AKIBA
*AKERMANN {André), graveur suédois, n( à Upsala en 1718, mort en 1778. On a de \\\i des porti-aits et des estampes d'histoire naturelle U a gravé quelques plantes pour les œuvres de Linné.
Fiissli, Mlgemeines Kilnstler-Lexieon.
*AK.ERSBOT ( Willem), peintre et gravcui hollandais, vivait à Harlem dans la premièn moitié du dix-septième siècle. On cite parmi sc^ meilleurs ouvrages : Saint-Pierre reniant U Christ, et le portrait du pape Urbain YllI d'après Vouet.
Heineken, Dictionnaire des artistes:
AKHSCHID. VOÎJ. YRHSCHm.
AKHTAL, poète arabe, contemporain de Dge zir et de Farasdak, florissait sous les Omeyyades Son véritable nom était Guiatu, celui d'Akhtal c'est-à-dire homme aux longues oreilles, n'é tant qu'un sobriquet. Sa biographie n'est intéi ressante que par quelques anecdotes rapportée; dans le Itibal et Aghni.
Caussin de Terceval, dans le Journal Asiatique, an liée 1834.
AK.iBA-BEN-JOSEPe, rabbin, né en Palestim l'^Hdô de J.-C, écorché vif en 131, selon la tra dition. Il fut d'abord simple berger au service di Calba-Schwa , riche habitant de Jérusalem, jus qu'à l'âge de quarante ans. Pour gagner Tamou de la fille de son maître, Akiba sut acquérir d' si vastes connaissances, que son école, piacéi d'abord à Lydda , puis à Jafna, ville voisine di Jaffa, devint bientôt très-nombreuse. Ses disciple étaient, dit-on, au nombre de vingt-quatre mille tous, ajoute la tradition , moururent presque ei même temps , et furent ensevelis à Tibériade au pied d'une montagne , avec Akiba et sa femme
Akiba fut un des principaux compilateurs dci traditions juives , auxquelles il ajouta beaucouj de préceptes de sa propre invention. Ses com patriotes avaient pour lui une si grande vénération, qu'ils le regardaient comme instruit pai l'apôtre de Dieu lui-même, et sujiérieur à Moise Ils affirmaient encore qu'il savait soixante-dis langues. Dans un âge avancé , Akiba embrassî lé parti du chef des révoltés Barcochébas, e1 le seconda dans la prétention qu'il avait de se faire passer pour le Messie. Il soutint ffue les mots de Balaam, « Une étoile sortira de Jacob, V ne pouvaient se rapporter qu'à lui, et il versa sur sa tète l'huile sainte , comme Samuel l'avait versée sur celle de Saiil. Les troupes de l'empereur Adrien curent raison de ce sectaire; les restes de l'armée du prétendu Messie furent faits pi'isonniers dans la forteresse de Bither, et Akiba fut jeté dans un cachot. On rapporte que pendant sa captivité, lorsqu'il était près de mourir de soif, il aima mieux se servir d'une petite quantité d'eau pour laver ses mains, selon la loi rabbinique, que de la boire. Il fut écorché vif, avec son fils Pappus. Les Juifs rendirent de grands honneurs à sa mémoire, et visitèrent solennellement sa tombe. Oii
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dit que ce rabbin altéra le texte de la Bible dans ce qui concerne l'âge auquel les patriarches commencèrent à avoir des enfants , âge qui est plus avancé chez les Septante que dans le texte hébreu. Le plus célèbre des livres dont les Juifs regardent Akiba comme l'auteur est intitulé letsirah, ou de la création; Paris, en 1552, traduit en latin par Postel, avec des notes j réimprimé à Mantoue en 1562, avec cinq commentaires; à Bàle, in-fol., avec quelques autres livres juifs, en 1587. Rittange!^ juif converti, professeur à Kœnisberg, en donna, en 1642, une traduction latine.
Taiil Pezron, Defensede l'antiquité des temps. — Baronius, Annales. — Wolf, Bibliotheca Hebraica, t 1, 25; t. II, p. 1023; t. IH, p. 887, 888; t. IV, p. 948. — Ottho, Historia doctor. Mischnicor, p. 132-147, éd. Wolf. — Bartolorci, 5JWiotA. mag. rabbinica, t. I, p. 13; t. IV, p. 272-281. — De Rossi, Dizionario storico deçli autori ebrei, t. I, p. 41, 42, 169. — liubonatus, Bibliotfi. lat.- Ae6r.,66, 419 — Jost, Histoire des Jiiijs (en allemand).
