CLIFFORD -^ CLIFTON
royales. Créé harooet, il s*attacha particulièrement au duc d'York , et le suivit dans ses campagnes maritimes contre les Hollandais en 1665 et 1666. A SOU retour, il entra au conseil privé. Tour à tour contrôleur du palais, trésorier de la maison du roi, commissaire de la trésorerie, il fit partie du fameux cabinet si connu sous le nom de Cabale (CabtU), « Sir Thomas Clifrord,ditM. Macaulay, y était membre de la commission de la trésorerie, et s'était fort distingué dans la chambre des communes ; c'était le plus respectable de tous les membres de la cabale. A un caractère ardent et impérieux il joignait au moins un sentiment profond de ses devoirs et de son honneur, bien quMl donnât à ces mots une fausse interprétation. » Tout en étant le plus honnête des membres de la Cabale , ce qui d'ailleurs ne supposait pas une bien grande moralité, ClifTord 'conseilla cependant la suspension des payements de l'échiquier, mesure frauduleuse, qui déshonora le règne de Charles II, et amena la chute de la Cabale, en excitant au plus naut point l'indignation publique. Cliiïord fut récompensé de cette coupable faiblesse par la dignité de pair, avec le titre de lord ClifTord de Chudleigh, en 1672, et la charge de lord grandtrésorier, le 26 novembre de la même année. En 1673 les communes forcèrent Charles II à donner sa sanction à une loi célèbre, ((ui fut exécutée jusquau règne de George lY. Cette loi, connue sous le nom d'acte du Tes/, ordonnait que toute personne remplissant une charge civile ou militaire prêterait le serment de suprématie, souscrirait une déclaration contre la transsubstantiation , et recevrait publiquement le sacrement selon les rites de l'Eglise anglicane. A la suite de cette loi, le duc d'York se trouva dans la nécessité d'abandonner sa haute position de lord giaod-umiral. ClifTord eut le courage de ne pas cacher ses croyances religieuses. Refusant de prêter le nouveau serment, il déposa la verge blanche de lord grand-trésorier, et se retira à 8amaisondecainpagne,où il mourut, au bout de quelques mois.
Debrett, Pwragê. — Macaaiay, HUt. d'jénglêUrrê depuii ravénement de Jacques II, trad. de M. Julei de Peyronnet.
GLiPFORD (Arthur )y jurisconsulte e« littérateur anglais, mort à Winchester, le 16 janvier 1830. Après ses études de droit, il passa quelques années sur le continent, et à son retour il vécut indépendant, mais occupé d'utiles travaux littéraires. Ses principaux ouvrages sont : Portefeuille et correspondance qfficielle de sir Ealph Sadler, en anglais; Londres, 1809; — Poésies de Tixall, avec notes; Londres, 1813, in-4<'. C'est à Tixall qu'habitait la famille de ClifTord; — Carmen seculare, ode en commémoration du centième anniversaire de l'avénement de la maison de Hanovre 4u trône britan» nique; Londres, 1814, hi-8^
hose, A'cw biograptiical dictionarif.
GLiPFORT, et non glippord, botaniste hollandais, natif d'Amsterdam, vivait dans la première moitié du dix-huitième dède. Quoiqoi jurisconsulte, il aimait la botanique, que sa Sot' tune lui permettait de cultiver à loisir. Il fiitoi des directeurs de la compagnie hoUandaise dM Indes orientales. Ayant établi sur une de se* terres à Hartecamp, entre Hariem et Amsterdam , un jardin botanique, unique en soe geare à cette époque, une ménagerie et un miuéimi, il confia, sur la recommandation de Boerhaan, la direction de ces rares collections à Linné, qui s'acquitta avec zèle de cet emploi de 1736 à 1738, et récompensa l'opulent Hollandais en appelant c/^or/ta un genre déplantes delà lamille des rosacées. Cliffort fit aussi les frais de l'ouvrage de Linné intitulé : Hortus Cliffortianus ; Amsterdam, 1737, in-fol. Linné dédia le livre à sob protecteur. Il eut une vertu que n'ont pas tonours les protégés : la reconnaissance. Dans sob épitre dédicatoire et dans la préface en date da 30 juillet 1737, il exalte, dans un style qui n'ote rien à la dignité de l'écrivain, la magnanimité de ClifTort.
Llnoé, Hortus Clif/ùrtianus. — Ersch et Graber, Altgemeine Encpeloptedie.
