CIAMPI
tharge qu^U conserva jusqu'à sa mort. Moins profond que son maître, Ciarapelii avait cependant parfois des idées heureuses, et il se montra dessinateur correct, et un des meilleurs eolorist» de l'école florentine. E. B— k.
Baglione. FiU diT pUtoH dtl 1179 ai iMt. - Uad, Storia pUtorica. - Ptstolcsl. Deterisloiu M Mma.
— Crespl, Future dl Peteia.
* CIAMPI {François), compositeur italien, né en 1704, à Massa di Carrara. Il se rendit à Venise vers 1728, et y fit représenter presque tous ses opéras. Les principaux sont : Onorto, 1729;— Adriano in Siria, 1748; — It negUgente, 1749; — Catone in Utica, 1750; — .i)^ tigono, 1762.
Fètls, Bioffraph. unir, des mMirtens.
CIAMPI {Legrenzio-Vincento)^ oomporileir italien, né près de Plaisance, en 1719. H était encore fort jeune lorsqu'U donna son premier opéra/r^lrcodirt in /^rento. Le second, Borloldo alla cor te, eut un succès prodigieux. En 1748 Ciampi passa en Angleterre, et fit représenter i Londres les opéras suivants : gli tre Cicisbà ridicoli, 1748; — il Trionfb di Camilla, 1750;
— Didone, 1754 ; — Tolomeo, 1762. On doit encore à Ciampi quelques autres compositioBS.
Fctis, Dioçr, univ. des ntusicient.
^.CIAMPI (Sf^^eu^ien), savant litlérateoriti' lien, né à Pistoie, le 30 octobre 1769, mort près de Florence, le 14 décembre 1847. U fit les études au séminaire de sa viUe natale, et fut or donné prêtre en 1793. Use rendit ensuite à Pitt, pour y suivre les cours de droit civil et de droit canon, et devint professeur dans cette vOle en 1803. En 1818, par suite d'une mésinteffigencc entre lui et ses collègues, il quitta Pbe, et alla occuper une chaire à l'université de Vaiwvie, où il commença ses études relatives à Phistoire de la Pologne et de la Russie. Il revint a Italie en 1822, et fit de Florence son s^oor le plus habituel. Il passa les dernières années de sa vie dans une {letite ville voisine de FloreMe. Ciampi ne s'est pas seulement occupé de nclierches sur la littérature italienne; la litténiiie ancienne et la littérature du moyen âge attirèrent aussi son attention. Ses principaux ounagn sont : Memoriê delta vita di messer Ci»o U Pisioia ; Pise, 1808, in-8° ; — Ifoii%ie dH c«nonico Sozomeno ; ihid., 1810; — Notixiei^ dite delta sagrestia Pistoiese, de' MU vrt^ e del campo santo Pisano; iWd., 1810; — M*morie di Scipione Casteromaco; iUd., ISil;-' Memorie di Nicolo Forteleguerti; IbM., 1813;
— une édition des Poésie de Cino; Ifaid., 1913; nouv. édit., ibid., 182G; — StattUi dM opéra dis. Jacopo di Pistoia; ibid., 1814; — SlaM santuari Pistolesi; ilnd., 1814; — de Osi lingux italicx, saltem a siicculo quinte ;WA,i 1817 ; — une édition de la traduction des Œuvres morales de PliUarque, par Adrlani, avec notes et commentaires; — une édition de Turpinus, de Vita CaroH Magni et Jtotodi; Florence, 1822 ; — Gesta CaroU Magni ai Çat-
5ir aAMPi —
eassonam et Narbonam; ibid., 1823; — Une traduction de Pausanias; Milan, 1826-1^13, vol. in-8**; —Monumenti d'un manuscritto autografo di Giov, Boccaccio da Certaldo ; Florence, 1827-1830: cet ouvrage contient de prédeox matériaux pour l*tiistoire de Boocace , de Pétrarqne, de 2^obi da Strada et de leurs contemporains;— ^ift/io^rap/^ia critica d^lle andehe rtdproche corrispondence deW Italia colla Russia, Polonia^ etc.; ibid., 1834-1843. (UmvenatUms'Lexicon.
