CLODIUS
Pendant les quelques jours que cet usurpateur avait exercé la souveraine puissance en Afrique, il s'était fait détester par ses cruautés et ses extorsions.
Tadte, HUt., I, 7. Il, r,7»; U, 97 ; IV, M. - Suétone, Calba, 11. - PloUrqae, GaWa, 6, is.
^ * CLODIUS {Lucinus ou Licinius), historien romain, vivait probablement vers le commencement du premier siècle avant J.-C. Son ouvrage était intitulé '£Xeyxo<: XfiO'ifas. U s'étendait, à ce qu'il semble , depuis la prise de Rome par les Gaulois, jusqu'au premier siècle avant l'ère chrétienne. Plutarque le cite conmie autorité au sujet de la destruction des archives publiques, après la prise de Rome par les Gaulois. Nous apprenons de Tite-Live que Clodius parlait dans son troisième livre du second consulat de Scipion l'Africain, et nous voyons par un fragment d'Appien qu'il racontait la défaite de L. Cassius Longinus par les Liguriens, en 107. Cet historien est appelé simplement Clodius par Cicéron et Plutarque Clodius Licinus par Tite-Live, et IlaûXc|>T(î) KXau6C({> par Appien. Au lieu de nauX(|> il faudrait peut-être lire Publius;le nom de cet auteur serait alors P. Claudius Lidnus. Ce Claudius a été souvent confondu avec Q. Claudius Quadrigarius. Niebuhr pense que c'est de ce dernier que parie Plutarque dans le passage rappelé plus haut; mais les expressions de Plutarque, KX(o8io« Ttc, prouvent qu'il s'agit de quelque écrivain moins connu que Quadrigarius. On ignore si VElenchw de Clodius était écrit en grec ou latin.
Krause. yUx et Fragm . vet, hist. row%, — Periionlns, jénimadven, hist,
* CLODIUS (Sexius)f rhéteur sicilien, vivait dans le premier siècle avant l'ère chrétienne. Il était à la fois professeur d'éloquence grecque et latine. » Il avait de mauvais yeux, dit Suétone ; mais il était fort caustique , et il disait qu'il devait la perte de ses yeux à l'amitié du triumvir M. Antoine » (à cause de ses parties de débauche). Fulvia, femme du triumvir, avait une joue plus grosse que l'autre; Clodius dit qu'elle provoquait la pointe du stylet; « ce qui loin de diminuer sa faveur auprès d'Antoine ne fit que l'augmenter encore. Cdui-ci pendant son consulat lui fit un riche présent, comme Cicéron le lui reproche dans ses Philippiques. On trouve en effet dans la deuxième Philippique cette violente sortie contre le favori d'An toine : « Vous entretenez près de vous un bouffon, qu'à votre exemple vos compagnons de table osent proclamer un rhéteur. Vous lui avez donné le droit de tout' dire et contre tout le monde. C'est sans doute un fin railleur; mais parler contre vous et les vôtres, la matière est si riche! Et pourtant quel énorme salaire a été payé à ce rhéteur ! Écoutez, pères conscrits, écoutez et C4)nnaissez toutes les plaies de la république. Deux mille arpents dans les plaines de Léontium (les plus fertiles de la Sicile) ont été assi-
gnés au 'rhéteur Sextns Clodius, deux milte arpents, afnranchis de tout droit : Toilà donc ce que vous payez à Antoine pour apprendre t n'avoir pas le sens commun. » On ne sait* riea de plus sur le rhéteur Clodius. C'est probaMfr ment le même personnage que le Sextus Ctodius auteur d'un ouvrage grec Sur les dieux (de DOS ), cité par Amobe et par f«actance.
Suétone, dé Claris rhetoribus, v. — Qeéroii, PkUipp^ II. 17. — C MuUer, Historieorum grxcorum /r«f. menta, t.'lV.
* CLODIUS, médecin latin, vivait probable ment dans le premier siècle avant l'ère chrétieiine. 11 était élève d'Asclépiade de Bithynie.Cœliu8 Aarelianus cite de lui un ouvrage Sur les Asoh rides.
On trouve dans Cicéron un certaio L. Clodius d'Ancône, médecin ambulant, débitant «es drogues sur les places publiques ( Pharmaeopola circum/oranetu), lequel Clodius fut employé par Oppianicus à empoisonner Dinea, daas te premier siècle de nofare ère. U est possible, mais peu probable. , que ces deux Clodius soiest la même personne.
Câlins ÂareUaoïu, dé Morb. ehron.» IV, f ; d< JVorà. «6t(l., Ui, 8 ^ Océron, pro CluenL^ 14.