GLiPTON ( François) f médecin anglais, livait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Reçu docteur à Leyde en 1724 , il vint ensuite pratiquer la médecine à Londres, où il fut agrégé à la Société royale et au Collège des médecins. C'est là tout ce que l'on sait de sa rie. Nous possédons de lui les ouvrages suivants : Dissertatio de Variolis; Leyde, 1724, in-4«; — the State oj physick ancient and modem; Londres, 1732, in-8°; trad. en français par l'abbé Desfontaines, Paris, 1742, in-8* : « C'est, dit la Biographie médicale, un ouvrage médiocre, rempli de lacunes, d'erreurs et d'assertions hasardées. Moins patriote que les Anglais n'ont coutume de l'être, il cherche à dépouiller Newton de la gloire d'avoir découvert le système de l'attraction, pour en reporter tout l'honneur à Hippocrate. Il essaye de prouver que Tanatomie est inutile au médecin, ce qui suffit pour donner une idée de son génie médical. 11 déclame aussi contre tous les systèmes, et cependant il finit par se déclarer partisan du boerbaavisme, c'est-à-dire de celui peut -être qui a le plus nui aux progrès de la physiologie ; » — Hippocraies, upon Air, water and situation ; Londres, 1734, in-8»: c'est une traduction en anglais du traité d'Hippocrate Sur Voir, Veau et les cieux ; des épidémies et du pronostic dans les maladies aiguës, traduction à laquelle il â joint celle de la description de la peste d'Athènes par Thucydide.
Biog. médicale.
* GLIPTON (Jean-Charles), compositeur anglais, né à Londres, en 1781. Il fit ses premières études musicales sous la direction de Bellamy, puis de Cliaries Wesley. Refusant la car-
CLBFTON — CaLINCHAMP
rièredu oommeroe, qne suirait son père, il s'établit à Bathy proTesseur de musique; en 1802 il alla à Dat>Un, d'où il revint à Londres en 1 816, après avoir inventé une machine qa*U appelait Bidomwieon , laquelle était destinée à être attachée au piano pour écrire les improvisations. On a de tni plusieurs compositions pour le piano, Imprimées à Dublin ; — une Notice biographique star Jean Stevenson, musicien, Insérée dans la Keime littéraire de Dublin; — Bdwin, opéra, théâtredeCrovr-Street;Dnblin, \%\b\ — Théorie simplifiée de V harmonie; Dublin.
Fétis. Biographie mfUvertellê dês musieiens, GLIGNBTT ( Jocques-Amaud ) , érudit liollandais, mort le 30 décembre 1828. H fut oon« sellier à la haute cour de La Haye et membre de llnstitut des Pays-Bas. Versé dans randenne langue de son pays, il se livra à des travaux analogues à ceux de Grimm pour les sources germaniques; il essaya, par exemple, de démontrer les rapports qui existent entre le bas-saxon et le hollandais ou flamand. On a de lui une sayante préface à la Theatonista , vocabulaire lattn-bas-saxon et bas-saxon-latin; Ck>1ogne, 1477, in-fol.; — Bijdragen tôt de ondeNeerlandsche Letterkunde (Recueil d'ancienne littérature néerlandaise); La Haye, 1819, in-8*. On y trouve des fables portant le nom d'Ésope et un poème de Guillaume yan Hillegaersberch. Archive» pour servir à Vhitt. des Paps-Bas, GLIMAQVB (Saint Jean) (IcodwTK 6 KX(- (loxoç ) , surnommé le Scolastique ('O ZxoXoa- 11x6;), l'un des Pères de l'Église grecque, vivait dans le sixième siècle de l'ère chrétienne. Son véritable nom était Jean; il fut surnommé Climaque à cause d'un de ses ouvrages, intitulé K>i- |ui{ (l^ Échelle). H prit les ordres, et bien que son éducation le disposât à vivre ayec des personnes instruites, il passa quarante ans parmi des moines grossiers et Illettrés. Élu abbé du couvent du montSinaî, il y mourut, à l'ftge d'en- ▼Iron cent ans, le 30 du mois de mars de Tannée 606, à ce que Ton croit, car cette date est fort douteuse. On a de saint Jean Climaque les ouvrages suivants : Scala Paradisi (KXCl&o^ ). Ce liyre, adressé à Jean, abbé de Raithu , est divisé en trente chapitres, et traite des moyens d^atteindre le plus haut degré possible de perfection religieuse. Il a été traduit en latin par Ambroise le Camaldule; Venise, 1531; ibid., 1569; Cologne, 158^, ibid., 1593, avec un commentaire de Denys, moine cartésien; ibid., 1601, ln-8®. Le texte grec, accompagné d'une traduction latine, et les scolles d'Elias , archevêque de Crète, fut publié avec l'ouvrage de Climaque dté plus bas, par Matthieu Rader ; Paris, 1633, in-fol. n est aussi contenu, ainsi que les scoUes d'Elias, dans les diverses Bibliothecso Patrum. Dans plusieurs manuscrits , ce livre est intitulé : nXâLxe< nvevtioTixat, ou Tables spirituelles; — lÀber ad Pastorem, traduit aussi en latin par Ambroise le Camaldule ; le texte grec et latraduc-
BIOGR. CÉNÈR. T. X.
