‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 100 sur 118 · CLIFFORD · texte numérisé non relu

CLIFFORD

tniis bètiiuents armés à ses frais , daos llntentkin de déTaster les établissements espagnols do la mer da Sud; il croisa sur les cdtcs de l'Amérique septentrionale, pilla ou rançonna tous les navires qu'il put joindre, sans distinctionr de pavillon, et revint en Angleterre avec un botin énorme. Il fit ainsi plusieurs courses plus oa moins heureuses. En 1588, difTord fut un des premiers à offrir son bras et sa fortune k la reine, menacée par les formidables armements de PhilipiMï II. Il se distingua par son intrépidité dans les combats livrés h la fameuse flotte espal^le V Armada. Elisabeth fut si satisfaite des services de Sun favori, qu'elle lui donna un des meilleurs vaisseaux de la marine anglaise, /e Lion d'Or, ClifTonl équipa splendidement ce bâtiment, et partit en croisière avec un grand nombre de gentilshommes anglais. L'événement ne répondit pohit à leur attente. Le mauvais temps et les vents contraires les arrêtèrent longtemps. CttfTord ne retira cette fois d'antre dédommagement de ses considérables dépenses que le produit du pillage d'un navire marchand dunkerquois , le Lièvre , en destination d'Espagne. Assailli peu après par nne violente tempête, qui le força à sacrifier sa mature, il se hftia de gagner TAngleterre. Ce mauvais succès ne fit que Texciter, et le B juin 1589 il sortit de Plymouth avec quatre navires bien armés. Il avait à son bord Edouard Wrigth, mathématicien distingué, cliarge par la reine de dresser la relation de cette nouvelle expédition, dirigée contre les Açores. Après avoir rançonné successivement trois navires français venant de Terre>Neuvc, onze bâtiments transéatcs, trois vaisseaux espagnols et neuf portugais, Cliflbnl, rallié pardenx navires de guerre anglais, s'empara de Sayal, peuplé de vingt-deux mille habitants, dont il tira d'importantes contributions. Il fit encore quelques prises, puis mit le cap sur l'Angleterre, où il n'arriva qu'après avoir été forcé de relâcher en Irlande et couru les plus grands dangers. Le nombre des exi)éditions semblables (^ue fit Cliflbrd s'élève à onze. « Quelques éloges qu'on doive, dit le baron de Walkonaér, donner à la valeur et à la générosité du comte de Cumberland, il est fâcheux pour sa gloire que ses voyages ne puissent porter que le nom de pirateries et de brigandages. » En effet ClifTord s'inciuiétait peu de la nationalité du navire qu'il attaquait et de la couleur de son pavillon. 11 n'en était pas moins â son retour gracieusement accueilli par sa royale maîtresse, qui le créa en 1601 chevalier de la Jarretière. La même année, CliCfurd fut l'un des lords chargés d'agir contre le comte d'Essex, cet 'autre favori d'Elisabeth. ClifTord dépensa le produit de ses captures en fêtes offertes à la reine, courses de clievaux, spectacles publics, prodigalités de toutes espèces. Il ne lui restait presque rien de ses immenses richesses lorsqu'il mourut, jeune encore. Alfred de Lacaze.

Vati Tente, tiistotre 'j/énéralê de ta Marine, \lh M*»

— Walkeoaer, Foyaget en Afrique, — Pennant, Tour in Scoiland.

GLiFFORO (Anne), fiUe du précédent, née à Skiptoncastle, dans le Craven, le 30 janvier 1589, morte en 1076. Héritière des inunenses domaines delà famiUoCliiïonl Cumberland, elle épousa d'abord Richard, lord Buckhurst, depub comte de Dorset, et ensuite Philippe Herbert, comte de Pembrokeet Montgomery , dont elle n'eut pas d'enfants. Elle avait eu deaon premier mariage trois garçons, qui moururentjeunes, etdeu x filles. Coite dame écrivit des Mémoires sur son premier mari, Richard, comte de Dorset, sur elle-même et sur ses enfants. Ces deux ouvrages sont restés manuscrits. Dans le cours de sa vie, elle bâtit deux lièpitaux , et érigea ou restaura sept églises. Elle éleva aussi deux monuments aux poètes Spencer et Daniel, dont le dernier avait été son maître. Elle est surtout connue aiyourd'hui par une lettre publiée par lord Orford dans le n** 14 du Monde X World), et Pressée à sir Josepli Williamsou, secrétaire d'^iat sous Charles II. Ce ministre rayant invitée à faire nommer le candidat du gouvememcot dans le bourg d'Appleby, dont elle disposait , eliehii répondit par ces paroles, assez laconiques et assez curieuses pour que nous les reproduisions textuellement : / hâve been bullied by an usurper, I hâve been neglecled by a court; but I wiU not be diotated by a subject : your man shan*t stand.

ANKK DoRatT, PIMBROKB AITD MONTGOMIRY.

( J*ai été vexée par un usurpateur, j'ai été négligée par une cour; mais je ne me laisserai pas commander par un sujet : votre homme n'aura pas mon appui).

Dioçraphia britannica.

* CLIFFORD {Jacques), chapelain et musicien anglais, né à Oxford , mort à Londres, en 1700. 11 fut d'abord enfant de choeur au collège de la Madelaine, puis devint chapelain de Saint- Paul de Londres. On a de lui : Collection of divine services and anthems usually sung in His Majesty's chapell and in ail t/ic calkedral and collégiale choir s of Engtand and Ireland; Londres, 1061, in- 12. On y trouve des détails curieux sur la musittue d'Angleterre et des instructions ]H)ur Wh organistes.

Fétu, lHograpàif uniwneile des muêiciens.

*CUPFORD {Martin), théologien anglais, de Pordre des Chartreux , vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. Il fut prieur de son onire. On lui a souvent ilonné , par erreur, le prénom de Matthieu. On a de lui : Treatise on human reason; Londres, 167'«. II prit i)ari aussi à la publication intitulée : Relieur sal.

GraDger , Biog. klst.

CLIFFORD ( Thomas ), homme d'État anglais, né en 1630, mort en 1673. Dans sa jeunesse il voyagea sur le continent, et embrassa proliablement la religion catholique. Élu en 1660 membre du pariement de la restauration, il s«-. montra un des plus ardents défenseurs des prérogatives

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