‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 153 sur 180 · ALCAMO · texte numérisé non relu

ALCAMO

Cette manière de niaiser était jadis fort à la mode.

Barbosa Machado, Biblioth. Lusit., t. I, p. 27. — Hic. Antonio, Bibliotheca Hispana nova, t. I, p. 9.

ALCALA ( Do7i Parafan de Rivera, duc d'), né en 1508, mort en 1571, vice-roi de Naples sous Philippe H, roi d'Espagne. Il mérita, par une administration sage et douce, l'amour «t l'esthne de ses subordonnés. De son temps, toutes les misères semblèrent avoir conspiré contre Naples ; mais son courage sut les vaincre toutes. U apaisa une famine par d'immenses achats de blé. H arrêta, par son activité, les progrès d'une épidémie effrayante. Les Turcs, qui avaient débarqué sur ces côtes , furent repoussés par sa vaillance. Des troubles, nés de la religion, menaçaient d'exposer le pays à une révolution : il sut les calmer, et le roi Marcon, que les révoltés avaient à leur tête, disparut à la suite de ses démonstrations pleines d'énergie. Alcala mourut à l'âge de soixante-trois ans , et laissa environ cent excellents arrêtés pour l'abolition de divers abus.

Conversations-Lexicon.

ALCAMÈWE, roi de Sparte en 747 avant J.-C. Il termina la guerre d'Hélos, et commença celle de Messène, en prenant Amphée en 743 avant J.-C. On lui a attribué les sentences morales qui se trouvent dans le Recueil des apophthegmes laconiques, dont on a considéré Plutarque comme auteur.

Pausanias, IV, S, 3. — Eusèbe, Chron., I, 166. — Clinton, Fast. Hell. Appen., I, 6. — Plutarque, Apophthegm. Lacan., ch. xxxii. — Meursius, De regno Laconico , cap. 9.

ALCAMÈNE, sculpteur athénien, célèbre par sa Vénus et son Vulcain , vivait vers l'an 448 avant J.-C. Un de ses plus beaux ouvrages fut le fronton postérieur du temple de Jupiter Olympien, dont Pausanias a donné la description : cet ouvrage représentait le combat des Centaures contre les Lapithes, aux noces de Pirithoùs.

Pline, 1. XXXVI, c. v. — Pausanias, passim. — Tzetzes, chiliad. yill. — Lucian,Z)e imag.

*ALCAMO {Ciullo d'), le plus ancien poète italien , natif de la Sicile , vivait vers la fm du douzième siècle. Son prénom de Ciullo est une abréviation de Vincenciullo , qui lui-même est un diminutif de Vincenzo (Vincent ). Son nom il' Alcamo est celui d'un castel situé à vingt milles environ de Palerme. On n'a de ce poète qu'une canzone ou cantilena, imprimée dans Crescimbeni, Commentarii intorno alla sua isloria délia volgar poesia , vol. I, p. 99. On y remarque ces vers :

Se lanto avère donassimi quanto a lo Saladino,

E per ajunta quanta lo Soklano.

On a conclu de là que Ciullo d'Alcamo écrivait entre les années 1187 et 1193, époque où le nom de Saladin devint célèbre en Occident. Dante a, l'un des premiers, fait mention de ce poète dans son Conviio.

Crescimbeni, l'Isloria delta volgar poesia. — Tiraboschi, Storia délia letteratura itallana, IV, 308. — Mazzucliclli, Scriitori d'italia, 1, SCî,

691 ALGAWTARA

*ALCANTARA {Biego de), architecte-espagnol, mort le 11 avi'il 1587, dirigea les travaux exécutés au palais d'Aranjuez et à la cathédrale de Tolède. Il jouissait de toute la faveur de Philippe n.

Llaguno , Noticias de los arquitectos y arquitectura de Espaiïà. — Bermudez , Dtccionario de los professores, etc.

ALCANTAR&. Voy. GoMEz et Pierre.

