ALARY
viarium a été publié par Sichard, Bâie, 1528, in-fol., et dans Jiis civile Antejustinianeum.
Procope, De bello Coth. — Jornandès. — Grégoire de Tours. — Dom Bouquet, Recueil des historiens des Gaules. — Gibbon. — Savigny, Histoire du droit romain au moyen âge, vol. II. — Zimmern, Histoire du droit romain privé ( en allemand ).
ALARY ( Antoine ), soldat courageux, natif de Mussidan, département de la Dordogne, vivait à la fin du dix-huitième siècle et au commencement du dix-neuvième. Il s'était distingué avant l'âge de quinze ans dans les armées de la république. Au Bois-des-Chèvres , on le vit rester seul sur le champ de bataille , parmi les Vendéens vainqueurs , pour disputer, le sabre à la main, le drapeau national, le prendre, le perdre, le ressaisir, et le remporter enfin au milieu dt ses camarades en déroute. Plus tard il s'eni barqua sur un vaisseau de guerre, et fit nau frage, avec treize cents hommes d'équipage, sur un rocher désert. Après cinq jours de soli tude, de famine et de désespoir, Alary se lance c la mer, entreprend de franchir à la nage les si> heues qui le séparent du continent , lutte pendant sept heures contre les vagues , et est jet< mourant sur le littoral de Bretagne. Quelque.' gardes-côtes le relèvent, lui donnent des soins il raconte son histoire et la détresse de ses compagnons. On envoie à leur secours : les treize cents hommes sont sauvés. Cinq ans après à Stockak, Alary soutint avec quinze hussards 1( choc de six cents Autrichiens. Les blessures couvi'ent son corps et le sang ruisselle : il tombt sous les pieds des chevaux, qui le meurtrissent enfin quelques hommes du même régiment l'a perçoivent, volent à son secours, et l'emportent Il a sur^'écu quelque temps à ses blessures.
Biographie des Contemporains.
* ALARY {Barthélémy), pharmacien provençal, natif de Grasse, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. II s'acquit un« grande fortune par la vente de remèdes secrets, composés d'angélique, de racine de contrayerva. d'ellébore noir, de gentiane et de diverses substances minérales , parmi lesquelles se trouvai! même l'arsenic. Ces remèdes étaient particulièrement vantés contre les fièvres intermittentes. Vers 1680 Alary vint à Paris, guérit plusieurs personnes de la cour, et vendit ses remèdes i. Louis XTV pour l'usage de l'armée et de tous les hôpitaux de la France. Il indiqua le mode de traitement dans un livre intitulé la Cniérison assurée des fièvres tierces, doîibler tierces , en deux jours , par le remède d^ B. Alary, fait et distribué par privilège di roi ; Paris, 1685, in-12.
Manget. Sibliotheca medica. — Acta eruditorun an. 16S5.
AL4RT (Etienne- Aimé ), prêtre français, : à Montpezat en Vivarais le 29 septembre 1762 mort en 1819. Il étudia la théologie au sémi naire de Viviers, et prit les ordres sacrés e^ 1785. Lors de la révolution il fut du nombr
ALARY — ALASCO
des royalistes qui se rassemblèrent à Jalès, fut mis hors de la loi, et émigra en 1792 : il fut alors nommé aumônier du quartier général du prince de Condé, et successivement confesseur des ducs d'AngouIême et de Berry. S'élant trouvé à toutes les affaires auxquelles l'armée de Condé prit part dans les campagnes de 1792, 93, 94, 95, 96, 97, 99 et 1800, il y montra im rare courage, et s'exposa toujours pour prodiguer ses secours aux blessés. Il fut blessé lui-même devant Munich en 1796, et eut un cheval de tué à l'affaire de Constance en 1799. Rentré en France en 1803, il fut arrêté en 1804, enfermé à Sainte-Pélagie, de là transféré au Temple, d'où il ne sortit qu'après plusieurs années de captivité. Exilé jusqu'au letour de Louis XVni, il suivit ce monarque Jans la Belgique, et rentra dans les fonctions (l'aumônier du quartier général.
Tdoijraphie des Hommes vivants.