dkMwrni (Jean-Justin)^ savant littérateur et antiquaire italien, né à Rome, le 13 août 1633, mort le 12 juillet 1698. Il abandonna la carrière du droit pour se consacrer à l'étude de l'antiquité, fut {KHirvu de différents emplois, établit à Rome plusieurs académies, et ne cessa d'encourager la culture des lettres. Sa maison était le rendez-vous de tous les savants. Ses principaux ouTragessont : Discono tenuto nelV Academia fUico-matematica romana, in occasione delta cometa apparsa in mese agosto 1682, ed ostervazioni sopra di essa; Rome, 1682, in-4*^; — Nuove invenzioni di tubiottici, etc.; ibid., 1686, in-4" ; — Conjecturx de perpétua azy- ,morum usu in Ecclesia Latina; ibid., 1688, ÎB-*"; — Examen Ubripontificalis, sive vitarum romanorum pont{ficum quœ sub nomine Àmutasiibibliothecarii circum/eruntur, etc ; ibid., 1688, in-4'* ; — Parergon ad examen Libripontijicalis, sive epistola PU II ad Carokim Vlly regem Prancix, ab tixretïcis depravota, fÀc.; ibid., 1688, in-4" ; — JHssertaiio kUtorica an romanus pont {f ex baculo pastoraliutaiwr; ibid., 1690, in-4"; -^ de Inœmbustiàili lino, sive lapide amianthis; ibid., iA9t, in-4''; — Sacro-historiea disquisitio dv. émobus emblenuUibus , in qua disceptatur an éw Philippiimperatores fuerint càristiani; *id., 1691, ln-4»; — de Sacris œdiliciis a CoMtantino Magno œnstructis; ibid., 1693, in4ol.; — investigatio historica de cruce siatiimali; iWd., 1694, in-4"; — Explicatio duontm sarcophagorum sacrum baptismatis ritumindicantium;ih\d., 1697, in- i"; —Vetcra ^sumumenta in quibWy prxcipue musiva opéra, ^aerarum profanarumque wdïum slruclurUf Ocnonnulli antiqui rilus^ dissertât ionibus y *cwilnuque illustrantur; ibid., 1690 et 1699, ^iMbl. Les principaux ouvrages de Ciampini ont ^recueillis par Gianini, en 3vol. in-fol.; 1717.
mcéroa, Êtéwuiires, t. IV, p. 19». - Fablaai , fita di Ch9, Ctusto Ciampini.
CIÂHPOLI (Jean-Baptiste), poète italien, né à Florence, en 1589, mort h Jési, le Ssoptenibre 1643. Il dut aux succès qu'il avait eus dans les premières études la protection de J.-B.
Stroui; ce noble florentin lui fournit les moycjis d'aller suivre les leçons de Galilée à Padouc. Là Ciampoli se lia avec les deux frères Aldobrandlni, qui l'emmenèrent à Bologne , et le présentèrent an cardinal Maffeo Barberini , alors gou-
OANFANINI
vcmeur de cette ville. De Bologne il se rendit à Rome, où il devint secrétaire des brefs, et obtint successivement plusieurs bénéfices. L'avènement du cardinal Mafleo au trône pontifical lui valut de nouveaux bonneurs ; mais son orgueil lui lit perdre les avantages que lui avaient mérités st^ talents. Il préférait hautement ses vers à ceux de Pétrarque, de l'Arioste, du Tasse, de Virgile et de tous les poètes les plus célèbres. Ilevenu insupportable à Urbain VIII, |M>ete luimême , U fut éloigné de Rome , et nonmké gouverneur de trois petites villes, Montalto, Norcia et Jési. La vanité de Ciampoli ne fut pas la seule cause de cette espèce d'exil, que Ton attribue encore à son attachement pour Galilée. U laissa ses manuscrits h Ladislas IV, roi de Pologne , qui lui avait témoigné un vif intérêt pendant sa disgrâce. Ses poésies ont été recueillies et publiées après sa mort, sous ce titre : Mimedi fnonsignor Giovanni Ciampoli ; home , 1648, fai-4''. On a publié <lans la mCme ville, en 1667, in-8o , sous le titre de Prose, son dialogue intitulé : Zoroaster, et sa Défense du pa\m Innocent II. Il a laisst* inachevée une Histoire du règne de Ladislas IV.
