CLOOTZ
avec son ft-ère Hippolyte; — Manud d'anatomie descriptive du corps humain, représentée en planches lithographiées; Ibid., 1825-1831, 2 vol. in-8*, 250 pi.; — Mémoire sur raatpuncturé; ibid., 1825; — Pathologie ehtrwrgicale; ibid., 1831 ; — Souvenirs de ia vie privée du général Lafayette; ibkl.y 1836. [Ene.
des g, du m. ]
Dictionnaire de la convenaOmL — Sièhallle, Ici iMdecint de Paris.
CLOOTZ, et non cloots {Jean-Baptiste, baron ne), dit Anacharsis, utopiste allemand, ce ao Yal-de-Grâce, près de Clèves, en 1755, fcuiUotiné à Paris, le 23 mars 1794. Il vint à Paris dès l'âge de onze ans, pour y achever son édttcatiw. Un esprit vif et pénétrant, mais ég^ré par l'eiaRation, l'enflamma de bonne heure pour les idées confuses de régénération sociale , qu'il avait puisées dans les écrits de son onde, le chanoine polygraphe Cornélius de Pauw, et surtout dans kss doctrines des métaphysiciens de l'époque. Désormais sa vie était consacrée à la réforme <iu monde. Maître de ses actions et d'une iromense fortune, il s'abandonna bientôt À toute la fouguede son imagination, et ne songea plus dès lors qo^à réaliser ses vastes plans d'émancipation universelle. Aussi avide de plaisir que de réputation, il renonce à son titre de baron, et, sous le nom romanesque d' Anacharsis, nouveau voyageur philosophe, il parcourt successivement l'Alleniagne, l'Angleterre, iltalie et diverses autres coatrées de l'Europe, répandant avec la même profusion son or et ses idées extravagantes. Yrai cosmopolite , l'univers est sa patrie; et persuadé de la possibilité de fondre toutes les nations ci une seule famille de frères, sa plillanthropîe embrasse l'humanité tout entière.
La révolution française, qui éclata sur œs entrefaites, mit le comble à son exaltation. De retour à Paris , le beau rêve de sa iréfonnatioD universelle lui apparaissait comme un foi! mcompli. Déjà il s'était proclamé l'orateur do genre humain, et en cette qualité, le 19 juin 1790 , à la tète d'un petit nombre d'étrangers, qui , à titre de députés de toutes les parties àa globe, vinrent, sous le costume des difrérentes nations de la terre , rendre hommage à l'Assemblée nationale constituante et la reroeroer d'avoir donné le signal de la résarrection des peuples, il se présenta à la barre, lut, an milieu de bruyants applaudissements , une adresse rédigée contre les despotes du monde, et demaids pour tous les étrangers réunis à Paris le droit d'être admis à la grande Fédération du 14 joillel suivant. « Jamais ambassade ne fut plus sacrée! « s'écria-t-il avec transport Nos lettres de « créance ne sont pas tracées sur le parcliemin; « mais notre mission est gravée en chiffres ioef' R façables dans le cœur de tous les hommes, et « grâce aux auteurs de la Déclaration ûês « droits de V homme, ces chiffres ne seront plus « inintelligibles anx tyrans! »
CLOOTZ — CLORIVIERE
Tout gloriem d*àvoir présidé la députatiou des peuples aux (êtes de la Fédération, il prend le titre d'ambassadeur du genre humain dans une lettre qu'il adresse à madame de Beauhamais , et se croit déjà à la veille de sa république universelle. Sa fortune ne laissa pas que de se ressentir de tant d'extravagances : cependant , les mesurée de défense que prit la France en 1792 pour repousser se3 ennemis coalisés lui fournirent une brillante occasion de prouver toute la franchise de sa sympathie. L'un des premiers, il vint mettre 12,000 fr. h la disposition delà nation « pour armer et solder quarante ou cinquante combattants dans la guerre sacrée des hcnames contre les tyrans » ; et il fit en même temps don à l'Assemblée législative de l'un de ses derniers ouvrages, intitulé : la République universelle.
