AGNESI
par Frîsi , ti-aduit en français par Boulard , a été imprimé séparément , et reproduit à la suite de la traduction des Bienfaits de la Religion chrétienne; 1807, 2 vol. in-8°. — Sa sœur, Marie-Thérèse, a composé la musique de plusieurs cantates, et trois opéras : Sofonisba, Ciro in Ârmenia, Nitocri, qui ont eu du succès. [Enc. des g. duni., avec addit.]
Paolo Frisi, E/ogio storico di Mar.-Gaët. Jgnesi; Milan, 1799. — Bianca Milesi-Mojon, f^ita di Mar. Caët. :Jgnesi; Milan , 1836.
AGXGDICE , Athénienne , se déguisa en homme pour étudier la médecine sous le célèbre Hérophile , et se livrer à la pratique de cet art. Les autres médecins, jaloux de la réputation qu'elle s'était acquise surtout dans le traitement des maladies des femmes, la firent condamner devant l'Aréopage, en vertu de la loi qui défendait aux femmes d'exercer la médecine. Les principaux citoyens d'Athènes intervinrent pour obtenir la révocation de cette loi.
AGXOLO (Baccio d' ) , sculpteui' et architecte florentin, né en 14C0, mort en 1543. Clément vn ayant demandé à Michel- Ange un jeune artiste habile pour restaurer les figures du Belvédère, H lui indiqua Agnolo , qui avait travaillé avec lui à Florence. Tl arriva à Rome «en 1530, et resfaura le bras gauche de l'Apollon, le bras droit du Laocoon, et l'Hercule : on s'est trompé en disant que c'était Michel-Ange qui avait fait cette réparation. Ses principales œuvres sont : le palais Bartolini, où l'on voit pour la première fois des fenêtres carrées, surmontées de frontons, et des portes ornées de colonnes ; les palais Lanfrc^dini Faddti, Borghcrini; le magnifique pavé de Sasnte-Marie delFiore, la villa Ballo-Sgnardo, etc.
Vasuri. f^te de' Pitfnri. — Milizio, Vite degli Architetti. — Fr;iniin et (Jraiifl-Jl>an , V Arcklteclureimtcune.
AGNOLO ( Gabriel n') , architecte napolitain, mort en lâlO. Le palais de Gravina, les églises de Sainte-Marie Égyptienne et de Saint-Joseph à Napjes furent son ouvrage.
AGKOLO ou ANGELO DA SÏENA. Voijez
Agostino.
AGXONiDE, orateur grec, vivait dans le t-oisième siècle avant J.-C. 11 accusa Théophraste d'impiété, et manqua d'être lui-môme condamné aux flammes pour le même crime. Les Macédoniens l'ayant chassé d'Athènes, il dut à la protection de Phocion la faculté d'y rentrer; mais il paya son liicnfiiiteur de la plus noire ingratitude. Les Athéniens vengèrent sur lui la mort de Phocion, en le condamnant au dernier supplice.
* AGNOSCIOLA (Sop/wnisbe), femme penitre, née à Crémone vers le milieu du seizième siècle, morte en 1C20. File se fit une grande réputation à la cour de Madrid, par ses portraits. Van Dyck l'alla voir lorsqu'elle était déjà âgée et aveugle; et il assura que sa conversation lui avait donné plus de lumières sur son art que tous les raisonnements et les principes de son maître.
Nagler, Ifouveau Lexique des artistes (en allemand).
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AGOBARD , archevêque de Lyon , né en 779 , mort le 6 juin 840. Il prit part à la révolte de Lothaire contre l'empereur Louis le Débonnaire, et fit de sa conduite et de celle des autres princes rebelles une Apologie que nous avons encore. H fut déposé au concile de Thionville l'an 835 ; mais s'étant réconcilié avec l'empereur, il fut rétabli dans son siège. On a dit de lui qu'il était né sous le siècle d'or de Charlemagne; qu'il avait brillé dans le siècle d'argent de Louis le Débonnaire , et qu'il était mort dans le siècle de fer des enfants de ce monarque. Les uns prétendent que ce prélat était français; les autres, qu'il avait passé d'Espagne en France. Quoi qu'il en soit, Leidrade, archevôquedeLyon, l'ordonna prêtre en 804, et, neuf ans après, il le prit pour son coadjuteur. Il nous re^te de ce prélat plusieurs ouvrages, dont Papire Masson donna la première édition en 1405, in-8". Ce savant les acheta d'un rcUeur qui voulait en couvrir des livres. Baluze en a donné, en 1660, une belle édition, pleine de notes savantes, en 2 vol. in-8°. Il écrivit contre Félix d'Urgel, condamna les duels, les épreuves du fou et de l'caii, et prouva que ce n'étaient pas les sorciers qui excitaient les tempêtes. A l'époque d'Agobard , il régnait une épidémie (choléra? ) qui frappait violemment les hommes. On se servait de cette occasion pour obtenir des donations à l'Église.