RossI, Pinacotheca. — Crasso, Elogi d'uominHiterati. — Impcrialts, Muséum historicum. — Dalllet, Aig^ments des savants, t. II, p. sso.
«GiÂNCHBTTiNi (Pio), oompositeur anglais, d'origine italienne, né à Londres, le 11 décembre 1799. Dès l'âge de quatre ans, il annonça les plus heureuses dispositions pour la musique. A l'Age de cinq ans , il exécuta avec précision nne sonate de piano de sa composition et des variations improvisées sur des thèmes <jui lui furent présentés. U voyagea avec son père jusqu'à l'Age de six ans, et se Ut entendre en Hollande, en Allemagne et en France. Il n'avait pas encore huit ans que déjà il parlait ot «'^.rivait carrectement qnatre langues , l'anglais , le français , l'italien et l'allemand. Tant de prodiges donnaient de grandes espérances ; et cependant Gianchettini n'est resté qu'un artiste estimable, dont le talent pe«it être comparé à celui de beaucoup d'autres. Ses principaux ouvrages sont : deux Concertos de piano; — des Fantaisies pour le même instrument; — Ode de Pope sur la la solitude; — soixante Nocturnes italiens |K)ur deux, trois et quatre voix, avec accompagnement de piano; — Benedictun à trois voix.
Fétlt, Bioffraphic vniversellr des musiciens.
*€iAiici (Ignacv)y poète et théologien italien , natif du royaume de Naples , vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. U fut visiteur général de l'ordre des Augustins déchaussés. On a do lui : Poemata; Venise, 1767, sons le pseudonyme de Dasmone Andriaci.
Adeluiig. suppl. à Jfichcr, Jllgem. Getekrt.-Lexicon.
*ciA!fP4NiNi (Benedetto), peintre florentin, du seizième siècle, est cité par les historiens de la peinture parmi les meilleurs élèves de Fra Bartolommeo de San-Marco. E. B—n.
Unzl, Storia piUoriea. •
aÂIHGULO — CIATI
fi»
*ciANGULO (iVîco^os), poète italien, né en Sicile, vers 1 680, mort à Leipzig, en janvier 1762. Après avoir professé la philosophie k Malte et la théologie à Meldola, il devint théologal et conseiller de Tévéque de Cervia. Il se rendit ensuite en Angleterre , et de là dans les Pays-B^, où il embrassa probablement la religion protestante. 11 enseigna successivement la langue italienne à Leipzig et à G<pttingne , où il fut couronné poète, et finit par se fixer dans la première ville. On a de lui : de Flagella feminarum; Utrechf , sans date ; — Aminta di Torq, Tasso, con le osservazUmi , etc.; Leipzig, 1732, in-12; — Letlere miste; ibid., 1732, in-8**; — Novum tyrocinntm Ungux U(U,;Md., 1732, 1740, in-8**; — > Acta coronationis Gottingx; iWd., 1737, 1739, in-12; — to Gerusalemme liberatadi Torq. Tasso, colleosservazioni,etc.; ibid., 1740, in-12; — Poésie sacré; ibid., 174ô, 1746, in-S**;— délia Commedia di Dante quattro cantif colle annotazUrni, etc. ; ibid., 1755, in-8*';— Dialoghi italianie tedeschi; ibid., 1757 ; — Plusieurs poésies latines et italiennes. jtcta cormiatimiit Gottingœ. — Adelung, tuppL à JOcher. jtllgtm. Celeharten-Lexicon.
