CLOTAIRE — CLOT-BEY
et loourat triompliante, en 597. La Neustrie, dont sou génie avait soutenu la puissance, s'affaiblit sous son fils enfant. Clotaire fut dépouillé de presque tous ses États par les fils de Childebert; mais il se releva- ensuite à la feveur de leurs dissensions, et tiiompha par leur mort (613 ). Brundiant se trouva alors à la tête de la vaste monarchie austrasienne, comme tutrice de ses ar rière-petits-fils. Elle était menacée par la coalition des leudes ; héritier de la haine que sa mère avait vouée à cette princesse , Clotaire fit tout pour la perdre. Aveuglé par sa passion , il se fit lo complice de l'aristocratie guerrière, et entra dans une conspiration dont le résultat définitif devait être la ruine du pouvoir royal. Brunehaut succomba en 614, et périt d'un supplice horrible (voy. BfiUKEBAirr). Clotaire avait satisfut sa vengeance; les leudes voulurent à leur tour contenter leur ambition. En 616, à l'assemblée de Paris , ils arrachèrent à Clotaire une constitution qui sanctionnait le triomphe de l'aristocratie laïque et religieuse ; dès lors les maires devinrent inamovibles. Bientôt l'Austrasie se lassa de Clotaire, et voulut un roi particulier; Clotaire lui donna son fils aîné Dagobert; mais ce prince était si peu capable de gouverner, que son père fut obligé de repousser lui-même les Saxons qui menaçaient ses États. La fin du règne de Clotaire II fut paisible ; il s'occupa d'adminis^- Iration, et reconquit sur les leudes une partie de sou autorité. Il loourat âgé de quarante-cinq ans, laissant !e trône à Dagobert 1*'.
CLOTAIRE III, roi de France, né vers 652, mort vers 670, était petit-fils de Dagobert, l'atné des fils de Clovis II. H obtint en 655 , à la mort* de son père, la Neustrie et la Bourgogne ; Childéric II, son frère, régna en Austral. C'est à cette époque que commence la décadence des Mérovingiens, décadence qu'avaient préparée les concessions £utes par Clotaire II aux leudes et aux maires du palais. Batilde, mère de Clotaire m, lutta vainement contre Ébn)ui , qui la força de quitter le pouvoir, et qui tint le jeune prince en tutelle jusqu'à sa mort, arrivée vers l'an 670; il avait dix-huit ans (1).
(1) Il existe dans lei eoUecUons nmiIftiDattqnet an «Mes grand nombre de monnaies fra|»pées aa oom de Clo- Ulrel; ce sont dea sow et des Uera de soa d'or. Lea plot ciirieu et les phw nombresx aont aorUs des aldtera d'Arles el de Marseille, Ils présentenl le tjrpe ordlDalro de ces deux Tlltes , c'est-à-dire qu'on y voit an re?era lUM croix aoaée sur on dcfiré aa-dessotts d«qael se trouTd no globe. De chaque eôté de cette croix se troufcnt les lettres UUtlales ma oa ak. et en outre, sor les trient, les chiffres vii, destinés à tikliqs^r que ers pièces valatent s«pt sUlqaes on M grains d'or. U champ do droit eat occupé par ane tête lanrée et de proÛL Ces pièces portent pour légende tantôt chlotariva rkx des deux côtés . Untôt CHLOTARiYs RKX SQ drolt et TicnruA OOTTICA, VICTORIA CRLOTARU an rovcTS'; eniR, Il y en • sur lesquelles oo Ut : CHii.Duucva mix an droit, «acLOTARivs Rxx an revers, et gosor à rexergne.
Ces nonnales , frappées à Arles et à MarseUie , ne aoot pas les seules qui portent le nom de Clotaire. Il 7 en a tf'aotrea, qnl aoat sorties de l'atelier de Cbilon-sar- Saôoe, et sar leaqoelles on volt les asots CBLOTARnrs
CLOTAIRB IT , dont l'origine est incertaine , fut créé roi d'Austrasie par Charles Martd, en 717. C'était un de ces personnages 4e ciroons» tance auxquels les chefs ambitîeax de l'Aufitraii* faisaient jouer le rôle de roi nérovtegiau «t ehavelii, pour tenir les peuples en respeiet. Charles Martel exerça tout le pouvoir, et Clotaire lY ne fut qu'un instrument entre ses dmîiis. diiries l'ahandonna après s'en être servi pandant trois ans, de 717 à 720.
Grégoire de Tonrs. — Slsroondl , Bitt. 4»t Ftançait, l — Aog. Thierry. Hidtê Ridrop^n^lMU- H. Martin, HM. dé Fronce.
2ci«OT-BBT, médecin traiiçais,iié aux environs de Marseille, en 1 799. Élève de l'hospice de la Charité defMarseille, il se livrade bonne bieiire à l'étude des sciences mÀlicales. Reçu médecin à Montpellier, il exerçait la chirurgie à MarseUie lorsqu'U fîit raga^é, en 1 S23, par un agent du vice-roi d'Egypte, Méhémet-Ali, en qualité de chirurgien en chef. Seul, dans un pays dont il n'entendait pas même la langue, il osa concevoir le projet, qu'il exécuta plus tard, d'y organiser un cnsei gnement médical complet, n serait trop long de dire les diflicultés qu'il eut à vaincre et les moyens qu'il employa pour amener les Arabes à l'étude de l'anatomie et aux dissections , si fortement réprouvées par leur religion. Qu'il nous suffise <lé rappeler que de l'école d'Abouzabel, fondée par ses soins, il est déjà sorti im grand nombre de chirurgiens pour les armées du vice-roi, qu'O s'y fait des cours de toutes espèces, et qu'une école de sages^émmes, dans laquelle sont admises des négresses et des Abyssiniennes etune école de pharmadey sont annexées. M. Clôt a également constitué un conseil de santé pour l'armée de terre et de mer, à limitation de ce qui existe en France. Dans ces fonctions si nombreuses et si variées, M. Clôt a déployé tant d'activité , de talent et de courage, surtout lors de l'épidémie du choléra, que Méhémet-^AH, auquel un tel homme ne pouvait manquer de plah'e, lui conféra le tire de bey, sans exiger de lui un changement de religion. En 1832 M. Clof^ Bey vint faire un voyage en France, amenant avec lui douze des élèves les plus distingués de l'école d'Abouzabel, pour leur faire compléter
REX, une croix ansée et accostée des lettres ma, cAtjl- LONHO , et on proAl droit ; d'antres Ttenneat pe«l-étr« de Verdun : on y toU le nom royal cmLOTARrrs, «ne croix heafunée , le mot vzeriutct, et une tête de proAL Il est assez dUftcUe de déterminer quel est celui dea trois Clotaire auquel apparUennent tontts ces pièces \ ce qu'il y a de certain, c'est qoe ces princes ont tons trota fau battre monnaie. La pièce qnl porte pour légende lep mots TiCTVRiA OOTTICA appartient incontestablement an premier, qui a seul remporté une Tictoireaor lea Ooths. Celle qnl porte le nom de CbMdéric apparUnnt à Clataire III et à son fk-ère Chlldérlc, roi de Neustrie. Quant aux autres pièces, on ne pent les attribuer a?ec certitude à un de ces princes plutôt qu'aux autres ; cependant. U est probable qn'eUes ne sont pas de Clotaire H*, parce qne c'est aenlement à In fin d« règne de oe prtnee que l'on oonnnençR à remplacer en France le nom de Ttmr perenr par celui du rot, et que Pusage contraire subMsta même eneore sooa plusieurs de ses mceesseors.