‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 2 sur 118 · CHARPENTIER · texte numérisé non relu

CHARPENTIER

tait Vie de Socrate, accompagnée des Dits mémorables do philosophe ; Paris, 1650, m-12 ; — mie Défense de l'Excellence de la langue françoise;VmSf 1095 ; --une tradoctioide la Cyropédie de Xénophon; Paris, 1659, Amsterdam, 1061, m-12.

DetesMrts, tel SiêeUs lUteraire$. - Qaerard, la Ftanee lUtéraire,

CBABPBiiTiBB {François-PhUippe), mécanidea français, né à Blois , le 3 octobre 1734, mort dans la même Yille, le 22 juillet 1817. Son père, ouvrier relieur, essaya de lui faire donner une instruction solide ; mais il ne put continuer longtemps les sacrifices qu'il fit d*abord pour l'instruction de son fils; et celui-ci, obligé de c|uitter des études commencées avec succès, fut placé à Paris, chez un graveur en taille-douce. L*élève devint bientôt plus habile que le maître. Porté par un penchant irrésistible vers Vétude de la mécanique , il découvrit un procédé pour la gravure au lavis et en couleur, qui lui valut un logement au Louvre et le titre de mécanicien du roi. Les principaux ouvrages quMl a exécutés en ce genre sont : Persée et Andromède, d*aprè8 Yanloo; une Décollation de saint Jean, d'aptes Le Guerchin ; le Berger, la Mendiante, une Descente de croix. Charpentier hnagina d'employer le miroir ardent pour fondre les métaux sans le secours du feu ; puis il inventa un nouveau système de pompes à incendie, une machine à forer les métaux, et une autre propre à graver les dessins pour les fabricants de denteDes. n perfectionna aussi les fanaux des phares. Le roi Louis XYI, pour le récompenser de ses découvertes, lui offrit une pension et la place de directeur de rétablissement des fanaux. Biais le savant et modeste mécanicien ne voulut pas sortir de sa retraite; il refusa également les propositions très-avantageuses qui lui furent f^tt» par l'Angleterre et la Russie. Privé par la révolution de son logement au Louvre, Charpentier exécuta, sous leDirectoh^,un instrument pour percer six canons de fusil en même imtps et une machme à scier six planches à la fois. Cette invention lui fut payée 24,000 francs, et lui valut le titre de directeur de Tatelier de perfectionnement. On dte encore de lui la main artifiddle qu'il fit pour La Reynière ; une presse à contre-épreuve des lettres pour JefTerson; un instrument pour s'arracher les dents, etc. Il serait trop long de dresser le catalogue complet de toutes les inventions utiles et ingénieuses qui sortirent de la tète féconde de cet artiste, « dont toutes les machines, dit le Moniteur, ont un caractère d'originalité et décèlent un ^ie inventeur ». Cependant Charpentier mourut pauvre, chez sa fille aînée, qui avait recueilli sa vidllesse. C'est que rhabile mécanidcn, simple et désintéressé, ne sut jamais exploiter ses découvertes. Nous avons vu qu'il refusa les offres de Louis XYI, celles de l'Angleterre et de la Russie; il kii arriva plusieurs fois de donner une de

ses inventions à qudque ami dans l'embarras, en lui permettant d'y attadier son nom. Il fut même plusieurs fois la dupe d'intrigants qui savaient s'attribuer tout l'honneur et tous les avantages de ses découvertes.

Moniteur univer$êt, t9 août ttii. - Biographie or

CHARPENTIER (Henri- François -Marie) , général français, comte de l'empire, né à Soissons, en 1769, mort à Origny (Aisne), le 14 octobre 1831. n fit, en qualité de capitaine de volontaires, les campagnes de 1792 et 1793 à Tarmée du nord, et se distingua sur la Sambre en 1794, notanunent le 10 juin, où il obtint le grade de colond sur le champ de bataille. 11 |)as$a on 1799 à l'armée d'Italie, et fut créé général de brigade sous les murs de Vérone. Rentré en France, à cause de ses blessures, il fut chargé du commandement de la 15* division militaire. En 1800 il fit la campagne d'Italie sous le premier consul , et fut nommé général de division et chef d'état-major de l'armée. Employé en 1805 dans l'armée de Naples, il fit ensuite les différentes campagnes d'Allemagne, et fut créé comte de l'empire après la bataille de Wagram. 11 fit aussi avec distinction les campagnes de Russie et de Saxe, et soutint dignement sa réputation pendant la campagne de France , en 1814. Après la seconde restauration, il fut employé comme inspecteur d'inianterie.