*ciANTAE (Jean-Antoine)^ littérateur italien,. virait vers le milieu du dix-huitième siècle. On a de lui : De B. Paulo apostolo in Melitam, SiculO'Adriatici maris insulam^ naufragio ejecto, dissertationes apologeticx; Venise, 1738, in-4».
AdelDDg, sappl. à JOcber, Allgem. Celekrt-Lexicon. * ciÂNTÈs (Ignace), prélat et.théologien italien, de l'ordre des Dominicains, né à Rome, en 1594, mort dans la même ville, en 1667. Après avoir enseigné la théologie au couvent de la Minerve, il devint provincial de la province de] Naples, puis coTniûissaire généra] dans la Pouille, la Calabre et la Sicile. Partout il réforma les abus et ranima le goût des lettres et des sciences. Nommé en 1646 évêque des deux diocèses de Bisaccia et de Samt-Ange des Lombards, il remplit tous les devoirs d'un pasteur zélé. En 1 661 il donna librement sa démission, pour se retirer parmi ses frères à la Minerve. Outre plusieurs discours prononcés dans différentes circonstances, on a de lui : ConstitutUmes et décréta édita et promtUgata in dicecesana synodo San Angeli Lombardorum anno 1651 habita; Rome, 1652 ; — CxremoniaU ordinis Prœdicatorum; ?iaples, 1654, in-8»; — Raccolta dé miracoli dell* imagine di san Domenico di Sorlano: cet ouvrage est divisé en trois parties; la première parut à Messine, en 1621 ; la deuxième en 1634, dans la même ville; et la troisième à Milan, 1640, à Rome, 1642, et à Naples, 1656. Kchard, Seript. ordinit PrmdUatorum. — Tooron, Nommes illutt. de Tordre de Saint-Dominique.
*GiAiiTÈs](/o5epA-4farJe), prélatet théologien Italien, -frère du précédent, de l'ordre des Dominicains, né à Rome, en 1602, mort dans la même ville, en 1670. H se livra à Tétude des ues orientales, et fit servir heureusement la I
connaissance approfondie qu'il avait de la hi^ hébraïque à la conversion des juilii, ddot Urbam vm l'avait établi prédicateor à Ronc Nommé, en 1640, évéque de Blarsîoo, dans le royaume de Naples, il se distingua parles boMn exemples de vertu qu'il donna toiûonn à in diocésains, et ramena à l'obéissance par la foiti de sesdiscours et par les charmes de la charité les habitants de Saponara , qui depuis pins it soixante ans s'étaient soustraits à la juididiQa des évéques de Marsioo. Ko 1656 il quitta vo> lontairement les fonctions épîsoopales y pour n retirer dans le oonvent de la Mtaierre, oà il vécut dans les exercices de la piété et de Tétode. Outre des statuts synodaux, imprimés à Rome a 1644, on a de lui : de SanctisHma TrMtaie, contra judxos ; Rome, 1667, in-4* ; — > de Somù' tissima Christimcamatione, comtrajmdMm; ibid., 1668, in-4* ; — délia Perfezzkme dmmtê allô staio del vescovoporcompasionediquBUÊ che devesi altri stati degli uomimi; ilAL, 1669; — Summa contra génies D. ThamM Aquinatis, etc. ; ibîd., 1657 : c'est une fradi»tion en hébreu de la Somme de saint Hmmmi contre les gentils. Les trois pfemiers UncsieHleroent ont été imprimés.
Édurd, Seriptor. ordtHit PrmdicaL ^TomnmtBtm' met Uluttr. de Parère de SaM'DomimitmSm
* ciAPPi (Moreni Antoine), biegraphe Uslien , vivait dans la seconde moitié da s dittae siècle. On a de lui : Vita di papa Greg»rto XUl; Rome, 1591, 1596, i&4^
Adelanff, soppl. à JOcber, AUgm. Celekrtem-taitm.