ALARY ( George ) , missionnaire français , lié le 10 janvier 1731 à Pampelone (diocèse l'Alby), mort le 4 août 1817. Il débarqua, en 1764, à Siam, pour y prêcher le christianisme. Api'ès onze mois de captivité à Rangon , dans le royaume d'Ava , il se rendit successivement au Bengale, à Pondichéry, à Macao et dans la province Kouei-Tcheou en Chine. En 1773, il revint en France, et le pape Clément XIV le nomma directeur du séminaire fJes Missions étrangères à Paris. Pendant la ré- Folution, il se retira en Angleterre. En 1802 il rentra en France, où il rempht jusqu'en 1809 les loEctions qu'il avait eues auparavant.
Le Moniteur Universel, 1817, p. 895.
ALARY {Jean ), poète et avocat, vivait à la liii du seizième et au commencement du dixîeptième siècle. Il était fils d'un conseiller au :;ïand conseil , estimé de Catherine de Médicis bf de Henri ILE, qui l'avait chargé de plusieurs affaires importantes. On ne trouve de renseignements sur cet auteur que dans ses propres ouvrages, d'après lesquels on peut conjecturer qu'il était natif de Toulouse , et ne vint à Paris qu'afin d'y poursuivTe, en qualité d'aîné de famille, un procès qui lui causa de grands embarras. Ce fut pendant son séjour dans cette ville , en 1605 , qu'il publia ses poésies en 1 vol. in-4°, intitulé Recueil des récréations poétiques de Jean Alary, advocat au parlement, suivi d'un abrégé des longues études ou pierre philosophale des sciences. Outre l'éloge du duc de Buckingham et celui du prince d'Orange, on a de lui : le Lys fleurissant, pour la majorité du roi; 1615, in-8°;eti!a Vertu trio7nphante de la fortune; Paris, 1622.
Goiijet, Bibliothèque française, t. XV, p. 35. — Le Long, Bibliothèque historique de la France, t. II, p. 784.
* ALARY OU ALARio {Jean), jurisconsulte du dix-septième siècle, se disait l'inventeur de la pierre philosophale, et d'une méthode pour instruire les rois, les doges, les princes, les car-
dinaux, les évêques, les sénateurs ou les avocats, en trois ou quatre mois, sur les sujets les plus divers. Il parcourut les villes de l'Italie pour y exposer sa méthode , et fit des expériences publiques à Brescia , à Vérone et à Venise. L'expérience qu'il fit dans cette dernière ville est annoncée dans un opuscule de quelques pages, qu'il publia sous ce titre : Cosa maravigliosa, e sino al présente tempo inaudita, di un Puttello di 7 in S anni di questa città de Venetia, che deve discorrere ail' improvisa, il tempe d^un hora d'ogni ottimo soggetto; Venetia, 1632, in-4o. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliotlièque nationale.
ALARY {Pierre-Joseph), académicien, priemde Gournay-sur-Marne, né à Paris en 1689 mort le 15 décembre 1770. Il était fils d'un apothicaire de Paris et disciple de l'abbé de Longuerue, qui lui dicta de mémoire sa description de la France. Accusé, en 1718, d'avoir trempé dans la conspiration de Cellamare, il se justifia de manière à s'attirer la faveur du régent, qui le nomma sous-précepteur de Louis XV. Ce titre lui ouvrit, le 30 décembre 1723, les portes de l'Académie française. Piron fit contre lui quelques épigrammes. On a publié dans les Lettres historiques, politiques , philosophiques et particulières de Bolingbroke, à Paris, 3 vol. in-8, 1808, la correspondance d'Alary avec ce lord.
Faire l'éloge d'un académicien qui n'a laissé aucun titre littéraire, c'était une tâche délicate. D'Alembert s'en acquitta en homme d'esprit. Après s'être longuement étendu sur le maître d'Alary , l'abbé de Longuerue , qui n'avait également rien écrit, il ajoute : « L'élève, à l'exemple du maître, a gardé pour lui et pour quelques amis, moitié par modestie, moitié par amour du repos , les richesses qu'il avait acquises par plus de soixante années d'étude : il n'en a rien commimiqué au public; et s'il n'a pas fait bien haut parler la renommée en sa faveur, du moins il n'a pas vu la jalousie et la haine acharnées et réunies pour lui disputer un peu de fumée. ><
D'Alembert , //tsfojre des membres de l'Académie française, t. VI, p. 815. — Lord Bolingbroke, Lettres historiques, politiques et particulières, depuis illO jvs qu'en 1736, t. Il, p. 439; t. III, p. 451.