*ALCAZAR OU ALCAÇAR (^nrfre) , chirurgien espagnol, natif de Guadalajara, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. D était professeur à l'université de Salamanque, où il fit paraiti-e en 1575 un ouvrage in-8°, intitulé Chirurgiœ libri sex, in quihus imtlf a antiquorum et recentiorum subobscura loca hactenus non declarata, interpretantur. Il y traite entre autres de la syphilis, dont il soutient l'origine ancienne ; il admet que ce genre d'affection prit un caractère particulier vers le milieu du quinzième siècle, et fut répandu dans toute l'Europe par les soldats d'Alfonse V, roi d'Aragon, et du duc d'Anjou, qui, en 1456, furent réduits à se nourrir de chair humaine.

Astruc, De morbis venereis , p. 792, édit. 1740. — N. Antunio, BWliotheca Hispana nova.

ALCAZAE {Balihmar de), poète espagnol, vivait à Séville dans le seizième siècle. On ne possède aucun renseignement sur la vie et les écrits de cet auteur. On peut seulement présumer, d'après le témoignage de Michel Cervantes (né en 1547 et mort en 1616 ), qu'Alcazar vivait dans le même temps. On sait qu'il suivit la carrière des armes et qu'il servit dans les guerres d'Italie. Il composa des letrillas, des madrigaux, et beaucoup de ces petits poèmes que les Espagnols nomment redondillas. On les trouve en partie dans Espinosa , Flores de Espaîioles ilustres; dans Quintana, Tesoro del Parnaso espanol ; et dans Rarair Fernandez, t. XVIIl de sa Collection des poètes espagnols.

Biographical Dictionarij.

*ALCAZAR {^Barthélémy) , jésuite espagnol, ' a écrit les Annales historiques de la Société de Jésus dans la province de Tolède, sous le titre : Chrono-historia de la compania de Jésus en la provincia de Toledo , y Elogios de sus Varones illustres, fundadores, bienhechores , fautores, e hijos espirituales ; Madrid, 1710, 2 vol. in-fol.

Nie. Antonio, Biblioth. fjisp. nova.

ALCAZAR ( Loîiis d'), jésuite espagnol, né à Séville en 1554, mort le 10 juin 1613. Il passa sa vie à commenter l'Apocalypse , et a laissé : r Investigatio arcani sensus in Apocaltjpsi ; Anvers, 1604 et 1G19, in-fol. ; —2° Comment, in eas Veteris Testamenti partes quas respicit Apocalypsis; Lyon, 1C31, in-fol. Suivant Alcazar, l'Apocalypse jusqu'au vingtième chapitre ne parle que de faits déjà accomplis.

Alegaiiibe, Biblioth. script Soc. Jes. — Nicolas Antonio, Bibliothèque des écrivains esvagnols, t. 1), p. 14. — De IVleaux, Apocalypse, p. 33.

ALCEE

* ALCAZAR Y PEMPicii.EON {don Louis de Gongora ), historien espagnol, vivait vers le milieu du dix-septième siècle. On a de lui Real grandeza de la serenissima republica rfe,, Genova, escrita en lengua espanola; Madri-1, 1665, in-foK; trad. en italien par C. Esperon, Gênes, 1669, in-fol.

N. Antonio, Biblioth. Hisp. nova, II, 37.

ALCAZAR. Voy. Alcaçar.

ALCEDO (Antonio), géographe espagnol, originaire de l'Amérique espagnole , vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. Il était colonel dans la garde royale. On a de lui un oovrage extrêmement rare, sous le titre : Diccionario geographico-historico de las Ind'ias occidentales, o America ; es a saber de los reynos del Peru, Nueva Espana, Tierra firme, Chilo, y nuevo reyno de Granada; Madrid, 1786, 5 vol. in-4°. 11 en existe une traduction anglaise par Thomson ; London, 1812-1815. Les exemplaires de cet ouvrage furent, dit Thomson, détruits jusqu'à un très-petit nombre (cinq ot) six), par la jalousie du gouvernement espagnol, qui ne voulait pas que les autres nations profitassent des documents inédits qui s'y trouvaient.