*GiAEPi (Baccio), peintre italieB,Bé à Florence, en 1578, mort en 1642. H fut élève de Santi di Tito, qui fit de lui un dessinateur oomd et un peintre consciencieux. Ciaipi fat on dn artistes appelés à décorer l'élise de la Goneip» tion à Rome; mais il n'a pu exécuter qn'im yéSi nombre de travaux de quelque importaBoe,^yaÉ été occupé surtout de la direction de l'éDote qu'il avait ouverte à Florence, et de laqadb sortit le célèbre Pierre de Cortone. E. B— !i.
Ortindl, Jbbeeedario. — Lanzl, Storia pttf^rica. - Tlcozzl. IHxionario. — Paaserl, VU» é^ ptUori^ de^ wwrti dal 1641 al 1678.
ciASLAS. Voy Seislas.
GiAsai (/eoit-JfarJe), médecin etbolari* italien, né àTrévise, en 1654, mort Ters 1679. Os a de lui : Meditationes de nàiura piantanm, eui accedit tractatus physieo-matkewuilim de xquilibrio fluidorum ae leviiaie ignis ; Venise, 1677, in-12 : cet ouvrage est ronar qc^ ble ; on y voit que l'auteur avait assez Uei via les principaux phénomènes de la L'abbé Ficolaî a cru y trouver aossi la i du problème des forces vives, attribuée géaéialement à Leîbnitz.
Léon Allacci. Apes urbante. — BaUlet» Iu§utmhiM tawnUt, t IV. part, t de rédlUon û'kamtmream, mi. " Carrère, BUbUoth, de to mAlertM.
* CUTI ( PouO, théologien italien, vivaK datf la seconde moitié du dix-septième siède. n M chanoine de Pistoie. On a de lui : il j
Ml
OATl — CIBOT
iragieo spettaeolo, discorto ; Pistoie, 1663 ; — la Santitaprodigiosa di S. Casimiro, redi Poionia ; Lucqoes, sans date ; — gli Affetti d^un aninui pénitente; ibid., 1685 :
ZaMberli. BibUoth, PUMmtU,
GiBBBR (Mletf)f poète oomiqae et acteur anglais y né à Londres, le 6 noTembre 1671, mofile 12 décembre 1757. Il senrit d'abord soos les ordres da duc de Deronshire, lors de Texpuldon des Stuarts. Engagé au théâtre malgré sa ftomUle, il resta comédien obscur, jusqu'à ce qnll eut trouTé les rôles qui convenaient à son talent, ceux que les Anglais désignent par Fexpression de grims , c'est-à-dire grondeurs. Son genre tenait de près à la caricature. En 1695 parut sa première comédie, intitulée Xot;e'5 last sk^. On y remarque, comme dans celles qu'il donna depuis , un tableau piquant des mœurs de aon époque , mais peu d'invention dans Tintrigue cf peu d'originalité dans les caractères. Le fondement de sa réputation est sa pièce intitulée : ike Careless Hushand. Pope lui-même en a fait réloge, et Pope était un des ennemis de Cibber. La comédie de CiM)er the Non-Juror, imitation du Tartt^fe de Molière , était dirigée contre les Jaoobites, et lui fit des ennemis. U s'en attira encore beaucoup comme co-directeur du théâtre de'Drury-Lane et comme poète lauréat, dont il remplit les fonctions obligées par des odes annuelles assez médiocres. Toutefois, conmie il V^t le bon esprit de rire tout le premier de •es vers, il désannait ainsi les critiques. Pope ne laissa jamais échapper la moindre occasion de le tourner «n ridicule. La meilleure édition des ceoTres de Cibber parut à Londres, en 1777, S vol. in-12. U a laissé un ouvrage sérieux : Conduite et caractère de Cicérone etc, qui fit peu de bruit ; mais on relit encore avec plaisir des espèces de Mémoires dramatiques , intitules : Apology, far the l\fe qf Colley Cibber, recueil précieux d'anecdotes et d'observations sur le théâtre aurais.
.âp&log9forth9 Hfe €/ Coll. Cibber. - Aston. Brief WppietMfU to Cotte^'t Cibber L\fe, — Trial of Coït, OkbÊr, for writing a baok intitled : Apology for hU ii/09 etc. — Rose, New biog. Met.
