ALABASTER — ALA-ED-DIN
de Gresset que Blarie Alacoque doit sa plus
grande célébrité :
Vcr-Vert était un perroquet dévot...
Il disait bien son Bénédicité, Et notre mère, et votre charité; II savait même un peu du soliloque, Et des traits fins de Marie Alacoque.
[Enc. des g. du m., avec addit. ]
Pierer, Universal-Lexicon. — Languet de la Villeneuve. — Gresset, Œuvres; Lond., 176S, 1. 1, p. 8.
AiiADiN OU ALA-EDDiN, surnommé le Vieux cZeZailfon^a(/«e, prince des Assassins, vivait vers le milieu du treizième siècle. On a répandu beaucoup de contes sur ce personnage, que l'on a, peutêtre avec raison, considéré comme fictif. Originaire de l'ancienne Parthie , il parvint à se créer dans la Syrie une principauté indépendante. Les meurtres et le pillage auxquels se livrèrent ses sujets répandirent une si grande terreur, que les rois ses voisins et même plusieurs chrétiens lui adressèrent des présents, pom' acheter sa protection. Saint Louis, lors de sa croisade en Palestine, se montra inaccessible à toute crainte, et obligea, dit-on, le prince des Assassins à lui envoyer une ambassade avec des présents.
Dictionnaire de la Conversation.
*ALA.-E»-DEWLET, dernier prince de la dynastie turcomane des Zulkadar, fondée en Syrie vers l'an 1378 de J.-C, opposa de grands obstacles aux vues ambitieuses de Sélim I^'' , sultan de Constantmople. Il périt le 12 juin 1515, dans une bataille que lui livra, près de Césarée, le pacha Simon. Sa tête , avec celle de ses quatre fils, fut. envoyée à Constantinople.
Hammer, Histoire de Vempire ottoman.
*A1A-ED-DIN, fils d'Osman, fondateur de l'empire des Osnianlis, vivait dans la seconde moitié du quatorzième siècle. Les Turcs lui doivent, en partie, leurs institutions civiles et militaires.;Il institua le corps des janissaires, qui fut dissous par Mahmoud II. En 1370, il remporta , à Philocrène , une victoire signalée sur l'empereur And rouie, et prit Nicée, le boulevard de l'empire grec en Asie Mineure.
Hammer, Histoire de Vempire ottoman. — U'Olisson, Tableau de Vempire ottoman, vol. III. — De Tott, Mémoires sur les Turcs et les Tatares. — Marsigll, Stato militare dell impero ottomano.
*Ai,A-ED-DiN-KEYROBAD, prmcedes Turcs Seljoucides, en Asie Mineure, mourut en 1 237 de J.-C, après dix-sept ans de règne. H s'alha avec le roi d'Arménie pour soumettre les émirs d'Amideet de la Mésopotamie. En 1229, il soumit le roi de Khiwa dans une des batailles les plus sanglantes dont l'histoire musulmane fasse mention; puis il tourna ses armes contre Mélik- KamU, sultan d'Egypte, dont il s'empara en partie. Après ces exploits, il éleva des couvents, des mosquées, des écoles, et embellit neuf villes, paiini lesquelles on cite Amasie et Iconium, où il tenait sa cour. Vers cette époque , le fameux poète Djellal-ed-Din s'enfuit de Bokhara, sa contrée natale, envahie par les Mongols, pour se réfugier à Iconium. Son exemple fut suivi