De Coorcelles, Diet. des généraux français. — Le Bas, DM. encffcl, de la France.

CBARPENTiER {Hubert), fondateur d'établissements ecdésiastiques, né àCoulommicrs, en 1565, mort à Paris, en 1650. 11 fonda le pèlerinage de Notre-Dame de Geraison, au pied des Pyrénées; cdui des missionnaii*es de Noti'e-Dame de Betharram, au bas d'une montagne nommée Calvaire, dans l'évèché de Lescar ; et la congrégation des prêtres du Calvaire, sur le Mont-Valérien , près de Paris. Charpentier fut l'ami de Tabbé de Saint-Cyran, et avait des rdations avec les solitaires de Port-Royal.

GlMud et Richard. BibHoth. sacrée.

CHARPENTIER (^ac^ues), en latin Carpentarius, médecin et philosophe français, ne à Clerroont dans le Beauvoisis , en 1524 , mort à Paris, le l** février 1574. Après avoir achevé ses humanités à Paris, il s'attacha pendant cin(| ans à l'étude de l'éloquence, et passa ensuite à celle de la philosophie. Il fit tant de progrès dans cette science, qu'il fut cliargé de l'ensei^er an collège de Bourgogne. « Ses leçons, dit Eloi, lui procurèrent tant de réputation, que jamais on ne vît un concours d'écoliers si prodi^eux. Il s'en présentait de toutes nations, et en si grande foule, ({u'une partie de la rue en était pidne, mêmr dans les temps les plus fâcheux de l'année. » Après avoir professé avec un tel succès pendant seize ans. Charpentier vint étudier la médecine à Paris, et fut reçu docteur dans la Faculté de cette ville : il en fut élu doyen au mois de novembre 1568. Il obtint en ir>^ la chaire de

CHARFENTIEE

roatbématiqoeB an Collëge royal ( Ck>Uége de France), et fut nonuné médecin de Gharies IX. Partisan et conimentatenrd'Aristote, Il se trouTa en opposition a? ec Pierre Ramus^ adTersaire déclaré du grand ptiilosophe grec. Sdon Moréri, Charpentier défendit ses opinioDS avec trop de chaleur. On l'accuse même d'avoir participé an meurtre de Ramns dans la journée de la Sahit- Barthélemy. Ce fait, s'il est vrai, est un singulier exemple d'intolérance en matière de philosophie. Charpentier survécut peu à son malheureux rival, n iltomha, dit Éloi,dans une mélancolie que rien ne put dissiper, et qui le plongea dans la phtliisie,dontîlmounit| au mois de janvier 1574. » On a de lui : Descriptio univers^ natur» ex Aristot,; de putredineet coctktne ; Paris, 1562, in-4* ; — Ad exposUUmem Disputationis de meihodo, contra Thessaltim Ossatum responsio; Paris, 1564, m-4**; — OraHones contra Bamum; 1566, fai-8*; — Jb'pistola in Alcinoum; 1569,m-8';»Xé^ri Xir^qui Aristotelis esse dicuntur^de secretiore parte divinx Sopientiœ secundum jEgyptïos, ex arabico sermone, etc.; Paris, 1572, hi-4»; — C&mparatio Platonis cumAristotelein tiniversa philosophia; Paris, 1573, in-4<*.

M oréri. Grand iMkmnain hittorique, — Éloy, Dictionnaire historique de la mëdâcine. — Biographie i^dieale.

charpbutier {Jean-Frédértc-Guillaumé), minéralogiste allemand , né à Dresde , le 24 juin 1738, mort le 27 juillet 1805. 11 profes.sa les mathématiques à l'Académie des mines de Frciberg en 1766. En 1784 il devint directeur des mines d'alun de Schvremsal, en Prusse ; puis il alla en Hongrie pour y étudier et expérimenter la méthode d'amalgamation {Amaigamir-Mé' thode\ et à son retour il fut chargé de diriger, d'après son plan, l'établissement de Freiherg. Il fut anobli par Tempereur Joseph, en 1791. En 1800 il devint vice-directeur, et en 1801 directeur des mhies. Ses principaux ouvrages sont ': Mineralogische Géographie des Kursàchsischen Landes (géograpl^ minéralogiquo de la Saxe électorale); Leipzig, 1778; — Beobachtungen ueber die Lagerstxtte der Brze (observations sur les gîtes des minerais); Lapzfg, 1799; — Beitrœge zur geognostischen Kenntniss des Riesengebirgs (documents sur la géologie de la montagne des Géants); Leipug, 1804.