CLODIUS (Dotid), linguiste allemand, natif de Hambourg, mort le 10 septembre 1687. Ko 1671 il fut professeur de langues orientales à Giessen, et plus tard professeur de théologie. En dernier heu il était prédicateur. Ses principaux ouvrages sont : Biblia ebraka, cum summariis; — Granimalica linyux ebrxx; — de BUibus precandi velerum Ebrxorum; — de Synagogis Judxorum;^ de Prophetia etprophetis. il donna des éditioas de la Geographia sacra et de Y Hierozoieon, de Bochart; de la Gramtnaiica linguarun orientalium de Louis de Dieu. Mais il n'est |m« probable qu'il revit le dictionnaire arabe de Golius, publié en 1653.
Jdcbcr; AUgem, Cêlehrien-Lexicon. — MSUer, Cta hria lut.
CLODIUS {Jean), théologien allemand, né à ?ieustadt, le 15 aoôt 1645, mort le 14 juin 1733. n remplit des fonctions ecclésiastiques et enseigna la pldlosophie. A sa mort il était le doyen d'ig? des pasteurs de la Saxe électorale. Il ne fit guère que des dissertations. Les principales soiH:
de Gemina et propria signiftcalione cameii ad Matth, XIX, 24, où l'on recherche si dans ce passage de saint Bftatthieu il est question d'an câble ou d'un chameau ; — .de TuissatioM Dei et vossitatione homin'is (Pourquoi on tutoie Dieu, et non les grands de la terre); — Schola philologica de capillis Romanorum veterum;— de Magia sagUtarum Nabuchodonosoris. On voit que ce tiiéologien avait du goût pour les questions bizarres.
Jdcher, AUg. Cel.-Lexie,
CLODIUS ( Jean- Christian ), orientaliste attemand, fils de Jean Clodius , mort à Leipzi?, le 23 janvier 1745. 11 étudia h léna, et s'appliqua,
CLODniS —
souâ la direction de Dantze, aux langues de l'Orient; en même temps il étudia la médecine.
Puis il vint à Leipzig, où il donna des leçons d*arabe et de turc. II étudia aussi les langues de l'occident : le portugais, Tespagnol, Titalien, le français. Après quelques Toyages, il revint k Leipzig, où il fut professeur d'anibe. Ses ouvrages sont: Spécimen ex historia Hteraria orientali de nonnullis historicis et geographicis aralHciSf persicis et turcicis; Leipzig, 1723, in-A*; — de Vsu hnguae arabicx etymologico in exegesi sacra; ibid., 1724, inr4%et 1729, sons un autre titre; — de Causis contemptus tinguœ arahicx; iWd., 1724, in-4*' ; — de Germa' norum meritis in linguis orientalibus ; 1728 ; — Compendium grammaticx arabicx, una cum appendice de vulgari kodiemo dialecto arabica, etc. ; 1724 ou 1725, in-4" ; — Theoria et praxis lingux arabicx; Ldpzig, 1729: la cinquième partie de cet ouvrage, qui reproduit en quelque sorte le Compendium, est deKromager ; — Excerptum alcoranicum de peregrinor tione sacra; Leipzig, 1730, in-4® : cet Excerptum' se trouve jomt dans quelques exemplaires à la Theoria linguw arabicx; — Compendiosum lexicon latino-turcico-germanicum; accessit triplex index ac grammatica turcica; Leipzig, 1729, in-8* ; — Chronicon peregrinantis , seu historia ultimi belli Persarum cum Aghwanis gesti, a tempore primœ eorum irruptionis ejusque occupationis usque ad Eschrefum Âghwanum continuata; Leipzig, 1731, in-4*'.L'original latin, écrit par le jésuite Krusinski, avait été traduit en turc et imprimé à Constant!nople en 1729; — Liturgix syriacœ septimana Pass. D. N. J.-C. Excerptum notis illustra^ tum; Leipzig, 1721-1725, in-8«;— Lexicon hebraicum selectum, in supplementum\Lexici Gossetani et aliontm quorumdam adomatunfj ibid., 1744, in-8°; — Bïbliothecœ orientalis edendx delineatio, brocbure contenant le plan d'une traduction latine de \a Bibliothèque orientale de D'Herbelot ; — Schediasma de ephemeribus orientalibus scribendis, autre brocbure contenant le plan d'une publication d'Éphémérides orientales; — Scopelismi criminis Ara^ biœ Rudera; — Historié patriarcharum Alexandriœ Recensio brevis; — Schesdiasma de Jurisconsulto philologo; — Clodius fut un des rédacteurs du journal Historié der Gelehrsamkrit unserez zei^en (Histoire de l'érudition de notre époque).
La Croie. Theg, tput, — SdUKirrer, Bibi, arab, — Bleliliorn, Geseh* der SpradUc,
CLODIUS {M. Christian ), érudit allemand, ne, Tea de Jean Clodius, né à Neustadt, en 1 694, mort le 13 juin 1775. Il étudia k Leipzig, devint recteur à Ânnaberg, et enl740 À Zwickau. Le poëte Cbristian-Auguste était son fils. On a de lui : Commentatio de instituto SocietatisphUo-te»tonico pœticx; Leipzig, 1722, in-^*", ouvrage eomposéÀ l'occasion de la fonnatkm de la société