Le 10 aoAt poussa l'exaltation de Clootz jusqu'au délire. Non content d'attaquer tous les rois et toutes les puissances de la terre , il s'en prit à Dieu lui-même, dont il se déclara « l'ennemi personnel ». Après avoir défendu autrefois le mahométisme, il abjura toute religion, et devint l'ftpôtre le plus lélé du matérialisme. En fâicitant la Convention sur sa victoire, il demanda avec instance la mise à prix des têtes du duc de Brunswick et du roi de Prusse, qu'il ap pelait ridiculement le Sardanapale du Nord, et offrit de lever h ses fhiis une légion de Prus siens, qui prendrait' le nom de légion vandale. Un décret du 26 août 1792 ayant déféré à cet énergumène étranger le titre de citoffen , il vint à la barre remercier le peuple ft*ançais de cet honneur insigne, et termina sa harangue par le panégyrique do régicide Ankarstrcem, « qui, disait-il , ne pouvait trouver partout que de généreux imitateurs ». Quelques jours après, il rédama de TAssemUée nationale l'apothéose du Panthéon pour « le créateur de la parole, pour le verbe des philosophes » , pour Guttenberg, nnventeur de l'imprimerie, et pour le prêtre renégat Jean Mellier.
La terreur qui suivit les journées de septembre le porta à la Ckmvention, qu'il fatigua de ses discours et de ses motions. Il vota pour la mort du roi «c au nom du genre humain, » en joutant « qu'il condamnait pareillement à mort Vin fdme Frédéric-Guillaume ». Plus tard, il fut ex du , à l'instigation de Robespierre, du dub des Jacobins , comme noble et trop riche, et la ven geance de ce puissant ennemi ne devait pas en rester là. Il ne tarda pas' en effet à être im pliqué dans l'accusation soulevée contre Hébert, Ronsin, Vimeuxet douze autres. Quoique son innocence résultat évidemment de l'instraction , Anacharsis Clootz fut condamné à mort avec MS prétendus complices. Il entendit son arrêt avec indiflérence , et revint dans sa prison avec autant de calme qu'il l'avait quittée. Le peu de moments qui devait lui rester jusqu'au départ pour le supplice ,'il l'employa à consoler ses compagnons d'infortune. Sur la fiitale chairette, fl
mOCn. GÈKÈH, -^ T. 1.
prêdiait encore le matérialisme à Hâ)ert. Arrivé au pied de l'échaflMid, il demanda à être exécoté le dernier, « afin, disait-il, de pouvoir encoro constater certains prindpes tandis qu'U verrait tomber les têtes de ses camarades »i II monta enfin avec assurance les marches , en protestant publiquement contre l'iniquité d'un jugement dont il en appelait « au genre humain », et reçut le conp fatal avec courage, le 23 mars 1794. n a laissé différents ouvrages singuliers : la Certitude des preuves du mahométisme; 178o, in-12; — l'Orateur du genre humain; — la République universelle^ etc. [Enc. d. g. d. m. ]
Léonard Oallote, Mixt. det jcmmaitx et deijtmnuUittes de la révotutUm, U U, p. STI-S84.
CLOPIRBL. Vop. McciN OU Meunc (Jehou Dr.).
GLOPPBRBVHG (Jean-Éverhord) , théologien hoUandais, né à Amsterdam, le 13 mai lô92« mort à Franeker, le 30 août 1652. Il acheva ses études à Leyde, et de 1G12 à 1616 il parcourut l'Allemagne, la Suisse et la France. De retour dans sa patrie, U ftat nommé ministre.de l'Église protestante à ^burg, pois à Neusden, en 1621 ; il revint en cette qualité à Amsterdam. Des disputes théologiques l'obligèrent de quitter celte dernière viUe, et il occupa la chaire de la Brille jusqu'en 1640, où H fut appdé à Harderwick comme ministre et professeur de théologie. En 1644 il passa à Franeker aux mêmes titres. On a de lui quatorze ouvrages de théologie, contenant des dissertations contre les anabuptistes et les sociniens, sur Fosure, sur les sacrifices des patriarches, sur le jour oh Jésu» mangea l'agneau pascal, etc. Ces ouvrages ont été reunis et publiés sous le titre de : Johannis Cloppenbwgii theologica Opéra omnia^ nunc demum con- Junctim édita; Amsterdam, 1684, 2 vol. in-4'*.