tion latine ont éfé fanprlmés dans la Seala Paradisi, et les scohes d'Elias, dans l'édition de Rader citée plus haut; Paris, 1633, m-fd. Ces deux ouyrages de Climaque ont été traduits en grec moderne, et publiés par Maximus MaiguniuSy évèque de Cérigo; Venise, 1590.
La vie de saint Jean Climaque, écrite par un moine nommé Daniel^ se trouve dans la Biblioiheca Patrum maxima, dans les Acta sanctorum, au 30 mars, dans les diverses éditions des oeuvres du saint, et dans les Johannis Climaci, Johannis Damasceniet Johannis Bleemosff' narii Vitx, parle P. Jean Vicart, jésuite; Tournay, 1664, in-4''. La Scala Paradisi a été traduite en français par Amauld d'Andill]^ sous le titre à' Échelle sainte; Paris, 1688, in-12. Cette traduction est précédée d'une vie du samt par Le Maistre de Sacy.
Fibridu, BiM. gretc., IX. -Ctve, HisL lit, vol. I.« Bamberger, Zuverldssiçe N^aehriehtcn von Celëkrlen Mànnem, vol. III.
CLiMurr ( Joseph) , évèque espagnol, né à Casteilon de la Plana (Valence), mort, dans la même ville, le 25 noyembre 178i . 11 fit ses études dans sa ville natale, et y fut reçu docteur en tbéc^ logie. Il y fut nommé ensuite successivement professeur de philosophie à l'université, curé et théologal de la cathédrale. En 1766 fl fut appelé h l'évèchéde Barcelone. Dénoncé comme ayant fait l'éloge de l'é^se d'Utrecht, dans une de ses Instruetiom pastorales, Climent Ait justifié, sur Taris d'une commission ecclésiastique. En 1773 il calma à Barcelone une sédition causée par une loi rendant la milice applicable à la Catalogne. Son influence dans son diocèse te rendit suspect à la cour, qui voulut l'enyoyer à Malaga. H refusa, et donna sa démission en 1775. Il a traduit en espagnol les Moeurs des Israélites et des Chrétiens de l'abbé Fleury, et publié les Instructions sur le mariage, de Le Tourneur, traduites par la comtesse de Montijo. Climent a laissé aussi des Instructions pastorales , telles que celles Sur le renouvellement des études ecclésiastiques; Sur le jubilé ; et Sur la théorie et la pratique de Féloquence chrétienne.
K. Antonio, Bibl. kisp. nova,
^GLiNCH (Guillaume), médedn anglais, yivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : Rufus Hephesius, de FesiesB renumque morbis, de purgantibus medicamentis, etc., grsee et latine, et dissertatio de auetore et ejus scriptis; Londres, 1726, in-4».
Adelong, tappL à JOcber, Mlomik CêMrU-Uxieoiu
«GUNGHAMP {Gervais Giancolet de), cardhial français, né dans la première rodtié du treizième siècle, mort à Rome , de la peste, en 1287. n était fils d'Odon de Clhichamp, sieur de Groéstel, et de Jacqueline de Lavardin. Dès qu'un personnage d'une aussi noble origine se destinait à l'égMse , il ne pouvait manquer d'y faire une grande fortune. Tour à tour arohidiacre
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da Mans, chanoine et doyen de Notre-Dame de Paris, Gervais de Clinchaiop fat nommé cardinal, au titre de Saint-Silvestre et de Saint- Martin des Montagnes, le 12 avril 1281. Simon de Brion, qui venait de succéder à Nicolas lll sur le siège pontifical, avait autrefois rempli les fonctions de trésorier à Saint-Martin de Tours, et Gervais de Clinchamp était alors son grai^4 ami, le compagnon de ses études, peut-être le confident de ses lointaines espérances. Villani , Mariana, Ciaconius et beaucoup d'autres historiens nous représentent, en l'année ^284, le cardinal Gervais, dit Giancolet, préchant une croisade contre don Pedro d'Aragon , à la suite des Vêpres Siciliennes. Mais ils se trompent : cette croisade fut prêchée par le cardinal 4ean Cholet. Gervais de Clinchamp n'en fut pas moins de son temps un personnage très-considérable, exerçant une grande influence sur toutes les affaires. 11 n'a laissé que deux lettres. Tune imprimée dans le Spéculum Carmelitanwn, t. 1, p. 89, l'autre dans le Bullarium Carmelitanum. Ces lettres n'offrent pas beaucoup d'intérêt. B. H\URÉAU.