Scvert , Chron. hist. arch.Lugdun. — Sainte-Martlic , Cfillia chrisliuna. — Bouquet, Recueil des historiens des Cailles et de la France, vol. VI. — Diipin, Dibliothéque des auteurs ecclésiastiques. — Carl. Bernliard Hiindesliagen , Pissertatio de Ayobardi urcliiepiscopi lAigitunensis , vita et scrip^i.?; Gicsscn, 1831, In 8".
AGOCCHI {J-. Baptiste), archcvôcnjc d'Amasie, né à Bologne vers le milieu du seizième siècle, mort à Venise en 1631. 11 était secrétaire d'État du pape Grégoire XV en 1629. On a de lui : 1"^ une lettre à Barthélémy Dolcini, sî«r l'Origine et le Domaine de la ville de Bologne, 1638; — 2° un Traité des comètes et des météores.
Tonia'iini , Elogla virorum illustrium , p. 14 28. — ErUlirreiis, Pinarotheca , p. 734-737. — Orlaruli, IVotizie degli scrittori bolognesi. — Fantuzzi, Notizie degti scritt. bolog.
*AGOCcHiE {Jean delV), écrivain italien, vivait à Bologne vers le milieu du seizième siècle. On a de lui un Traité sur l'art de l'escrime, imprimé à Venise en 1572, et dans lequel il parie également des joutes ou carrousels et des ordonnances de bataille. E. D.
Catalogne inédit de la Bibliotliéqne' nationale. ACOMAT. VOtJ. ACHMET-GEnUC.
*AGOXEAir(G. d'), lifténiteur français, vivait à Paris au commencement du seizième siècle; il traduisit en français et dédia à la reine Marguerite le Hiéron de Xénophon ; Paris 1608, in-12; VArélophile, ou Amij de la vertu; Paris, 1006, in-12. E. D.
Catoloyue inédit de la Bibliothèque nationale.
*AGOP ( Jean ) , prêtre arménien , vivait à Rome dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de lui : 1° une grammaire armé-
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nienne; Rome, 1674, m-4° ; — 2° une grammaire
latine ( en arménien ) ; Rome, 1673 , in-4° ; —
3» une traduction italienne de la correspondance
de Constantin le Grand et du pape Sylvestre
avec Tiridate, roi d'Arménie; Venise, 1683,
in-4°. , ' Adelung, supplément à Jôclier, Gelehrten Lexicon.
AGORACRîTE, natif de Paras, fut élève de Phidias. Ce dernier, à ce qu'on prétend, a souvent fait passer ses propres ouvrages pour ceux de çon disciple. Agoracrite et Alcomènes travaillèrent chacun de leur côté à une statue de Vénus. Les Athéniens adjugèrent la palme au dernier, comme étant leur compatriote. Agoracrite, piqué de cette injustice, changea sa Vénus, qui méritait réellement la préférence, en une Némésis, et la vendit aux hab'tants de Ramnus, bourg de l'Attique , où cette déesse était en honneur. Pausanias attribue cette statue à Phid'as, et Varron assure qu'elle est la p'us belle qu'on ait jamais faite. Outre cette Némésis, il existait de cet artiste , à Delphes , un Jupiter et une Minerve d'airain. Agoracrite vécut vers la 83'= olympiade. Pline, Hist. mit., liv. XXXVI, cli. v. — Pausanias, I, 83; IX, 34. — Strabon , XI, 296, èdit. Casaub.
AGOSTARiE ( Jean ), né au commencement du treizième siècle à Amalfi, mort en 1282, se fit remarquer par ses profondes connaissances en dro t et en médecine. Il recueillit, sous Charles d'Anjou , les statuts mimicipaux et les privilèges de sa patr e.
AGOSTi (Jules), poëte italien , né à Reggio, mort très-jeune en 1704. On a de lui deux tragédies: Artaserse, re de Persia, 1700; Canippe, 1709, et un oratorio des Larmes de Marie pendant la passion de Jésus-Christ.