N icéron, Mémoirei, XI, 184. - Chaoïloa et DelaïuUac, Dictionnmire universel.
CLORiTiàBB (Pierre- Joseph Picot de), jésuite et théologien français, né en Bretagne, vers 1735, mort le 5 janvier 1820. H fit ses études chez les jésuites, mais ne put y prononcer ses voeux , cette sodété ayant'^té supprimée en 1762 par arrêt du pariement de Bretagne. Clorivière fut nommé curé de Paramé, et continua à entretenir des relations avec les membres de la Sodété de Jésus et le parti royaliste. Devenu suspect sous Napoléon I, il fût enfermé au Temple plusieurs années. Le retour des Bourbons le rendit à la liberté ; il s'empressa ak>n de réunir qudques membres de la Sodété de Jésus, qui formèrent ainsi la pépinière de la nouvelle communauté des jésuites. On doit au père Clorivière une pieuse assodation qui existe encore. On a de lui : Fie de Grigwm de Montfort; Saiot- Mklo, 1785, in-12; — Exercice de dévotion à saint Louis de Gonzague, trad. de l'italien de Galpin; 1785, in-12; — Considérations mir l'exercice de la /vHèrei et de V oraison; 1802, in-12 ; — Explication des Épitres de saint Pierre; 1809, 3 vol. in-12 Mlcr» mograpkêê mkoenMé, édlt de M. Wctai.
CLOS - CI.OTAÎRE
CLOS. Voy. Laclos ou Leclos.
*GLOSEif BR ( Frédéric ) ,' chroniqueur allemand, né à Strasbourg, irers 1315, mort après Tan 1384. H entra jeune dans TÉglise, et tut d'abord Ticairede la cathédrale, ensuite prébendier à Sainte-Catherine ; il écrivit une Chroni" que qui arriye jusqu'à Tan 1302, et qui, au milieu de beaucoup de faits qui ne se rattachent qu'à des maisons religieuses, présente des détails intéressants pour l'histoire de l'Allemagne et de l'Alsace. Cette chronique a été publiée pour la première fois par Schott , à Stuttgard, en 1842.
A. G. Strobel. de F. Clomeri Chronico Cermanieof iSiS, In-s». — PerU, Monum. Cerm., VII, 698.
€LOSius ( Samuel) , pliilologne allemand, né à Breslaw. Il reçut le titre de poète impérial , fit l'éducation de plusieurs jeunes seigneurs, et fut nommé en 1669 prévôt de Magdebourg. On a de lui : Brunellus Nigelli et Vetula Ovidii, nunc ex iHustri quadam Saxonix in/eriorU bibliotheca deprompta; Wolfenbiittel, 1661, in-8°; — Jo. Marii PhilelpM Epitome; ibid., 1662, in-8*; — Bibliothecx Augustx Guelferbytanx generalis Sciagraphia; ibid., 1660, in-4*; — Quelques poésies latines, imprimées en 1690 , et plusieurs lettres manuscrites.
Burfchard, Camm. de BiblMh. Guetferbift,, pari. l**. paR. 110 et 148.
G LOS» oïl CLessius {Jean- Frédéric), médecin et j\hilQiogae allemand, né à Marbach (Wurtemberg), en 1735, mort en 1787. Il exerça la médecine à Bruxelles et à Hanau, et consacra ses loisirs à la culture de la poésie latine. Voici ses principaux écrits, dans l'ordre chronologique : Pétri Apollonii Collatini carmen de dueljo Davidis et Golix, emendatum atque illustra- ^ufii;Tubiogue, 1762 , in-4°; — Diuertatio de Gonorrhœa virulenta, sine contagio nata; ibid., 1764, in-4** ; — Nova variolis medendi methodus , cum aliquot observatUmibus miscelUmeis; Utrecht, 1766, in-8"; — Spécimen observationum in Comelium Celsum; ibid., 1767, in-4*'; — Davidis Macbride Introductio methodica in theoriam et praxin medicinx, ex lingua anglican etc.; ibid., 1774, 2 vol. in-8°; Bâle, 1783, 2 vol. ^-8°; — Medicamentum , non icoXvxpTitTTov, alias universale dictum, révélât, elegisque latinis décantât Janus Irenœus Soliscus; ibid., 1783, in-8'' : l'auteur s'est désigné sous le nom de Soliscus, anagramme de Clossius; — Carmen de medico, ignorata nwrbi causa, maie curante; Tubhiguc, 1784, in-S*» ; — Aurelii Comelii Celsi De tuenda sanitate volumen, elegis latinis expressum; ibid., 1785, fai-8® ; — Hippocratis Aphorismi elegis latinis redditi; Ibid., 1786,
Hamberger, Germania docta^ arec le supplément de Meosel. — Sai, Onomait. Utt.