ARiMOFF, peintre russe, né vers le milieu du dix-huitième siècle, mort le 15 mai 1814. Après avoir séjourné longtemps à Rome , à Florence et à Bologne, il lut nommé recteur de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Il a fait plusieurs tableaux estimés de saints pour la nouvelle église de Saint-Alexandre-Newski.
Nagler, Neues Kûnstler-Lexicon.
AKOUi, général tatar, et premier ministre de l'empereur Kien-Long, vivait dans la seconde moitié du dix- huitième siècle. Il se distingua dans la guerre contre les Miao-Ssé, peuples demi-sauvages qui , refoulés dans les montagnes qui séparent les provinces de Se-Tchouen et de Kouei-Tcheou, bravaient depuis deux mille ans toute la puissance chinoise. Nommé chef de re%pédition, Akoui parvint à les soumettre en 1776, après mie résistance désespérée. L'importance de cette conquête lui mérita des honneurs extraordinaires; l'empereur alla le recevoir à huit lieues de Pékin, et le ramena lui-même en triomphe dans sa capitale. Akoui fut décoré de la ceinture jaune et du manteau à quatre dragons en broderie d'or, ornements affectés aux seuls princes du sang impérial. L'année suivante, en 1777, il fut déclaré premier ministre, et devint l'ami , le conseil et le dépositaire de tous les secrets de son maitre. Cette place éminente qui devait le fixer à la cour n'empêcha pas l'empereur de l'employer au dehors, et de lui confier toutes les entreprises importantes dont on jugeait l'exécution difficile.
Depuis quelques années le Hoang-ho rompait toutes ses digues, surtout dans le voisinage de la ville Y-Fong-Lien , et portait le ravage et la désolation dans toutes les campagnes de cette partie de la province de Honan ; tous les efforts qu'avaient faits les mandarins , aidés des plus habiles ingénieurs de l'empire, n'avaient pu contenir ce fleuve impétueux : la dernière ressource de l'empereur fut d'y envoyer Akoui , qui partit en 1779. Après avoir tout vu, tout examiné, il fit commencer les travaux,
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auxquels U employa une multitude de bras. On ouvrit et l'on creusa, par son ordre, un vaste canal pris au-dessus de l'endroit où se faisait le plus grand effort des eaux, et il le fit continuer jusqu'à sa jonction avec une autre rivière de la province de Kiang-Nan. Lorsque le canal fut achevé, on y fit couler les eaux du Hoang-ho, qui s'y précipitèrent comme dans leur lit naturel, et l'on commença peu à peu à découvrir les deux rives du fleuve , qu'on n'avait pas aperçues depuis plusieurs années. Dans les endroits où les eaux avaient eu plus de cent dix pieds de orofondeur, elles n'en eurent plus que quarante. Toutes les terres voisines ne tardèrent pas à être rendues à la culture. Ce grand ouvrage, exécuté en moins de quinze mois, coûta près de quarante millions, monnaie de France, tirés du trésor de l'empereur ; mais aussi la Chine eut de plus un nouveau canal navigable, qui ouviit des communications utiles dans une étendue de plus de vingt lieues. En 1782, le même fleuve recommença ses ravages, et plus de cinquante mille familles furent réduites à la misère : elles erraient tumultueusement dans les lieux où elles espéraient trouver des subsistances. La cour de Pékin, alarmée, chargea encore Akoui de contenir cette multitude. Il promit à ces infortunés de les nourrir, en leur faisant ouvrir les greniers de la province; mais il exigea d'eux qu'ils travaillassent à réparer les ravages de l'inondation, et bientôt, aidé de cette multitude de bras, il parvint à dessécher les terres submergées. Akoui conserva toujours la faveur de son maître, et l'estime des deux nations chinoise et tatare. Il a dû peu survivre à l'empereur Kien-Long ; mais on ignore l'année précise de sa mort.
Lettres édifiantes. — Mailla, Histoire delà Chine, Xf, 591 et sulv. — Miao-Tsée, dans les Mémoires concernant les Chinois, t. 111, p. 387. — Gutzaff, Esquisse d'une Histoire de la Chine, t. II, p. 53.
