CHAVES — CHA VIGNY
lerie , rentrait , par RiiiTaès , dans la province du Minho. Il était accompagné de sa femme, qui prenait un grand intérêt au succès de cette entreprise. D'abord il marcha sur Porto, et n'en était plus qu'à 10 milles, quand Yillaflor, ayant opéré le 2 février sa jonction avec le marquis d'Angeja , général en chef des troupes de la régence , les insurgés se virent attaqués le 4 dans toutes leurs positions, et, après une longue résistance, furent obligés de ftiir, en laissant un grand nombre des leurs sur la place. Un seul coup semblait avoir anéanti Tinsurrection; mais la saison pluvieuse vint à propos à son secours, et paralysa les mouvements de Tar^ mée constitutionnelle. Tandis que le marquis d'Angeja cherchait les insurgés aux fh)ntières de Galice, Telles Jordao, lieutenant du marquis de Cluives, rentrait en Portugal d'un antre côté, mais pour se voir repoussé encore une fois. Le marquis , loin de se laisser intimider par la supériorité de ses ennemis, méditait une nouvelle attaque , lorsque , le 20 février, ses troupes se mutinèrent, l'abandonnèrent en grande partie, et se rendirent au marquis d'Angeja. Les débris des rebelles entrèrent en Espagne , où leur désarmement fut opéré. Cette échauffourée du marquis de Chaves avait cependant préparé les voies aux amis de l'ancienne constitution; et tandis qu'il Hiyait devant les soldats de la régence, une nouvelle révolution, causée autant par le mécontentement qu'excitait le séjour des Anglais sur les bords du Tagc , que par la prolongation de l'absence de la reine dona Maria, éclata dans Lisbonne, le 30 avril , aux cris mille fois répétés de : À bas la constitution! vive le roi don Miguel l C'était la première fois que ce nom était aussi hautement prononcé. Don Pedro croyait pouvoir tout apaiser en ôtant la régence à l'infante Isabelle pour la donner à son frère don Miguel , qu'il fiançait en même temps à la reine dona Maria. Mais il était trop tard. A compter de l'entrée de don Miguel en Portugal ( 22 février 1828), le marquis de Chaves disparut de la scène politique , où fl n'est plus question de lui qu'à l'occasion d'un décret rendu quelques jours avant l'ouverture des cortès, le 23 juin, et qui permettait à sa petite armée de rentrer sur le territoire portu(^s. Mais cette fois les récompenses ne furent pas prodiguées comme en 1824, et le marquis de Chaves , atteint d'une aliénation mentale, dont les premiers symptômes s'étaient manifestés plusieurs années auparavant, mourut deux mois après la^relne-mère.
[M. DÉADDé, dans VEncyc. des g, du m.] Lesur, Ann, hist, univ. — Lavallée et Gueroolt, VEipagne, dans VUniv. pitt.
*CMk\ts (/.), musicographe français, né à Montpellier, vers 1770, mort en 1808. A quinze ans il composa la musique de l'opéra â*Énée et Lavinie. A Paris, où il vint après son mariage, il dissipa au jeu sa fortune et celle de sa femme.
plus considérable encore, et (\it obligé d'entrer comme prote dans l'imprimerie mnsicale Olivier et God^roy, où il composa le Budiment de musique, par demandes et par réponses ; Paris, in-4*, sans date, quelques sonates et des romances. Il perdit de nouveau au jeu le produit de ces publications, et se noya de désespoir.
Pétli, Biog. wrUv. de» musieient.
*CHATi6NAUD { Pierre -Léon), pédagogie français, né à Saintes (Charente-Inférieure), « 1791, mort en avril 1833. Il fut profesMor àt grammaire et de mathématiques aux collèges de ChAteanroux, de Saintes, etc. 11 pabUa : Prin-^ cipes gradués de lecture; 1820; — HïtUAn de France, en vers lyriques, 1824 ; — Grom^ maire française , en vers^ 1825; — Ariikmé' tique, en vers , 1830; •— Charte envers; 1831.
Ratnffaet, Biographie SoMtoçêoi»». — Qmênrû, te France Uttérairê. - DoewmiUt inêdtti,
caATiciiT { Jean-Aimé de), astrologue fmçais , né à Beaune, vers 1524, mort vers 1604. 1! cultiva l'astrologie judiciaire, vaine science dont il avait reçu des leçons du célèbre Nostradaraot. Ses principaux ouvrages sont : les Larmes ei soupirs sur le trépas très-regretté de M, Antoine Fionée Bizontin; Paris, 1582, in-8*;^ La première face du Janus français , conte»
nant les troubles de France depuis 1534^tcfqu*en 1589; — Fin de la maison Valésienne^ extraite et colligée des centuries et commentaires de Michel Nostradamus; en latin et en français; Lyon, 1594, fai-8* ; nouvelle édition, augmentée, sous ce titre : Commentaires sur les Centuries et pronostications de Michti Nostradamus; Paris, 1596, in-8«»; — Its Pléiades, divisées en sept livres, prinses des anciennes prophéties et conférées avec les orth des de Nostradamus; Lyon, 1603-1606, in-8*.
Papillon, Biblioth, de» auteur» de Bourgogne. — Go«* Jet, BibL poétique. — U Croix du Maine, Mai. frmaf, - Lelong. BibUoth. hitt de la France, édit. Footttte. • Telssl^r, Catalogu» auctor. et bibl.
CHAYiGiiT OU GHATIGNABD ( Théodore DE), diplomate français, né à Beaune, mort à Paris, le 26 février 1771. Ce fut, au rapport de ses contemporains, un des grands et des plus habiles politiques do dix-huitième siècle, réputation méritée^ qu'il avait aussi à l'étranger. Il (Vit successivement envoyé extraordinaire en Italie, en £spagpe et en Angleterre, puis ministre plénipotentiaire à la diète de TEmpire à Ratisbonnc, ministre auprès du roi d'Angleterre en 1731, envoyé extraordinaire en Danemark, ambassadeur en Portugal, à Venise et en Suisse en 1751. Lors du renvoi d'Amelot, en 1744 , tout le détail des afTaines étrangères retomba sur lui. Ce fut par ses soins que se négocia à Francfort le traité d'alliance défensive entre l'empereur Charles VU, le roi de Prusse, l'Électeur Palatin et la regence.de Ilesse- Cassel, pour contraindre la reine de Hongrie à reconnaître l'empereur et à lui rendre ses Étatâ héréditaires. Le ministre Yefgenne fut le neveu et l'élève de Cha^lgny.
Le Bas, Dict. encgel. de la France.
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