CLITUS — CLIVE
pelé 'A.rh\ut; et M ensuite Dominé général <]'ime des deu\ diyisions des gardes ( éTatpoi ) ; Iléphestion commandait Tautre. Il rendit encore (Fautres services à son maître dans les immortelles campagnes qui donnèrent au vainqueur de Darius Tempire do l'Asie jusqu'à Tlndus; mais, comme tant d'autres vieux soldats macédoniens , plus braver quintelligents, il s'indignait envoyant Alexandre adopter les usages orientaux , et le regardait comme un transfuge des mœurs nationales. Il ne cherchait point à cacher son mécontentement, et, comparant les campagnes d^Alexandre à celles du roi son père, il donnait de beaucoup la préférence à celles-ci. En 328, la satrapie de Bactriane étant devenue vacante par la démission d'Artabaze , Alexandre donna cette province à Clitus. La veille du jour où celui-ci devait aller prendre possession de son gouvernement, il fut invité à souper à la table du roi, qui se trouvait à Maracande, dans la Sogdiane. Un poète musicien, appelé Pranique ou Piéron, admis au banquet royal , chanta des vers dads lesquels les vieux capitaines macédoniens, vaincus parles barbares, étaient tournés en ridicule. On voulut lui imposer silence; mais Alexandre et ses courtisans lui ordonnèrent de continuel*. Alors Clitus prit la parole pour défendre les vieux capitaines , et la dispute s'étant échauffée , on en vint aux personnalités, surtout lorsque Alexandre qualifia leurs revers de lâcheté, a C'est fjourtant cette Iftcheté, dit Clitus, qui te conserva la vie, oui, à toi, fils des dieux, lorsque tu tournais le dos à Tépée de Spithridate> Cette main sauva ta tète au combat du Granique. » II lui reprocha ensuite le meurtre d'Attale , et, se moquant de l'oracle de Jupiter Hammon, il ajouta « J'ai dit au roi des choses phis vraies que son père. » A ces mots Alexandre , arracliant une sarisse des mains de ses gardes, s^élança pour en percer Clitus; Perdiccas et Ptolémée l'en empêchèrent. Les amis de Clitus le forcèrent de quitter la salle ; mais il y rentra aussitôt par une autre porte en récitant des vers de VAndromaque d'Euripide, où ee poète se plaint de ce que toute la gloire d'une bataille rqaillit non sur les soldats, mais sur leur général. Alexandre, hors de lui-même, ordonne ne sonner la trompette, afin que le camp prenne les armes ; il repousse ses amis, qui le conjurent de ne rien précipiter ; la frénésie lui ferme les oreilles; les lumières sont éteintes, tout le monde s'enfuit. Seul , errant dans les ténèbres, Alexandre entend du bruit, appelle, et Clitus se nomme en disant qu'il sort du festin. Le roi le perce do part en part, et, couvert "de son sang, lui adresse ces paroles : •« Va maintenant rejoindre Philippe, Parménion et Attale. » Quelques historiens ont douté de la vérité de ce fait; d'autres ont i)ensé qu'une cause inconnue , plus sérieuse que les propos d'ivrogne, qu'on prête à Clitus, avait armé le bras d'Alexandre contre 8oa générât
Dlodore, XTII. il, 8T.-Platarqae, jétexander, «6. MH». - Anien, jinabasis, i, is; III, ii.tT; iv. s, t. -Quinte- Curce. IV. 13; Vlli. 1. - JusUn, XII, 6.
CLITUS , fils de Bardylis et roi dHIyrie, vivait vers 340 avant J.-C. Ce pays était alors soumis à la Macédoine. Clitus crut trouver dans la guerre qu'Alexandre faisait au delà du Danube une occasion favorable de recouvrer son indépendance. Il s'allia en 335 avec Glaucias, roi den Taulantiens. Alexandre, instruit de cette révolte, marcha contre ses nouveaux ennemis, et les défit complètement. Clitus fut forcé de se réfugier auprès de Glaucias; il ne reparaît plus dans l'histoire. Selon Arrien, les lUyriens avant d'en venir aux mains avec les soldats d'Alexandre, sacrifièrent trois jeunes garçons, trois jeun(;s filles , et trois béliers noirs.
Arrien. yénabatUt I. 8. 6. — Plutarquc, .4lexandei%, II. -:Diodorc, XVII. 8.
GLiTVS, Juif de Tibériade, vivait dans le premier siècle de l'ère chrétienne. C'était, dit Josèphc, un jeune homme hardi et téméraire. Il excita une sétlition du temps de la guerre que Titus et Vespasien firent aux Juifs. Josèphe, roulant le punir, ordonna à un de ses gardes de lui couper les mains. Celui-ci hésita ; Clitus, voyant qu'il ne pouvait éviter la punition, pria qu'on lui laissât au moins une main : Josèphe le liJi acconla, |K)urvu que lui-même s'en coupât une. Aussitôt le hardi jeune homme tira son épée, et se coupa la main gauche.
Josèphe. Bell. Jud., II.
CLIVE {Robert, baron de Plassey), fondateur de l'empire britannique dans llnde, né le 29 septembre 1725, à Styclie, prèsMarket Drayton, dans le comté de Shrop , mort à Londres, le 22 novembre 1774. Dès sa première jeunesse il montra le caractère hardi et entreprcnant*auquel il dut plus tard sa brillante renommée. Incapable de se plier à la discipline et à l'étude, il passa sans succès les années de sa jeunesse dans diverses écoles. Il reçut sa première éducation à Lostok, dans le Cheshire, Le maître d'école prévit, dit-on, l'avenir de son élève, et <léclara que cet enfant , s'il était servi par les circonstances, deviendrait un des plus grands hommes de l'Angleterre. A l'Age de on7.e ans , le jeune Clive fut mis à l'école de Market I>rayton, puis à celle de Merchant Taylors , à Londres. Il fut enfin confié aux soins d'un M. Sterling, à Hemel Hempstead , dans le comté de Herford.
II y resta jusqu'en 1743, époque à laquelle il partit pour les Indes en qualité de commis aux écritures (writer) de la Compagnie des Indes orientales. Il arriva à Madras en 1744. La puissance britannique dans les Indes, gigantesque aujounl'hui, n'était presque rien alors. Une corporation de marchands anglais, qui possédaient quelques milles carrés de territoire, payait tribut aux gouvernements indigènes, et n'avait |K>ur se défendre que deux ou trois petits ïorUi de boue et d'argile. Parmi ces établissements. Madras était au premier rang. Cette ville et tonte la oon-