CLÉOPATRE
fXBOPATRB, reine d'Egypte, fille de la précédente, et de PU)l(^mée Épiphane, vivait vers 150 avant J.-C. KUe épousa son frère Ptolémée \7, Philométor, 1C4 «ivant J.-C. Ce prince mourut eo 147, laissant avec la reine Cléop&tre, sa veuve, deux filles et un fils encore en très-bas-àge. Enhardi par cette circonstance, Ptolémée Physcon ou É vergeté il, frère de Ptolémée Philométor, s'empara de la couronne d*É|>ypte. Clcopàtre, incapal)le de résister, lui envoya <les députés qui refilèrent avec lui qu^elle deviendrait sa femme, et qu'il prendrait la tutelle du roi. Il entra dans Alexandrie avec le titre de régent, épousa la reine mère , et le jour même du mariage il fit égorger le jeune héritier du tr^ne. 11 ne tarda pas à s'éprendre de Cléopâtre , fille de son frère et de SA nouvelle épouse, et répudia celle-ci pour épouser l'autre. Cléopâtre essaya de profiter des troubles de l'Egypte pour remonter sur le trône, vers 130. Elle demanda du secours au roi do Syrie, Démétrius, qui se préparait à envoyeur une ann(M^ en Egypte, lorsqu'il en fut empêché par la révolte d'Antiochect de plusieurs autres villes <le Syrie. ?I'espérant plus de secours en Egypte, Clcopàtre quitta ce |>ays, en emportant <le grandes richesses, cl se retira auprès de Démétrius. On ignore ré|)oque de sa mort ; mais on sait qu'elle sfï réconcilia avec Ptolémée Physcon.
Jn>lln, ^9. — Josèphc.^/n/lv. jiirf.-Tilft-Uvc.
CL^.OPATRE, reine de Syrie, fille de la précédante et do Ptolémé»^ \n, morte vers 121 avant J.-C. ICIle épousa d'abord Alexandre Balas, usurpateur «le la couronne de Syrie, et, après la mort de celui-ci, Démétrius Nic^tor. Apprenant que son seron<l mari, captif rheï les Parthes, avait pris |N)ur femme Rodogune, princesse de cette nation, elle s»» mariii avw. Antiochus VII, Sidètes, frère i\r Déinf'trius ; et lors<|ue ci»lui-cl revint dans ses l'itals, il lut mis h mort par l'ordm de Cli^opùtrc. Celle reinn ambitieuse lit subir le mèiiip sort h un de se." (ïl^, Sélcucns, qui avait osé s'emparer de l.i coiironni; .sans Ir wmsentement de sa mère. KUe plaça sur h; tr6ne son autre fils, Antiochus Vlir, (irypus, en 125; mais, ne le trouvant pas assez soumis à ses volontés, elle essaya inutilement de l'empoisonner, et périt victime de son propre attentat. « Cette femme, dit Justin, qu'une soif ardente de dominer avait portée à trahir Démétrius son mari, et à tuer l'un de ses fils, regrettait la \i<-4oire de l'autre, qui affaiblissait son autorité ; un jour qu'il revenait d'un exerciez militaire, elle lui pré.senta une boisson empoisonnée. Mais firypus, déjà prévenu des desseins de sa mère, lu presse, comme s'il eût voulu lui donner un témoignage de son respect filial , de lioîrc la première. Elle refufio, il insiste. Alors, produisant le dénonciateur <iu crime, il en accuse sa mère, ajoutant n que le seul moyen de se justifier est déboire c« qu'elle ofTre à son fils ». lia reine, poussée à bout, meurt victime de son crime, et périt par le i>oison qu'elle avait pré{)aré pour un autre. M C'est h ce récit que CorociUe a em-
prunté le êviet de aa tragédie de Rodogwu,
JasUo, XXXIX, l.il. - Appien. Sifr,, M. - Jo#«plK, yinliqult. Jud., XIU.
CLÉOPATRE, reine d'Egypte, sœur de U précédente, morte en 89 avant J.-C. Elle épuoa son oncle Ptolémée Pbygoon. Ce prince, ci mourant, laissa la couronne à sa veuve et à celui de ses deux fils qu'elle choisirait pour r6gner avec elle. La reine eût préféré le plus jeoae des deu\, qu'elle croyait plus dévoué à ses vo« lontés ; mais les vœux du peuple d'Alexandrie U forcèrent de placer sur le trâne son fils aîné, Pto> lémée Lathyre. Cléopâtre le rappela de lUe di Chypre, où U commandait; elle exigea de lui qui répudiât sa sœur Cléopâtre, à laquelle il éUi uni depuis quelques années, et qu'il épousât soi autre sœur, nommée Sélène. A ces oonditioiiii^la fils aîné de Physoon monta sur le trùne, et prit le surnom de Soter II, vers l'an 117 avant J.-C. Mécontente de ce fils, la reine Cléopâtre excite contre lui la populaGed'Alexandrie(109},le sépan de Sélène, dont il avait doux enfants, le- força di déposer la couronne, et la mit sur la tête de Mt second fils, qui prit le surnom d'Alexandre. P»dant U durée du règne de ce prince, des baiMi violentes se déclarèrent entre la mère et le (Us. Celui-ci, épouvanté par les furciirs de sa mène, la quitta subitement, et se retira en Chypre. FJk le rappela ; mais la discorde continua entre eoi. Elle nîéditait de le faire périr , lorsqu'il la prévint, en la faisant assassiner.
Jiutln. XXX1X« *. ^ l>auftaniQS, VJU, 7.
GtÉOPATHJg, reine d'Égjpte, puis de Syrie, lille do la pn^îéilente et de Ptolémée Phyiooii morte vers 116 avant J.C. Elle fut d'abonl mariée avec son frère Ptolémée YI II, dit lAihfrr, Porr/'e de dlvorc^'r, elle s'enfuit en Syrie, o* elle é|)ousa Antiochus IX, Cyzicène , qui disf»tait alors le tn^ne de Syrio à son frère Aoliorhus Grypus. Elle porta pour dot à son noQvd époux une armée, qu'elle leva et qu'elle coiwlolsit en Syrie. Antiochus Cyucène fut complètement battu, et Cléopâtre se réf'igia dansAatioche. Elle y fut assiégée et prise par Gr]ipoS| qui la fit mourir sur la demande de sa feouM Cléopâtre Tryphène, sceur de l'épouse de C^ zlcène.
JiuUn, xxxix, s,
CLÉOPÂTRE TRYPHÂXB, rcino de Sjrie, sreur de la précédente, morte vers 115 vnA J -C. Elle épousa Antioclius Grypua, otcMitb mort de sa propre sonir, femme de Cyxioèae. Jb^ tin a raeonté les horreurs qui ensaigl^f^>^ ^ décrépitude des monarchies grecques de Syrii ^ d'I^^pte : c'est à cet historien que nous empruntons le récit de la mort de Cléopâtre TryphèMitde sa sœur, qui s'éf^rgèrent pour ainsi direnwtBfll' lement. « Après la prise d'Antioclie par Gr]fpi% Try phèno se hâta de faire cherclier sa sœur CléO' pâtre, non pour adoucir sa captivité, mais pov emi)èi4ier qu'elle n'érliappât au cliâlimeot. ^ ra(u»isa d'avoir amené des troupes |x>ur wfi^