CLODOMIR
Deutschiibende poetische GeselUchaJt , k laquelle il contribua; — Ultima/ata, morbus, mors et sepultura Krumbholzii; Zwickau, 1742, in-4° ; — de Manuscriptis Krumbholzit^ nis et carcere ; — de Pronunciatione emphor tica; — de Singularibus quibusdam ephoro* rum Zwickaviensium dictis, factis et fatis; Zwickau, 1759, in-4*'; — des Poésies diverses, dans les Waldanische Gedicthe, d'Hoffmann, t. 7. Adelung, supplément à /Ocher, jéttçewieiius GêtekrUn- Lexicon.
CLODIUS ( Christian- Auguste), poète allemand , fils ddjM. Christian, né à Annaberg, en 1738, mort le 30 novembre 1784. Il reçiTt sa première instruction à Zwickau, et dès lors il témoigna le goût le plus vif pour les monuments littérairesderantiquité. En 1756 ilalla à Leipzig, où il étudia d'abord la théologie; il s'y lia avec le poète Kleist, qui encouragea ses dispositions pour la poésie. Plus tard il rechercha les conseils de Gellert, qui le porta également à cultiver les facultés qu'il annonçait II entra dans la carrière de l'enseignement à partir de 1759, devint professeur agrégé, puis en 1764 professeur titolaire de philosophie. En 1778 il fut chargé d'enseigner la logique, et en 1782 il fut appelé à la chaire de poésie. Mais alors sa santé s'altéra, et il mourut avant d'avoir pu donner la mesure de son talent. Ce fut pour le monde conmie pour les lettres une perte regrettable. Ses ouyrages sont : Versuche aus der Literatur und Moral ( Essai de littérature et de morale); Leipzig, 1767-1769, in-8** ; — Neue vermischteSchriften (Nouveaux mélanges); Leipzig, 1780, in-8". On y trouve des fables, des dialogues, des épigrammes; — Odeum, recueil mensuel commencé en 1784 et arrêté par la mort de l'auteur. Les œuvres latines de Clodius ont été recueillies par son ami Moens et publiées sous ce titre : Christ. -August. Clodu, quondamprofessorispœseosin Academia Lipsiensi, dissertationes et carmina; Leipzig, 1787. On trouve dans Jordens l'indication de quelques autres écrits laissés par Clodius.
Sa femme , Julie - Frédérique - Henriette Stoelzel, née à Altenbourg, morte le 3 mars 1 805, a donné une traduction allemande des Poésies anglaisesd'Élisabeth Carter et de Gliarbtte Smith; Leipzig, 1787, in-8^. Elle écrivit aussi dans les •oumaux.
/ordens, Lexicon TeuUekef Dichter wmd Prosaiiten, I et V. — ErnesU. Etogium Ch. - J. ClodU, daoi ses O^mtc. orator. phil&l. — Meosel, Lexicon dervom Juhr 1710 bi$ IMO verstorbenm Teutichen SehriftseUer.
CLODIUS ( Henri' Jonathan) , bibliographe allemand, mort le 4 août 1767. H fut bibliothécaire à Dresde. On a de lui : Spécimen thesauri novœ bibliothecœ literariœ univer salis realis ; Dresde, 1758, in-8*»; — PrUms linex bibliothecœ historia, seu notitia scriptorum de ludis prxcipuis domesticis acprivatis; Leipzig, 1761, m-8*'.
Adelong, rappl. à Mcher, jéUg. Celehrtên-Lexieon.
