‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus recules jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 3 sur 118 · CHARPENTIER · texte numérisé non relu

CHARPENTIER

28 avril 1773. Il entra dans Tordre des Petits- Augustins, et y derint proTindai. On a de lai : Histoire du siège de Rhodes, trad. du latiu de Gmchard, publiée dans le Mercure d'avril 176tf ; — Lettre encyclique sur les affaires d^ Espagne ; Paris, 1767, in- 13, et deux poëmes inaclîevés sur l'horlogerie et la fiibrication du papier.

Oukudon et DeiandUic, DietUmntUrê univeruL — Barbier, Examen det dictUmnaire$ historiques. — guérard, la France littéraire.

CHARPENTIER (René), sculpteur français, né à Paris, en 1580, mort dans la mèrae ville, le 15 mai 1723. H était élève de Girardon, et fut reçu à TAcadémie de peinture. Girardon employa cet artiste à la sculpture du tombeau de sa femme, à Saint-Landry. On estime particulièrement les travaux que Charpentier a exécutés dans l'église Saint-Roch à Paris, entre autres le tombeau du comte Rangoni.

Feller, Dictionnaire hisUtritiuê, — Cbaodoa et Dclaodlne, DicUonsuiUre univcrteL

CHARPENTIER, en latin CARPENTARIUS (Pi«rr«), jurisconsulte français, né à Toulouse, mort vers 1586. n se déclara , étant encore fort jeune, en faveur de la réforme, se rendit à Genève, et y enseigna le droit ; il se brouilla avec jBèze et les autres chefs du calvinisme ; puis, après avoir quitté Genève, « mécontent et sans dire adieu à ses créanciers », dit Bayle, il vint à Paris en 1572, et offrit bientôt le spectacle étrange d'un protestant justifiant la Saint-Barthélémy. Cette apologie parut sous le titre de Lettre qui monstre que les persécutions des Églises de ftance sont advenues , non par la fauUe de eeux qui faisoient profession de la religion , mais de ceux qui nourrissoient les factions et conspirations. Composé en latin, traduit en français (probablement par l'auteur lui-même), cet écrit vit le jour en septembre 1572 , quelques semaines après la Samt-Barthélemy. De. graves accusations y sont lancées contre les cliefs du parti de la réforme, accusés de se servir du prétexte de la religion pour couvrir leurs projets de révolte contre le roi. F. Lortis, auquel \à Lettre étaitadressée, y répondit l'année suivante. L'attaque et la réponse furent reproduites en 1574 dans le 1*'' volume des Méfiioires sur Vestat de la France sous Charles IX. Les calvinistes n'épargnèrent pas les injures et les reproches à Charpentier. Voici dans quels termes de Thou, traduit par Jurieu, s'exprime au sujet de Charpentier : « Un nommé Pierre Charpentier, qui étoit de Toulouse, et quiavoit publiquement enseigné le droit à Genève, étant entré fort avant dans la familiarité de Bellièvre, se sauva diez lui pendant le massacre avec plusieurs autres personnes distinguées... Pour s'ac^mmoder à lafortune, et par un effet de son humeur, qui luy faisoit défendre le parii où son parti l'oUigeoit d'entrer, il commença à se déchaîner, non contre les auteurs du massacre, ni contre l'horrible boucherie qu'ils avoient faite, mais contre ce qu'il appeloit la cause, c'est^-dire contre la Utiôxnn des protes-

tants, pour laquelle il tânoignoit nue grande hor renr et qu'il disoit que Dieu avoit justement p*jnie pour tous ses désordres, parce qu'elle s'étoit servie du prétexte de la religion pour couvrir son esprit de sédition et de révolte. »

Après ce préambule, le sévère historien ajoute qu'on jugea Charpentier « fort propre pour le dessein qu'avoient le roy et la reine de justifier le massacre le mieux qu'ils pourroient. Il so chargea volontiers de cette commission, et après avoir reçu une somme d'argent qu'on luy donna et de grandes promesses qn'on luy fit de l'élever à de grandes charges , promesses qu'on luy tint ensuite religieusement, quehiue indigne qu'il en fust, il partit de Paris, etc. » Il n'en faut pas davantage pour avoir une idée de la manière dont ses adversaires le jugeaient Jl laissa dire, et devint avocat du roi au grand conseil. On ignore l'époque exacte de sa mort

Leber. Catalogue A« la bibliothèque^ t. U. p.'SS. — Bulletin du bibliophile, 18M, p. iss. — Bayle, Met. historique. - De Thon, fiist., Il?re UII. —• Jarlea le 'Livre de lareliç. det Jésuites. — LaCroli da Maine, BtbL

^CHARPENTIER (Jean-Pierre), littérateur français, né le 20 juin 1797, à Saint-Prest (Eureet-Loir), n fit ses études à Paris, au lycée impérial (Louis le Grand) ; puis, après avoir traversé les différents degrés du professorat , occupa succcï;slvement la chaire de rhétorique aux lycées Louis-le-Grand et Saint-Louis. Agrégé de la Faculté de Paris, il y suppléa pendant onze ans , de 1833 à 1844, M. Leclerc, dans la chaire d'éloquence latine. Devenu, en 1843, inspecteur de l'Académie de Paris, il exerça pendant dix années ces fonctions, dont il conserve actuellement, dans sa retraite, le titre honorifique. On a de lui : Études morales et historiques sur la lit^ térature romaine; 1 vol. in-8", 1829; — Essai sur Vhistoire littéraire du moyen âge; 1 vol. in-8<», 1833 ; — Tableau historique de la littératurefrançaiseaux quinzième et selzièhte siècles; 1 vol. in-8», 1835; — Tertullien et Apulée; 1 vol. in-8% 1839; —• Histoire de la renaissance des lettres en Europe, au quinzième siècle; 2 vol. în-8°, 1843 ; — Études sur les Pères de V Église; 2 vol. in-8^ 1853. — Indépendamment de ces ouvrages , M. Charpentier est auteur d'un Discours qui a remporté le |>ri\ proposé au meilleur mémoire sur cette que$vtion : A laquelle des deux littératures, latine ou grecque, la littérature, française est-elle le plus redevable; 1828, m-8*', de 48 pages. Il a, de 1836 à 1838, publié, en collaboration de M. Burette, des Cahiers d^histcire littéraireantienne et moderne , qui contiennent, entre autres parties dues spécialement à la plume de M. Cliarpentier, V Abrégé de Phistoire de la littérature grecque; 1 vol. in-12, 1837. Il a dirigé la publication des classiques latins (textes), édition publiée par M. Panckoucke sous le titre dciVova scriptorumlatinorumBibliotheca; in-8% i83> 1838. — n a donné dans la Bibliothèque fran^ çaise du même «ntear une tradaction des Bt^

CHARPEKTIER -- CHARREL

Miquesétôeê Géorgiquesàe Virgile, des Loit el de rinpention de Cicéron (ce dernier ou- Trafle en collaboration de M. £. Greslou); une traduction des oinqoante-dnq premières épttres de Sénèqne et de divers fragments d*Honet. l!lnfin, il a donné dans la Bibliothèque lor tine-françaàse nne notice littéraire sur Oride. Ces dtfTérents écrits se recommandent par la sAreté de l'érudition et par la pureté du goût.

Page 1