Convenaikmâ'Lexieen,

cmuLPwamKtHLouis), littérateur français, né à Brie*47omte-RobeTt, vivait en 1776. On a de lui : Lettres critiques sur divers écrits de nos jours contraires à la religion et aux mcBurs; Londres (Paris), 1751, 2 yol. hi-12 \^ la Décence en elle^néme, dans les nations, dans les personnes et dans les dignités ^ prouvée par les faits; Paris, 1767, in-12; — Contes moraux; Amsterdam, 1767, 2 vol. in-12; — A'ouveaux Contes moraux, ou historiettes galantes et morales; Paris, 1767, 3 parties hi-12; -^ rorphelin normand, tm les petites

causes et les grands effets; Amsterdam et Paris, 1768, 3 vol. m-12 ; — Essai siwr les causes de la décadence du goût relaii»emeiU au théâtre; Amsterdam et Paris, 1768, in-12; » — Mémoires d'un dtogen, ou code de r humanité; Paris, 1770, 2 voL in-12; — Essais historiques sur Us modes et sur les costum/es en France; Paris, 1776, in-12.

Quénrd, la France lUtéraire,

CBABPB!iTiB« ( Jean - Jocques Bbadtar-

LET). Voy. BSiUVARLET.

GHAEFBKTIBB (Morc - Antoine) f musicien français, né à Paris, en 1634, mort dans la même ville, en 1702. H se rendit à Bome trèsjeune, dans le dessein d'y étudier la peinture. Un jour il entra dans une égUse, et entendit un motet composé par Carissimi. Il avait quelque connaissance en musique; et dès ce jour il abandonna la peinture pour se faire musicien. Carisshni lui donna des leçons, et en fit un des plus habiles compositeurs de son temps. Les morceaux qu'il écrivit en Italie hd attirèrent même une si grande réputation dans ce pays , qn'on l'y surnomma le phénix de la France. De retour dans sa patrie , il fVit nommé maître en la chapelle de Monseigneur ; mais LuIU, qui redcntait un rival, fit si bien, que le roi retira cette place à Charpentier et la joignit à celle de son maître de chapelle et de maître de chapelle de la reine, que LuOi possédait déjà. Charpentier accepta alors la place de maître de la musique de mademoiselle de Guise, et composa d'excellents morceaux. Insensiblement il changea de manière, et composa de la musique plefaie dliarmonie et d'effets jusque alors inconnus en France. Ce style nouveau et tout différent de celui auquel LuUI avait accoutumé les oreilles lui attfati de la part des ignorants le nom de « compositeur dur et barbare ». Le ducd'Oriéans, depuis régoit, le choisit cependant pour maître, et lui donna l'Intendance de sa musique. Dégoûté du théâtre par l'injustice publique et la jalousie de Lulli , Charpentier ne voulut plus composer que de la musique sacrée. Il fut nommé maître de chapelle de l'église du collège et de la maison professe des je suites de la rue Saint-Antoine, à Paris, où tous les amateurs de bonne musique se rendaient en foule pour l'oitendre. Il devint ensuite maître de la musique de la Sainte-Chapelle, et mourut après avoir professé pendant quarante ans.

Cliarpenticr a composé plusieurs opéras ; son son meilleur ouvrage est Médée, On y trouve des morceaux fort bien faits, et particulièrement un usage trcs-lieureux des instruments de l'orchestre, lia composé aussi la musique du Malade imaginaire, faussement attribuée à LuOi. On a, enfin, de lui plusieurs recueils d'airs à boire, des motets à une, deux, trois et quatre parties, des messes, etc. [Enc. des g. du m. ]

Pétfi, BiograpJlie nniofrgelle det mMiMma.

CHARPENTIER (Poul), littérateur français, né à ParÈi, le 30 janvier 1696, mort à Lagny, le

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