Qomalés ), peintre flamand, né à Anvers, en 1018, mort dans la même ville, le 18 avril 1684. Élève de David Ryckaert le vieux, et lié avec Ryckaert le jeune, il fut surtout frappé des ouvrages de Van- Dyck, et prit ce grand peintre pour modèle. Après avoir traité quelque temps des sujets de fantaisie, il ne s'occupa plus que de peindre le portrait en petit. Les succès qu'il obtint en ce dernier genre le firent connaître à la cour. Le roi d'Angleterre, l'électeur de Brandebourg, l'archiduc Leopold, don Juan et le prince d'Orange employèrent son pinceau. Riche et estimé , il eut le malheur de perdre sa fille, Gonzaline, en 1667, son fils on 1670, et en 1674 sa femme, Catherine Ryckaert. Il fut enseveli dans la chapelle de la Vierge de l'église Saint-George à Anvers. « Coques, dit Descamps, eut un pinceau précieux, large et facile; ses portraits sont bien dessinés : il colorait avec une fraîcheur surprenante les tètes et les mains; il avait une touche peu commune dans les petits ouvrages. Nous l'avons comparé à Van-Dyek, et nous ne craignons point d'avoir exagéré; il disposait ses portraits comme ce dernier : il semble avoir eu le même génie. J'ai vu de lui un tableau surprenant; c'est une famille entière habillée en noir, et ce tableau est fort clair. Le linge y est d'une légèreté si transparente et si mince , qu'on croit le voir agité par l'air; ses fonds sont clairs et vagues, ses plans exacts et simples, sans confusion, quoique remplis de meubles; la grandeur de ses tètes n'était guère au-dessus d'un pouce et demi. Il a souvent fait son portrait et celui de sa .famille. Ses tableaux sont rares en France. »
Dateamps, fiée de* peintres flavutndt et hollandais.
coquillart (Guillaume), poète français, né vers la première moitié du quinzième siècle, dans une ville de Champagne dont on ignore le nom, mort vers 1490. Il était officiai de la ville de Reims en 1478 , et il assista au sacre de Charles V0I. H s'était fait une grande renommée par quelques pièces de vers dans lesquelles on remarque de la facilité, du naturel, et cette simplicité naïve qui caractérise la langue et les