CLODOMIR, roi franc, t'alné dés fils de
GLODOMIR — GLONARD
Gloyis et de Clotilde, né en 495, mort en 524. U devint roi d'Orléans k la mort de son père, en 511. Excité par sa mère, et sans doute aussi par ta propre ambition, il marcha avec ses frères contre Sigismond, roi de Bourgogne. Ce prince ftit vaincu et fait prisonnier par Clodomir. L'habit religieux dont il était revêtu lui servit quelque temps de sauvegarde. Mais son frère Gonde mar ayant, sur ces entrefaites, rassemblé les Bourguignons dispersés et repoussé les Francs , Clodomir ne voulut pas plus longtemps épargner son prisonnier. Il refusa l'intercession d'un saint abbé, qui lui annonçait que Sigismond était déjà sous la protection divine; il fit jeter le roi des Bourguignons dans un puits à Conlmiers, près d'Orléans, avec sa femme et ses deux enfants, puis il marcha de nouveau contre les Bourguignons, en 524. Cette seconde campagne, ne fut pas heureuse. L'armée des Francs et celle des Bourguignons se rencontrèrent à Véséronoe, sur les bords du Rhône, entre Vienne et Belley. Selon Grégoire de Tours, les Francs étaient victorieux, lorsque Clodomir, en poursuivant les ftiyards, s'écarta trop de ses soldats ; il fut envdoppé par les Bourguignons , et tomba sous leurs coups. Sa tète, élevée au bout d'une piqne, ftit montrée aux deux armées. Les Bourguignons espéraient décourager les Francs en leur présentant ce trophée ; mais la vue de la tète de Clodomir produisit un effet tout différent : ils devinrent furieux, se précipitèrent aveuglément sur leurs ennemis, et en firent un carnage horrible. Clodomir n'était âgé que de trente ans. U avait eu de sa femme Godinque trois enfants , dont les deux atnés furent massacrés parleurs oncles, Childebert et Clotaire, qui se partagèrent le royaume d'Oriéans. Le troisième, Clodoald, fut forcé d'embrasser la vie monastique. II a été canonisé, et est connu sous le nom de saint Cloud. ( Voy, Childebert. et Clouo [Saint]).
Grégoire de Tours. — Slsroondl, UisMre det Français,
CLODORé {Jean de), voyageur français, vivait en 1671. 11 était secrétaire de vaisseau, et a laissé: Relation de ce qui s'est passé dans les iles et terre ferme de r Amérique pendant la dernière guerre avec V Angleterre, ente^et 1667, avec un journal du dernier voyaye de M, dé,La Barre en Vile Cayenne; accompagnée ^une exacte description du pays, mœurs et naturel des habitants; le tout recueilli des mémoires des principaux officiers qui ont commandé en ces pays; Paâris, 1671, 2 vol.
in-12.
Ch. Bmnet, Momêel du lÀbrolkn,
;;cLOBT (/.-/. de), écrivain belge, né à Bruges, le 4 mal 1794. Ancien professeur de rhétorique du collège d'Alost et membre de la Société de littérature et des beaux-arts de Gand, il a fourni an Spectateur belge en 1821 et à VAmi du roi et de la patrie de 1821 à 1824 un grand nombre d'articles Httértires. On
adeloi: Tableau général ci» anàlH^ewDdiiict^ de la rhétorique; Bmxdles, 1819, iii-4* : e*eiC un résumé de tout ce que les Hiéteors ont éerit sur l'art de bien dire, avec les indicatioQs des passages les plus remarquables de Cioéron el de Quinâien. -^ Histoire du soulèvement du Pays-Bas contre la daminatUm espapiole, trad.de l'allemand de Schiller; ibid., 1821,in-r; — Géographie historique, physique et statistique du royaume des Pays-Bas et de ses colonies; iUd., 1822, in-S^"; — Manuel de FadnUnistrateur, du mant^facturier e^ du néyih ciant, ou. tableau statistique de findustrie des Pays-Pas; ibid., 1823, iii-8^5 — Essai comparatif sur V arrangement desmots dans les langues française et^hollandaiêe , ou règles faciles au moyen desquelles on peut emnattre en peu de temps toutes les déférences qui existent entre ces deux langues sous le rapport de la construction; ibid., 1813, in-1 2 ; — Éloge historique du comte d*Bgment, décapité à Bruxelles, le 15 juin 1508, sdvi du Dénombrement de Varméé de Philippe II et de la Relation dés batailles de Saini-Qumtin et de Gravelines, pièces officielles et roédite& extraitesde8archivesdeDinant;ibid., 1825, in-8*, portrait
Dictionnaire de* kowÊmeê de lettres de la Beiffiquê. - Qnérard, la France littéraire.
*cLOi8B4VLT { Charles- Edmc) , oratoriea et théologien français , né. à Clamecyf mort i Chftlon-sttr-Saôpe , le 3 novembre 1728. Il enln en 1664 dans la congrégation de l'Oratoire, et d^ vmt supérieur du séminaire et grand-vicaire de ChAlon-sur-Sa9ne. On a de lui : Vie de samt Charles Borromée, trad. de lltalien de Gnissano ; Lyon, 1685, in-4*'; — Vie de François de Saint'Pé, prêtre de ^Oratoire; 1696, in-12; - Méditations des prêtres devant et après U messe, pour se disposer à la célébrer dignement et avec fruit ; Lyon, 1723, in-12 ; * Méditations d'une retraite ecclésiastique de dis iours à Vusaqe des curés ; ibid., in-12 ; — plusieurs ouvrages manuscrits, dont la liste setroute dans Moréri.