Préface du dictionnaire d'Alcedo.

ALCÈË ('AXxaïo;), premier poète lyriqui grec, natif de Mitylène, florissait de 620 à 58( avant J.-C. Son histoire est étroitement liéi à celle des événements politiques de sa patrie Alcée appartenait à une des làmilles nobles d. Mitylène. Il fut placé avec Mélanchrus à la têt du paiii aristocratique, tandis que le parti dé mocratique avait pour cliefs deux frères d'Alcée Cicis et Antiménidas, et Pittacus. Ces partis ei vinrent aux mains ; et, dans une bataille livré vers 612 avant J.-C, Mélanchrus perdit la vie Le poète en fit un éloge passionné. Quelques an nées après, il s'éleva une guerre entre Mitylèn et Athènes, au sujet de la possession de la vifl maritime de Sigée dans la Troade; Alcée servi dans l'armée des Mityléniens, sous les ordres d Pittacus. Les Mityléniens furent défaits en 606 bien que Pittacus eût tué Phrynon. Alcée h loin de déployer l'ardeur guerrière dojit il avai fait jusqu'alors parade : il prit la fuite pendant 1 combat, jeta son bouclier, que les Athéniens dé posèrent, comme un trophée, dans le temple d Minerve à Sigée. Après la fin de cette guerre, : ne paraît pas être retourné immédiatement à Mi tylène. La lutte entre les deux partis qui s'; disputaient le pouvoir, devint dès iors plus vie lente que jamais. Les chefs du peuple, qu'on ap pelait aussi tyrans ou sesymnètes, étaient Myi silus, Mégalagyrus, Pittacus et d'autres. Alcée de son côté, encouragea les partisans de la ne blesse ou les oligarques à la plus vive résistance Cependant le parti populaire l'emporta, et lesdi garques furent chassés de l'île. Pittacus , invesi de l'autorité d'aesymnète de 590 à 580 , fi échouer toutes les tentatives des nobles, particu lièrement d'Alcée et de son frère Antiméuida»

ALCEE — ALCHABIÏIUS

pour rentrer dans leur patrie. Le poëte continua de maltraiter le parti populaire dans ses chants ; mais, voyant que tout espoir de rentrer dans ses foyers était perdu, il résolut de voyager à l'étranger : il visita alors l'Egypte, tandis que son frère Antiménidas vit une grande partie de l'Asie, et servit même dans l'armée des Babyloniens. Alcée finit, dit-on, par se réconcilier avec Pittacus. On ignore l'année précise de sa mort.

Les poésies d'Alcée étant des pièces de circonstances, adressées à des amis, ne paraissent pas d'abord avoir été connues hors de l'île de Lesbos, soit parce qu'elles étaient écrites en dialecte éolien, soit parce qu'elles n'avaient qu'un intérêt purement local. Elles furent ensuite considérées comme des chefs-d'œuvre par tous les Grecs, et Alcée occupa, dans le canon d'Alexandrie, la première place parmi les poètes lyriques. Aristophane et Aristarque recueillirent les premiers les poésies d'Alcée, les divisèrent en dix livres, et les corrigèrent avec un soin particulier relatlï^ement à la métrique. Dans ces éditions ou recueils, qui sont per<lus, les hymnes étaient placés en tête ; puis venaient les odes , les chants guerriers, les chants erotiques et symposiaques, înfin les épigrammes. Toutes ces poésies, portant l'empreinte d'un enthousiasme passionné , îtaient propres à émouvoir les masses : aussi urent-elles longtemps très-populaires , et leur lerte laisse une lacune irréparable dans This- :oire de la vie publique et privée des Éoliens. Les joëmes d'Alcée, comme les odes d'Horace, paraissent être pour la plupart monostrophiques, ;'est-à-dire composés de strophes de la même nesure. Il existe même un genre de strophe qui jst souvent employé par Horace, et qui reçut le jom cValcéique.