€iiOS8 {Charles-Frédéric), chirargieD allemand, fils du précédent, né le 26 mars 1768, à Honsholvedyk, près La Haye , mort à Tubingoe, le 10 mai 1797. Tl fit ses premières études à
Kirchheim, fréquenta, de 1782 à 1790, kt principales universités d'Allemagne , et ftit depuis 1702 professeur d'anatomie et de chinii|^ à Tubingue. On a de lui s Anmerkungen uber die Lehre von der EmpfindlichkeU und Hékibat" keit der Theile ( Notes sur la doctrine de la sensibiUté etade l'irritabilité} ; Tabingpe, 1794, in-8*> ; — Veber die Rnthauptung (Sur la décoUation) ;ibid., 1796, in-8*»;^re6er die ffaulseuche (Sur la syphUii); ibid., 1796, iii-8*';- Ueber die Krankheiten der Knochen { Sur les maladies des os) ; ibid., 1798, in-S** ; «- de Ferforatione ossis pectoraUs; ibid., 1/9», in^**.
Elieabacb, Ceseh, der VnivertiU TmHug.-^ Baur, daas AUtem, Enejfclap. de Eraeb et Gniber.
CLOSTBRMANN. Voy. KLOSTBRHAlIBf.
GLOT4IRE i«% roi de France, mort en 561 , était le plus jeune des fils de Clovis et de Clotilde. En 511, après la mort de son père, il obtint en partage le royaume de Soissons. Quand l'âge de l'ambition et de l'activité fut Tenu pour lui, il t'associa à ses frères, les suivit dans leur» expéditions , et combattit avec eux contre les Burgondes.'Bientdt il se montra plus cruel qu'aucun d'eux ; ce fut lui qui , après la mort de Clodomir, roi d'Oriéans , fit massacrer les fils de œ prince pour s'emparer de son héritage {Koy, Chilbebbrt). Clotaire, après avoir partagé le royaume d'Oriéans avec Childebert, ajouta encore à ses possessions les États de Tbéodebahl, roi d'Austrasie, petit-fils de Théodoric, son frère atné. Childebert , jaloux des accroissements de Clotaire, excita contre lui Chramne, son fils, qui prit les armes et se révolta, malgré tous les efforts de son père pour le ramener à robéissance. Tant que Childebert vécut, Chramnc put se soutenir; mais à la mort de son oncle, il detiat trop faible, et se trouva exposé à la vengeance de Clotaire. Poursuivi et atteint dans les Étati du duc de Bretagne , il fut battu de verges, enfermé dans unecliaumière, et brillé avec toMle sa famille. Cependant Clotaire, revenu de sa fnreur, se repentit, et mourut bourrelé de remords et de terreurs religieuses, en s'écriant : •< mais quel est donc ce roi du dd qui fait mourir les grands rois de la terre , » Il fut enterré à Soissons , dans l'église de Saint-Médard. Sa lunure avait égalé sa cruauté et son ambition.
GLOTAIRE II, roi de France, mort en 62S. Il n'avait que quatre mois lorsqu'il succéda à Cliil> déric P', son père, en 584, sont la tatelle di Frédégonde, sa mère, qui le plaça sous la protection de Contran, roi de Bourgogne, ce lu affirmant que sa naissance était légltiine. Contran , tant qu'il vécut, empèchaies effets de h haine de Frédégonde et de Brunehaut, et sospen* dit la lutte de l'Austrasie et de la Neostrie. Ms à sa mort, qui arriva en 593, ces deux lemmei ne se oonthirent plus , et sur la fin de leur car* rière elles se firent une guerre acharnée, oonnai dans leur jeunesse. Frédégonde reaiporia oM tictoire ea &96, après la mort 4e ChOdebert H,