ALASCO ou À LASCO {Jean), prélat du seizième siècle, mort le 13 janvier 1560. Quoique évêque et oncle du roi de Pologne, il abjura la religion catholique pour embrasser le protestantisme. Puis il se réfugia en Angleterre, où il remplit les fonctions de pasteur; il eut en même temps la direction de toutes les autres églises et des écoles étrangères qui se trouvaient alors à Londres. A l'avènement de la reine Marie en 1553, il fut forcé de quitter le royaume. Mélanchthon et Érasme furent les amis d'Alasco, et lui donnèrent souvent de grands éloges. Érasme, étant près de mourir, lui vendit sa bibliothèque, qui était considérable. Alasco passa les dernières années de sa vie en Pologne. Il a
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laissé un grand nombre d'écrits de contro-verse théologique, parmi lesquels on remarque : 1° Defensio verse doctrinse de Christi Domini incarnatione; Lond., 1545;— 2° Forma ac ratio totius ecclesiastici ministerii Eduardi VI in peregrinoriim,maxime Germanorwn eccZesio; Lond., 1550; — 3° Brevis et dilucida de sacramentis tractatio; Lond., 1552, in-8° ; — 4° Catechismus major; Lond., 1551 ; — 5° Simplex et fidelis narratio de ecclesia peregrinorum in Anglia; Emdae, 1553 ; — 6° De recta instittiendarum ecclesiarum ratione Episto- Ise III, 1556.
Sander, Hseres.,- p. 207. — Burnet , History of the reformation. — Adelung, suppl. à Jôcher, Allgem. Gelehrten-Lexic. t. III, p. 130. - Adami, Fitae Theolog. exteror.,p. 19,etc. — iVisMe Beitràgevonaltenundneuen theolog. Sachen, 17S6, p. 593, etc. — L. Harbo, Nachrichten von den Schicksalen des Johann fiasco, und seiner Gemeine in DanemarJc , Copenhagen und Leipzig, 17S8, in-S". — J.-F. Bertram, Grûndlicher Bericht, von Johann Masco ; Zurich., 1733, 3 vol. ^-4".
*Ai,-xsHAKi (Aboul-Baçan-AU-ebn-Ismaër), fondateur de la secte des asharites, né à Basrah vers 860 de J.-C, mort vers 935. Issu de la famille d'Al-Ashari , l'im des compagnons de Mahomet, il appartenait d'abord à la secte desmotazélites, et se sépara de son maître Al-Jobbaï, pour fonder une secte particulière à propos d'une question de casuistique dont voici la teneur. Al-Ashari lui soumit le cas suivant : « Trois frères, dont l'un vécut dans l'obéissance à Dieu, l'autre dans la désobéissance, et le troisième mourut enfant, que sont-ils devenus après leur mort? « Al-Jobbaï répondit « que le premier a été certainement récompensé par le paradis ; le second, puni par l'enfer ; et le dernier n'a reçu ni récompense ni punition. « — « Fort bien , répliqua Al-Ashari; mais si le troisième frère, mort enfant, venait dire : « Seigneur Dieu, si tu m'avais « laissé vivre plus longtemps , je serais entré au « paradis avec mon frère aîné , et cela aurait été « mieux pour moi ? « — Al-Jobbaï répondit que Dieu ne l'a pas permis , sachant que l'enfant deviendrait un méchant homme et serait jeté dans l'enfer. — Mais alors, répliqua Al-Ashari , le second frère aurait pu dire : « Seigneur Dieu, « pourquoi ne m'as-tu pas enlevé dans mon ente fance comme mon troisième frère , puisque tu « savais que je serais puni par l'enfer.? » — Le maître n'ayant pu répondre à cette question , son disciple se sépara de lui, embrassa les doctrines des shafites et des hanbalites , et jeta les fondements d'une secte nouvelle qui se répandit rapidement en Syrie , en Egypte et en Espagne. Ses principaux dogmes sont : 1° Les attributs de Dieu , distincts de son essence , ne permettent d'établir aucune comparaison entre le Créateur et ses créatures (c'était aussi l'opinion des hanbalites et des dhahérites ) ; 2° Si un croyant, qui a commis quelque péché , meurt sans repentir, Dieu seul décidera de son sort. Sur ce point, les sectateurs d'Al-Ashari diffèrent entièrement des motazélites.