Les fragments qui nous restent, ainsi que les milations d'Horace , peuvent nous donner vuie dée du genre poétique d'Alcée. Ces fragments ;urent d'abord publiés dans les collections de Henri Estienne, Paris, 1560, in-8°; de Fulvio Orsini, et de Stange ( Halle, 1810, in-S"). Un des éditeurs des odes d'Horace publia, en 1780- 1782 , trois Prolusiones , renfermant ceux des fragments d'Alcée que le poëte latin a imités. Une collection plus complète a été insérée dans le Muséum criticum de Cambridge, vol. I, p. 492. On les trouve aussi dans les Analectes de Brunck, et dans Y Anthologie de Jacobs. Les éditions les plus récentes sont : 1° Alcxi Mytilemei reliquias collegit et annotatione instnix'it Aufj. Malhise ; Leipzig, 1827, in-S", avec des additions et suppléments de Walcker, Seid- 1er, Osann, etc.; — 2° Bergk, Poetse lyrici gnrci, Leipzig, 1843. La traduction française de ces fragments se trouve dans les Soirées littéraires et dans la collection du Panthéon littéraire. D.

PI' lin, Lesbiarorvm liber, p. 1(!9. — Bode , Cesc/iichte der Lyrischen Dichlkunt-t der Hellenen, 1. 11, p. 378.

* ALCÉE, poëte comique grec, contemporain d'Aristophane (vers 380 avant J.-C. ). Il avait

composé plusieurs comédies sur des sujets mythologiques (Endijmion, Ganymède, Calisto, les Sœurs adultères). Il ne nous en reste que de faibles fragments, conservés par Athénée et les grammairiens.

Suidas mentionne un Alcée, d'Athènes , comme le plus ancien poëte tragique grec. Macrobe {Saturnal., v. 20) cite le passage d'une tragédie d'Alcée , intitulée le Ciel.

Fabricius , Biblioth. çirxca, 11, 282. — Bode. Geschichte der dramatischen Dichtkunst der Hellenen.

* ALCÉE, poëte grec, natif de Messène, vivait probablement vers 170 avant J.-C, s'il faut toutefois le ranger au nombre des philosophes épicuriens qui furent, dans cette année, expulsés de Rome. Il nous reste de lui quelques épigrammes insérées dans VAnthologia grecca de Jacobs.

ÈWen, Var. Hist., IX, 12. — Fabricius, Bî6Ziot/i6c« grseca, IV, 4S9.

ALCESTE , fille de Pélias et épouse d'Admète, roi de Thessalie. Son époux malade devait , d'après un oracle, succomber, à moins que quelqu'un ne se dévouât volontairement pour lui. Alceste fit secrètement aux dieux le sacrifice de sa vie : elle mourut , et Admète se rétablit. Hercule, ami du roi, vint trouver Admète dans sa douleur, et lui promit d'arracher à la Mort la proie qu'elle venait de saisir. En effet, il força cette divinité à lui restituer Alceste. Elle eut avec Admète une fille nommée Eumile.

Le dévouement d' Alceste a été mis en scène par les anciens et les modernes, et l'on sait qu'il forme le sujet d'une des meilleures tragédies d'Euripide. {Enc. des g. du m.]

Eiwipide, V Alceste. — ApoUodur. ; Hygin. *ALCÉTAS ('AXxsTaç), roi d'Épire vers la fm du troisième siècle avant J.-C. Il était fils d'Ai^bbas et petit-fils d'Alcétas , frère de Perdiccas, général d'Alexandre le Grand. Il fut d'abord en guerre avec Cassandre, fils d'Antipater, et fut ensuite mis à mort par ses propres sujets. Il eut pour successeur le célèbre Pyrrhus , qui envahit l'Italie en 280.

Uiodore, XIX , 88. — Pausanias, I, 11.