FrizoD, Gallia purpurata. — Fr. Dachesnc, Hist. dei cardinaux français, U I.— Lajard, daiu l'Histoire lUtéraire de la France, t. XX. — B. Hauréau, HUt. littéraire du Maine, t. II.
; CLINGHAMP (FrançoiS'ÉHenne-Victor de), peintre et écrivain français , né à Toulon ( Var ), en 1787, issu d'une des plus anciennes familles de la nobl^se de Normandie. Son père, qui le destinait à la marine , lui fit apprendre les mathématiques ; mais sa santé , trop faible , et son goût prononce pour les beaux-arts, lui firent renoncer à cette carrière; il vint à Paris, et suivit les ateliers de Barbier l'afné, de Peyron et surtout de Girodet, f^e livrant avec ardeur à la peinture et aux connaissances qui s'y rattachent. Il retourna h. Toulon , où un grand nombre de sujets religieux et historiques sortirent «le ses pinceaux , entre autres : la Guérison du paralytique ; — les Fils de Zébédée ; — la àlorl de Phocion ; — le Baptênwde saint Mandrier, etc. La plo})art de ces tableaux parurent aux expositions dii Louvi'e. 11 dota l'art du dessin d'un instrument appelé hyalographe, destiné h dessiner la pt'rsp{*ctive, et qu*il présenta eji 1852 à la Société d'encouragement avec un procédé iwur tirer des éprouves de dessins exécutés sur verre. Ses connaissanc4»s on mécanique lui firent inventer encore d'autres instruments utiles, tels que Vangulomètre , destiné à mesurer le périmètre d'un lieu sans avoir aucune notion matliématique , et le noctographe , imaginé jwur permettre d'écrire aux personnes accidentellement privées de la vue. En 1820, M. de Clinchamp publia des Éléments de perspective linéaire et aérienne, à Vusage des personnejt qui s'occupent de paysage; iii-8°, avec 5 planches. En 1826 parnt son Nouveau traité de la perspective des ombres et des reflets; in-8°. En 1840 /y publia un Cours complet de perspective li-
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néaire et aérienne^ en a toI. liH^- ^ àdà, encore à BL de Clinchamp un Toînme à» fables;
— un recoeil de 50 Facéties ou parades desQciét^, — Rodolphe de Vart; Christine à Fcmtainebleau, drames en c|nq actes et quelques antres pièces de théâtre ; enfin, plasi^rs mémoires sur les arts, et tout récemmea^ un gfan^ oovrai^ sur la peinture, ayant pour titre : l'Idiome de 1(1 peinture, ou le panlexiquè de Fa^elier, oooùxmi tout ce qui peuf se rattacher à l'esthétiqae ainsi qu'à la pratique de l'art de peindra
GCTOT DB FÈEB.
Itenseiffnements particuliers, ' * CLiNG ( Conrad), en latin diqgius , fraodscaip et théologien allemand, virait en 1650. n était de Tordre des frères Mineurs et prédica' teiir à Krfurt. On a de lui : Locorupi çommunium sacrx théologies Sylva ;Coloffïe^ 1552, et paris, 1553; — de Securitate conscientix ; Çp)p^e, 1563; — Cathéchisme romain, eo 4 livres; Cologne, 1570.
Le Mire, Scriptores sœculi Xri. - Jean de Salnt-Aotoine, Bibliotheca univers, Pranciscorum, I, f7S; • Dupln, Table des auteurs welésiastiguet ( aetaMnie Mpie), p. iiM. —Morérl, Grand dictionnaire kistorifui.
— Richard et Giraod, Bibliothèque sacrée,
GLiif f AS ( KXeivioc ), pèred'Alcibiade, mort es 447 avant J.-C. 11 épousa Dinomaqoe, fille de l^égaclès, et eut de ce mariage le famenx Aidbiade. Il combattit vaillamment à la bata^ d'Artemisium,sur une trirème équipée à ses frais, et fut tué à la bataille de Coronée, où les Athéniens furent <léfaits par les Béotiens et les Eubéens exilés. Un de ses fils, portant le même nom que lui, se fit remarquer par un manque absolo d'intelligence, et devintméme fou, au témoignage de Platon.