Morért, Grand dieUannairc kisterique, — Uebard et OIniDd. Bibliothèq;ue tacrée.
*CLOSAliD (Le chevalier Sutton db), marin français, l'un des compagnons de La Péroose, né vers 1745, mort à une époque inconnue. U entra au service le 18 août 1767, en qualité de garde de la marine à Rochefort, et devint enseigse de vaisseau en 1773. Il se trouva, Tanaée suivante, au combat de Mahé, assiégée par 10,000 hommes. Le chevalier de La Pérouse, qui commandait un bàUnent, accourut an secours de la place, et réussit à faire lever le siège. Clooanl le seconda, et se distingua beaucoup» dit La Pérouse, dans son rapport, sur un petit navire aîné d'un seul canon, avec lequel il canonna à portée de mousquet le retranchement de IVimemL II y fut blessé. Okmard olitint dam la guerre d'Araé-
CLONARD
rique plusieurs commandements, fit des prises Importantes et prit part à divers combats. Devenu lieutenant de vaisseau en mars 1779, il eut à commander le vaisseau particulier de 64 canons le Comte d'Arlois, et livra un combat, le 13 août 1780, dans lequel il fut blessé et fait prisonnier. Délivré à la paix, Clonard fut cboisi pour second par La Pérouse dans son mémorable voyage autour du monde : c'est assez pour attester qu'il était Tun des meilleurs officiers de la marine. Il partit de Brest sur la Boussole^ le 1*'' août 1785, et prêta au chef do Texpédition un concours dont celui-ci ne cesse de se louer dans ses rapports. La Pérouse, pendant le œurs de sa campagne, demanda ponr son second le grade de capitaine de vaisseau , qui lui fut accordé le 1" janvier 1787. La mort du capitaine de Langle, massacré par les sauvages de TUe Maouanna, fit passer V Astrolabe sous le commandement du dicvalier de Clonard. L'expédition aborda le i" janvier 1788 à la Nouvelle-Hollande, et relâclia à Botany-bey, d'où La Pérouse écrivit pour la dernière fois, À la date du 7' février 1788. Cette lettre, dont Toriginal se trouve dans les arcliives de la marine, a été maintes fois publiée; mais une lettre de Clonard, restée inédite, porte, la date du 25 février; elle est par conséquent postérieure de dix-huit jours à la dernière lettre de La Pérouse. Voici le texte de cette lettre de Cloaard, adressée au maréchal de Costrie, ministre de la marine :
ff Monseigneur,
<i Le commandement de la frégate du roi VAs- « ^ro/a6e ayant vaqué, par la mort si déplorable « de M. le vicomte de Langle, et M. le comte « de La Pérouse ayant bien voulu me nommer « pour le remplacer, j'ai Thonncur de vous ren- A dre compte de cette nomination et en même « temps de vous assurer que je vais redoubler « de zèle pour seconder M. de La Pérouse et ren- M drc sa campagne intéressante. Permettez-moi, « monseigneur, de profiter de cette occasion pour M vous témoigner ma vive reconnaissance pour (« toutes les Iwntés dont vous m'avez honoré; «< j'ai tout Ucu d'espérer que les comptes que K M. de La Pérouse vous rendra de moi à son « retour vous convaincront du désir que j*ai de « les mériter....
» A la Baye de Botanique, Nouvelle-Hollande, « ce 25 février 1788 (1).»
Cette date, postérieure de dix-huit jours à celle du dernier rapport de La Pérouse, ne peut s'expliquer que par des conjectures. Celle qui semble la plus plausible, c'est que la frégate V Astrolabe, que commandait Clonard , mouillée peut-être à une certaine distance de la Boussole, se serait trouvée sur le passage d*un bAliroi»t taisant voile pour TEurope , on plus à portée de la station anglaise de Port-Jackson, que commandait le
(1) CoH. d'autographes de II. Am. Bteéa.