ALCHABiTius, ou ^\\xiùi Abd-cl-Azyz , astrologue arabe , vivait, vers le milieu du dixième siècle, à la cour de Seyfad-Daulah , sultan d'Alep. On a de lui un traité d'astrologie judiciaire, traduit en latin peir Jean Hispalensis, dans le treizième siècle, et imprimé pour la première fois à Venise par Jean et Gorge Forlivio, sous le titre : Liber Ysagogicus Abdilazi ( id est Servi gloriosi Dei, qui clicitur Alchabitius) ad magisterium judicioriim astrorum, 1481, in-4"; réimprimé à Venise, 1482 et 1502, in-4°, et à Leyde (sans date). Cette dernière édition contient un petit traité de Pierre Turrelli, De cognoscendis infirmitatibus. Le traité de la Conjonction des planètes a été traduit en français par Oroncc Fine.

Vo.ssiiis, De scient, mathem., p. 399. — Gesner, in Bibliotli. — Dclambre Hist. de l'astronomie au moyen Ci'je, p. 168-nt.

695 ALCHER

* A LCHER, religieux de Citeaux, vivait dans le douzième siècle. On a de lui quelques écrits de piété , publiés dans les œuvres de saint Augustin, de Hugo de Saint-Victor, et dans Tissier, Bibliotheca Cisterciensium.

Adelung, supplément à Jôclier, Allgem. Gelehrten- Loxicon.

ALCHFRID OU AHLFRID. Voy. ALFRED.

ALCBINDIUS OU ALKINDI (AlKENDI, AlCUI-

Dus, ALFiDrus), OU plus exactement Abou-Youçouf-ibn-Ishak-ibn-Assabah, médecin et philosophe arabe , né à Bassorah vers la fin du huitième siècle de notre ère, mort vers le milieu du neuvième siècle. Alkindi vivait , selon quelques auteurs, vers l'an 1145, et, selon d'autres, vers l'an 1000, par conséquent antérieurement à Avicenne, parce que celui-ci a cité dans ses ouvrages des trocliisques portant le nom d'Alkindi. 11 descendait, en ligne directe, des Amrou-1-Kays, tribu arabe de Kindah, d'où le nom patronymique d'Al- Kindi. Son père avait été capitaine des gardes du khalife Almouhdi et de son successeur Haroun- Al-Raschid. Alkindi étudia les mathématiques et la philosophie à Bagdad, et vécut longtemps à la cour d'Al-Mamoun. Ses contemporains lui décernèrent le surnom de jFïZosom/ (philosophe).

H composa plus de deux cents écrits différents sur la logique, la musique, la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie, la médecine, etc., dont on trouve la liste dans Casiri, Arabica philosophorum bibliotheca. Les suivants ont été traduits en latin pendant le moyen âge : De temporum mutationïbus, sive de imbribus , imprimé à Paris ( Joan.-Hieronymus à Scalingiis), 1540, in-fol.; cet ouvi'age paraît être un extrait d'un autre plus considérable, et dont il existe une traductionlatine sous le titre : Alkindus Saphar, astrorum indices, de pluviis et ventis ac aeris mutatione ; Venise, 1507, in-4°; — Dererum gradibus ; Strasbourg, 1531, in-fol., avec quelques autres traités; — De medicinarwn compositarum gradibus investigandis libellus; Venise, 1584, in-8°; 1561 et 1603. — Alkindi prétendait expliquer et déterminer les vertus des remèdes conformément aux règles de l'arithmétique et de la musique. C'est sur les quatre degrés des facultés principales , qu'il arrangeait la composition des médicaments ; leur action était combinée de façon que, par exemple, les purgatifs devaient offrir un l'apport exact avec la quantité des humeurs sécrétées dans chaque maladie. Cardan a placé ce médecin au nombre des douze esprits subtils du monde.

On cite encore d'Alkindi : De ratione quantitatum; De quinque essentiis ; De motu diurno ; De vegetalibus ; De theoria magicarum artiwn. Ce dernier écrit lui valut la réputation d'un magicien. Ebn-Khaldoun dit, dans ses Prolégomènes historiques, qu'Alkindi composa un livre intitulé Scfr, où il prédisait la chute des empires , les changements de dynasties , enfin tous les grands événements de l'avenir. Ce livre.

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