AGREDA
* AGRATE ( Marco-Ferrerlo ) , sculpteur italien, vivait vers la fin du quinzième siècle. Son chef-d'œuvre est la fameuse statue en marbre de saint Barthélémy écorché, dans la cathédrale de Milan. Les formes anatomiques y sont rigoureusement obser\'ées.
Cicognara, Storia délia scultura.
AGRAULE ( Agraiilos ), fille de Cécrops et d'Agraule ou Agiaure, fille d'Actée. Cette célèbre Athénienne, sur laquelle les anciens auteurs varient dans leurs récits, s'offrit en holocauste pour amener la fin d'une longue guerre. Ses concitoyens lui élevèrent un temple, et nommèrent de son nom un des dèmes d'Athènes. Dans les Agraulies, les jeunes Athéniens juraient fidélité à la patrie sur son autel; à Chypre, on faisait des sacrifices humains en l'iionneur de la même héroïne.
Apollodore. — Diodore.
AGRAz ( Antoine ), savant, né à Palerme en 1640, mort en 1672. Il s'acquit par son savoir l'estime de Pierre d'Aragon, vice-roi de Naples, et de Clément IX. On a de lui un discours adressé au pape Clément X , au nom du roi d'Espagne Charles II (Rome, 1671 ), et un écrit intitulé Donativum voluntarium poUticiim, diatriba; Rome, 1672, in-4°. D'autres ouvrages sont restés manuscrits.
ISl. Antonio, Bibliotheca Hispana Nova, in-fol., 1672. — Appendix, p. 31S. — Bibliotheca Sicula, 1, S3. — PIrro, Sicilia sacra, p. 10S6. — Mazïuclielli,.5'c»'iiêo?'} d'Italia,
AGREDA (M?neD'), religieuse cordelière, supérieure du couvent de l'Immaculée Conception, à Agreda, en Espagne , nacpiit dans cette ville en 1602, et mourut le 24 mai 1665. Son nom de famille était Coronéla. Dans sa jeunesse elle eut des extases, et en fit part au roi Pliilippe TV. Une correspondance s'étant établie entre elle et le monarque, Coronéla en profita pour indisposer celui-ci contre son ministre Olivarès. Devenue religieuse et supérieure du monastère, elle continua d'avoir des visions ; et ce fût dans l'une d'elles que Dieu , comme elle le rapporte elle-même, lui donna l'ordre d'écrire la vie de la sainte Vierge. Elle commença ce travail en 1637 ; mais un confesseur qui la dirigeait en l'absence de son confesseur ordinaire lui ordonna de le jeter au feu. Celui-ci, étant de retour, lui fit recommencer son ouvrage. Marie d'Agreda lui obéit avec empressement ; et le fruit de ses méditations , ou de ses rêveries , parut après sa mort, sous ce titre : la mystique Cité de Dieu, miracle de sa toute-puissance, abime de la grâce de Dieu; Histoire divine de la trèssainte vierge Marie, mère de Dieu, manifestée dans ces derniers siècles par la sainte Vierge à la sœur Marie de Jésus, abbcsse du couvent de VImmaculée Conception de la ville d'Agreda , et écrite par cette même sœur par ordre de ses supérieurs et de ses confesseurs ; Marseille, 1696. On trouva cette production tout écrite de sa main , avec une attestation que