(Théophile), acteur et littérateur ns, fils du précédent, né en 1703, mort en uvtobre 1758. Comme son père, il se consacra au théâtre; mais il avait été moins favorisé que lui par la nature. Sa passion pour les plaisirs l'empécfaa de Caire des études sérieuses, fl eut cependant l'ambition d'écrire pour le théâtre; mais acs pièces originales eurent moins de succès que celles qu'il emprunta de Shakspeare. fl périt dans un naufrage, en traversant le canal pour se rendre à Dublin. Cibber est surtout connu dans le monde littéraire par un ouvrage intitulé : lÀves o/the poets of Great-Britain and Ireiamd^ te the time of dean Swift ; Londres, 1753, 5 vol. in-12. Ce livre n'est pourtant pas de fad, mais d'un Écossais nommé Robert Shid, qui, I pour dettes à la prison du King*» Bench^
acheta de Cibber le droit de le faire parattrc sous son nom.
Apologjf for the life of TheophUus, C^cL — Baker , Biog, dram.
- Ciber Penng
GiBEsn (StUMxnne-JfczHe), actrice angjlaisc, femme du précédent, née en 1716, morte le 30 janvier 1766. Elle était sœur du compositeur Th.-Auguste Ame', qui lui enseigna la musique et la fit paraître dans une de ses pièces représentée à Hay-Market. Non moins distinguée par son talent que par sa beauté, elle fut l'une des meilleures actrices de la silène anglaise. A la suite d'un procès en adultère que lui intenta son mari, elle se sépara de lui, et se consacra à la tragédie. On dit qu'à la nouvelle de la mort de cette célèbre actrice, Garrick s'écria que la tragédie était morte avec elle (tragedy expired with her ). Suz.-Mar. Cibber a traduit en anglais FOraclCf petite comédie de Saint-Foix.
FéUs, Biograph. univ. des musteiens,
GIBO. Voyez Cybo et Innocent vm.
GiBOT {Pierre-Martial), missionnaire fVançais, né à Limoges, en 1727, mort à Pékin, le 8 août 1780. U fit de bonnes études au collège deI.ouis-le-Grand, à Paris, et entra jeune chez les jésuites. H s'y distingua dans l'enseignement des belles-lettres et de la philosophie. S^n zèle pour la propagation de la foi le conduisit en Chine, en 1758. La relation de ce voyage ne manque point d'hitérét, et est écrite avec une simplicité qui inspire la plus grande confiance. Les observations qu'il y fait sur le Brésil , llle-de- France et les autres contrées où il aborda, sont curieuses et plemes d'mtérèt. Admis d'abord dans le palais de l'empereur de Chine en qualité de jardinier, il ne tarda pas à se faire connaître par des talents au-dessus de cet emploi , qui lui valurent la charge de mathématicien de la cour. A des connaiïisances étendues dans l'astronomie, la mécanique, les langues et l'histoire naturelle, le P. Cibot joignait les vertus de son état et le zèle d'un excellent missionnaire .
Le P. Cibot avait formé le projet d'échiFcir tous les livres de l'Écriture Sainte par l'histoire de la Chine. L'étendue de l'entn^rise l'effraya ; il se borna au seul livre d*Es(her, Cet ouvrage inédit compose trois gros volumes in-folio, dont on a donnéd'amplcs extraits dans les dix diTiiierh tomes des Mémoires de la Chine. On y remarque une digression sur l'antiquité des Juifs en Chine; il place leur transmigration 500 ans environ avant l'ère chrétienne, ce qui n'est pas liors de vraisemblance. Il trouve que dans les anciens livres chinois il est fait mention de la femme de Loth , changée en bloc de sel , de la manne du désert, de la suspension du cours du soleil sous Josué, et d'autres traits semMables de l'Histoire Sainte, que les auteurs ^e ces livres avaient appris des Juifs.
Cibot a écrit un grand nombre de disserta" tions, traités, notices, etc., renfermés dans les Mémoires concernant V histoire des lettres,