Hérodote, VI II. 17. — Plotarqne, MciHades. - Thoeydidc, 1, lis. — Platon. Protagoras.
CLiNiAS, philosophe phythagoricien , vivait vers 400 avant J.-C. Né à Tarente, il fut le contemporain et l'ami de Platon : on sait, par une aiseriioo , fort hasardée il est vrai , de Diogène Laorce , que Platon, ayant voulu brèler tous les écrits do Démocrite qu'il avait pu rassembler, en fut empêché par Amyclas et Clinias^ Celni<i, dans la pratique, était un vrai pythagoricien. Quand il se sentait irrité, il avait Thabitude de jouer de la harpe pour calmer sa colère. Tnstnirt qu'un philosophe pythagoricien, qu*il ne connais sait pas d'ailleurs, Prorus de Cyrène, venait d'être ruiné par les troubles civils de cette ville, il partit pour Cyrène , racheta les biens de Pro nis, et les lui rendit.
Quelques fragments de ses écrits conservés par Stobée figurent dans les éditions de ce dernier auteur publiées par Canter, par Gale, parScfaow et plus récemment par GaisfonI, 182Î. OrelH les a insérés, en y joignant les notes variorum, dans les Opuscula Grxcorum veterum sententiosa; Leipzig, 1821, t. Il, p. 702.
Jambliquc, Fit Pyth.,n, SI. SS. - Éllen, rar.km^ XIV, fes, - Athénée, XI?. - Diodorc, JYit^ai.. X. - Fabrlclua, Bibl. gnee.
869 OClNQBfAQUE
*GLiifOHiAQCB, L'an des philosophes de récolc de Mégare, fondée par Euciitle, n^. à Thurium, dans la Lucanie, conti^ de l'Italie méridionale. On |)eut estimer approximatîTcment que Texistence de ce philosophe fut comprise entre les olympiades LXXXXV et CXI ( 400-336 av. J.-G.), et qu'il fut un des disciples qui suivirent renseignement inégarique d'ahonl dans les dernières années d'Ëudide, puis sous Ichthyas, qui, au rapport de Suidas (1), succéda au fondateur de Técote. Diogène de Laerte (2) nous apprend que Clbomaque fut le premier qui composa un traité sur les axiomes , les catégorêmes et autres matières de ce genre. Il doit donc être regardé comme l'un des fondateurs de la logique; et dans cette voie il eut la gloire d'être le précurseur d'Aristote. C. Mallet. ,
Tiiogéoe dej Uerte. — Suidas. - C Mallet . Hist. de r École de Meçare; Parte, 184S, ln-8».
CLINTON {George\ guerrier américain, né à Longford (Iriande ), en 1 690, mort le 19 novembre 1773. Il descendait de Guillaume Clinton qui, attaché à la cause de Charles V, s'était réfugié en Irlande. En 1739 George Clinton passa en Amérique ; mais ce ne fut qu'au printemps de 1 731 qu'il put s*établir, avec quelques compatriotes, dans le comté d'Ulster, à environ 60 milles de New- York. Son premier soin fut d'élever les ouvrages nécessaires pour se garantir des attaques des Indiens. 11 fut ensuite nommé juge de la cour du comté, devint lieutenant-colonel, et assista à la prise du fort Frontenac, sous le commandement de Bradstreet. George Clinton eut quatre fils, parmi lesquels Jacques et George. Ce dernier devint vice-président de l'Union Améealne.
Boni de Rochelle, lei États-Unis d^Âméri^e, dans rOniv. put.
CLINTON ( George) f homme d^État américain, fils du précédent, né à la Nouvelle-Angleterre, le 26 juillet 1739 , mort à Washington, le 20 avril 1812. Après avoir fait ses premières armes, en 1752, dans le régiment que son père commandait pendant la guerre du Canada, il alla en 1760 étudier le droit à New- York, et y débuta comme avocat. En 1773r il fut élu représentant de sa province à l'assemblée coloniale, et en mai 1775 son opposition aux empiétements du gouvernement anglais le fit nommer membre du congrès de Philadelphie. Cependant il assista peu aux séances de ce corps politique ; il trouva plus urgent de défendre les armes à la main l'indépendance de sa patrie. Devenu brigadier général et commandant de l'armée de New-York, Il contribua, par d'habiles dispositions, à faire capituler à Saratoga, le 12 octobre 1777, le général anglais Burgoyne. Nommé gouverneur de l'Étal de New-York à la fin de la même année, il Ait maintenu dans cet emploi jusqu'à son élection, eo 1804, comme président Ides États-Unis et
(1) In. Bodld.
(1) L. il. la Dlod. Cron.