‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter;Chapitre 95 sur 133 · COQUILLART · texte numérisé non relu

COQUILLART

poésies d'alors, mais qui ne justifie pas Coquillart des reproches qu'on lui a adressés sur la licence de ses expressions et sur le choix de ses sujets. On a attribué à ce poète plusieurs pièces qui ne sont pas de lui; entre autres, le Purgatoire des mauvaises femmes , V Avocat des damés de Paris touchant le pardon de saint Trottet. Parmi celles qui lui appartiennent réellement, on remarque le Plaidoyer d'entre la simple et la rusée; Y Enquête d'entre la simple et la rusée, œuvres en vers, qui peuvent être regardées comme des pièces dramatiques; — les Droits nouveaux; — et le Débat entre les dames et les armes. Coquillart mourut de chagrin, à ce que dit Marot, d'avoir perdu au jeu de ia mourre une somme considérable. La première édition connue des poésies de Coquillart est celle de Paris, 1493, in-4°; elles ont été réimprimées, Paris, 1532, in-16 ; ibid., 1534, in-16;ibid., 1723, in- 12 ; et par M. Tarbé, sous le titre : Œuvres de Guillaume Coquillart, nouvelle édition, publiée avec une notice sur la vie et les œuvres de Coquillart et des notes historiques et philologiques, Reims, 1847, 2 vol. in-8°.

Bibliothèque française de Lacroix du Maine et de Du rentier, éd«t de J. Mgoley de Jnrigoy.

coquille, en latin conçut Lies (Gui) y sieur de Romecay jurisconsulte français, né à Décize, dans le Nivernais, le 11 novembre 1523, et mort le 11 mars 1603. Dans cette longue période de temps, il vis se dérouler devant lui les événements les plus graves, ceux qui influèrent le plus sur les dectinées modernes de la France et de l'Europe. H lit ses humanités à Paris , au collège deNavarre, et montra une prédilection particulière pour la poésie latine, qu'il cultiva avec succès jusqu'à la lin de ies jours. A l'Age de quinze ans , il fut conduit en Italie par un protecteur qu'il ne nomme point, mais dont il parle souvent avec reconnaissance. Il étudia le droità Padoue, dont l'école était aussi célèbre que celles de Bologne et de Turin, et eut pour maître le célèbre Marian Socin le jeune, qu'il vante en plusieurs endroits de ses ouvrages. Après son retour en France, 3 travailla deux ans chez un procureur, pour se familiariser avec la pratique; puis, après avoir consacré deux autres années à Orléans à l'étude du droit, il vint à Paris en 1551 , écouta les grands avocats au parlement, et au bout de trois ans alla s'établir dans sa ville natale. Après l'incendie qui réduisit cette ville en cendres , il se fixa définitivement à Nevers, en 1559. Sa réputation s'étendit bientôt au loin; consulté de toutes parts, il réservait aux pauvres la dîme de ses honoraires. La France se vit bientôt ensanglantée par les guerres de religion. Pourvu en 1571 de la charge de procureur général fiscal du Nivernais , Gui Coquille préserva sa province des horreurs de la guerre civile et des massacres de la Saint-Barthélémy , et se montra dans toutes les occasions l'adversaire le plus décidé des ligueurs. Ses ouvrages, où se révè*

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