TiMbosohi , Bibliotheca Modenese. — Zeno, Lettere ,
*AGOSTiNi (le P. Jean Degli), littérateur italien, né à Venise le 10 décembre 1701, mort dans sa ville natale en 1755. Il entra de bonne heure dans l'ordre de Saint-François , et devint en 1730 bibliothécaire du couvent délia Vigna à Venise, place qu'il conserva jusqu'à sa mort. On a de lui : ISotizie istorico-critiche intorno la vita e le opère degli scrittori veneziani , 2 vol. in-4°. Ces deux volumes renferment les vies de soixante-dix auteurs qui ont vécu de 1315 à 1591. Le 3^ vol. est en manuscrit à la bibliothèque des cordeliers délia Vigna à Venise.
Moscliiiii , dans la Storia délia letteratura veneziana del deciino-oltavo secolo, t. Il, p. 183.
AGOSTINI {Leonardo), antiquaire italien, natif de Sienne, vivait vers le milieu du dixseptième siècle; le pape Alexandre VIT lui donna la charge d'inquisiteur ou d'examinateur des antiques dans tout le pays latin. On a de lui deux ouvrages rares et estimés ; le premier a pour titre : la Sicilia di Filippe Paruta, descritla con inedaglie, con la Giunla di Lionardo Agostini; Rome, 1649, in-fol. Ce n'est qu'une nouvelle édition de l'ouvrage que Paruta avait publié à Palerme en 1612, in-fol.,
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sous ce titre : Bella Sicilia di Filippo Paruta, descritta con medaglie, parla prima. Cette première partie , qui est devenue très-rare , ne contenait que la représentation gravée des médailles : leur explication devait suivre dans une seconde partie qui n'a jamais paru. Agostini a employé les mêmes planches qui avaient servi à Paruta; il a augmenté d'environ quatre cents médailles le nombre de celles qui étaient dans la première édition , mais il n'y a pas non plus ajouté d'explications. Après sa mort , les planches de Paruta ayant passé dans les mains d'un libraire nommé Marc Maier, celui-ci donna à Lyon, en 1697, une nouvelle édition in-fol. du môme ouvrage, sous ce titre : la Sicilia di Filippo Paruta, descritta con medaglie, e ristampata con aggiunta di Lionardo Agostini, hora in miglior ordine disposta da Marco Maier, arrichita d'una descrizione compendiosa di quella famosa isola , etc. ; ma's , malgré ces explications , et les détails historiques ajoutés par l'éditeur, cette édition est beaucoup moins estimée que celles de Paruta et d'Agostini. L'édition la meilleure et la plus complète est celle que Sigebert Havercamp en a faite en latin à Leyde, 1723, en 3 volumes in-fol., avec des commentaires ou il y a des recherches utiles ; ces trois volumes forment les 6^, 7" et 8^ du Thesaurtts Antiquitatum et Historiarum Sicilia; , de Jean - George Grfevius et Pierre Burmann. Le second ouvrage d'Agostini est intitulé le Gemme antic/ie ftgurafe di Leonardo Agostini, con le annotazioni del sig. Gio.-Pietro Bellori , pi'emière partie, Rome, 1636 et 1657, in-4'' ; seconde partie, Rome, 1670, in-4°. Les deux parties ont été réimprimées ensemble à Rome , en deux volumes in-4°, en 1686. En 1702, Dominique de Rossi en donna une édition augmentée , qui fut aussi imprimée à Rome en deux volumes in-4° ; et en 1707 il en parut dans la même ville une quatr'ème en quatre volumes grand in-4°, publiée, avec une foule d 'add itions , par Paul-A lexandre Maffei , sous ce titre : Gemme anliche figurate, date in luce da Domenicode Hossi, colle sposizioni di Paolo-Alessandro Maffei , etc. Quoique cette édition soit beaucoup plus considérable que les précédentes , la première est celle que l'on estime le plus, à cause de la beauté des dessins dont elle est ornée. L'ouvrage d'Agostini a été traduit en latin par Jacques Gronovius , qui y a ajouté une savante préface : cette traduction a été publiée à Amsterdam , 1685 , in-4° ; elle a été réimprimée à Franeker en 1694 , in-4°.
Millin,dansla Rioqr. universelle. — GnndcWni, Noiize istoriche degli taqliatori, 1,2. — Rossi, Spiegazlnnc di ima rarcdlta di çiemme incise , 1, p. ix. — Mazzucliclli , Scrittori d'Italia, I, 214.
• AGOSTINI {Michel), agronome espagnol , né vers 1560 à Bariolas près de Girona, mort vers 1630. 11 fut pour l'Espagne ce qu'Olivier de Serres avait été pour la France. Après avoir