*ALA { Giovani-Battista), musicien italien, né à Monza en 1580, mort à Milan en 1612. On a de lui plusieurs ouvrages posthumes, parmi lesquels on remarque : Concerti eccleslasiici pour une à quatre voix. Milan ICI 8, et deux opéras : Armida abbandonata, qï Amante occidto. Ala est un des plus anciens compositeurs d'opéras italiens.
WazzucheJli, Scrittori d'Italia.
* ALABARDi (Joseph), surnommé Schioppi, peintre vénitien , vivait vers la fin du seizième siècle. On a de lui plusieurs tableaux remarquables, conservés dans l'ancien palais des doges à Venise.
Zanetti, Délia piltiira J^eneziana. — Guarienti, JCOecedario pittorico,
ALABASTER ( Guillaume ), théologien anglican, né à Hadleigh ( Sufiblk ) vers 1567, mort au commencement d'avril 1640. Pendant un voyage en Espagne, il se fit catholique; à son retour en Angleterre, il redevint anglican, et obtint une riche prébende dans la cathédrale de Saint-Paul de Londres : l'étude de la cabale et
des livres rabbiniques le jeta dans des opinions absurdes. On a de lui entre autres écrits : un Lexicon pentaglotton ; in-fol., Lond., 1637 ; — 2° Roxane, tragédie latine, représentée à Cambridge vers 1630; — 3° Apparatus in revelationem Christi, modo cabalistico explicatam ; Antuerpise, 1602, in-4°; — 4° Tractatus de bestia apocalyptica ; Delphis, 1621, in-12.
Fuller, JforthiesofEngland, 2 vol.in-4°; London,l8ll, t. Il, p. 343. — Le père François Garasse, jésuite. Doctrine curieuse, 162b, p. S93. — André Rivet, Isagoge ad Scripturam sacram, cli. xv. — Roger Fenton, yin answer to ^labaster. — Wood, Fasti Oxonienses, in Athenœ Oxonienses, 4 vol. ln-4'= ; Lond., 1813, 1. 1, p. 259.
ALACOQUE {Marie ou Marguerite), sainte fille à laquelle, dit le père Croiset, les dévots tendres ont l'obligation de l'institution de la fête du Sacré-Cœur de Jésus-Christ , que le Sauveur lui-même lui avait dit de pratiquer et de faire pratiquer le vendredi d'après l'octave du Saint Sacrement. « Elle naquit le 22 juillet 1647 à Lauthecour, diocèse d'Autun, et mourut le 17 octobre 1690. Elle avait reçu au baptême le prénom de Marguerite, et elle y joignit celui de Marie par reconnaissance envers la sainte Vierge, à qui elle croyait être redevable de la guérison d'infirmités dont elle avait été atteinte dès l'âge de huit ans, lorsqu'elle était au couvent de Charolles. On lit dans la Vie de la véritable mère Marguerite-Marie, par l'évêque Languet, que cette servante de Dieu, n'ayant encore que trois ans, marquait une aversion surprenante du péché; qu'à quatre ans elle se plaisait à s'entretenir intérieurement avec Dieu, etc. Une si forte vocation ne pouvait se démentir. Marguerite prit l'habit de novice au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial le 24 août 1671 ; et, le 6 novembre de l'année suivante, elle y fit profession. Chargée bientôt de la direction des pensionnaires, elle s'acquitta de ses devoirs d'uae façon si agréable à Jésus-Christ, qu'elle en reçut, selon l'expression de ses biographes, le don de la prophétie, des révélations, des enti-etiens immédiats, etc. On cite même d'elle plusieurs miracles ; et il semble qu'on pourrait ranger dans leur nombre l'ineffable plaisir qu'elle éprouva , comme elle l'assure, en gravant sur son sein, avec un canif, le nom de Jésus en gros caractères. Sa mort, qu'elle prédit elle-même, arriva le 17 octobre 1690, et, en justifiant sa prédiction, démentit celle des médecins. Elle avait eu la joie de voir appeler avant elle , au séjour des saints, le père jésuite de la Colombière, son ancien directeur et depuis son disciple, dont elle avait pareillement prédit la mort.
On a d'elle un petit ouvi'age mystique , intitulé la Dévotion au cœur de Jésus, publié par le P. Croiset en 1698. C'est à cet ouvrage que l'on doit l'institution de la fête du Cœur de Jésus. Languet a publié sa biographie sous le titre : la Vie de la vénérable mère Marguerite- Marie i^Am,'!!"!^, in-S". Mais c'est à ces vers